25 janvier 2012
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Lee Eun-yi ( Jeon Do-yeon) est embauchée comme femme de chambre par une famille (très) riche et va habiter dans une demeure
immense ressemblant à un véritable palais. Tout est feutré, harmonieux, en apparence ; la politesse et l'éducation enrobent le mensonge et l'envie. La maison est peuplée de femmes, de la
gouvernante à la maîtresse de maison (enceinte de jumeaux), en passant par Nami, première fille du maître de maison, seul homme en scène, tenant les cordons de la bourse comme un commandant tient
la barre, probablement sait-il que sa femme trouve que ses revenus forment son trait de séduction principal, mais c'est dans l'ordre des choses, comme le fait qu'il couche avec Eun-yi sans que
celle-ci trouve à y redire.
Rien que de très normal n'est-ce pas ?
Mais quand la soubrette se révélera enceinte, concurrente de la légitime, les
véritables personnalités vont déchirer le cocon des apparences, les sentiments sont une chose mais l'argent en est une autre, la principale.
Dire que Haera (Seo Woo) est une sale pute est un euphémisme,
elle tient de sa mère, elles représentent fort bien Les femmes de ''ce'' monde, encore qu'en parler au passé conviendrait mieux.
De nos jours les servantes se font rares, ce qui n'était pas le cas en 1960 quand
Kim Ki-young réalisa Hanyo, à cette époque
une grande famille dans une grande maison vivant sous la garde d'un personnel dévoué, et exploité mais est-il besoin de le préciser, était un idéal accessible.
Im Sang-soo reprend cette thématique pour nous signifier que la vitrine est différente mais pas
l'arrière-boutique, il y a encore des proies et des prédateurs, les premières voudraient prendre la place des seconds mais c'est un jeu de chaises musicales.
Révoltant, Immonde, Nauséabond et Honteux !
Article écrit dans le cadre du
organisé par Catherine.


