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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 08:04
 Ce drama nous propose de suivre les aventures d'une Damo, (prononcer Damo et pas Démo !) serveuse de thé officiellement, agent secret pour les besoins du service. (authentique) Elle se retrouve lancée à la poursuite d'un gang de faux-monnayeurs menaçant l'économie du pays. Bien vite son enquête débouchera sur un complot plus important visant la personne même du roi et mettant en cause des personnages haut placés.

 


 

Nous sommes à la fin du XVIIeme siècle L'histoire commence par l'enfance de Chae-ok qui, au départ, appartenant à la noblesse voit sa vie basculer quand son père opposant au pouvoir en place est contraint de se donner la mort. Durant la fuite elle est séparée du reste de la famille, sa mère, son frère, elle se retrouve seule et, prisonnière, devient servante.

 Bien vite elle rencontrera Hwangbo lequel est en "stage de formation" auprès d'un vieux sage pour devenir un véritable combattant et assurer son avenir. Ainsi emmène-t-il la jeune Chae-ok avec lui, tous deux ils deviendront des combattants d'une très grande force.

Plus tard nous les retrouverons alors que Hwangbo est devenu commandant du bureau de police du quartier gauche à Hansung. Chae-ok est restée avec lui et semble devoir le faire sa vie durant.

Comme dans toute histoire d'amour qui se respecte il manque l'empêcheur de danser en rond, ce sera Jang Sung-baek, chef au grand coeur des rebelles, espèce de Robin des Bois dont le but n'est pas le pouvoir mais une amélioration de la situation du peuple. Les images du début montrent qu'il va avoir du mal, il n'est que de connaître l'histoire de la Corée pour s'en persuader.

Bien sûr rien n'est simple dans cette série où les sentiments sont retenus plus qu'ils ne devraient, ce qui est bien dommage mais simplifierait par trop l'intrigue.

14 fois une heure nous permettent de suivre autant l'enquête que les relations entre ces personnages plus quelques "seconds rôles" sympathiques ou retors qui pimenent l'intrigue.

Mise en scène de qualité, interprétations subtiles, combats à la "tigre et dragon" comme il se doit. Grands moments d'émotions où les héros n'hésitent pas à pleurer, ce qui n'est pas près d'arriver à Navarro et consorts, dommage, ce serait amusant !

Une excellente série qui n'a que le défaut de devoir remplir son lot d'épisodes, mais la reconstitution de la Corée est remarquable, aussi bien pour l'architecture, les costumes que les traditions, extrêmement présentes et conditionnant toute la vie.

Très bon travail pour l'édition en DVD, (G.C.T.H.V. Distribution) deux coffrets de 4 DVD contenant chacun 7 épisodes plus un livret explicatif. Un exemple qui devrait être suivi pour d'autres excellents feuilletons coréens, que ce soit : Gumiho, Ju-mong, Hwang Jing-hi et bien d'autres dont je parlerai plus tard.

Un regret : l'absence d'un CD de la B.O.

Cet article ne serait pas digne de moi si je ne soulignais pas la présence à l'écran de Ha Ji-won... D'aucunes préféreront Kim Min-joon ou Lee Seo-jin, chacun ses goûts n'est-ce pas, mais puisque c'est moi qui tiens la plume je souligne mes préférences.

 

Ha Ji-won : Chae-ok

Kim Min-joon : Jang Sungbaek

Lee Seo-jin : Hwangbo Youn

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 07:01

 




Ou comment une simple famille lutte contre un monstre généré par le mépris d'un chiantifique étasunien alors que la bureaucratie se perd en bavardage et actions inutiles ! Plus qu'un simple film de monstre une critique sociale mordante et intelligente.
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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 06:51

BJH

 

Bong Jun-ho 봉준호 né le 14 09 69 grandit dans un milieu artistique, son père est designer et son grand père un auteur reconnu. Il étudie la sociologie à l'université Yonsei à la fin des années 80 époque à laquelle il est membre du film club de la dite université. Il apprécie particulièrement Edward Yang, Hou Hsiao-hsien et Imamura Shohei. Au début des années 90 il suit un cursus de 2 ans à la Korean Academy of Film Arts, durant cette période il réalise ses premiers courts métrages en 16 mm : Memory in the frame et Incoherence.







