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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 07:00

2001, réalisé par Gwak Jae-yong, avec Jun Ji-hyeon. (2h 17)

Gyeon-woo a cru être une fille jusqu'à 7 ans ! Ce qui n'a aucun rapport avec le fait qu'il rencontre une jeune fille saoule sur le quai du métro. Celle-ci a tellement bue qu'elle vomie sur la perruque d'un vieil homme avant de s'évanouir en murmurant ''mon chéri'' à l'adresse du jeune homme.

Que peut faire Gyeon-woo sinon l'emmener dans un hôtel pour l'empêcher de connaître un sort funeste ? Par manque de chance la police se méprend et le conduit dans la cellule du commissariat dont il sera libéré quelques heures plus tard.

Rentré chez lui il croit en être débarrassé, jusqu'à ce qu'un coup de fil le ramène à la réalité puis à revoir cette jeune fille d'autant plus jolie qu'elle n'est plus bourrée.

Jolie mais super chi... Mais comment ne pas pardonner Ji-hyeon ? Le hasard étant malicieux, comme le scénariste, ils se retrouvent dans la même classe, dont elle le fera sortir avec l'accord du professeur en prétextant devoir se faire avorter et qu'il est le (futur non) père. Il est vrai que des manèges, violents, sont plus amusants.

Non ?

Autant dire qu'elle sait ce qu'elle veut, et veut toujours quelque chose, même si elle ne sait pas tout de suite quoi !

My Sassy Girl est l'exemple de la comédie romantique à la coréenne où le héros doit faire preuve d'endurance physique et psychologique pour tenir jusqu'au générique de fin.

Le véritable argument du film est la motivation de la jeune fille (encore que, 24 ans ça ne soit pas si jeune... ) et dont je ne vous direz rien, c'est ce que nous apprenons dans la deuxième partie du film. Ce n'est pas difficile d'être patient pour connaître le fin mot de l'histoire, la mise en scène est efficace et revisite divers types de films, la jeune fille s'essayant au scénario nous voyons la réalisation de plusieurs de ses idées, d'une terminatrice à une reine du sabre, Jeon est toujours parfaite.

Comment ? Je suis de parti pris ? Je subirais bien dix fois plus pour elle, malheureusement je crains de ne pas faire partie d'un de ses scripts.

Lorsque je suis avec elle je ne sais jamais ce qui va se passer dit le héros, quelqu'un comme ça ne se laisse pas passer, vous le sauriez si vous en aviez rencontré un(e).

Et en plus elle ne porte pas de culotte les jours d'examen !

Pour ce qui est de la version américaine je ne l'ai pas vue, et ce n'est pas près d'arriver.

 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 07:14

''Tu es mon animal de compagnie'' est un manga de Yayoi Ogawa sorti au Japon de 2000 à 2005, adapté en 2003 sur la chaîne japonaise TBS.

Iwaya Sumire (巌谷 澄麗) est une femme qui privilégie sa carrière, ce qui ne correspond pas à la norme ; elle est grande et ses goûts la porte vers des activités masculines. Quittée par son fiancé elle s'emporte sur son lieu de travail et frappe son supérieur, ce qui est mal vu même si c'est mérité. Elle se retrouve rétrogradé au service des faits divers où elle est regardé d'un drôle d’œil. Un soir, alors qu'il pleut, elle trouve devant l'immeuble où elle réside un grand carton, voulant le déplacer elle trouve un jeune homme blessé à l'intérieur, si mince et souple qu'il peut y tenir. Ne sachant que faire elle opte pour le ramener chez elle, le soigne et le laisse passer la nuit. Le lendemain elle part au travail pensant qu'il sera parti à son retour.

Il n'en sera rien, au contraire, il va tout faire pour rester. Alors qu'elle dit qu'il ne pourrait le faire qu'en devenant son animal de compagnie il accepte de jouer ce rôle et d'être renommé Momo (モモ)comme le chien qu'elle avait dans son enfance et qu'elle n'a jamais pu oublier.

