Monsieur,
Vous avez été étonné de ne pas me retrouver ce matin et supposez pour moi un sort funeste. Je tenais à vous rassurer à ce propos. Tout va très bien.
C’est d'Épinal que je vous écris, vous savez qui je pensais y rencontrer mais il est trop tard, peu importe puisque je suis dans la ville de l’image je m’occupe de mon press-bouc. D’ici je repartirai pour Bordeaux dès demain matin, en passant par Chavignol bien sûr.
J’aurais voulu vous écrire de Hollande avec Don Quichotte ou Yves Rénier mais vous n’auriez pas apprécié cette lettre je pense.
Mais il se fait tard, j’entends mon nouvel ami dans la salle de bain, si vous saviez comme je suis heureuse avec lui, bien plus qu’avec vous, au moins n’aura-t-il pas à se sentir coupable de me faire porter des cornes. Le loup qu’il m’a présenté est plus intéressant que le vôtre. Djali avait une place plus agréable que la mienne.
Vous êtes triste, je le sais, vous écoutez Hervé Vilard chanter « Cabri c’est fini ! » avec votre ami de Cucugnangnan.
Mon légionnaire est prêt, j’adore son odeur d’after moi.
Je vous dis adieu à jamêêêêê

