Que n'ai-je tes poils blancs, ta fourrure impeccable,
Sur laquelle le vent glisse, s'amuse et la caresse,
Comme une couverture d'une douce couleur sable,
Isolant du dehors, du temps comme du stress.
Est-il enfin venu le temps de m'endormir,
De baisser les paupières et d'oublier le temps ?
Le froid est apaisant, Calmera-t-il le pire
Me donnant l'impression que tout est comme avant ?
Être là, m'allonger, enfin, tout près de toi,
Partager ta chaleur, et ta respiration,
Retrouver cette odeur de mon tout premier mois,
Accepter qui je suis, consumer l'illusion.
Pour beaucoup ces pensées sont un lien maléfique
Qu'il me plait de tisser pour éviter la vie.
Je suis heureux ainsi, le présent m'est toxique,
Il ne m'apporte rien, ni crainte ni envie.
Quand reviendront le froid, la neige et puis le vent,
Je pourrais ressortir, retrouver ces amis
Qu'ensemble nous aimions pour oublier le temps.
Revenir ? À quoi bon, je n'ai plus rien ici !

