Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 07:42

Natalie Chaidez, Gale Anne Hurd – SyFy – 2016 – 13 épisodes

Flynn Caroll est un flic de Baltimore qui a connu quelques expériences difficiles dans un passé récent et souffre de PTSD (Post Traumatic Stress Disorder). Il revient à son poste alors que ses supérieurs l'en pensent incapable, psychologiquement.

Sa femme est décoratrice, un métier qui ne prédispose pas à courir des risques, elle est pourtant enlevée, violemment, par un homme qu'elle semble connaître, sous les yeux de Flynn sans qu'il puisse s'y opposer tant le kidnappeur est fort. Le policier s'interroge sur ce qui se passe, réellement quand il le voit disparaître aussi rapidement.

Il va mener son enquête de son côté, et finalement découvrir qu'il existe une unité spéciale, gouvernementale et secrète, l'ETU (Exo Terrorism Unit) qui pourchasse des individus ressemblant à celui qu'il traque lui aussi. Des individus disposant de capacités inhabituelle les faisant considérer comme inhumains sans que personne en connaisse l'exacte origine.

Finalement il sera coopté par cette équipe, pour découvrir qu'elle poursuit des créatures inconnues, les Hunters, dangereuses mais d'apparence terrienne, et même qu'elle en a intégrée une dont Caroll se méfiera d'abord avant qu'elle ne lui sauve la vie et qu'il doive la remercier. Créatures ignorant sa nature, son origine, luttant contre une violence et une faim qui l'effraie elle-même.

 

Flynn en viendra à s'interroger sur son épouse, aurait-elle été...

Une nouvelle série tentant d'associer la science fiction et le polar avec des terroristes à l'aspect inhumain, rassurants pour cela. Qui sont-ils, d'où viennent-ils, que veulent-ils ? L'avenirle dira, peut-être.

Le personnage de Flynn est dessiné avec les poncifs du genre, le dur qui se sort avec difficulté d'une situation pénible et doit prouver sa capacité à retrouver son rôle, son intégration au sein de l'ETU est, trop, rapide, le personnage le plus intéressant, outre le ''méchant'' en chef (photo ci-dessus), McCarthy, est bien la partenaire de Caroll, Regan. Alien par nature, humaine par désir, l'instinct contre la volonté. Ci-dessous.

Heureusement, il est ici question de télévision.

 

Deux épisodes ne suffisent pas à se faire une idée d'une série qui n'est pas sans promesses, ni faiblesses.

J'espère que les premières l'emporteront.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
commenter cet article
26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 07:11

 The Pride of the Yankees – Sam Wood – 1942 – 128'

Lou Gehrig né le 19 juin 1903 à New York, enfant il n'a qu'une ambition, devenir le meilleur jouer de baseball alors que ses parents le voient en ingénieur. Une fois admis à l'université il fait rapidement la démonstration de ses capacités sportives mais si l'encadrement l'apprécie c'est moins le cas des autres membres du club qui viennent d'un tout autre milieu et le méprise.

Sam Blake, un journaliste spécialisé, le recommande aux Yankees de New York qui lui font une proposition dès qu'ils se rendent compte de son talent. Lou hésite mais sa mère a besoin d'une couteuse opération, il signe donc mais sans dire à celle-ci qu'il est devenu professionnel de Baseball, elle le croit étudiant.

Dans cette équipe il côtoie les grands champions de son époque, comme Babe Ruth. Lors d'un match à Chicago il remarque une spectatrice, Eleanor Twitchell qui se moque de lui. Malgré cette première rencontre ils se revoient, Lou fait la cour à le jaune femme, elle accepte de l'épouser.

Tout va pour le mieux, d'autant que sa carrière progresse, qu'il est de plus en plus célèbre. Adoré du public il fait partie des meilleurs joueurs de son temps.

Les choses vont se gâter quand il apprendra qu'il souffre d'une forme de sclérose en plaque. Son avenir dans le sport est impossible, il doit se retirer. Le 4 juillet 1939, dans le Yankee Stadium, devant 62 000 spectateurs il fait ses adieux en disant Aujourd'hui, je me considère comme la personne la plus chanceuse sur Terre.

