Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 06:00

Certes 성유리 n'est pas la meilleure chanteuse qui agrémenta ce blog (bien qu'elle fut la chanteuse du groupe de Kpop : FinKL), en revanche elle est une remarquable actrice, entre autre dans 토끼와 리저드 (The Rabbit and the Lizard) et d'une beauté qui explique que je ne regarde les films occidentaux qu'avec difficulté. Elle je serais d'accord de la regarder avec des lunettes 3D !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 08:00





 

Dédé Fortin et ses Colocs sont réunis pour composer leur dernier album : Dehors Novembre. C'est seul qu'il compose et écrit, alternant l'euphorie créatrice et l'angoisse désespérante de ne plus y arriver. Des fantômes de son passé reviennent l'inspirer ou le déranger, il fait face à un miroir dans lequel nous découvrons sa vie, son évolution et, finalement comment face à l'abîme il s'inspirera de Yukio Mishima.



 

Premier film Québécois chroniqué ici, merci à Jemy de m'en avoir donné l'opportunité, il m'a surtout plu par la démonstration de l'amplitude émotionnelle que peut ressentir un artiste qui cherche en lui-même la source à laquelle s'abreuver, qui la trouve et y découvre des saveurs excitantes, ennivrantes mais vertigineuses. Tentant d'en vouloir toujours davantage, même trop, et le savoir n'est pas une raison pour reculer, si j'osais je dirais au contraire !





 

Je ne connaissais pas ce chanteur, pas plus que son groupe, la chanson francophone est donc représentée ici pour la première fois. Le film est remarquable joué, pour ne pas dire vécu, non seulement par son interprète principal mais aussi par les autres. Beaucoup d'intensité, de tension, finalement la fin n'est pas vraiment une surprise comme un point final à une vie courte mais dense.


 

Un film de Jean-Philippe Duval

Avec : Sébastien Ricard

         Joseph Mesiano

         Dimitri Storoge

         Louis Saïa

 

Scénario : Jean-Philippe Duval

 

Durée 2h19

 





Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 07:00

 

1954, Teddy Daniels et Chuck Aule, U.S. Marshalls se dirigent vers Shutter Island afin d'enquêter sur la disparition de Rachel Solando, une patiente de l'hôpital psychiatrique. La tempête menace et le capitaine du ferry est pressé de les débarquer sur cette terre peu hospitalière. Ils sont accueillis par les gardes du lieu qui les conduisent du quai jusqu'à l'hôpital lui-même. Des bâtiments inquiétants dont les plus anciens remontent à la guerre d'indépendance.

 

 

Ils sont reçus par le Dr. John Cawley, éminent psychiatre prônant l'usage de méthodes modernes et médicamenteuses plutôt que celles, alors en vigueur, plus chiruradicales. Autant les cellules des malades normalement anormaux sont sévères, autant les habitats des médecins sont magnifiques. Outre ces locaux existe un pavillon réservé aux anormaux anormaux, ceux du genre violents et susceptibles de violence à tous moments.


Immédiatement Teddy ressent de la méfiance envers ce médecin, et la mise en scène semble abonder dans son sens, plus encore quand les policiers rencontreront le Dr. Jeremiah Naehring dont l'accent évoque chez l'U.S. marshall ses souvenirs de la seconde guerre mondiale quand, avec son régiment, il arrive à Dachau et découvre ce qu'y firent les nazis...


Ainsi le film va-t-il évoluer, tissant l'enquête, les souvenirs et les rêves. Comment Une patiente a-t-elle pu s'évader d'une cellule fermée et disparaître en ne laissant derrière elle qu'une espèce de rébus ; que sont venus faire les marshalls en réalité et, pire encore, la réalité est-elle ce qu'elle semble ; ces médecins sont-ils là pour aider leurs patients ou en faire de simples cobayes ; qui se cache, ou est dissimulé, dans le bâtiment interdit... La mise en scène nous pousse dans une direction, puis dans une autre jusqu'au dénouement dont je ne vous parlerai pas bien sûr, ce serait dommage.




Inutile d'épiloguer sur le talent et la maîtrise de Martin Scorsese ou de Dennis Lehane, l'auteur du roman, en revanche j'avais gardé l'image de DiCaprio dans le film que vous savez, autant dire que je n'étais pas fan, je dois avouer qu'il est remarquable et j'aurais fait enfermer qui m'aurait affirmé que j'écrirai ceci un jour.



