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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 08:36

The Night Before Christmas – Henry Selick – 1993 – 76'

Jack Skellington est un épouvantail squelettique surnommé ''le Roi des citrouilles'', il vit dans la ville de Halloween et son passe-temps consiste à préparer la prochaine fête d'Halloween. Mais Jack se lasse de cette vie dans laquelle il tourne en rond. Il veut trouver une autre occupation. Et justement, alors que la fête vient d'avoir lieu et qu'il pense à la suivante en se promenant dans la forêt ou le cimetière avec son chien, Zéro, il pénètre sans le vouloir dans la ville de Noël. Une cité à l'inverse de celle qu'il connaît, lumineuse, colorée où les enfants sont sages et bienveillants.

Il est sous le charme, et l'idée s'impose à lui, il faut absolument que le prochain Halloween se déroule à Noël ! Il en propose l'idée aux habitants de sa ville puis envoie un commando de trois personnes enlever le ''Perce-Oreilles'' qu'il remplacera.

Mais Jack n'est pas seul, il a une amoureuse, Sally, ''fille'' du docteur Finkenstein, elle craint que quelque chose n'arrive à Jack. Peu importe pour celui-ci qui bénéficie du traineau et des rennes conçus par Finkenstein.

Il doit tenir le rôle du ''Perce-Oreilles'', se déguiser pour être le nouveau Père Noël, et remplir chaque paire de chaussures des habitants de Noël des cadeaux fabriqués les habitants de sa ville. C'est là que les choses ne vont plus aller, car les goûts des habitants des deux villes sont on ne peut plus différents, et ceux de la seconde sont horrifiés par les réalisations de ceux de la première.

Tout va de mal en pis, la police et prévenue et fait tirer sur le traîneau de Jack. Il comprend juste à temps que l'ordre des choses ne peut être modifié, que chaque chose doit être à sa place, etc.

Heureusement il va bénéficier de l'aide de Sally.

 

Un conte de Noël inspiré de Tim Burton, autant dire qu'il diffère quelque peu de ce à quoi on s'attend.

Et c'est tant mieux. Sally, finalement, n'est pas si mal que ça !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 08:58

Zootopia - Byron Howard / Rich Moore – 2016 – 108'

Judy Hopps a 9 ans quand elle joue sur scène pour le spectacle de son école, à la fin chacun des acteurs évoque son ambition pour l'avenir, le métier qu'il souhaite faire. Pour Judy il 'y a pas

de doute, elle veut être policière. Grande et belle ambition, mais Judy est une lapine et aucun membre de son espèce n'a jamais fait partie des forces de l'ordre. Mais peu importe, elle sait ce qu'elle veut, et est prête à être la première à occuper ce poste. Elle sait déjà où elle veut aller, dans la ville de Zootopie, là où tout est possible, où gibiers et prédateurs vivent ensemble, contre l'avis de ses parents qui voient d'un mauvais œil ce projet.

15 ans vont se passer, la jeune lapine se retrouve à l'école de police, et les débuts sont difficiles, peu importe, elle a de la volonté, pas question de lâcher, elle va s'entraîner plus que les autres, faire tant et si bien qu'elle sortira major de sa promotion, un véritable exploit alors qu'elle était en concurrence avec des élèves bien plus costauds qu'elle.

Le grand jour arrive, Miss Hopps dit au revoir à ses parents, et ses nombreux frères et sœurs, écoute les avertissements parentaux contre les prédateurs qu'elle devra fréquenter, tous sont dangereux, mais surtout les renards, de ceux-là il faut se méfier, n'a-t-elle pas eu des démêlés avec l'un d'entre après le spectacle qu'elle avait présenté ? Il lui offre tout un arsenal contre eux, elle n'accepte qu'un répulsif, on ne sait jamais.

Elle débarque à Zootopie, trouve un petit logement dans un immeuble bruyant, et, recommandé par le maire Leodore Lionheart et sa secrétaire Miss Bellwether, intègre le commissariat central de la ville. Bogo, le chef du commissariat, lui accorde peu d'importance, quel rôle peut avoir une lapine quand il a à sa disposition des éléphants, rhinocéros et autres ours ? Il l'affecte donc à la circulation, soulignant qu'avec ses compétences elle devrait facilement faire ses 100 pvs par jours. Judy relève le défi et vise 200, avant midi.

Elle arrivera à 201.

cette même journée elle fait la connaissance de Nick Wilde, un renard, justement, qu'elle croit vouloir offrir une glace pour éléphant à son fils, mais il ne s'agit que d'une escroquerie, bien qu'il sache présenter les choses à son avantage et la démoraliser en lui affirmant que sa nature lui interdira toujours de monter dans la hiérarchie policière, sinon celle de la circulation !

Le lendemain elle demande au chef Bogo de lui confier une véritable enquête, n'y a-t-il pas une affaire de disparitions de mammifères ? C'est le moment que choisit Mrs Otterton, épouse d'un disparu, pour demander où en est l'enquête. Judy profite de cette opportunité et affirme qu'elle retrouvera son mari. Bogo est mis devant le fait accompli mais passe un marché avec sa subordonnée, si elle ne trouve rien en 48 h elle devra démissionner. Judy accepte, comment faire autrement.

Le dossier est mince, pas de preuve, pas de témoin, pas d'indice, rien, seulement une photo d'une caméra de surveillance. Judy va l'observer, et remarquer une silhouette qu'elle reconnaît. Celle de Nick Wilde. Elle va donc aller le voir et le convaincre de se joindre à elle pour mener l'enquête. Il faut faire vite, deux jours c'est peu.

La suite, découvrirez-la vous-même. Un des meilleur Disney de ces dernières années, la petite Judy est un bel exemple de ce que permet la volonté, la remise en cause de ses certitudes, elle prouve qu'un personnage d'animation peut être plus que ce qu'il paraît, La Fontaine n'aurait pas dit le contraire, et derrière un pur divertissement défendre quelques idées qui en ont besoin. À se demander si les ''vraies'' actrices ont encore un avenir.

Idéal pour ce soir !

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 08:34

뿌까 est née en 2000 de l'imagination de Kim Bookyung à la demande de la société sud-coréenne Vooz Character Systems, de créer un personnage susceptible d'attirer, et de retenir, l'attention des enfants et de leurs parents.

Elle vit donc le jour un 7 juillet mais garde ses dix ans, une chance ! Bien que très jeune elle travaille déjà comme livreuse dans le restaurant tenu par son père et ses oncles sur sa petite vespa rouge. Est-ce à cause de cela qu'elle adore les Jajangmyeon ?

Hormis son activité familioprofessionnelle sa préoccupation principale est de courir après Garu, garçonnet de 12 ans, ce qui ne l'empêche pas d'être un ninja, ce qui lui permet de pouvoir échapper à la fougue de sa jeune ''fiancée'', laquelle entend bien l'épouser quand elle en aura l'âge. Lui est né un 2 décembre.

Pour encadrer ce couple nous avons Mio, le chat de Garu, ou Abyo, concurrent de Garu en arts martiaux et qui ne pense qu'à se battre avec celui-ci, et même avec n'importe qui. Mais contre Pucca il ne risque pas de faire le poids !

Pucca a du mal à se faire sa place dans le monde de l'animation flash de l'époque, son créateur imagina donc de privilégier le côté marketing pour en faire un produit commercial. Ce qui lui réussit. Mais c'est en 2004 que la petite fille rencontre le vrai succès avec une série d'animation ''Pucca Funny Love'' de 39 épisodes de 24 minutes, ou 117 de 8 minutes et demie seulement, produite avec Fox Kids Europe et diffusée, la première fois, de 2006 à 2008. Entre deux bisous à son Garu elle rencontre bien d'autres personnages dans des situations différentes, dans son restaurant, à la plage, au cinéma...

 

L'héroïne affiche un look différent, bizarre, inhabituel mais sympathique. Elle va devenir une star dans toute l'Asie, presque plus que dans son pays d'origine permettant une encore plus de produits dérivés.

À découvrir. Je passerai pas des heures à regarder cette série mais de temps en temps, un épisode, ça passe très bien. Malgré son jeune âge Pucca ne manque pas de personnalité.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 09:00

소녀 (Sonyeo) / Girl - Choi Jin-seong – 2013 – 109'

STEEL COLD WINTER

Frapper sur quelqu'un défoule, mais est quelque peu salissant...

STEEL COLD WINTER

Suh Yoon-su regarde le paysage de neige et de glace devant lui. Il regarde la jeune fille qui patine sur le lac gelé, semblant seule au monde. Un texto de son père le rappelle à l'ordre mais dans la voiture de ses parents ses acouphènes reviennent hurler dans ses oreilles alors que la jeune fille a disparu. Le jeune homme et ses parents viennent s'installer dans le village de Suji, le père ira travailler à Séoul, laissant sa famille seule face à l'ennui. Yoon-su fréquentera le lycée du coin, dans sa classe il retrouve la patineuse. Parfait !

STEEL COLD WINTER

Si celle-ci fait mine de ne pas l'avoir remarqué il n'en est pas de même de Yo Ji-yun qui aime se retourner et lui parler.

Dès qu'il le peut il observe la patineuse, il a enfin appris son prénom : Hye-won. Il apprend aussi qu'elle est déconnectée, certains la disent possédée parce qu'elle raconte des trucs bizarres. À l'heure du repas elle aime monter sur le toit, se percher sur le rebord, regarder le vide comme un miroir.

STEEL COLD WINTER

C'est un souvenir pour Yoon-su, celui d'un ami d'école qui se suicida ainsi. La raison pour laquelle ses parents sont venus s'installer loin de la capitale, pour qu'il surmonte cette épreuve. Telle n'est pas l'intention de Hye-won. En revanche elle a remarqué une trace autour du cou du nouveau venu.

STEEL COLD WINTER

Hye-won est rejetée par les autres, comme son père, un peu trop simple d'esprit pour se défendre. Yoon-su ne peut contenir son attirance pour elle, il n'écoute pas les rumeurs, et offre à la jeune fille des patins à sa taille, ceux dont elle se sert d'habitude son un cadeau de son père pour ses dix ans et lui blessent les pieds depuis longtemps.

STEEL COLD WINTER

Un jour Eun, le père de Hye-won, est retrouvé mort, une main manquante. Il semble qu'il se soit suicidé de cette façon et ait jeté sa main dans les toilettes. La jeune fille est maintenant seule au monde, face à l'incompréhension, pour ne pas dire l'hostilité, des autres habitants du village.

STEEL COLD WINTER

Peut-être est-il temps pour Hye-won d'apprendre à Yoon-su à patiner, les patins de son père ne serviront plus à leur propriétaire. En regardant les lames sur la glace il est envahi par l'image du couteau que Hye-won tenait alors qu'elle entrait dans la chambre de Eun. Il était là, l'espionnait. Et si elle avait tué son père ? Il est prêt à la dénoncer.

STEEL COLD WINTER

De cette déclaration une rumeur va naître, une de plus sur une jeune fille qui n'aime pas faire semblant, qui n'aime pas se mêler aux autres, qui n’aime pas... ce qu'elle n'aime pas. Ce n'est pas ce que voulait Yoon-su, comme cette rumeur qui courrait sur son ami que l'on accusait d'être un menteur, de vivre dans le luxe. Yoon-su n'avait jamais dit cela, ou pas exactement, ou sans penser que ça prendrait de telles proportions. La populace aime parler, médire, dénoncer, c'est rassurant de montrer celui qui est mauvais, quel meilleur moyen de se croire bon.

STEEL COLD WINTER

Hye-won est soupçonné de meurtre désormais mais libérée,faute de preuve, comme si le(s) véritable(s) coupable(s) n'étai(en)t pas ailleurs !

Les porcs sont bien enterrés vivants !

STEEL COLD WINTER

Le silence est pensant de bruisser de tant de murmures, la violence est encore plus grande de n'être pas montrée directement. Pas de musique dans ce film, seulement le poids des images, l'intensité des regards, le contraste de la nuit et de la neige pour un monde où la grisaille de la médiocrité s'impose.

Le rouge sur la neige n'enlaidit pas celle-ci, au contraire.

 

Il est encore temps d'apprendre à patiner.

STEEL COLD WINTER
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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 08:52

Doctor Ehrlich's Magic Bullet – William Dieterle – 1940 – 103'

Chercheur à berlin, Paul Ehrlich a une telle approche de son travail, qu'il passe pour un excentrique. Cependant Emil von behring, un assitant de Robert Koch, prend connaissance de son travail dans le domaine de la chimiothérapie, sa carrière de chercheur va alors évoluer positivement. Grace à la méthode d'Ehrlich, la coloration, le diagnostique de la tuberculose va être facilité.

Il est donc un savant reconnu quand il tente une nouvelle approche du traitement de la syphillis. Depuis 1495 celle-ci est traité avec du mercure, un remède presque pire que le mal. Il va s'attacher à découvrir le produit capable de cibler le tréponème, la bactérie responsable de cette MST. Ce qu'il appelait ses ''balles magiques'' qui atteindraient leur cible épargnant les cellules saines du malade.

De nombreux essais vont être nécessaires, jusqu'à ce qu'un de ses assistants, le bactériologique japonais, Sahachiro Hata, spécialiste de la syphilis du lapin, remarque l'efficacité du composé 606.

En 1910 Ehrlich put annoncer la mise au point du Salvarsan, un nom plus convenable pour un médicament que 606. un traitement qui fut mal vu par certains représentants religieux qui voyaient dans la syphilis une juste, et divine, punition infligée aux pécheurs, le film fut également critiqué pour mettre en valeur ce chercheur, pour cette même raison.

 

William Dieterle continue sa série de biographies, partielles, filmées de grands noms, après Pasteur et Zola il s'attaque à Paul Ehrlich, savant oublié de nos jours, injustement, puisqu'il est considéré comme le père de la chimiothérapie et reçut le prix Nobel de Physiologie ou médecine en 1908. il est probable que la volonté des nazis d'effacer le maximum des travaux effectués par des savants juifs fut préjudiciable à sa postérité. Edward G. Robinson saisit l'opportunité de sortir de ses rôles de gangsters pour incarner, avec sa force habituelle, un personnage plus sympathique. Il est l'argument principal de cette réalisation, moins réussie, vue d'aujourd'hui, de ce réalisateur. Le film donne envie de redécouvrir le savant, c'est déjà pas mal.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 08:43

有客到 (Yau hak dou) - Carrie Ng – 2015 - 88'

Se tenir à l'angle du toit d'un immeuble est périlleux mais volontaire pour cette jeune femme qui fait face au vide. Elle hésite alors qu'en dessous personne ne l'a vue...

 

Une cérémonie commence en attendant un invité, dans une morgue un spécialiste s'occupe du cadavre d'une jeune femme...

 
KNOCK KNOCK WHO'S THERE ?

C'est l'heure de l'union entre Isabella et Harry, une belle fête qui se conclut par un toast au champagne et une pièce montée. Aucun rapport avec le camion jaune dont le chauffeur aime rouler en musique. Le mariage fini, les invités se dispersent, les époux ne voient pas qu'ils sont suivi par une voiture de photographes prêt à tout pour prendre un cliché du fils d'un milliardaire qui va tout faire pour les semer, au point que la jeune mariée a envie de vomir, elle passe la tête par la portière, au moment où le camion jaune passe.

Plus loin, voyant qu'il perd son chargement, des sacs poubelles, le routier s'arrêtera. Il descend de sa cabine, pestant de devoir tout ramasser. Sa plus grande surprise sera de remarquer que dans sa benne il y a une jeune femme à la recherche de sa tête.

KNOCK KNOCK WHO'S THERE ?

Roy s'interroge sur la disparition d'un être cher, il vient de perdre une amie dans un accident de voiture après son mariage. Le plus étonnant est que la tête d'isabella reste introuvable. Difficile de préparer les funérailles sans elle. La sœur de la morte voudrait que ce soit lui qui s'en occupe, en souvenir de l'époque où ils formaient un couple d'étudiants, à Londres, et parlaient mariage.

 

La morgue est grande, le fantôme d'Isabella se cache, il ne veut pas être emmené, pas encore, et une jeune femme se perd dans les couloirs, jusqu'à rencontrer des fantômes. Dans ce lieu ça ne peut étonner personne, tant pis pour les joueurs de Mah-jong et la jeune thanatopractrice qui aime travailler en musique.

L'intérêt d'être un spectre c'est voir sans être vu, son enterrement, les regrets de Roy de n'avoir pu épouser celle qu'il aimait. Et pourtant, il lui avait promis le mariage, même si elle était un fantôme. Sans croire à ce qu'il disait probablement. Isabella était partie, demandant à Carmen, sa sœur, de donner un message au jeune homme. Celle-ci ne l'avait pas fait ; ne lui avait-il pas volé Isabella ? Chacun avait cru être abandonné par l'autre ! Elle avait rencontré quelqu'un d'autre, lui était rentré travailler dans la morgue familiale.

 

Et si ce décès leur permettait de se retrouver ?

 

C'est mal d'enfermer un chat dans un cercueil pour s'en débarrasser, la preuve ! L'avantage d'embaumer des vivants ? Ils bruleront mieux. Et attention si vous invitez un fantôme chez vous pour qu'il se réchauffe, il viendra et vous demandera un service, l'aider à s'en aller par exemple. Lui et les autres victimes d'un tueur en série attendant d'être retrouvées, reconnues, libérées.

 

Et la jeune femme au bord du toit ? Vous le saurez en voyant ce film, ou en me le demandant gentiment.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 08:19

The Life of Emile Zola – William Dieterle – 1937 – 116'  Résultat de recherche d'images pour "the life of emile zola"

 

Émile Zola est un écrivain reconnu mais pas seulement, en 1897 il prend fait et cause pour le capitaine Alfred Dreyfus condamné pour trahison au profit de l'Empire Allemand. L'affaire Dreyfus oppose alors les français entre eux et les intellectuels prennent parti, les uns en faveur du militaire, les autres pour le dénoncer. Pour défendre la cause de la justice Zola rédige un article qui fait grand bruit dans l'Aurore, intitulé ''J'accuse...!'' dans lequel il dénonce à la fois la machination mise en place pour impliquer un innocent, le nationalisme de certains et les autorités militaires et l'antisémitisme qui désigne Dreyfus qui parce que juif ne peut qu'être coupable de la trahison dont on l'accuse.

Résultat de recherche d'images pour "the life of emile zola" Le film ne montre donc pas toute la vie de Zola mais s'attarde sur cet épisode, le plus important sans doute de l'existence de l'écrivain et qui le fit passer à la postérité au moins autant que son œuvre, sans parler de son décès, mais c'est une autre histoire. Il présente cette affaire de divers point de vue, sans doute pour essayer d'être le plus complet possible et de comprendre les motivations qui poussèrent un auteur connu, et reconnu, à prendre des risques pour défendre un innocent et ainsi montrer qu'être un artiste n'empêche pas de s'impliquer dans la vie politique de son pays, surtout pour en dénoncer les aspects les moins reluisants.

En France le film ne fut présenté qu'en 1952 dans une version édulcorée.

La réalisation a vieillie et nous voyons des ''trucs'' qui avaient cours à l'époque pour souligner ce que l'acteur voulait exprimer. C'était néanmoins courageux pour Dieterle, et Paul Muni, de se risquer à tourner ce film, critiquer l'antisémitisme n'était pas forcément bien vu. Tournée après La vie de Pasteur, La Vie d'Émile Zola connut pourtant un grand succès et fut couronné aux Oscar aussi bien pour sa réalisation que pour son scénario. Muni l'avait eu pour son rôle de Pasteur.

 

Pas un chef d’œuvre mais un classique qu'un cinéphile se doit de voir.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 08:26

Tyler Shields – 2015 - 84'

Que faire pour vaincre l'ennui d'une existence où tout semble facile ? Pourquoi ne pas organiser des chasses à l'homme, ou à la femme ? Il suffit de lui dire de courir dans les bois, de lui laisser quelques minutes d'avances pour le ''sport''.

 

Elle s'appelle Veronica, lui c'est William, il se présente à l'enfant assise devant lui, de l'autre côté d'une longue table, il lui demande où sont ses parents. Elle répond qu'ils sont mort, que ce n'est pas grave, des personnes meurt tous les jours n'est-ce pas ? Après quoi il lui propose un test. Elle doit retrouver un chemin dans un labyrinthe dessiné. Trop facile. Après quoi il lui demande de fermer les yeux, de se rappeler la première maison où elle a habité. La porte d'entrée, le nombre de pas jusqu'à sa chambre : 17 ; entre le lit et la salle de bains : 6. Que voit-elle dans la salle de bain ?

- J'ai bien répondu demande-t-elle ?

- Tu as été parfaite !

William lui demande si elle veut le suivre, il veut l'entraîner pour un travail spécial qui lui conviendrait parce qu'elle est spéciale.

Veronica sourit et demande si elle peut avoir de la glace.

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12 ans ont passé, elle débarque avec son mentor sur la grève d'un lac. Un test préparatoire, traverser la forêt, pieds nus, simple !

Gwen est blonde, serveuse, elle attire l'attention de quelques jeunes qui la regarde, la désirent, se disent qu'elle serait idéale pour leur occupation secrète du samedi soir.

 

Veronica poursuit ses exercices, elle doit se défendre, attaquer, cette dernière action lui convient mieux. Elle voudrait que son professeur lui enseigne autre chose que des techniques de combats, de résistance à la douleur et tout ce qui lui servira quand c'est elle qui sera seule, sans arme, obligée de courir dans les bois, poursuivie par une bande de minables se nourrissant d'émotions faciles et de risques factices. Mais ce n'est pas le moment, elle doit encore apprendre, s'améliorer, vaincre ses peurs les plus profondes. Après quoi il sera temps d'attirer ceux qui se prennent pour des loups mais vont découvrir qu'ils ne sont guère plus que des caniches, quand même même serait-elle habillée de rouge. Avoir tué dix filles ne prouve pas leur valeur. Si jeune, si belle, si fragile, la proie idéale. Si l'on se fie aux apparences. Erreur fatale !

La chasse va commencer, quatre contre une, c'est inégal..

 

Si elle veut tuer ceux qui le méritent elle a pas fini !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 08:27

Kim Yun-cheol – 2016 – 16 X 70'

10 octobre 2015, rue Jeongdong, des gens se précipitent vers un arbre où sont accrochés des centaines de rubans. Une jeune femme assise sur une branche hurle ''Chéri, je t'aime !'' Elle s'appelle Lee Kyung-joo, a vingt-six ans, est enseignante en primaire et amoureuse de Joo Sung-min. Son action est l'effet d'une expérience. 3 hommes très différents ont été mis sur son chemin afin qu'elle tombe amoureuse de l'un d'entre eux. Cela pour démontrer que l'amour est une énergie poussant les gens à se dépasser. Une expérience, dirigée par Choi Soo-hyun. Celui-ci l'affirme, la psychologie est une science, pas une morale et peut s'abstraire de celle-ci.

La jeune femme choisit le plus riche, l'argent fut le catalyseur de l'amour L'amour n'existe pas ! C'est la conclusion de l'expérience.

 

MADAME ANTOINE

Un homme est penché sur un passage piéton, examinant le sol en refusant de bouger, il compte. Choi s'approche, agite la main pour retenir son attention, celui-ci est captivé, parle, évoque son passé, un traumatisme, un vol brutal, un combat, la mort de son épouse. 

MADAME ANTOINE

Deux jeunes femmes entrent dans le café Madam Antoine, tenue par les sœurs Go, Hye-rim et Yoo-rim, la première joue à la médium, usant du français pour faire plus sérieux, ou plus mystérieux, ou les deux ! Prétendant être en relation avec Marie Antoinette ! Mais un incident se produit, son enseigne est jetée au sol pour être remplacée par celle d'un institut de psychologie s'installant au deuxième étage, institut portant le même nom que son établissement. On devine que celui-ci sera dirigé par Choi Soo-hyun. Un des patients de ce dernier affirme avoir trouvé la motivation qu'il cherchait auprès d'une diseuse de bonne aventure qui sut trouver les mots justes. Il était entré chez Madam Antoine avec la sœur de sa défunte épouse par hasard, la rencontre avec Madame Go avait été une révélation. Choi est sidéré, comment un de ses patients peut-il se laisser prendre par un charlatan, doué, mais un charlatan malgré tout.

MADAME ANTOINE

Choi veut la confronter, certain de la ridiculiser. Accompagné de Won Jin-ho, un génie des maths, entré à l'université à 7 ans, et qui étudie la psychologie parce qu'il ne comprend pas les gens et travaille pour cela avec Soo-hyun.

Une vraie partie d'échec, chacun observe l'autre, essaie de le décrypter, de trouver sa faiblesse, son but réel. Go est douée. Mais Choi ne se laisse pas faire malgré qu'elle ait ramené à la surface un souvenir oublié de son enfance. Finalement il va lui donner sa carte, lui dire qu'il n'est pas dupe de son jeu. En réponse elle va lui prédire qu'il y aura un bruit le soir même, discret mais qu'il devra entendre, et surtout, surtout, il ne devra pas regarder dans un miroir.

MADAME ANTOINE

Malgré lui Choi est troublé, il observe, attend, s'inquiète.

 

Le lendemain il va demander au propriétaire de l'immeuble, le président Kim, de virer la diseuse de bonne aventure, qui vient de faire la même demande, elle le connaît depuis longtemps.

 

Mais Go a des soucis, elle vient de se faire escroquer l'argent prévu pour la scolarité de sa fille. Choi, ayant entendu la conversation prévient le président qu'elle va l'appeler pour lui demander de l'argent. Ce qu'elle fera, avant d'avouer qu'elle mentait, que l'argent pour sa fille lui a été dérobé. Le président Kim est satisfait, il confie à Go ce que lui avait dit Cho. Tout s'enchaîne. Le psychologue sera surpris quand un investisseur de sa clinique demandera à ce que quelqu'un viennent travailler avec lui. Une dénommée Go Hye-rim. Le président est ravi du tour qu'il joue aux deux adversaires.

 

Choi et Go sont furieux, aucun ne veut de l'autre, mais que le premier exige que la seconde renonce et celle-ci fait l'inverse.

 

La cohabitation promet d'être conflictuelle, l'idéal pour un drama basé sur les contraires, du moins en apparences. Go est bien plus futée que le pense son ennemi intime, elle a appris à écouter son instinct et celui-ci la trompe rarement. Ce qui n'empêchera pas Choi de vouloir en faire un sujet d'expérience. Pour lui l'amour n'est que cela, une illusion auquel il ne croira jamais. Et puisque son frère, Choi Seung-chan, mit fin à sa carrière dans le base-ball à la suite d'une blessure autant l'utiliser. Le piège est tendu mais l'araignée est-elle certaine de ne pas s'y laisser prendre.

MADAME ANTOINE

Romance, mauvaise foi et déni sont les arguments de ce drama sur fond de psychologie, chacun des protagonistes en apprendra plus sur lui-même que sur les autres. Retrouver Han Ye-seul est un plaisir, ce rôle est fait pour elle, volontaire mais doutant d'elle-même, prête à tout mais pouvant le regretter aussitôt, jouant de son charme sans croire en ses capacités intellectuelles. Belle et forte en apparence mais sensible et fragile en réalité.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 08:36

The Story of Louis Pasteur William Dieterle – 1936 – 87' 

 

La science, on le sait, avance par à-coups et régulièrement se voyait considérée comme ayant atteint ses limites. Il est clair qu'elle n'a que celles des scientifiques. Une génération se confronte à la précédente qui pense avoir fait le tour du savoir possible et qu'il ne reste que des miettes. La nouvelle puise dans cette opposition une détermination à démontrer que cette opinion est fausse. Les nouvelles idées s'imposent, la jeunesse conquérante devient une maturité dominante qui oublie d'où elle vient et à son tour se pose en gardienne des traditions.

Ainsi Pasteur se trouva-t-il confronté à de fortes oppositions durant sa vie, comment, avant lui, imaginer qu'il existait d'étranges animalcules véhiculant les maladies était impossible, de même la génération spontanée était communément admise. Dans les deux cas il prouva qu'il avait raison, d'abord en inventant un vaccin contre la maladie du charbon puis contre la rage, ouvrant ainsi la porte à de nouvelles sciences, à une meilleure compréhension du monde qui nous entoure, des dangers qui nous menace et des moyens de lutter contre eux. Il montra aussi combien la science se doit d'être expérimentale et ne peut se satisfaire d'à peu près, d'idées anciennes, il est bon de revoir ce que l'on pense, de vérifier ce que l'on croit, de démontrer ce que l'on affirme. Dans tout ces domaines il s'affirma comme un des plus grands savants du XIXe siècle. À ce titre il était normal qu'il intéresse le cinéma.

 

C'est William Dieterle, qui se charge de porter sa vie sur le grand écran, la Warner est moyennement convaincu mais cherche de nouvelles pistes pour attirer les spectateurs dans les salles, celle-ci vaut d'être essayée. Et la compagnie en fut ravie, le film fut un grand succès populaire, il emporta plusieurs Oscar dont celui du meilleur acteur pour Paul Muni, et lança la mode des biographies (il n'était pas question de biopics) filmées d'hommes qui luttèrent contre les visions rétrogrades de leur temps pour imposer de nouvelles idées.

La réalisation souligne la lutte de Pasteur, celle de l'innovation contre l'immobilisme, il est à l'image d'une Amérique qui se veut jeune et moderne, porteuse des nouvelles idées qui vont changer le monde. Et dans un certain sens ce sera vrai. Le savant français incarne le goût de la découverte et l'espoir d'apporter à tous une vie meilleure. Paul Muni souligne toutes les qualités de Pasteur, en oublie les défauts, mais il ne s'agissait pas d'en montrer toutes les facettes, seulement de souligner qu'avoir raison contre tous n'empêche pas de triompher finalement.

Est-ce toujours vrai ? J'avoue que j'en doute, mais la question n'est pas là. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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