Il décède des suite de sa maladie le 2 juin 1941. Aux états unis la sclérose amyotrophique porte son nom, en France elle est plus connue sous le nom de ''maladie de Charcot''.

 

Nommé pour 11 Oscar, le film n'obtiendra que celui du meilleur montage, dommage pour Gary Cooper qui, s'il a du mal à jouer un étudiant alors qu'il a 40 ans, incarne admirablement Lou, lui donnant sa silhouette, son prestige et son charisme. Aucun autre acteur de son temps n'aurait pu tenir ce rôle aussi parfaitement. Teresa Wright est l'épouse idéale, drôle, émouvante, dévouée jusqu'au bout. Autre qualité du film, la présence de Babe Ruth dans son propre rôle. Si vous êtes amateur de baseball vous serez peut-être déçu, l'accent n'est pas mis sur cette partie de la vie de Lou mais plutôt sur sa vie privée, ce qui fait d'autant plus regretter qu'un réalisateur de plus grande envergure ne soit pas derrière la caméra. Un avantage si vous ne l'êtes pas.

 

Cette réalisation est classée troisième dans la liste des 10 meilleurs films américains de sport derrière Raging Bull et Rocky. Un podium qu'il ne mérite pas. En revanche l'émotion est au rendez-vous, on ne peut pas tout avoir. 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:00

리셋 Kim Yong-kyoon – 2014 – OCN – 10 épisodes

Le procureur Cha Woo-jin suit une thérapie lui permettant de remonter dans le temps, de chercher un souvenir enfoui dans son subconscient et qui se manifeste régulièrement dans ses rêves. Forcer ce souvenir pourrait entraîner des dommages. Le praticien lui suggère d'en rester là, du moins avec lui, et de tenter l'auto-hypnose qui serait plus efficace. En effet le procureur Cha est un excellent hypnotiseur. Mais chut, c'est un secret !

Le cas est difficile, l'interrogatoire dure depuis longtemps mais Kim In-seok invoque son droit de garder le silence. Un seul moyen, l'intervention du procureur Cha. C'est une course de vitesse entre ce dernier et l'avocat du prévenu qui vient d'arriver. Woo-jin a un peu d'avance. Il commence l'interrogatoire en découvrant le dossier tout en jouant avec son stylo. Ensuite Cha lit les faits qui évoquent le crime d'une jeune femme demandant au suspect de corriger les erreurs.

L'avocat arrive, mais le suspect a avoué et raconte ce qu'il fit avec l’haltère qu'il utilisa pour frapper la victime. Mais l'avocat, un ancien policier est un bel enc efficace et fera libérer l'assa... le suspect.

La chef de section Han arrive au bureau du procureur Cha où elle retrouve son second, l'inspecteur Ko Mo et Mlle Jang. Ils forment l'équipe des enquêteurs du procureur.

L'affaire était compliquée, Cha en discute, dans la rue avec le policier qui menait l'interrogatoire avant lui quand une bande de fille les interpelle, l'une d'elle s'en détache et s'approche tout en s'amusant avec un briquet. La discussion monte avec le policier alors que Cha observe la jeune femme alors que des souvenirs reviennent à sa mémoire jusqu'à envahir son sommeil. Ce souvenir qu'il a enterré depuis longtemps, et cette jeune femme de la ruelle est le portrait de celle qu'il le hante dès qu'il dort.

Le lendemain, Cha voit arriver la jeune femme de la veille dans un fourgon de la police, menottée, puis apprend qu'elle est soupçonnée de la mort de Kim In-seok, tué du coup d'un petit couteau à l'arrière du crâne. Sa position lui permet d'assister à l'interrogatoire, de l'autre côté de la vitre. Jo Eun-bi, La jeune fille, raconte ce qui est arrivé, que Kim l'a poursuivie, giflée... elle se souvient l'avoir frappé à la tête, mais pas poignardée. Elle avait bu, s'être sentie bizarre ensuite, comme si elle avait été droguée, elle a été contrôlée positive aux amphétamines. Finalement peut-être l'a-t-elle frappé avec le couteau suisse, bien qu'elle ne s'en souvienne pas. Elle est prête à le reconnaître.