Mis à part Ben Kingsley, impeccable, j'ai eu plaisir à retrouver Max von Sydow dont je garde un grand souvenir de son rôle de prêtre dans l'Exorciste, de la possession à la folie, ou l'inverse, le chemin n'est pas long, l'un est le reflet de l'autre, mais lequel ? Une pensée pour Ted Levine qui joue le directeur de l'Hôpital et qui incarnait, il y a bientôt vingt ans, le rôle de Buffalo Bill dans le Silence des Agneaux ! Lui non plus n'est pas déplacé ici.




Difficile d'en dire plus. Le pire n'est pas forcément ce que l'on se cache mais ce que l'on fait pour cela. L'esprit dissimule un traumatisme, repeint par-dessus... il ne gomme pas vraiment, l'image veut revenir comme un noyé cherchant à se délester pour remonter à la surface d'une conscience qui lutte pour le maintenir au fond alors que le meilleur, le seul probablement, moyen de l'oublier est encore de l'affronter au risque de s'y perdre ou, plus sûrement, dans ce but.

Où trouver la paix sinon ? Oui, c'est la solution ultime, pour ne pas dire finale.




Tenir un blog ? Ouais, bonne idée, mais si ça permet d'avancer ça ne change pas la destination. Une dernière clope et je voudrai bien aller jusqu'au phare (je sais il y en avait déjà un dans Lovely Bones, c'est la saison). Êtes-vous sûr d'être occupé à lire cet article, en cherchant à le comprendre, risquant d'y parvenir mieux que moi et de ne jamais pouvoir quitter Leerony Island...
 

 Mais c'est une autre histoire !

 

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 07:00


 

 

Est-il si grave de mourir, est-ce un avantage de l'être de manière violente ? La question n'est pas ainsi posée dans ce film et pourtant l'héroïne semble dire non à la première interrogation mais oui à la seconde.

 

Suzie Salmon (comme le saumon répète-t-elle) est une adolescente sans histoire, blonde avec des yeux aussi bleus qu'innocents, autant dire qu'elle est la victime parfaite pour le prédateur sexuel en maraude. Or, comme c'est ballot, il se trouve qu'elle en a un parmi ses voisins. Un soir après avoir vu un film au ciné-club de son collège elle prend un raccourci pour rentrer chez elle, une jolie maison où l'attendent outre ses parents son frère et sa sœur. Le vent, mutin, s'empare d'une feuille de papier dans son cartable et l'emporte au loin... Prenant un raccourci au travers d'un champ elle est interpellé par George Harvey, d'abord hésitante elle se laisse tenter, il est bon de préciser que le film, comme le roman de Alice Sebold, se déroule en Pennsylvanie, dans la banlieue de Philadelphie, en 1973, aujourd'hui une ado, éduquée par la télévision, sortirait son téléphone pour prendre en photo l'impudent et l'enverrait immédiatement à tous ses corres'. Mais en ce temps là le danger semblait réservé à ceux qui le cherchait et pas prêt à frapper n'importe qui, n'importe où.

 



Suzie suit donc George qui lui montre l'espèce de cave qu'il a creusé dans le champ (sans que personne ne le voit, chapeau !) et aménagé afin que la jeunesse du quartier ait un lieu où se retrouver... Elle s'assied, il lui offre un coca, même pas light, et discute un moment avec elle, jusqu'à ce que, dans un moment de lucidité, elle tente de s'enfuir, sort du piège et se met à courir dans un univers qui semble le sien mais différent. Elle effleure une amie qui la suit du regard disparaître dans la nuit avant de ramasser une feuille de papier qui semblait l'attendre.


La suite est logique, la famille s'inquiète, le père prend une photo de sa fille et demande à tout le monde si quelqu'un l'a vu. Mais non, Suzie semble avoir disparue de la surface de la terre, et pour cause. Quand la jeune fille aperçoit son père elle ne peut l'atteindre, quand elle vent rentrer chez elle la maison semble peuplée d'ombres qu'elle reconnaît mais qui ne la voient pas.


Sachant dès le départ que ce film raconte, à la première personne, la fin de vie, et l'après-vie de Suzie nous avons compris que si son esprit sorti du piège son corps n'eut pas cette chance et subit des assauts que Peter Jackson élude par rapport au roman.





