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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 07:07

(怪談) Un film de Masaki Kovayashi – 1964

 

Cette réalisation est un carré d'as puisque composée de quatre histoires.

D'abord Les cheveux noirs, quand un samouraï privilégie sa situation en épousant la fille d'un riche seigneur plutôt que la femme qu'il aime. Ce qui ne lui portera pas chance !

La femme des neige, deux bûcherons égarés pendant une tempête de neige trouvent refuge dans une cabane où il vont passer la nuit. Elle sera fatale au plus âgé, la maison étant le refuge d'une vampire qui épargnera le cadet à condition qu'il garde le silence.

Hoichi, le héros de Histoire de Hoichi sans oreilles, est aveugle, ce qui ne l'empêche pas de jouer du biwa ni d'être conteur, tradition nipponne depuis bientôt neuf siècles. Sa voix a beaucoup de succès, y compris auprès d'un publid qu'il n'attendait pas.

Que trouverez-vous Dans un bol de thé ? La raison pour un auteur de craindre l'achèvement d'une histoire !

 

Les films mettant en scène des fantômes font partie du cinéma japonais, comme les histoires dont ils sont les héros. Ici ils ne sont pas étrangers au monde, ils sont là, proches, accessibles au quotidien et pas forcément menaçants. Ainsi dans Kwaidan ils ne sont pas effrayants mais tentateurs par l'impression que leur monde est à un pas, une pensée, un tout petit effort.

Culpabilité direz-vous pour le héros de la première histoire. Sans doute, mais un spectre est souvent la projection de sentiments impossibles à museler. C'est elle qui ferme les yeux sur la réalité, temporairement. Quand ils se rouvrent...

Si vous avez vu Ring, version originale, vous ne serez pas surpris par La femme des neiges, femme pale aux long cheveux noirs, ceux-ci furent depuis utilisé à tort et à travers dans de multiples productions, venant du plafond, sortant de sous le lit, remontant de la baignoire, j'en passe et des pires.

Les poètes ont un grand pouvoir, chacun le sait (ou le devrait), parfois ils séduisent les marins morts lors d'une ancienne bataille navale.

Si vous aimez le thé méfiez-vous qu'au fond de la tasse un esprit n'ai pas fait son nid. Peut-il marquer la frontière entre un auteur et son œuvre ?

Le café est moins périlleux.

Ces quatre contes, scénarisés par Yôko Mizuki, viennent d'un livre de Lafcadio Hearn, auteur grec naturalisé japonais, passionné par le folklore de son pays d'adoption.

Le film obtint le Prix du Jury à Cannes en 1965. S'il est trop long regardez-le par épisodes. Si vous ne le faites pas qui sait quel fantôme viendrait vous voir.

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