En fait Takeshi Gouda (合田 武志)est danseur, doué mais pas travailleur et SDF par facilité. Elle va le nourrir, le baigner, lui caresser la tête, exactement comme s'il s'agissait d'un chien, ce qui ne l'empêchera pas de sortir tout seul et d'avoir sa clé, ce qui est pratique pour sa maîtresse.

Sumire va croiser la route de Shigehito Hasumi, un homme qu'elle aime et qui correspond à ses critères d'éducation, de taille et de salaire ; Gouda n'en remplissant aucun. Les choses ne vont pas être simple pour ce triangle amoureux d'un nouveau genre ; un homme peut-il être un chien, aimer ce rôle, et combien de temps ? Un autre ne peut-il finalement être jaloux d'un animal même s'il en ignore la véritable nature ? Et iwaya, entre les deux reflets que renvoient ces hommes autour d'elle, va-t-elle finalement reconnaître sa véritable image ?

Dix épisodes seulement, les dramas nippons s'étalent rarement ; une galerie de personnages intéressant et un manga que je devrais lire pour en savoir davantage.

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 07:19

Pourquoi ne pas aller faire un tour du côté de la peinture chinoise, si peu connue en Europe.

Commencer par Qi Baïshi 齐白石 (1864-1957) est logique, dans la mesure où il est entre deux époques, entre deux mondes, un pied dans l'histoire de son pays et ses illustres devanciers dont il perpétue l'esprit mais l'autre dans son époque avec un regard neuf et une volonté nouvelle sans oublier ses origines. À la différence de beaucoup d'artistes de son temps il ne s'inspira pas des styles européens ou japonais mais de la tradition chinoise.

Sa mauvaise santé lui interdisant de travailler dans les champs, il s'orienta vers la gravure sur bois avant de découvrir la peinture dans le 芥子园画传(Précis de peinture du Jardin du grain de moutarde, une encyclopédie autant qu'un manuel de peinture),et la calligraphie de Hu Qinyuan et Xiao Zhuanxin. À 27 ans lui et sa famille vivait de son talent de portraitiste. À 11 ans sa famille lui avait acheté une épouse dans une famille pauvre, leur premier enfant naquit 7 ans plus tard.

Pas question pour autant de s'arrêter là, sa soif d'apprendre lui fit faire de nombreux voyages dans l'empire chinois du début du vingtième siècle.

Les soubressauts de l'histoire le poussèrent à s'installer à Pékin en 1917 où il rencontra Chen Shizeng (陈师曾) qui lui permit d'exposer à Tokyo avec succès puis à Paris.

Du passé il conserva les traits, le style ; du modernisme il prit l'audace, le mélange des couleurs et des modèles inédits : la campagne, les outils, les petits animaux qui le passionnaient. Il associa le rouge et le noir, le premier des fleurs, le second de l'encre avec un pinceau énergique et une main qui ne tremblait pas.

Même s'il ne naquit pas dans une famille de lettrés, il s'imposa par sa ténacité, son travail et son talent, les deux premiers ne suffisent jamais pour durer.

Son œuvre compte environ 10 000 peintures et il commentait ainsi l'évolution de son travail : « J'ai appris la peinture aux doigts dans ma jeunesse, j'ai fait des paysages à partir de trente ans et je me suis spécialisé dans les fleurs, les insectes et les oiseaux sur la quarantaine ».

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:00

 

Namson (Ha Ji-won) est détective, chose plutôt rare, mais possible, dans Joseon, la Corée du XVI ème siècle. Elle enquête avec Ahn (Ahn Sung-ki) sur une bande de faux monnayeurs dont la production est de si bonne qualité qu'elle met en péril l'équilibre économique du pays. Progressant dans leurs investigations, ils se rapprochent du Ministre de la Défense qui semble utiliser ce moyen pour prendre le contrôle du pays. Se sachant l'objet d'une enquête, le ministre en question fait appel à Sad Eyes (Gang Dongwon), son homme de main le plus efficace, expert en maniement d'armes et en arts martiaux, à ce dernier il confie les missions les plus périlleuses.