Dès lors la victime ne parvient pas à quitter vraiment son ancien monde bien qu'elle découvre une espèce d'antichambre du Paradis ainsi qu'une autre jeune fille qui l'attendait et lui propose de continuer, de s'éloigner. Suzie ne veut pas, il est trop tôt. Ainsi par ses yeux nous voyons l'évolution de sa famille, comme chacun vit le drame, mal cela va sans dire, et tente de survivre malgré un manque dont nous savons qu'il est impossible à combler. Nous observons aussi le tueur, le voisin tranquille par excellence, solitaire certes mais sans être inquiétant par sa banalité, nous pénétrons dans la maison, dans son esprit, comment, assis sur une chaise il revit son acte, encore et encore par incapacité de faire autrement. Pas de remord, sa seule crainte est d'être démasqué, que sa vie et ses actes soient exposés à la vue de tous. Il n'a rien à voir avec le personnage d'Hannibal Lecter, son intelligence est au service de son instinct et sa culture se limite à ses besoins pour satisfaire ses envies. Inutile d'en dire plus mais il est bien plus crédible dans son comportement que HL.


Je ne vais pas résumer ce film, ce serait dommage si vous comptez aller le voir, seulement donner mon avis. Une réalisation impeccable, rythme, cadrage, montage, jeu des acteurs et actrices, Jackson donne une leçon que d'autres devraient suivre.

Saoirse Ronan est d'une pureté improbable, LA victime offerte à une cruauté encore voilée par un monde croyant en la bonté humaine, Stanley Tucci est un criminel qui va m'inciter à jeter un œil sur mes voisins passionnés de maquettes ! Pour rebondir sur le début de cet article c'est la vision du Paradis, de la facilité avec laquelle la victime accepte son sort. Il s'agit d'un film me direz-vous, pas d'un reportage, soit, mais il y a trop de belles images, le tableau est trop plaisant, le ciel bleu du regard de Saoirse trop rarement assombri. C'est le parti pris du réalisateur, qui semble avoir suivi la romancière, de faire le film du point de vue lumière, sans doute pour changer avec ceux qui préfèrent le côté sombre, l'idéal serait de mêler les deux.




Une ultime critique, la fin illogique, pourquoi n'être pas intervenu plus tôt ? Sans doute fallait-il conclure le conte de fée !


Quelques réticences donc mais un film remarquable. Je vous conseille donc de vous faire votre avis vous même et si vous ne partagez pas le mien vous aurez sans doute raison.


Où ai-je mis mon carnet ?


Un film de Peter Jackson
      Avec : Saoirse Ronan

               Rachel Weisz

               Mark Wahlberg

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 07:00

 

Que reste-t-il en nous de La Bête ? Question posée une nouvelle fois dans cette énième utilisation d'un mythe séculaire. Comme si cette expression : nature humaine n'était pas autre chose qu'un oxymore, et, croyez-moi, un loup-garou vous occis s'il vous mord ! Et si vous survivez c'est pire. Je sais de quoi je parle, j'en ai mordu un dans mon enfance.

La religion peut-elle, ainsi qu'elle est censée le faire, museler l'animal en nous ? Ou ne se contente-t-elle pas de le projeter sur l'autre, Grand Satan, Axe du Mal, etc. Il est d'autant plus fort qu'il est renié, oublié, extériorisé sur un écran, un jeu, une bédé, et autres. La caricature de Freud dans le film en est la parfaite représentation, même si je suppute que ce n'était pas dans la pensée des scénaristes, il nie, il moque, et, crétin jusqu'au bout, tourne le dos à son patient. Il pérore encore alors que l'auditoire voit ce qui se passe et réagit avec une improbable lenteur et, représentant la raison tentant de fuir il est rejoint par la nature et subit le sort auquel celle-ci est destinée.


Tout commence par une nuit de pleine lune, forcément, des crimes atroces sont commis, le fils du seigneur de la région est assassiné. Sa fiancée écrit à son ex-futur-beau-frère, acteur shakespearien sur scène à Londres et lui demande, malgré une mésentente familiale ancienne, de revenir à la maison. Plutôt que de jeter la lettre au panier, et ainsi terminer le film au bout de cinq minutes, l'acteur obtempère et retrouve les lieux de son enfance !


L'original !


Le nouveau...