 

Cha l'interroge, ne se connaissent-ils pas, un peu ? Il est le seul à penser qu'elle est innocente, le seul à pouvoir l'aider, il faut qu'elle ferme les yeux, alors qu'il joue avec son stylo... elle se souvient, le bar, le karaoké... et Kim qui lui parle de Cha Woo-jin. Elle s'enfuit, il essaie de la retenir mais elle sait se défendre et parvient à monter dans un taxi tout en voyant un homme observer la situation. L'affaire va être difficile pour Cha, le père de la victime est le président un groupe important et un homme capable de tout. Eun-bi ayant ''presque'' avouée fait une coupable acceptable. Le supérieur de Cha lui fait comprendre qu'il faut un responsable, même faux. Reste au procureur à aller voir le président, à tenter de discuter pour qu'il ne tente rien contre Jo.

Un accord est conclu, Cha a 48 h pour trouver l'assassin. Ce pourrait être le père de la victime de Kim In-seok. Celui-ci veut bien parler, mais au procureur Cha. Avant de lui parler il lui chante une chanson qui rappelle des souvenirs à Woo-jin... il n'en dira pas beaucoup plus.

Un choc efface les souvenirs, un autre peut les faire revenir ! En même temps qu'une ombre du passé refait surface.

 

15 ans plus tôt Woo-jin était très amoureux de Seung-hui. Ils étaient ensemble quand ils furent agressés. Woo-jin fut assommé, la jeune fille fut violée, acte qui la poussa au suicide, le responsable ne fut jamais retrouvé. Huit ans passèrent, Cha finit par effacer de sa mémoire le souvenir de ces instants trop douloureux. Or Eun-bi est le portrait de Seung-hui.

Qui assassina Seung-hui, pourquoi revient-il tant d'années après, le procureur Cha se cache-t-il à lui-même des moments trop douloureux ? Que s'est-il passé 7 ans plus tôt que Cha oublia ? Sans parler d'une enquête qui pourrait mettre en cause bien des hommes importants... Y a-t-il un lien entre Seung-hui et Eun-bi ?

Des questions qui trouveront leurs réponses en 10 épisodes. Pour une fois c'est presque trop court

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
commenter cet article
16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 08:17

Mia Hansen-LØve – 2016 – 100'

 

Nathalie est professeur de philosophie, par ailleurs elle est l'auteur d'un manuel qui a une excellente réputation mais se vend mal de par sa présentation sévère et dirige une collection dont l'avenir est compromis pour la même raison. L'époque n'est plus au sérieux, à la profondeur, mais aux contraintes du marketing, à la prépondérance d'une présentation racoleuse et colorée.

Ce qui ne lui convient pas du tout.

Outre son métier elle se partage entre sa famille, un mari et deux enfants, et une mère, dépressive et possessive, ancien mannequin qui vit mal le temps qui passe, sa beauté disparue et passe son temps à attirer l'attention, de sa fille mais aussi des pompiers qu'elle appelle à la première crise d'angoisse, c'est à dire souvent.

Sa mission, du moins la défini-t-elle ainsi, est d'apprendre à ses élèves à penser par eux-mêmes, malheureusement c'est une aspiration que peu connaissent. Parmi ceux-ci il en est un qui sort du lot, Fabien, brillant mais idéaliste, croyant aux idées libertaires, comme si elles ne remontaient pas à la surface à chaque génération comme un noyé voyant voir que rien n'a changé. Il croit en ses idées, et pour les mettre en pratique part pour le Vercors où il a racheté une vieille ferme pour une vie en semi communauté.

Elle est devenue une bourgeoise comme il y en a tant, n'aspirant à rien d'autre que son confort, physique, mental et moral.

Mais les événements vont se précipiter, d'abord son mari va lui annoncer avoir rencontré quelqu'un, formule détournée pour l'avertir qu'il va partir et divorcer. Puis c'est sa mère qui, après avoir accepté un placement en maison de retraite, décède brusquement. Enfin son éditeur lui annonce qu'elle ne rentre plus dans les objectifs de l'entreprise.

Bref, comme elle l'avoue à Fabien alors qu'elle va passer quelques jours chez lui pour se changer les idées, elle n'a plus de mari, de mère, de collection, elle est libre comme elle ne l'a jamais été.

