Le Livre des rites (禮記, 礼记, Lǐjì) est une restauration du Lǐjīng perdu au iiie siècle av. J.-C. qui décrit les rites anciens et les cérémonies de cour de l'époque Zhou rassemblés par Confucius et ses disciples agrémentés d'anecdotes et dialogues les illustrant.
Par l'idéalisation qu'il fait d'une époque disparue il se rapproche d'une Atlantide, lieu où tout est équilibré et paisible, chacun sait que cela ne peut, heureusement, exister. Le paradis est bien pire que l'enfer !
Il décrit l'administration, les cérémonies et étiquettes au point d'en ressembler à un logiciel rassurant d'avoir tout prévu. Peut-être faudrait-il changer l'appellation du système politique chinois en Kǒngmunisme. Ce qui semble rassurant avant d'y être devient terrifiant une fois entré.
Si je n'avais participé à ce chat l'ange jamais je n'aurais découvert ce texte, ce fut une bonne chose, au moins me fut-il matière à réflexions. Que penserait Confucius s'il revenait et découvrait comment il est perçut, peut-être l'écart entre ce qu'il ambitionnait et ce qu'il exprima l'affligerait-il. Cela ne me coûte rien de l'écrire, il y a peu de risques qu'il revienne me taper sur l'épaule, je le regrette, quand bien même m'eut-il démontré l'inanité de mes remarques.
Le principe confucéen de la paix naissant dans l'individu, se continuant dans la famille pour aboutir dans la nation est-il un mythe exprimant l'envie de maîtriser là, et sa, nature ? Les rites, quels qu'ils fussent sont-ils mieux que des barreaux faussement rassurant mais incapables de tenir la Nature à l'extérieur, puisqu'elle est aussi, et déjà, à l'intérieur ? Le triptyque de Maître Kǒng est composé des hommes parfaits, des hommes supérieurs puis des hommes communs, castes gigognes censées parfaitement s'imbriquer, avec pour but ultime, et individuel, la noblesse spirituelle, le li (禮), (d'où li ji vous l'aviez noté) l'harmonie parfaite permettant de se maintenir en équilibre entre les autres et les êtres spirituels...Ce pourquoi il ne faut pas confondre ce li, où l'on dors sans pouvoir bouger, du Lee qui lui vous guide où le bons sens vous murmure de ne pas aller.
Lee Rony vs Kǒng fu tzi ?