Ainsi le cadre est-il placé pour ce rit-mec d'un film anglais des années 50. Malheureusement le scénario n'a pas été écrit par le Grand Will et nous suivons, et précédons souvent, un scénario sans surprise où les acteurs font ce que le réalisateur leur demande, c'est-à-dire pas assez, ou trop. Antonneau Hopkins n'est plus Hannibal, Benichiot Del Toro aurait pu être utilisé tellement mieux si le parti pris avait été autre. Pourquoi ne pas nous montrer un Loup-Garou assumant sa nature, savourant de courir la nuit dans les bois en dévorant par-ci par-là quelques paysans aventureux et promis à la boucherie. Comment ces pauvres hères pourraient-ils tuer une créature pareille ? Vous le savez, bien sûr, et donc pourrez quitter la salle avant une fin qui nous laisse sur notre soif, de sang même si... Mais je ne peux pas en (mé)dire plus.


Trucages moyens mais une panoplie « gothique » complète, de beaux plans d'une lande inquiétante et brumeuse, un manoir promis à un sort funeste, une malédiction improbable et cette vieille question : L'amour peut-il vaincre l'animalité ? Il l'espère, ce qui prouve bien qu'il nous fait faire n'importe quoi !


Rappelons que la lycanthropie est une affection mentale de la classe des zoopathie dans laquelle le malade se croit transformé en homme, non, pardon, en un autre animal. Si cette capacité existait vraiment pourquoi se transformer en loup alors qu'en léopard ou panthère l'efficacité prédatrice serait plus grande. Rien à voir avec le LEEcanthrope, prédateur errant dans les plaines de la blogosphère mais dont les griffes sont de mots et les crocs virtuels.


En bref ce film n'a rien d'extraordinaire, malgré son thème, mais j'y pris plaisir en utilisant ses images pour laisser errer mon imagination, c'est une qualité que nombre de productions ne possèdent pas. Allez donc vous faire une idée vous-même pendant que sors mon loup blanc, le brouillard nous attend et mes griffes m'empêchent de taper.

Un film de Joe Johnston
Avec : Benicio Del Toro, Anthony Hopkins, Emily Blunt...



Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 07:00













Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 07:00


 

Joshuu Sasori est d'abord un manga de Tooru Shinohara (篠原とおる), rapidement il intéresse la Tôei et son réalisateur phare Shunya Ito, l'histoire peut alors commencer :

 

La femme scorpion (Joshuu 701-go : Sasori, 女囚701号 さそり) 1972

Réalisation : Shunya Ito (伊藤 俊也)

Distribution : Meiko Kaji, fumio Watanabe, Yayoi Watanabe, Rie Yokoama, Isao Natsuyagi




Premier film d'une série de six, dont les quatre premiers seulement sont interprétés par MK dans la rôle de la prisonnière 701 cette réalisation s'inscrit dans le genre : prisons de femmes dont l'héroïne est une jeune fille trahie par son amant, policier, violée par des gangsters et jetée dans une prison dont les matons sont sadiques, le directeur bruta et les autres prisonnières asservies par la crainte et la violence.

Une réalisation très seventie's, psychédélique et baroque avec une touche, légère vue d'aujourd'hui, d'érotisme. Le réalisateur joue avec sa caméra, les décors, le maquillage et tout ce qu'il peut pour montrer, et dénoncer, la « supériorité » de l'homme sur la femme.

La fin est bien meilleure quand Sasori est habillée d'une tenue noire pour accomplir sa vengeance... Fantasme quand tu nous tiens !

Sans oublier la chanson titre Urami-Bushi (Shunya Ito / Shunsuke Kikuchi) interprétée par Meiko Kaji. Une Femme Scorpion qui pique, certes, mais jamais sans raison, et les hommes ne cessent de lui en donner alors qu'elle pourrait offrir bien autre chose.




Elle s'appelait Scorpion (Joshuu sasori: Dai-41 zakkyo-bô ; 女囚さそり第41雑居房) 1972

Réalisation : Shunya Ito

Distribution: Meiko Kaji, Fumio Watanabe, Kayoko Shiraishi, Hiroko Isayama, Yukie Kagawa




Retour en prison pour Nami Matsushima/Sasori, mais la bête n'a pas perdu son venin, au contraire, celui-ci semble avoir gagné en concentration et force féminorevendicatrice avec le regard implacable de Meiko Kaji.

Un ministre visitant le pénitencier Sasori est sortie de sa geole, affaiblie mais indestructible elle frappe le directeur pour soulager sa colère. La punition sera terrible et Nami sera violée par plusieurs gardiens afin de réduire sa résistance en l'humiliant vis à vis des autres détenues. L'animal est blessé mais non abattue et dès que l'opportunité de s'échapper se présentera il s'en saisira accompagné de six autres prisonnières...

