Violente est la tension,
Soif de libération.
Le paradoxe est là, je broie en rassurant,
J’apporte le tumulte et le soulagement.
Me veut le dictateur, mais son peuple le suit,
C’est bien qu’il a choisi, et la peur et l’oubli.
Des cris, des hurlements, je ressemble au plaisir,
Comme lui je me dis, me fais dans un soupir.
Exaltation, terreur, l’arme rit, le corps tombe,
Un déluge de feu, des chapelets de bombes.
L’enfant croit que courir lui donnera le temps,
D’arriver quelque part, de préserver son sang.
Je m’insinue partout entre chaque interstice,
Quand est tombé le père il me reste le fils.
Les masques sont brisés, la nature est gagnante,
Tant de vies qui s’enfuient par des plaies suintantes.
Le courageux se voit, loin de la vantardise,
Le lâche est révélé, stupéfiante traîtrise.
L’instinct permet cela quand l’esprit est hanté,
De visions qu’il ne peut comprendre ou expliquer.
Je sais, je suis humaine,
Malgré ce que tu crois,
L’animal est sans haine,
Est-il aussi sans joie ?
Qui m’évite est un sage, il puise l’énergie,
Domestique sa rage et mérite sa vie.
Ce spectacle est partout et vous fera jouir,
Sans y participer vous soutenez le pire,
Bientôt, certainement, résonnera un rire,
Sera-t-il triomphant, l’auteur de ces délires ?
Le bébé est souriant dans les bras de sa mère,
Dans son parc, enfermé, il s’amuse à la
Guerre

