Crocs,
D'acier, d'ivoire,
Trop !
Las de revoir.
Beau,
Quand vient le soir.
Assaut,
Mourra l'espoir.
Mots,
Écrits sur le froid.
Faux,
Glissée entre les doigts.
Vraiment ?
Quels maux dire ?
Je mens,
Et tais le pire !
Vrai,
Quand la faim,
C'est.
Voir la fin.
Goût,
De terre, de sang,
Fou,
Se taire ? Descent !
Tréfonds,
Coeur de l'obscur,
Je fonds
Survivre impur !
Tranchées,
Réseau d'atroce.
Cachées,
Sans assécher la fosse.
La paix,
Calme apparence,
D'essai,
Sans innocence.
La mémoire,
Ne peut l'effacer,
Si l'Histoire,
Voudrait tout surpasser.
Les contes étaient jolis,
L'univers si magique,
Comme l'est la folie,
Ce joujou magnifique.
L'enfant n'a rien vécu,
Mais l'horreur en son âme,
Il l'a mieux que connue,
Sa vie devint un drame !
Il n'a plus de regret,
S'il baigna dans l'absent,
Autant en être gré,
Avouer : je consens !
Écrire n'est pas gommer.
Revivre et savourer,
C'est apprendre à aimer.
Le charnier pour jouet,
L'horreur en amitié,
Et savoir qui tuer !