Après ce préambule accrocheur s'il en est le film commence vraiment sous la forme d'un road-movie agrégeant adroitement aventures, traîtrise, sentiments ou critiques de la société japonaise.

Visiblement la réalisation est marquée par une influence européenne, italienne particulièrement, Mario Bava par exemple, ou même Sergio Léone pour la cadre désertique de la fuite des 7 (mercenaires ?), plans larges alternant avec des visages en plein écran, long manteau comme des cache-poussière et mutisme des héroïnes, principalement de Sasori dont l'expression se suffit à elle-même, et pas elle m'aime, malheureusement ! À la différence de ses partenaires au jeu plus souligné pour ne pas dire excessif, mais le contraste n'en est que plus saisissant.

N'omettons pas plusieurs séquences oniriques et magnifiques illuminées par Meiko Kaji, mais je suis subjugtif.

Inutile de dire que les hommes ne sortent pas grandis de ce film mais représentés dans leur réalité la plus bestiale. La fuite des condamnées symbolise parfaitement, puisque je m'en suis rendu compte, le désir des femmes d'échapper aux contraintes de la prison culturelle emprisonnant leurs personnalités et leurs désirs.

Le meilleur film de la série.


La tanière de la bête (Joshū sasori Kemono-beya ; 女囚さそりけもの部屋) 1973

Réalisation : Shunya Ito

Distribution : Meiko Kaji, Mikio Narita, Reisen Lee, Yayoi Watanabe, Koji Nambara, takashi Fujiki, Tomoko Mayama, Nobuo Yana




Nami est recherchée par la police alors que cette dernière pense l'avoir coincée dans le métro elle s'échappe malgré tout en tuant un policier et coupant le bras d'un autre qui l'a menoté, on ne se refait pas. Se perdant dans la ville elle trouve refuge chez Yuki, prostituée dans un quartier mal famé dont le frère Masao, débile mental, la surprend alors qu'elle se débarrasse d'un bras fort encombrant. La Femme Scorpion devient couturière... Mais l'histoire serait trop belle si elle se terminait ainsi et un yakuza la reconnaîtra avant de la dénoncer. Ailleurs l'inspecteur Gondou (incarné par Mikio Narita) continue son enquête pour la retrouver...

Ce sera le dernier film du duo Meiko Kaji/Shunya Ito, l'actrice en tournera un dernier :


Mélodie de la rancune (Joshuu Sasori : 701-gô Urami Bushi ; 女囚さそり701号怨み節) 1973

Réalisation : Yasuhara Hasebe

Distribution : Meiko Kaji, toshiyuki Hosokawa, Masakazu Tamura, Sanae Nakahara, Yumi Kanei, Hiroshi Tsukata, Yayoi Watanabe, Akemi Negishi, Toshie Kokabu, Fumie Shô




Toujours poursuivi par Kodama Nami Matsushima se lie avec Kudo, un ancien étudiant, militant pacifiste à ses heures perdues et ancienne victime de torture dans sa jeunesse. Finalement trahie par ce dernier elle se retrouve de nouveau emprisonnée puis condamnée à mort, dans sa sombre cellule en attente de son exécution mais toujours combative et motivée pour trouver le moyen d'échapper au triste sort qui s'approche. À croire que les scénaristes lui en veulent !



Ah Meiko...



 

Pour parler franchement je n'ai pas (encore) vu les autres films du coffret, néanmoins je vous en propose un résumé capté ici et là sur le Net. Quand je les aurais découverts je reprendrai cet article.


La Nouvelle Femme Scorpion - Prisonnière N° 701 (Shin joshuu sasori : 701-gô

Réalisation : Yutaka Kohira

Distribution : Yumi Takigawa, Yosuke Natsuki, Gôzô Sôma




Nami, infirmière, est sur le point de convoler, pour je ne sais quelle raison elle menace de rendre publique une affaire de corruption impliquant un député. Mauvaise pioche, elle est emprisonnée, accusée, à tort bien sûr, du meurtre de sa sœur. Ses condisciples et le personnel pénitentiaire se liguent contre elle, raison de plus pour désirer se venger.

