Jon est surnommé Don Jon pour son aptitude à séduire une fille différente chaque semaine. Avec ses deux partenaires de bringues ils jugent les filles qu'ils voient, les notent et parient sur celle avec laquelle ils vont partir.

À ce petit jeu Jon est le meilleur. Sa vie se passe donc entre son boulot, sa voiture, son appartement dont il prend grand soin, sa salle de sport, l'église où il va en famille chaque dimanche et se confesse ensuite... et le porno. Les vraies femmes c'est bien, sur l'écran c'est mieux tant elle sont bien (re)faites et douées d'aptitudes que ne semblent pas avoir celles qu'il rencontre.
(Et c'est tellement vrai ! )
Un soir pourtant il va rencontrer un 10, le top du top, belle comme il n'en a jamais vu, dès lors Jon va tout faire pour la séduire, enquêter pour la retrouver, l'inviter, être patient, cesser de draguer chaque samedi soir, supporter de regarder les films à l'eau de rose dont raffole sa conquête et même reprendre ses études.

Mais la belle se refuse, fait monter la pression, exige de rencontrer la famille de Jon, étonnée qu'il sorte avec une aussi belle fille, bref, fait son nid avant de céder.
Mais Jon reste insatisfait et le porno demeure irrésistible. Jusqu'à ce que Barbara le surprenne la main dans le sac. Bien sûr il va jurer que c'est de la simple curiosité de sa part, qu'il ne fait pas ça habituellement, mais non...
Tu parles !
Barbara doute mais fait mine de le croire, elle met une condition pourtant à son pardon, que cela ne se reproduise pas et que Jon ne lui mente jamais.

Alors qu'il suit ses cours du soir Jon va croiser une autre femme alors que celle-ci pleure, elle aussi va le surprendre à mater du X sur son portable, elle va même lui en offrir un, ancien, bien loin de ceux qu'il regarde habituellement.
Jon n'a qu'un pied dans le réel mais Barbara également, avancer en boitant sera difficile. Chacun va devoir réviser ses conceptions du monde et avoir des attentes plus adaptées.
La réalité n'est jamais à la hauteur du fantasme et l'autre quand il sort du virtuel non plus, il a ses envies, ses désirs, ses refus et inhibitions... Au fond il est comme nous et sauf à préférer vivre seul il convient de l'accepter.

