조작 – Lee Jung-heum – 2017 – SBS – 32 x 30'

Les apparences sont parfois trompeuse et celui qui se présente comme un gangster pour passer sans problème pourrait avoir une autre profession. Policier ? Pas sûr, journaliste, peut-être est-il ce fameux chacal des médias. Quand il est face au chef qu'il est venu rencontrer il peut lui mettre un marché en main : soit il lui raconte ce qu'il sait à propos d'un tatouage, et il repart sans rien rapporter de ce qu'il sait, où bien il communique le film fait avec une caméra cachée à la police. L'autre nie comprendre de quoi il s'agit et veut régler son compte à l'imprudent, qui parviendra à s'en sortir malgré tout alors que la police, fort opportunément, intervient, menée par la procureur Kwon Soo-ra
Le hasard aurait-il fait bien les choses ? Par ses interrogatoires La procureur apprend qu'un homme était là juste avant et qu'il cherchait à en savoir plus à propos d'un dessin sans que lui-même puisse en dire davantage, tout juste peut-il faire une copie.

Kwon observe, le manège du lieutenant l'intrigue, il a trop envie qu'elle s'en aille pour ne pas avoir quelque chose à cacher.
Han Moo-young, faux gangster mais vrai journaliste, soigne ses plaies, peu importe les risques. L'affaire est importante, pour lui, il entend remonter la piste de l'homme qui tua son frère, qui exerçait le même métier, spécialisé dans les affaires de corruption, et qui avait écrit un article où il en révélait trop pour ne pas être dangereux. Cela fait des années que Han est sur les traces de cet homme, depuis l'époque, où il pratiquait le judo à si haut niveau qu'il avait obtenu une médaille d'argent aux JO de Bejing bien qu'il fusse inquiété par la suite pour une affaire de dopage montée de toute pièce.

Kwon aussi dut faire face à de grosses difficultés par le passé, et sa carrière aurait pu sombrer mais elle s'est relevée et l'affaire qui se présente est de celle qui peut lui rendre sa place perdue.
Han et Kwon sont concurrents, le premier travaille pour Aeguk, journal s'occupant des sujets que la presse évite, avec des résultats exclusifs faisant dire à certains qu'ils pourrait être soutenu par le gang le plus important de Corée, il n'oublie pas sa quête : découvrir l'homme qui tua son frère, l'homme au tatouage et au briquet, celui-là même qui le poignarda en signe d'avertissement.

Kwon voudrait ne pas être, toujours, à la traîne, du ''chacal des médias''. L'un et l'autre pourtant ont le même but. Que la vérité éclate, ce qui promet d'être difficile.

