George Miller – 1979 – 85'
Max Rockatansky est policier, il sillonne les routes sans fin d'un pays inconnu à une époque imprécise. Il pourrait s'agir de l'avenir comme d'un monde parallèle mais ressemblant à ce que le nôtre pourrait devenir. L'époque est difficile, brutale, pour ne pas dire chaotique. L'ordre qu'il participe à maintenir est fragile, la différence entre les flics et les truands étant parfois difficile à saisir.
Sa vie se partage entre son métier et sa famille, laquelle est constituée de son épouse, de son fils et de son chien. Un jour son coéquipier se retrouve face à une bande de criminels, et ne sort pas vivant de cette confrontation. Pour Max la coupe est pleine, il préfère renoncer à son métier et partir avec les siens vers le nord. Mais les rues ne sont vraiment pas sûres et les Rockatansky vont être attaqués par la bande coupable du crime précédent. Seul Max va s'en sortir et ce drame va le faire changer du tout au tout. Lui qui semblait gentil, serviable, compatissant presque, va se muer en un chasseur impitoyable.

Mad Max est la preuve qu'un budget minuscule peut donner un grand film, il lui suffit d'arriver au bon moment, d'avoir un réalisateur qui sait où il veut aller et un acteur n'attendant que l'opportunité de devenir une star mondiale : Mel Gibson.
Max était un adolescent vivant dans un monde dont il ignorait la

réalité bien qu'il en respectât les codes, il lui fallait un choc pour le faire grandir, quel autre événement aurait-il pu provoquer cette évolution que le massacre de sa famille ? La mort comme initiation, comme une libération des contraintes qui le retenait à une banalité qui le contenait. Désormais il n'a plus pour ambition que sa vengeance.

Réalité et fiction se superposent, le personnage et ses créateurs grandissent simultanément, et se retrouveront à deux reprises. Pour la quatrième aventure de Max, Mel passera la main

