14 juillet 2008
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Compagne de la vie, son aboutissement,
Je me dis quelquefois qu’elle usurpa ma place.
Reprenant le passé, jamais je ne me lasse,
Quand je vois s’agiter ce monde de déments.
A quoi bon démolir, ce qui un jour fut fait?
Avec ses éléments toujours recommencer...
Pourquoi persévérer en un jeu insolite,
Demain est illusion dans le monde où je gîte.
Par envie ou par peur, l’animal s’est enfui,
Urgence en ses foulées, dans son regard qui luit,
Il me perçoit un peu mais c’est bien suffisant,
Pour qu’il veuille à tout prix affirmer son présent.
Je n’ai pas à courir, je t’attends, déjà là,
Mes bras sont grands ouverts, le seul but de tes pas.
Mon masque est effrité, ta conscience me voit,
Si tu cèdes à la peur alors tu te fourvoies.
Après moi... l’espérance ou bien le désespoir,
Aube renouvelée, bientôt... l’ultime soir ?
Tu le verras bientôt, quand tu auras franchi,
Le pont qui se tendra sous ton âme transie.
Que pourrais-je affirmer en t’offrant ce voyage,
Rien ne sert de pleurer, de terreur ou de rage.
Ma faux est aiguisée,
Mon aspect déguisé,
L’autre nom de l’absence,
Ou bien une autre chance ?
Une infime douleur,
Signe ta dernière heure.
Tu plonges dans la vie en t’éloignant du port,
Un océan de nuit qu’on qualifie de
Mort