Toutes furent réussies.

Jusqu'à ce qu'il rencontre Namson !

 

Leur amour est impossible, interdit, et pourtant... Les sentiments ne se choisissent pas et quel meilleur argument pour un film !

Peut-on affronter qui l'on aime, peut-on aimer qui l'on doit arrêter, ou tuer ? La réponse vient d'elle-même et chacun des duellistes fait d'abord face à ses sentiments en contradiction avec son devoir, ou son métier au long d'affrontements où l'élégance domine la violence et la passion lutte contre elle-même.

Avec Ha Ji-won le charme est présent même dans les situations les plus improbables, qu'importe la vraisemblance des combats, depuis Tigre et Dragon ou le secret des poignards volants nous savons qu'il existe autre chose que les duels réalistes des films de capes et d'épées, sans parler du film de Ridley Scott dont je parlerai quand je l'aurai vu.

Une histoire romantique dans un cadre historique, 103 minutes avec Ha, maintenant que le froid s'annonce vous savez quoi regarder le soir. Y a rien à la télé !

 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 07:00

 

Kichiku - 1978 - Yoshitaro Nomura

Que se passe-t-il quand la maîtresse d'un imprimeur, ayant eu trois enfants avec ce dernier, en a marre et va le voir pour les lui laisser avant de disparaître ?

La femme officielle est surprise, on le serait à moins n'est-ce pas ? Trois bouches de plus à nourrir semble impossible et l'épouse mise devant le fait accompli laisse libre court à sa jalousie en s'en prenant de toutes les façons possibles aux enfants jusqu'à la mort du plus jeune, encore en bas-âge. Puisqu'un est décédé pourquoi les autres ne suivraient-ils pas le même chemin ? Ils sont la preuve de l'adultère autant que l'évidence que si le couple n'a pas d'enfant c'est bien de sa faute à elle. C'est elle qui est le démon du titre.

Vous penserez, à lire l'argument de ce film, qu'il s'agit d'un polar noir de chez noir. Vous aurez raison mais resterez au-dessous de la réalité.

Pas d'effet, la sobriété de la mise en scène, celle de l'interprétation d'Ogata Ken (le père) et des enfants suffit au malaise causé par un individu mi-humain, mi-bourreau, être le second n'empêche pas de rester le premier. Père qui voudrait et homme qui redoute, qui va vers la facilité aussi monstrueuse qu'elle soit. Sokichi n'est pas un salaud, il ne sait simplement pas comment faire, imputant sa propre responsabilité à un destin inévitable. Est-il coupable d'être pauvre ?

Difficile de répondre oui.

Pour vous !

L'atroce est plus fascinant qu'une beauté toujours superficielle. Comment ne pas partager l'angoisse de Sokichi qui laisse filer les jours, attendant qu'arrive une chose à laquelle il ne croit pas. Ne sommes-nous pas tous ainsi, multipliant les manœuvres dilatoires pour ''gagner'' du temps ?

Richii, l'aîné des enfants, est seul à apporter une lueur d'espoir. C'est lui qui fait preuve de maturité, lui qui restera seul face à son père après que la cadette eut trouvé la mort à son tour.

Quand au final, duel entre le père et le fils, découvrez-le, vous verrez combien la vie peut être résistante et l'enfance souvent victime d'adultes dont on se demande si ce terme leur convient.

Le film débute en nous montrant trois enfants souriants, insouciants, inconscients de ce qui les entoure, de ce qui les attend. Dès le deuxième plan le piège se met en place et la main de la fatalité pousse ses pantins sans leur fermer les yeux. Gardons les nôtres ouverts aussi longtemps que possible, heureux de savoir qu'il ne s'agit que d'un film, dans la réalité ces choses n'arrivent pas.

Ou disons qu'elles ne le devraient pas !

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 07:00

 

 

Petit à petit s'impose l'idée que Daniel Craig est le meilleur des Bond, devant Sean Connery. Inutile de parler des autres, ils sont plus crédibles en gravure de mode qu'en agent secret plus brutal que bien élevé.

