
Lee Chang-hee – 2018 – 101' (d'après The Body de Oriol Paulo)

Le gardien de la morgue regarde un spectacle de variété à la télévision pas ses écrans de contrôle sinon il verrait une porte se refermer doucement.

Les néons clignotent bizarrement puis s'éteignent.

20:10 Ayant entendu un bruit et armé d'une lampe il va voir de quoi il retourne. Dans une salle il remarque la porte d'un tiroir ouvert, et celui-ci vide ! L'électricité fait des siennes, sa lampe aussi, il croit deviner une présence. Lors d'un retour, bref, de la lumière il aperçoit une femme assise sur le sol mais ce qui l'effraie le plus est qu'elle ouvre les yeux.

La lumière disparaît encore, quand elle revient la femme a disparu.

Par Jin-han est triste, du moins le fait-il croire à sa famille, celle-ci partie il se dépêche d'aller retrouver sa maîtresse.

Le gardien a appelé la police, il jure qu'il n'a pu s'agir que d'un fantôme, mais Woo Joong-sik, l'inspecteur chargé de ce qui n'est pas encore une enquête, a la réputation, justifiée, d'être un alcoolique.

Il n'empêche qu'il fait son travail, visite les lieux sans trouver de signes d'intrusions, le seul truc bizarre c'est le tiroir vide et la disparition de Yoon Seol-hee, 45 ans, présidente de Barron Holdings, héritière du groupe Ilsin et épouse du professeur Park PDG d'une filiale de Barron.

Celui-ci est étonné de la disparition de son épouse, ça ne semble pas l'arranger, mais pas du tout ! Il se rend sur les lieux, mais mal garée sa voiture a eu un PV, loin de chez lui ça pourrait surprendre la police.

Il se souvient de son épouse, une personne fort désagréable qui aimait lui rappeler que l'entreprise lui appartenait et prendre seule toutes les décisions. Et ce verre de vin qu'il lui servit, idéal pour elle dit-il, sans lui préciser qu'il avait ajouté un petit quelque chose.

Pendant qu'il écoute la relation des faits par les policiers le professeur reçoit plusieurs appels d'un numéro inconnu ce qui n'empêche pas l'inspecteur de somnoler sur sa chaise, non sans cogiter et faire la preuve que rien ne lui échappe.

Quand le docteur Cha, chef de l'endroit, arrive elle aussi interroge le professeur sur les conditions du décès de son épouse, elle se demande s'il pourrait s'agir d'un cas de catalepsie.

L'inspecteur se demande s'il ne s'agirait pas d'un meurtre, le corps disparu l'autopsie est impossible ! Bingo !

Le professeur appelle un avocat alors que de nouveau l'électricité donne des signes de faiblesse. Seul Park fouille les affaires de sa femme, y trouve une fiole du TH-16, le produit mortel, et la met dans sa poche, sans remarquer que l'inspecteur l'a vu et la lui fait sortir.

L'enquête explore toutes les directions, interroge la famille, d'abord la sœur de la morte, jusqu'à ce que celle-ci reçoive un texto de la victime !

De même que Kim Hye-jin, la maîtresse de Park !

Est-ce son fantôme qu'il voit, son épouse est-elle vivante et, au courant de tout aurait-elle pu se protéger préventivement avant de se venger ?

À l'extérieur la pluie redouble, d'autres policiers arrivent, y compris le commissaire qui entend faire libérer Park.
Mais l'étau se resserre, les indices concordent, Park s’affole, il craint pour Hye-jin, veut la protéger. L'inspecteur Woo envoie une équipe à l'adresse de la jeune femme mais l'appartement est vide, pire, il semble n'avoir jamais été utilisé...

Où est la vérité, qui est mort, qui est vivant, qui a tué, ou cru le faire ?

Et que veut réellement l'inspecteur Woo ?

Une partie d'échec avec un scénario tortueux à souhait, adapté d'un film espagnol, loin des films coréens hyper violents. Une tension de tous les instants et... mais non, je ne vous dis rien, allez faire un tour dans la morgue, il y a une place libre.

Pour l'instant !