En 1994 il réalise d'abord White People, puis son premier film Barking Dogs never Bite, comédie satyrique sociale. Ce film n'aura pas un grand succès public mais lui permet de se faire connaître au niveau national.


                                                           







Son film suivant Memories of Murder (살인의 추억) est basé sur l'histoire vraie du premier serial-killer en Corée. Nous retrouverons dans ce film l'excellent Song Kang-ho qui sera présent également dans le film suivant du réalisateur comme dans d'autres de Park Chan-wook (allez donc faire Un tour au Park ), un de mes acteurs préférés.

 





 

C'est en 2006 qu'il connaît un triomphe avec The Host (괴물) qui établit un record dans son pays en dépassant les 10 millions de spectateurs. L'idée de ce film lui serait venue alors que lycéen il aurait vu une créature bizarre plonger du pont Han River. Malheureusement ce film sortit de manière confidentielle en France.

 



En 2008 il participe au film Tokyo ! avec Michel Gondry et Leos Carax. Actuellement il dirige Mother, histoire d'une femme luttant pour sauver son fils victime d'une fausse accusation.



Il préparerait l'adaptation de Le Transperceneige, adaptation de la BD de Jean-Marc Rochette et Jacques Loeb.

         Filmographie :

2010 Le transperceneige

2009 Mother

2008 Tokyo !

2006 The Host

2004 Twentidentity

2003 Memories of Murder

2000 Barking Dogs Never Bite

         Courts métrages :

1997 Motel Cactus

1996 7 reasons Why Beer is Better Than Lover

1994 Incoherence

1994 White Man


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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 06:16

HSS

 

Hong sang-soo 홍상수 né le 25 octobre a Séoul est un réalisateur et scénariste sud-coréen. Il découvre le cinéma avec les films hollywoodiens à la télévision. Après avoir étudié à l'univisertié de Chungang à Séoul il part aux USA au College of Arts and Crafts de Californie et à l'Art Institute de Chicago, il avoue avoir été influencé par Bresson, Rohmer et Cézanne.



En 1996 il tourne son premier film : Le Jour où le cochon est tombé dans le puits (
돼지가 우물에 빠진 날), sorti en France le 26 février 2003, qui connaît un vrai succès public et critique. Il reçoit des prix au Blue Dragon Coréen, au Festival du film de l'Asie pacifique et aux festivals de Rotterdam et Vancouver. Le film dépeint avec des performances improvisées et peu de dialogues, une relation amoureuse moderne.




Il réalise ensuite en 1998 Le Pouvoir de la province de Kangwon (
강원도의 힘), sort qui reçoit la mention spéciale à la section "un Certain Regard" du Festival de Cannes.


En 2000 sort La Vierge mise à nu par ses prétendants (오
! 수정), sorti en 2003, faisant référence à l'oeuvre de Marcel Duchamp : La mariée mise à nu par ses célibataires, même ; tourné en noir et blanc il montre un triangle amoureux vu par les trois protagonistes.

Comparé au maître taïwanais Hou Hsiao-hsien il est désormais reconnu comme un des plus grands réalisateurs de la nouvelle vague coréenne. Profitant de ce statut il dispose de moyens plus confortables pour sa réalisation suivante en 2003 Turning gate (생활의 발견) (co-produit par Marin Karmitz) qui sera son plus grand succès commercial. La femme est l'avenir de l'homme (여자는 남자의 미래다) sera présenté en compétition à Cannes en 2003, comme son film suivant en 2005 Conte de cinéma (극장전), ainsi son statut de réalisateur "incontournable" est-il conforté. En 2007 sortira Woman on the Beach (해변의 여인) et en 2008 Night and Day (밤과 낮)





la femme est l'avenir de l'homme : Hunjoo, jeune cinéaste qui n'a pas percé, revient des États-unis invite à déjeuner son ami des années d'université, Munho, devenu professeur d'art plastique. Ils passent l'après-midi à boire et à évoquer des souvenirs, le principal étant celui de Sunhwa, la fille dont ils ont été amoureux tous les deux. Un peu ivres et séduits par la neige qui tombe, ils décident de rattraper le passé et de rendre visite à Sunhwa.


 

Turning Gate : En Corée du Sud, Gyung-soo, un comédien de théâtre sur le déclin, se rend à Choonchun pour rendre visite à un vieil ami écrivain. Celui-ci lui présente une danseuse sculpturale, Myung-sook. Après une soirée très arrosée, la jeune femme jette son dévolu sur Gyung-soo. Mais l'ami écrivain aime Myung-sook, il ne lui a jamais révélé ses sentiments. Les rapports entre les deux hommes s'enveniment à mesure que Myung-soo s'éprend de façon obsessionnelle de Gyung-soo. Pour chasser ces mauvais souvenirs il prend le train pour Gyungjoo. Sun-young, sa voisine, lui dit reconnaître son visage et commence à le séduire. Quand elle descend du train, il lui emboîte le pas et la retient, mais elle a une attitude ambiguë, finalement il la suit jusque chez elle. Le lendemain, il rassemble son courage et frappe à la porte. Cette fois, il tombe follement amoureux.
 

Conte de cinéma : Un jeune garçon, désenchanté par la vie et ses tracas pourtant insignifiants aux yeux des plus grands, désire en finir. Son ancienne petite amie, qu'il croise un jour par hasard lui emboîte le pas. Un homme au regard perdu, visiblement déçu par son quotidien et ses amis qui n'en sont pas vraiment, sort d'une salle de cinéma. Il aperçoit alors l'actrice du film. Maladroit mais subjugué, il choisit de l'aborder. Deux histoires qui montrent que, avec l'effet de perspective, des parallèles peuvent se rejoindre.


Tous les films de Hong Sang-soo sont des chroniques sociales axées autour d'histoires d'amour entre des personnages dont il apparaît très vite qu'ils ne sont pas faits pour aller ensemble, chacun semble ne chercher qu'un instant de répit avant de poursuivre son chemin. Le réalisateur nous les montre pendant une courte période de leurs vies sans que nous en sachions beaucoup sur leur passé ni nous donner de véritable espoir quand à leur avenir. Le réalisateur nous les présente dans une réalité crue qui semble banale mais nous parle d'autant plus qu'elle semble proche de situations que nous avons connues ou aurions pu rencontrer. Plans séquences nous laissant le temps de "vivre" la situation, nous suivons les protagonistes comme si nous étions véritablement avec eux, indiscrets mais curieux. Je parle pour moi bien sûr ! Le sexe et l'alcool (j'aime beaucoup le Soju moi aussi...) sont très présents dans ces films, chose rare, pour le sexe, dans le cinéma coréen, l'alcool lui ne manquant pas, j'avoue que je serais incapable de boire plusieurs bouteilles et réussir à marcher droit ensuite, il est vrai que je n'ai pas (pas encore ?) essayé. Beaucoup d'audace donc pour donner plus de vraisemblance à des films dont c'est déjà une des principales qualités. Au final nous avons l'impression en sortant du cinéma que nous venons d'assister à une véritable tranche de vie et que si une caméra nous suivait nous n'en serions pas étonné.

Signalons que le réalisateur est particulièrement bien traité en France puisque deux coffrets sont déjà sortis :

             
         

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 06:20

HJH

  


Hur Jin-ho
허진호 est un réalisateur et scénariste sud-coréen né le 08 août 1963 à Jeonju en Corée du sud. Il suit ses études à l'université Yonsei dont il sort diplomé en philosophie. Il étudie le cinéma à la Korean Academy of Films Arts. C'est alors qu'il réalise son premier court métrage en 1993 : For Go-chul (Go-cheol eul wihayeo), lui même avoue ne pas en avoir de copie !



Par la suite il réalisera :

 

Christmas in august : Jung-won (Han Suk-kyu) est un jeune photographe atteint d'une maladie incurable en phase terminale, néanmoins il continue à mener une vie normale jusqu'au jour où il rencontre Da-rim (Shim Eun-ha), une pervenche venue faire développer ses photos dans le laboratoire où il travaille.












One fine spring day
: Sang Woo (Yu Ji-tae) ingénieur du son enregistre les bruit de la nature rencontre Eun Soo (Lee young-ae) une animatrice de radio locale, ils ne tardent pas à tomber amoureux mais l'amour d'Eun Soo peu à peu va s'estomper.

 











April Snow
: In-su (Bae Yong-joon) apprend que sa femme vient d'avoir un accident de voiture, c'est en se rendant à son chevet qu'il rencontre Seo-young (Son Ye-jin) venue au même endroit pour la même raison, c'est alors qu'il se rendent compte que leurs époux respectifs avaient une liaison depuis longtemps. Le choc passé ils vont progressivement faire connaissance, une idylle semble naître entre ces deux personnes rapprochées par la similitude de leur souffrance.

 






 

Pudeur et quotidien sont les ingrédients principaux des films de Hur Jin-ho, pas de mise en scène ébouriffante, de plans travaillés au millimètre, l'accent est mis sur la situation et le jeu des acteurs.

Aucun avenir ne semble possible et la relation qui commence apparaît vite condamnée par le simple passage du temps et son effet sur des personnages évoluant presque malgré eux.

Le bonheur s'approche mais se fendille sitôt que les protagonistes le touchent et cependant chaque film semble optimiste, il suffirait de presque rien pour que... Mais ce presque rien reste une promesse.

Des gestes, des regards que soulignent le silence, des rires, des cris d'enfants, ainsi se mêlent sentiments et réalité. Nous restons spectateurs sans être voyeurs (ça c'est rare !), jamais le réalisateur n'use d'effets faciles, s'attardant sur la maladie ou la mort qui s'approche. Quoi qu'il arrive la vie n'est pas perdante et la tristesse que nous pouvons ressentir ne fait que le souligner.





Saluons l'effort de L.C.J qui édite un très joli coffret contenant les trois premiers films de Hur Jin-ho, les deux premiers n'étant jamais sortis en salle (et je le regrette compte tenu des productions qui se retrouvent sur nos écrans...).

 








Prochain film : Happiness, espérons que celui-ci connaisse au moins une sortie DVD ou Blu-ray.


Bande annonce en VO :

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 05:07
 

Employée dans une fabrique de postes radio Young-Goon en croyant suivre les instructions données par le haut-parleur pratique sur elle un branchement non prévu qui a pour conséquence de l'amener à être internée, ce qui, compte tenu de son hérédité n'est pas surprenant.

Young-Goon a un secret qu'elle ne doit pas révéler : Elle est un cyborg et, comme tel, ne peut se nourrir d'aliments normaux mais seulement d'électricité. Elle communique avec les distributeurs et les néons mais parfois sa « vraie » nature reprend le dessus, elle est un cyborg de combat dont les doigts peuvent devenir des mitrailleuses dont elle se sert jusqu'à tomber en « panne » avant de revenir à la réalité où rien ne s'est produit.

 

Dans cet asile elle rencontre un jeune schizophrène qui est le seul à voir ce qu'elle est vraiment, à veiller sur elle en lui promettant de trouver une solution à... Pour connaître la suite vous savez ce qu'il vous reste à faire, hmmmmm !

Couleurs vive, musique, rythme, poésie tout concourt à faire de ce film une réussite (sinon je n'en parlerais pas !), le jeu des acteurs Im Su-jung déjà vue dans Deux soeurs ou ...Ing accompagné de Rain, chanteur vedette en Asie en tête est impeccable le tout sous la baguette de Park Chan-wook qui changeait de genre après sa trilogie vengeresse et avant une histoire de vampire à venir (en principe) l'année prochaine, ce film optimiste montre que peu importe ce que l'on est, cyborg, schizophrène... il est possible de vivre, d'aimer et d'être aimé. Pour une fois l'asile, cadre du film, mérite son titre. Les fous sont souvent plus compréhensifs que les... les... vous voyez ce que je ne veux pas dire.

Malheureusement médiocrement distribué lors de sa sortie en France, 8 salles ! (par chance il est sorti à côté de chez moi !) Il est désormais disponible en DVD, certes au milieu d'un fatras de ... films dont je ne parlerais jamais, ou alors il faudrait me payer cher, chez Wild Side Films dans une très jolie édition.

 

FICHE TECHNIQUE :
Titre original : Saibogujiman kwenchana
Titre français : Je suis un cyborg
Titre anglais : I’m a Cyborg, But That’s OK
Réalisation : Park Chan-wook
Pays : Corée du Sud
Année : 2006
Interprétation : Im Su-jeong, Rain, Kim Byeong-ok, Lee Yong-nyeo, Yu Ho-jeong, Oh Dal-su
Scénario : Jeong Seo-Kyeong, Park Chan-wook
Image : Jeong Jeong-hun
Montage : Kim Jea-Beom, Kim Sang-Beom
Musique : Jo Yeong-wook
Production : Moho Films
Durée : 105 min

 

 

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