Comparaison n'est pas raison, le cinéma a beaucoup évolué depuis un demi siècle, la mise en scène est plus rapide, les effets spéciaux plus réalistes, même pour des situations qui ne le sont pas, et les spectateurs plus exigeants, s'il y a de bonnes séries à la télé pourquoi sortir ?

Que ferait Sean en enfilant le costume de 007 aujourd'hui, en ayant l'âge qu'il avait en 1962 bien sûr, impossible de le savoir, en revanche retourner avec le style moderne les premières aventures de James serait intéressant.

Les choses commencent pourtant mal, la liste de tous les agents occidentaux infiltrés a été volée, il est impératif de la récupérer. Bond est tout près d'y parvenir, il ne ménage pas ses efforts pour cela, jusqu'à se retrouver sur un train aux prises avec le voleur. Eve observe de loin le combat dans la lunette de sa carabine. Malgré les risques M lui ordonne de faire feu, sur le voleur.

Manque de bol c'est 007 qui est touché en pleine poitrine. Cette blessure combinée avec la chute du train, opportunément placé sur un pont, droit dans le fleuve cent mètres plus bas doit avoir mis fin à ses jours.

Fin du film !

 

Non, je rigole, vous l'aviez deviné.

Plus tard M reçoit un étrange, et menaçant, mail, lui indiquant que le premier agent va être dénoncé. Et exécuté. Que peut-elle faire alors qu'un pirate se promène dans les ordinateurs du MI6 sans possibilité de l'arrêter. Pire, une bombe va exploser dans le QG de l'organisation, tuant six agents.

Qui peut arrêter ça, hein, qui ?

Je ne vais pas vous résumer Skyfall, mais vous conseiller d'aller le voir, pour l'action bien sûr, l'interprétation, de DC d'abord et de Javier Bardem qui compose un personnage inhabituel pour lui, cruel et ambigu, ancien du MI6, abandonné par M et qui conçoit pour ses anciens collègues et supérieurs une haine féroce, et compréhensible. Sans oublier une plongée dans le passé ignoré de Bond, ses parents, son enfance et Skyfall !

Dépaysement garanti, de Macao à l'Écosse en passant par Shanghai et Istanbul ; un petit manque en James Bond Girls même si Séverine est Française, on se console comme on peut.

My Nem is Lee ! Ça le fait, non ?

Non ?

NON !!!!!!!!


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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 10:47

 

Roy Revant est chasseur, d'hommes ou de femmes, du moment qu'il y a une prime sur leur dos. Il travaille pour une société officielle dirigée par Miranda Maverick. Il a une réputation, non usurpée, de violence. Depuis douze ans, il vit seul, depuis que sa fille disparut dans une onde de choc provoquée par un bouclier magnétique : l'Aurora Wave. D'elle, il ne lui reste qu'un chausson, son corps ne fut jamais retrouvé mais cet événement fit plus de dix mille victimes.

Un jour, alors qu'il est dans une situation délicate, une jeune fille intervient, un physique enfantin mais une force inhumaine. Il va s'avérer qu'elle est une Resemble totale. Les Resemble sont des membres artificiels mis au point par le RCU, remplaçant ceux des victimes ayant survécu à l'explosion du bouclier. L'existence d'un(e) Resemble complet aussi réussi et puissant semblait impossible et pourtant...

D'où vient Solty, qui est-elle, qui est le ''père'' des Resemble, est-ce elle que la police recherche, d'après des images captées par une caméra on le dirait, mais elles pourraient être trompeuses...


Une série parmi d'autres mais avec une héroïne attachante, s'interrogeant sur la conscience, de soi, celle-ci est-elle réductible à la vie organique ?

Inversement disposer de cette dernière est-ce accéder à la première ?

En possedez-vous au moins une ?

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 07:00

 

Belle histoire d'engrenage que celle-ci. Quand une enfant déçue qu'un éducateur ait refusé son cadeau, invente pour se venger, qu'il s'est exhibée devant elle. Elle n'anticipe pas ce qui va arriver, sous le coup de l'impulsion elle répète ce qu'elle a entendu sans bien savoir ce que cela veut dire. Quel autre moyen possède-t-elle ?

Mais son mensonge est entrée dans l'oreille d'une femme entre deux âges, mais plus proche du troisième, mal baisée visiblement, frustrée sans aucun doute, n'ayant à ''aimer'' que ''ses'' enfants, du reste elle finira par employer ce possessif, lui aussi inapproprié. Bref, elle entend, rumine, puis en fait part à un responsable.

Karla a un peu oublié ce qu'elle a dit mais l'homme qui l'interroge fait les questions et les réponses, elle n'a qu'à hocher la tête, et puis si elle avoue avoir menti n'est-ce pas preuve de la honte qu'elle ressent ? Ainsi se referme le cercle vieux sur Lucas

Belle démonstration aussi des carences intellectuelles et psychologiques de ''nos'' semblables, réagissant sans savoir, croyant en la parole d'une enfant sans entendre ce que l'accusé peut dire.

Pédolâtrie quand tu les tiens, ''les'' puisque je n'en suis pas atteint.

Que feriez-vous si on vous apprenait que votre meilleur ami est trop proche de votre enfant, si vous étiez celui qui est accusé sans pouvoir vous défendre autrement qu'avec votre bonne foi ? Pouvez-vous affirmer que dans le premier cas vous maîtriseriez vos hormones ? Facile de s'en prendre à ces imbéciles sur l'écran, moi je serais plus intelligent.

Moi ?

Vous sûrement pas, moi... j'en suis même pas sûr.

Le scénario n'innove pas, les situations sont attendues, souvenez-vous, s'il se trouve des cinéphiles parmi vous, des ''risques du métier'', le film d'André Cayatte avec Jacques Brel dans le rôle principal. La société a-t-elle changée, sans doute, en bien ? Non ! En mieux ? Même pas !

En revanche l'interprétation de Mads Mikkelsen est impeccable, son prix d'interprétation à Cannes n'est pas volé. Le principal mérite de ce film peut être l'opportunité donnée au spectateur de s'interroger sur ce qu'il ferait si... et de répondre honnêtement.

Ce qui n'est pas facile.

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 07:07

 

 

 

L'inspecteur Imanishi, et son adjoint, se trouve confronté à un mystère, comment trouver l'assassin d'un homme dont on ignore le nom ? Un double indice, ''Kameda'', un mot entendu prononcé par la victime dans un bar avec un accent du Nord. Comme Charles Kane mourant en prononant ''Rosebud''. Un fil ténu que les policiers vont suivre, allant d'une découverte à une autre, explorant le passé d'un pays, d'un homme. Comment les dissocier ?

137 minutes pour relater une enquête banale, en apparence, dans une mise en scène suivant l'évolution de l'action, progressant en fonction de la dramatisation. Partant d'un mot pour gravir marche après marche l'escalier menant à la vérité en même temps qu'ils voyagent, souvent en train, progressent vers le nord du pays, les policiers semblent jouer leurs carrières, sinon leurs vies, dans cette chasse à l'homme. Pièce après pièce ils reconstituent l'image du mystère, grain après grain, ils remplissent le vase de sable.

Le problème n'est pas la découverte du criminel mais de comprendre ses motivations, de les partager, de les approuver même. Pas question d'en dire trop, ce serait gâcher le plaisir et l'émotion de la dernier demie heure, le crescendo visuel et musical, écrin d'une vérité qui nous prend à la gorge. Les deux premiers tiers du film relatent l'exploration policière, le dernier nous les montre faisant leur rapport. Ils racontent la vie d'un pianiste alors que celui-ci propose sa dernière œuvre. Un grand bravo au passage à Kosuke Sugano, auteur de la B.O.

 

Matsumoto Seichō (松本清張,) est le ''Simenon'' nippon, plus que des polars ses livres sont prétextes à l'exploration d'un milieu dans lequel il met sous la loupe un drame et les individus impliqués, les écorchant des apparences, trompeuses comme chacun sait, pour nous montrer la réalité des motivations, des ambitions, des frustrations comme des souffrances, qui mènent au crime, ce dernier n'étant qu'un prétexte pour l'auteur, une clé pour entrer dans un microcosme que nous n'imaginions pas. Malheureusement il est peu traduit en France alors qu'il a produit plus de quatre cents œuvres.

 

La mise en scène est splendide, maîtrisée, les images magnifiques, l'intrigue bien menée et les acteurs remarquables, petit bémol toutefois j'ai trouvé la fin ''trop'' belle, ''trop'' musicale, ''trop'' dramatique. Un peu moins d'un des ingrédients et la perfection aurait été proche.

Si, comme moi, vous avez laissé tomber la téloche pour regarder ce que vous voulez, quand vous voulez, vous pouvez passer deux heures et demie devant ce film, vous ne les aurez pas perdues.

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 10:22

 

Difficile de traiter un sujet comme l'hystérie alors que viens tout juste de naître la neurologie et que la psychologie est encore à formaliser, (avant d'être formolisée... mais la question n'est pas là). Nous suivons ici Augustine, servante de 19 ans, qui depuis quelques mois fait des crises d'hystérie et se retrouve à la Salpetrière. Nous sommes à la fin du XIXème siècle mais l'accueil semble correct et le personnel attentif.

Ce film souffre de la difficulté de présenter en moins de deux heures un cas clinique complexe qui met en scène deux personnalité très différente. Une jeune fille modeste, pour le moins, et un professeur réputé dont les recherches sont le principal de la vie et comprendre le mot d'ordre qui la gouverne. Impossible d'éviter le spectaculaire et le parallèle entre l'hystérie et la possession qui fut cause de tant d'exactions ecclésiastiques, d'effrois d'une populace ignorante et craintive s'y prête trop bien. Rappelons que l'hystérie, à l'époque, est un terme générique pour la plupart des affections mentales, psychologiques ou neurologique, Charcot participera à débroussailler ce qui est un nouveau monde médical et thérapeutique. Il ne poussa pas plus loin ses recherches, trop marqué peut-être par le corporel pour passer au psychologique, Freud qui fut son élève plus tard sauta la marche avec le succès que l'on sait. Les choses arrivent en leur temps.

Le professeur est contraint par ses obligations, ses représentations, médicales et sociales, ses vêtements mêmes, dans un milieu dont il n'est pas originaire et qu'il obtint par ses mérites et son mariage, Augustine est jeune, sensuelle et frustrée, comme on dirait aujourd'hui, prise entre ses désirs et l'impossibilité de les exprimer, sinon par l'hystérie et ses diverses manifestations. Les relations entre les médecins et leurs patients, quand ceux-ci sont d'extractions modestes sont brutales, attention pourtant à les juger à l'aune de notre vision ''moderne'' de ce qu'elles devraient être. Conditionnel justifié par le fait qu'aujourd'hui encore elles sont loin de cet idéal pour ceux qui font partie du quart-monde où les soins sont un luxe.

La réalisatrice manipule la réalité pour montrer une relation entre le médecin et sa patiente dont rien ne dit qu'elle arriva. Le premier ressenti-il parfois de l'attirance pour une de ces deuxièmes ? Augustine est ''victimisée'' (ça c'est un mot d'aujourd'hui!) comme il se doit, n'est-elle pas la prolétaire face au grand bourgeois, ce que Charcot n'était pas.

Du petit-guignol, bien joué par Vincent Lindon, qui ne ressemble pas du tout à son modèle, et par Soko, qui ne doit pas plus ressembler au sien.

Le sujet était casse gueule, la preuve.

La réalisatriste laisse penser que tout n'était que mise en scène et exploitation de monstres, non de foire mais d'amphi, que Charcot était un tripoteur de jeune fille, c'est surtout révélateur de ses propres fantasmes et frustrations.

Hystérie, vous avez dit hystérie...

Dommage

 

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