 

La Nouvelle Femme Scorpion - Cachot X. (Shinjoshuu sasori : Tokushu-bô X - 1977

Réalisation : Yutaka Kohira

Distribution : Takeo Chii, Toshie Kokabu, Yôko Natsuki, Fumie Shô, Tadashi Takatsuki, Hisako Yaohara




Retour à la case prison pour Nami/Sasori, face à un maton sadique elle se rapproche d'un gardien plus sympathique (?)...


 

[DVD-femme-scorpion-cover.gif]
 
Éditeur : Pathé
 

Malgré l'intitulé du coffret les aventures de Sasori continuent avec :

1991 Joshuu sasori : Satsujin Yokoku réalisé par Toshiharau Ikeda

1997 Sasori In U.S.A. Réalisé par Daisuke Gotoh

1998 Sasori : Joshuu 701-gô réalisé par Ryôji Niimura

1998 Sasori : Korosu tenshi réalisé par Ryôji Niimura

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 06:03


C'est en effet un 5 janvier que naquit Miyazaki Hayao, vous aviez tous lu en titre "Bon anniversaire ( O tanjôbi omedetô gozaimasu) Miazaki Hayao" j'en suis sûr, du moins j'espère que c'est bien cela et pas... autre chose !

Pour en savoir plus sur son œuvre vous pouvez aller
ici ou ailleurs, les sites ne manquent pas sur ses réalisations, et c'est tant mieux, ce n'est pas une raison pour ne pas parcourir rapidement son travail afin de, j'espère, vous donner envie d'en savoir plus.

 



























Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 06:24















Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 06:58


 

Un jeune homme dans une limousine pénètre dans une boite de nuit, rapidement il fait la connaissance d'une fort jolie femme avec laquelle il sort dans un but que la morale m'interdit de révéler ici (invraisemblance ! Dans ce genre de lieu il y a des endroits pour ça, mais vous le savez mieux que moi qui ne suis pas au courant...). Un motard s'approche, le mâle, dominant comme il se doit, lui conseille de se rendre dans un endroit plus adéquat, ce à quoi l'indiscret au lieu d'obtempérer, ou de répondre vertement, sort un engin bizarre d'une sacoche, le braque sur le couple et appuie sur un bouton. Une vague d'éclairs (au choc ! Hola) jaillit de l'espèce d'arme et va frapper sa cible, les faisant disjoncter. Ainsi apparaît-il qu'il ne s'agissait pas d'êtres humains mais de leurs incarnations, poupées dirigées mentalement par des humains réels agissant ainsi par pantins interposés afin de pouvoir prendre tous les risques, sans risque ! Évidemment cela ne va pas continuer comme cela sinon le film n'aurait pas lieu d'être, et les propriétaires des clones meurent en même temps que leurs avatars, ce qui n'était pas censés être possible.

Dès lors l'enquête commence, elle met en scène deux agents du FBI, eux mêmes usant de machines, elle va être courte (1h25) mais révélatrice.

Tout commença des années avant la scène que je viens de décrire avec brio quand un inventeur génial, comme il se doit, inventa le principe du clone de substitution, cela dans le but, louable (mais achetable aussi) de rendre leurs jambes aux paralytiques, la vue aux aveugles, etc. La découverte fut vite récupérée par des malandrins avides de profits voguant sur le désir de chacun d'avoir une vie intéressante, facile, d'avoir des capacités qu'un corps humain ne peut obtenir fut-il gavé d'anabolisants.

Ainsi ce film se veut-il une réflexion sur « qu'est-ce que l'humain ? », « la beauté et la force font-elles le bonheur quand elles sont factices... » La fin apporte une réponse comme une fable se doit de s'achever sur une morale. Indépendamment du parti pris du réalisateur l'idée est intéressante, de l'avenir, de la symbiose promise entre l'humain et la machine, j'ai failli écrire : entre l'organique et l'inorganique, erreur, une machine pourrait être organique, quant à l'humain il est une notion culturelle qui n'a pas à rester coincée dans la biologie. Bien sûr cette dernière idée ne fera pas l'unanimité, même contre elle (snif), mais je m'en fiche comme de ma première biopuce. Dans le cas contraire à quoi bon utiliser un ordinateur, une voiture, des lunettes...

Des interrogations que le scénariste aurait pu développer s'il avait enlevé ses œillères mais son texte aurait-il été alors accepté ?

Vous et moi connaissons la réponse.


Un film qui vaut par ce qu'il évite, l'intrigue étant transparente, et la fin prévisible, l'interprétation et une réalisation rythmée, on ne s'emm... pas et c'est déjà ça !


Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages