Michael Rauch – 2018 – CBS

Si vous avez déjà regardé la série Castle vous ne serez pas dépaysé par l'argument de celle-ci associant un auteur et une détective, ni par l'affaire mettant nos héros en présence.

Le Docteur Dylan Reinhart est un universitaire, professeur de psychologie, fort apprécié de ses élèves et auteur d'un ouvrage sur les comportements anormaux et criminels qui eut un gros succès. Livre dont semble s'être inspiré un tueur pour perpétré un crime, mettant en scène le meurtre pour avertir du suivant, formant ainsi une espèce de jeu de piste. Elizabeth ''Lizzie'' Needham est la policière de la section des homicides s'occupant de cette affaire, ayant noté la ressemblance elle rencontre le professeur afin d'en requérir l'aide sur son enquête.

L'association de personnalités semblant si opposées, le professeur est d'une grande distinction alors que Lizzie est bien plus ''populaire''. Bien sûr l'entente entre les deux va être excellente au point que Reinhart va devenir consultant, officiel, auprès de la police, et faire équipe avec la jeune femme. Différence notable avec l'autre feuilleton, l'impossibilité d'une histoire d'amour entre les deux protagonistes principaux puisque Dylan est homosexuel, marié à un ancien avocat reconverti en tenancier de bar et heureux en ménage, alors que Lizzie a perdu son mari dans des conditions dramatiques.

En réalité, et le spectateur l'apprend rapidement, le bon Dr est un ancien de la CIA qui quitta l'Agence pour devenir professeur bien qu'il ait conservé un ami doué en hacking qui peut intervenir quand l'enquête piétine et qu'il est nécessaire de mettre la loi de côté pour avancer.

L'argument n'a d'inédit hors l'homosexualité de Reinhart qui évitera la relation avec sa partenaire, elle vaut, comme souvent, par une distribution dominée par Alan Cumming qui semble s'amuser beaucoup dans ce rôle de cabotin chic mais sachant se servir d'une arme quand il le faut sans perdre son humour et son ironie, sans parler de son goût pour briser les règles d'une bienséance dont il eut à souffrir à travers son père. Bojana Novakovic lui renvoie la balle avec charme et talent. Défendant un personnage tentant de survivre à une tragédie personnelle et heureuse d'avoir un alter ego qui ne tentera pas de la séduire. Ainsi leur relation est-elle plus riche et moins attendue. Ce qui n'est pas le cas des enquêtes, au moins les premières.

Le charme agit donc par le binôme vedette de la série, suffira-t-il à long terme, j'en doute. Espérons donc que Instinct s'améliore. Le mien me dit que ce n'est pas sûr