Une situation pas forcément enviable. Son univers s'effondre, sa relation, devenue surtout intellectuelle, avec son époux lui manque, finalement il vivait moins avec les livres qu'elle.

Nathalie doit réorganiser sa vie, ouvrir les yeux sur le passé, regarder son futur avec moins de certitude. Alors que Fabien lui suggère de refaire sa vie elle répond qu'elle ne s'imagine pas avec un homme de son âge et encore moins avec un jeune. Mais alors que nous la quittons pendant le réveillon de Noël, qu'elle est devenue grand-mère, qui sait quelles découvertes elle peut faire.

Un film tout en délicatesse sur un moment charnière comme il en arrive quelquefois dans une vie. Pas de drame, quelques cris, un peu plus de larmes, le temps de faire le deuil d'habitudes moins définitives que prévu et de repartir. La vie intellectuelle de Nathalie lui suffira-t-elle longtemps ? Quel sera son avenir ?

À chaque spectateur de se faire son idée.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:39

High Noon – Fred Zinnemann – 1952 – 85'

Il est 10 h 30 dans la ville d'Hadleyville (et ailleurs aussi bien sûr), Will Kane s'apprête à rendre son étoile de shérif puisqu'il vient d'épouser Amy Fowler avec laquelle il envisage d'ouvrir un commerce dans une ville voisine.

Pourtant un message lui apprend que va arriver en ville Frank Miller, un bandit qu'il avait arrêté et était condamné à mort. Celle-ci ne fut pas appliqué puisque le criminel fut libéré après seulement cinq ans de prison. Rancunier il revient à Hadleyville pour se venger de celui qui le conduisit au pénitencier.

Le train doit arriver à midi, trois complices attendront Miller pour l'aider à exécuter son plan, et Will.

Kane hésite mais le devoir l'emporte, il ne peut attendre sans rien faire. Il lui reste un peu de temps pour enrôler des hommes pour arrêter le quatuor de tueurs. Mais la lâcheté des habitants va se révéler au grand jour, aucun n'aura le courage de l'aider, tous préfèrent se terrer chez eux, derrière leurs volets, s'y pensant à l'abri.

Will est seul pour faire face aux arrivants !

Le convoi arrive, ralentit, s'arrête, Miller en descend, rejoint ses amis. L'affrontement est inévitable alors que les rues sont vides, que les yeux tentent de voir, discrètement, ce qui se passe. La curiosité n'est pas antinomique de la couardise.

 

4 contre 1, le combat semble inégal...

Le titre français fait allusion au train qui devrait siffler trois fois si Miller était vraiment à bord, mais il n'en est pas question dans la version originale, et le véritable titre, High Noon, signifie autant midi pile que l'heure de vérité.

La réalisation de Zinnemann fait monter l'angoisse en montrant des horloges en plans de plus en plus rapprochés. Pour cela le film est presque en temps réel. Kane cherche de l'aide, mais les portes se ferment devant lui alors que le train se rapprochent, que les trois ''assistants'' de Miller attendent ce dernier avec impatience, sûrs de leur fait.

Un classique du western dominé par la stature de Gary Cooper, vivante incarnation du courage, s'il y a un homme qui ne sait pas reculer c'est lui. Et Grace Kelly dans un de ses grands rôles. Que demander de plus, sinon ce que nous ferions dans un tel cas. Heureusement cela a peu de risques d'arriver.

Quoi que...

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 08:05

Jennifer Yuh Nelson / Alessandro Carloni – 2016 – 95'

Kaï est retenu dans le royaume des esprits depuis des siècles, mécontent de cet état de fait il est prêt à tout pour s'échapper. Pour cela il s'empare du ''chi'' de maître Oogway, son ancien ami pourtant, et parvient à s'infiltrer sur Terre, en Chine. Là où justement Po, le ''guerrier-dragon'' passe son temps à s'entraîner, un peu, et à manger, beaucoup. Après la réussite de sa mission précédente Maître Shifu Sweng lui confie la charge d'enseigner, ce qu'il fera, sans grand succès.

Sur un marché il aperçoit un autre panda, une présence rare dans le quartier, qui s'avérera être son père, Li Shan, venu de loin pour le retrouver.

Po est heureux, lui qui longtemps avait cru que son géniteur était San Ping, une oie vendeuse de nouilles. Mais deux pères valent mieux qu'aucun ! Cela ne va pas durer, la nouvelle que Kaï arrive se répand, qu'il s'attaque à tous les maîtres du kung-fu l'un après l'autre et vole leur ''chi'' pour absorber leur force. Son but est de les collecter jusqu'au dernier, le guerrier-dragon, le seul pouvant contrecarrer ses plans, bien qu'il soit sûr du contraire.

La solution pourtant existe, elle figure sur un parchemin montrant maitre Oogway alors que celui-ci, avec Kaï, menait son armée. C'est alors qu'il rencontra un village de panda qui lui firent découvrir le ''chi'', une force de vie qu'il ignorait, et à laquelle il va se convertir, ce que refusera Kaï. Leurs chemins vont diverger. Il est évident que la solution c'est le ''chi'', que le guerrier-dragon apprenne à le maîtriser et il vaincra Kaï.

 

C'est le moment où intervient Li Shan, il vient d'un village caché dans les montagnes où sont fils pourra apprendre le secret qu'il recherche.. Les pandas partent. Le chemin est long, périlleux, surtout que San Ping s'est caché dans leurs bagages.

Enfin ils arrivent au but, le village, et des dizaines de pandas qui accueillent Po comme le fils prodigue. Lui veut remplir sa mission, avant, lui affirme son père il doit apprendre à être un vrai panda. Faire la sieste, manger davantage, rouler plus que marcher, se lever tard. Un entraînement auquel il se plie. Mais Kaï avance, bat les amis de Po, à l'exception de Maître Tigresse qui s'échappe pour le prévenir de l'imminence de l'affrontement.

Po veut savoir, son père doit lui enseigner. Mais celui-ci à menti, si son village avait ce savoir il y a longtemps qu'ils est oublié. Tout ce qu'il désirait était mettre son fils à l'abri. Amour paternel que Po prend pour une trahison l'ayant conduit à abandonner ses amis. Il ne connaît pas le secret souhaité mais découvre qu'il n'est pas seul, tous les pandas sont là pour l'aider, ensemble ils pourront faire quelque chose. En s'unissant on est plus fort ?

 

Je ne vais pas vous dévoiler la fin, ce genre de film ne fait pas son succès sur son suspens mais sur ses personnages, sa réalisation et son scénario. Les premiers sont sympathiques, surtout Po, la séduction du panda n'est plus à démontrer. La seconde est impeccable, chaque nouvel opus semble plus parfait que le précédent. Reste le troisième, simple, comme il se doit, porteur de la bonne parole, démontrant que la sagesse l'emporte sur la force brute. C'est du cinéma, dans la réalité... Raison de plus pour faire semblant d'y croire pendant 90'.

Po comprend finalement la valeur de l'enseignement. L'élève ne doit pas ressembler au maître mais devenir lui-même.

 

Encore faut-il être quelque chose. Mais c'est une autre histoire. Le secret du ''chi'' semble s'être perdu. Définitivement ?

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 08:25

Amy Seimetz, Lodge Kerrigan – 2016 – 1 saison de 13 épisodes, de 27', pour Starz

 

Dans la famille Presley vous connaissez le grand-père, Elvis, peut-être la mère, Lisa Marie, probablement pas la fille Riley. Il faut dire qu'elle porte le nom de son père : Keough.

Mannequin à 14 ans elle apparaît dans quelques films, dont Mad Max : Fury Road et se retrouve en 2016 vedette de : The Girlfriend Experience. Série adaptée par Steven Soderbergh de son film éponyme avec Sasha Grey, porn star qui prouvait ses talents d'actrice dans un rôle qu'elle devait connaître.

 

Après ce préambule entrons dans le vif du sujet, si j'ose dire.

Christine Reade, vue de dos, suit le couloir d'un grand hôtel, frappe à une porte. Une jeune femme habillée de cuir lui ouvre. Leur client n'est pas là mais a laissé sa carte bleue afin qu'elles commandent ce qu'elles veulent. Ce sera donc le vin et le champagne le plus cher, entre autre.

 

Rien de drôle dans ces entretiens en vue de l'obtention d'un stage dans un cabinet d'avocat, obligatoire pour qui suit des études de droit, et pouvant ouvrir une porte sur l'avenir.

 

Elle répond avec intelligence et science aux questions, comme si elle savait vraiment de quoi elle parlait. Pas de problème, elle sait se préparer, choisir les mots qui prouveront son intérêt, fut-il feint, et retenir l'attention de ses interlocuteurs.

 

Dans un bar elle remarque un homme qui lui plait, perdre du temps n'est pas son genre aussi lui propose-t-elle d'aller au lit tout de suite. Une proposition difficile à refuser.

Le cabinet Kirkland & Allen est un des plus importants de Chicago, pour elle c'est une opportunité. Elle écoute, apprend, observe, se fait remarquer par le patron pour avoir voulu trop bien rédiger une lettre publicitaire qui ne sera jamais lue. Le copier-coller suffit lui dit-il.

 

Elle suit ses études avec plus de facilité que d'intérêt réel. Sa meilleure amie, Avery, fait semblant d'être étudiante elle aussi mais c'est pour plaire à son ami, beaucoup plus âgé qu'elle, mais qui ne les fait pas !

Christine veut en savoir plus, la vie de son amie l'intéresse, être seulement ''entretenue'', vivre dans un appartement luxueux, boire de bons vins, avoir ce qu'elle veut. Tout cela est bien loin de sa routine estudiantine.

 

Dans son quotidien Christine est peu liante. Elle passe des bancs de la fac à son, petit, bureau chez Kirkland. Être invité à sortir avec le ''copain'' d'Avery est plus intéressant. Comme de se faire appeler Chelsea, de jouer à être quelqu'un d'autre, à moins que ce ne soit le moyen, le masque, pour être, enfin, elle-même. Une soirée chic où elle fréquente des gens importants, elle est même, bien, payée pour cela. Dans ce monde tout se paye.

Elle découvre un nouveau milieu, d'autres personnalités et comportements. Quand un homme lui propose de partir elle accepte, sans répondre. Elle n'aura même pas eu à dire oui.

 

Ainsi suivons-nous une jeune femme sous différents aspects, l'étudiante, la stagiaire, l'escort. Avec cette distance qu'elle conserve, ce désintérêt pour les relations sociales ''normales''. Sa dernière occupation comme pour équilibrer les autres, ressentir une émotion, une excitation, que les autres ne lui apportent pas, ne générant en elle qu'ennui né de la contrainte des circonstances. Distance qui lui permet de garder le contrôle autant que possible. Du moins est-ce ainsi dans les premiers épisodes. Je préfère rédiger cet article avant de regarder les autres, ils pourraient dire la montrer avec un ressenti différent, des motivations contraires, une personnalité inédite.

Domine finalement l'impression d'une mise en abyme pour le téléspectateur qui la regarde agir comme elle le fait elle-même. La brièveté des épisodes évite le sentiment de lassitude pouvant intervenir, et Riley, qui présente des traits familiaux qui ne trompent pas, réussit à être dense et distante à la fois.

 

Quel est le moteur qui la pousse, le manque, éventuel, qu'elle voudrait combler, la souffrance qu'elle désirerait oublier ? Les prochains épisodes le diront, peut-être. Le risque de partir en quête de soi-même est de la mener à son terme. Danger et plaisir vont souvent de pair.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
commenter cet article
5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 08:20

Sergeant York – Howard Hawks – 1941 – 134'   

 

Alvin Cullum York nait dans le Tennessee en 1887, troisième des onze enfants de Mary Elizabeth et William Uriah York. William meurt en 1911, Alvin doit élever ses jeunes frères et sœurs, les ainés, mariés, se sont éloignés. Il est travailleur, attaché à sa famille, mais l'abus d'alcool le fait se battre souvent. Sa mère, membre d'une communauté pacifique fait tout pour qu'il change. Il se convertit le 1er janvier 1915.

En juin 1917, mobilisé, il incorpore le 328e régiment d'infanterie au Camp Gordon. Il est persuadé que c'est un souhait divin qu'il rejoigne le champ de bataille et que dieu veillera sur lui.

 

Promu Caporal il se retrouve en octobre 1918 à devoir infiltrer les lignes allemandes pour faire taire des mitrailleuses. En chemin ils font des prisonniers mais se retrouve pris sous le feux des armes ennemies, 6 américains seront tués. Mettant ses hommes, et leurs prisonniers, à l'abri, il se dirige vers les tireurs. Il tue alors 28 ennemis et capture seul le bataillon de mitrailleurs allemands, 4 officiers et 128 soldats !

Ce fait d'arme lui vaudra une promotion au grade de sergent et 50 décorations, dont la légion d'honneur, La Medal of Honor, la World War II Victory Medal...

Démobilisé il rentre chez lui, se mari, fait huit enfants et refuse les propositions cherchant à tirer profit de sa célébrité.

Aux demandes d'écrire sa vie il contacte un éditeur, lui parle du journal qu'il tint durant la guerre. Tom Skeyhil rédigera cette ''autobiographie'' avec lui. Il refusera jusqu'en 1940 toute adaptation cinématographique mais pour financer la création d'une école biblique interconfessionnelle il acceptera. Ne posant qu'une condition, que son rôle soit tenu par Gary Cooper. Le choix était excellent, le film connaîtra un grand succès et sera 11 fois nommé aux Oscars, Cooper emportera celui du meilleur acteur dans un rôle dramatique.

La preuve que le pacifisme n'empêche pas de combattre et de réaliser des faits exceptionnels, même si, comme le dira York : Une puissance supérieur à moi me guidait, me gardait et me disait quoi faire.

Évidemment l'Histoire retint son histoire parce qu'il en revint, combien eurent la même conviction mais se firent tuer.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:30

두근두근 내 인생 (Doogeundoogeun Nae Insaeng) - E J-Yong - 2014 – 117'

Han A-Reum a 16 ans, il n'a jamais été à l'école et passe son temps avec son ordinateur. Depuis peu il a commencé à écrire sur ses parents. Il est né alors que ses parents n'avaient que 17 ans, comme Roméo et Juliette. Han Dae-soo aurait voulu que sa Choi Mi-ra ne garde pas l'enfant, anticipant les conséquences de cette naissance, le regard des autres, les contraintes sociales, l'obligation de quitter le lycée. La jeune fille ne l'entend pas de cette oreille, bien que tous les deux doivent faire face à l'incompréhension, sinon l'hostilité, de leurs famille. Il faut dire que Dae-soo était connu pour avoir frappé l'arbitre de Taek won do. Les remontrances paternelles l'avait convaincu de quitter le domicile.

Il n'y retourna jamais.

Alors qu'il écrit, sa mère entre, vient voir si tout va bien, vérifier qu'il a pris ses médicaments, fait une prise de sang... le train train quotidien. Ensemble ils aiment regarder la télévision, justement il y a une émission sur eux, le fait qu'ils devinrent parents à 17 ans, et que leur fils doivent précocement quitter ce monde. En effet A-Reum souffre de Progéria, une maladie le faisant vieillir rapidement, à 16 ans son corps est celui d'un homme de 80.

A-Reum parle de sa maladie, se montre quand subit les traitements nécessaire à son état, quand il monte dans le taxi de son père. L'émission montre ses parents, sa mère, ouvrière, dont les collègues de travail ignoraient que la vie était aussi difficile.

Le show est produit par un ami des parents pour les aider financièrement. Quand il est dans le taxi les réactions sont très différentes, pour l'une c'est insupportable, pour d'autre c'est l'occasion de faire un selfie. Leur vie est faite de bons moments, manger ensemble dehors, boire une bière, rigoler, rien qui diffère des activités d'une famille normale mais quand un lycéen traite son fils de gollum, Dae-soo ne peut pas laisser passer. Sa maîtrise du Taek won do n'est plus ce qu'elle était et, maladroit, assomme le policier qui venait voir ce qui se passer.

A-Reum est partagé entre son âge véritable, ses pulsions et désirs, et son âge physiologique qui lui donne l'impression qu'il a autant vécu qu'il en a l'apparence.

Il continue à écrire l'histoire de ses parents, la grossesse de sa mère, l'attention de son père, alors que la maladie se rappelle à lui trop souvent. Un jour il reçoit un mail d'une jeune fille de son âge, Lee Seo-ha qui obtint son adresse par la chaîne télé, probablement, dit-elle, ont-ils eu pitié de moi pour être malade elle aussi. Le jeune homme se met à penser à Seo-ha comme l'ado qu'il est malgré tout, il en parle à M. Jang, un voisin à qui il se confie. Il ne sait pas quoi faire, répondre ou pas ? En attendant il doit retourner à l'hôpital. C'est sur son lit qu'il répond à Seo-ha.

Leur relation épistolaire, s'engage. Dae-soo fait des heures sup comme vigile, le weekend qui arrive on lui propose d'être un des gardes du corps des Girl's Génération, son groupe préféré. Impossible de refuser. En attendant A-Reum veut bien participer à une nouvelle émission, il sait qu'ainsi il facilite la vie de ses parents.

A-Reum est curieux de sa nouvelle amie, il voudrait en savoir plus sur elle, d'où elle vient, ce qu'elle veut. Être écrivain est son ambition, comme lui. C'est enfin le jour de ''Stardate'' l'émission avec les Girls Générations ! Manque de chance pour Dae-soo, son épouse et son fils peuvent l'apercevoir à lé télé. Et puisqu'il est question de télé, vient le jour du tournage, le réalisateur a l'idée de présenter l'amitié de Seo-ha et A-reum...

Le temps passe, lui n'est pas l'ami de A-Reum. À part ses parents, en a-t-il un(e) ? Comment peut-il profiter des semaines, des jours, des heures qui lui restent ?

 

La qualité d'une vie ne se résume pas à sa longueur ! Telle pourrait être la leçon de ce film. A-Reum, sait que la mort s'approche, il veut profiter de chaque instant, du ciel, des étoiles filantes, de ses parents, d'une illusion même. Il distingue la limite mais ceux qui ne la voient pas ignorent qu'elle pourrait être juste en face d'eux. Les acteurs sont sobres, malgré le soju, la réalisation évite la lourdeur et l'ensemble, malgré l'ombre qui plane, est plein de vie.

La cloche du nouvel an peut sonner.

D'après le roman de Kim Ae-ran

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
commenter cet article
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 09:00
Bon anniversaire Gaston !

Gaston, au-delà de Lagaffe   

Apparu pour la première fois le 28 février 1957 dans les pages du journal de Spirou, Gaston Lagaffe fête ses soixante ans en 2017. Le « héros sans emploi » créé par Franquin pour animer le journal devient très vite l’un des personnages majeurs de l’épopée Spirou et, sur plus de 900 planches, un véritable classique de la BD.
 
L’exposition proposée par la Bibliothèque publique d’information pose un regard neuf sur l’importance de ce personnage qui aura entraîné son créateur très au-delà de la BD jeunesse ; le gaffeur se révélant avec le recul subversif, militant, beatnik, écolo et au final porteur de questionnements très emblématiques de notre époque sur la manière de vivre en société. 

Conçue avec le concours de Frédéric Jannin (dessinateur de bande dessinée, auteur de la série Germain et nous et contributeur au Trombone illustré, aux côtés de Franquin, Peyo, Bretécher, Gotlib…) et de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault (auteurs chez Dupuis de Yvan Delporte, réacteur en chef et de la série en cours La véritable histoire de Spirou), l’exposition élaborée par la Bpi s’inscrit en écho au programme éditorial de l’anniversaire du personnage porté par les 
éditions Dupuis dont le point d’orgue sera la nouvelle édition de la série Gaston, en 21 volumes, avec des couleurs restaurées, et la publication d’un catalogue d’exposition largement documenté. 

Planches et éditions originales, dessins inédits, photographies, inventions et gags en tous genres permettront de redécouvrir un Gaston si proche de chacun d’entre nous, derrière lequel débordent tout le talent et l’audace d’André Franquin.
Bon anniversaire Gaston !
Bon anniversaire Gaston !
Bon anniversaire Gaston !
Bon anniversaire Gaston !
Bon anniversaire Gaston !
Bon anniversaire Gaston !
Bon anniversaire Gaston !
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages