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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 07:45

(이끼) Un film de Kang Woo-suk (2010)

Rien de plus normal pour un jeune homme Ryu Hae-guk (Park Hae-il) que d'assister aux funérailles de son père bien qu'il connut mal ce dernier et qu'il vient d'être averti de sa disparition par un coup de fil anonyme. Pour cela il se rend dans un village étrange oublié depuis trente ans, dans lequel son géniteur, et quelques amis, dont un ancien inspecteur Cheon Yong-duk (Jeong Jae-yeong) édifièrent un culte mystérieux autour de sa personnalité dominante et charismatique. De là à le considérer comme un gourou il y a un pas facile à franchir.

Du reste tous les villageois le regardent de travers et sont désireux de le voir repartir. Manque de chance, Ryu est curieux de nature et puis il a envie de mieux connaître son père d'autant que quelque chose dans l'ambiance, dans les comportements autour de lui rendent suspecte la mort de son père.

De l'obscurité, de la pluie et des secrets, tout est en place pour l'exacerbation de la violence. Pourquoi ce gosse ne veut-il pas regagner la ville, sinon pour connaître le sort de son père mais aussi pour le subir.

Le sous-sol de la maison est riche de révélation pour Ryu qui plonge dans ses tunnels comme s'il cherchait le moyen de renaître, débarrassé des contingences de la civilisation. Il aura besoin de cette liberté pour survivre et vaincre des adversaires qui veulent le tuer, et vite. Qu'il ne comprennent rien, ne voient rien, et ne répète rien.

Une personne lui parlera, une femme solitaire qui passe son temps accrochée à une cigarette comme un naufragé à un radeau, seul moyen de supporter l'océan de peur qui l'entoure, une autre l'aidera, Park Min-uk (Yu Jung-sang), procureur public enquêtant justement sur le décès du père de Ryu, au moment où il va procéder à l'autopsie du corps celui-ci aura disparu du cimetière.

La vérité se fera jour petit à petit, détail après détail, les secrets du village vont se faire jour et dépasser les espérances comme les craintes, à moins que ce ne soit le contraire.

Une fois de plus le cinéma Coréen prouve son expertise en matière d'action, autant dans la construction du scénario que dans l'élaboration de la mise en scène, du suspens, de l'ultra-violence et un rythme soutenu ou presque, le film durant 163' il aurait gagné à rester dans le cadre des 120.

Ce n'est pas une raison pour bouder notre plaisir.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 08:17

Tony était champion de tennis, au fait de sa gloire il épousa Margot, très jolie, et très riche, seulement voilà, le temps passe et Margot semble éprise d'un écrivain américain. Tony imagine mal un divorce qui le laisserait sans le sou aussi imagine-t-il de se débarrasser de son épouse pour garder son argent. Pour ce faire il retrouve un ancien considsciple, Lesgate, devenu un petit voyou qu'il persuade de tuer son épouse. Ils se mettent donc d'accord sur l'heure du crime afin que l'époux puisse exhiber sa présence à son club comme alibi.

Le crime va donc être parfait, ou presque !

Le piège est simple, Topy va appeler Margot, celle-ci devra aller dans le bureau, elle sera une proie facile pour le tueur. Mais les choses ne sep passent pas comme prévu, Margot n'est pas seulement jolie et riche, elle est aussi forte et attachée à la vie, quand Lesgate tente de l'étrangler elle résiste, tatonne maladroitement sur le bureau derrière elle, y trouve un ciseau qu'elle plante dans le dos de son agresseur.

Bon débarras.

La jeune femme va passer pour coupable, être condamnée, heureusement son amant, Mark Halliday, ne croit pas qu'elle soit coupable et soupçonne Tony d'être à l'origine de la tentative de meurtre, il va transmettre ses soupçons à l'inspecteur Hubbard, ensemble il vont tenter de confondre Tony...

Le film est tiré d'une pièce de Frederick Knott celui-ci l'adapta pour le cinéma en compagnie de Sir Alfred pour un film de commande, tourné par Hitch afin de terminer un contrat et considéré comme secondaire par celui-ci. Il n'en reste pas moins que la personnalité de Tony est marquante par les qualités qu'il déploie, calme, inventivité, réactivité, nul doute que dans la réalité il s'en fut tiré, mais au cinéma il importe que la morale soit sauve. Heureusement vous et moi savons que dans la réalité c'est rarement le cas.

 

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 08:45

추격자 - Na Hong-jin - 2009 - 123'

Joong-ho était flic avant de se reconvertir dans le proxénétisme, comme quoi la police mène à tout à condition d'en sortir. Sa nouvelle vie est plaisante et rentable et semblait devoir s'écouler tranquillement si plusieurs de ses professionnelles n'avaient disparues mystérieusement. C'est une perte pour lui mais le policier qu'il fut devine là-dessous les activités sombres d'un tueur en série ciblant les jeunes femmes travaillant pour lui.

 

Comme l'indique le titre, la traque va commencer et Joong-ho va retrouver son premier métier pour mener son enquête tout en utilisant ses connaissances et relations du second. Quand à la police officielle autant dire qu'elle est spectatrice puisque présentée comme composée de fonctionnaires bavards et soucieux d'avancements par d'autres moyens que leurs performances.

 

Le film va s'organiser en tissant habilement la chasse et les activités meurtrières du gibier par ailleurs prédateur de jeunes femmes qu'il emprisonne chez lui avant de leur faire subir divers traitement plus désagréables les uns que les autres.

Rapidement il va suspecter un client ayant rencontré toutes ses employées, justement celui-ci a rendez-vous avec Mi-jin, c'est l'occasion d'aller lui poser quelques questions. Mais Joong-ho va arriver trop tard et si l'homme est arrêté Mi-jin n'est pas retrouvé et il refuse de dire où il la détient. Dans l'appartement de la disparue Joong-ho retrouve la fille de celle-ci, il va la prendre sous sa protection d'autant que le suspect va être libéré par manque de preuve.

L'opportunité de le suivre pour retrouver Mi-jin.

Mais ça ne va pas être simple. Action et violence vont se succéder dans les rues de Séoul, une ville de plus en plus photogénique la nuit, ruelles étroites, escaliers tortueux dans une cité qui semble changer à chaque plan, pénombres inquiétantes et lumières moqueuses. La ville est une toile d'araignée vivante qui regarde s'affronter des insectes qui ne savent pas s'ils sont le chasseur ou le gibier.

Un film plus rouge que noir qui prouve l'aisance du cinéma Coréen pour les polars étouffants et désespérés, urbain mais brutaux avec une touche sarcastique qui me plait beaucoup. Après tout ce n'est que du cinoche. Une fois l'écran éteint vous retrouverez votre quotidien banal et sans danger.

Encore que...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 07:44

Ron Woodroof est électricien, officiellement, il est surtout arnaqueur aux paris sur le rodéo et accro à presque toutes les drogues imaginables. Il prend beaucoup de risques pour gagner de l'argent ce qui l'amène à devoir courir pour éviter une pluie, méritée, de coups. C'est un ''vrai'' texan, macho et méprisant pour les gays.

Suite à une électrocution il se retrouve à l'hôpital où le médecin lui annonce que suite à des analyses, non seulement on a retrouvé une multitude de produits interdits dans ses veines, mais aussi qu'il est séropositif et que son espérance de vie ne dépasse pas le mois !

Passé un moment, compréhensible, de sidération il refuse le diagnostic, ce n'est pas un virus qui va le mettre à bas.

Il va pourtant devoir se faire une raison sur la réalité de sa contamination et des effets qu'il constate chaque jour à chaque instant. Curieux il va apprendre tout ce qu'il peut sur sa maladie et ses chances de survie, faibles.

L'AZT est le seul traitement disponible, encore est-il en phase de test en suivant la procédure officielle de double aveugle et placebo afin de juger de son efficacité. Mais Ron veut mettre toutes les chances de son côté et soudoie un infirmer pour obtenir des pilules. Le résultat ne sera pas à la hauteur de ses espérances, les effets secondaires sont très important mais, comme leur nom l'indique, sont secondaires à côtés de la hausse du cours de l'action du laboratoire qui le commercialise, avec l'accord de la DEA...

Pas question de renoncer quand après une nouvelle hospitalisation il se retrouve confronté à son usage d'un médicament encore non commercialisé. Direction le Mexique où d'autres traitements existent et fonctionnent sans les effets dévastateurs de l'AZT.

Une idée va germer dans l'esprit de Woodroof : rapporter ces produits aux états-unis et les vendre, mais comme leur commercialisation est prohibée il va créer un club dont l'adhésion est onéreuse mais qui ouvre l'accession aux remèdes qui ainsi ne sont pas vendus.

C'est le début d'un double combat pour Ron, un contre la maladie qui le mine, l'autre contre une administration qui privilégie les intérêts financiers à la survie des malades. C'est aussi, et surtout, la cause d'une profonde évolution pour lui, si fier, si méprisant, qui va découvrir un milieu qu'il méconnaissait et de vrais amis quand les siens vont lui tourner le dos.

Sur l'écran vont défiler les jours, les trente promis vont dépasser les 2500 avant que la maladie ne soit la plus forte.

Le film est à l'image de son ''héros'' qui refuse la pitié et privilégie le combat, puisant en lui-même jusqu'à l'ultime trace de vie qu'il va utiliser, consumer, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une ombre mourant mais finalement vainqueur.

Impossible de passer sous silence les interprétations de Matthew McConaughey et Jared Letho qui se sont impliqués à fond pour faire de cette réalisation de Jean-Marc Vallée un moment de vie autant que de cinéma.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 07:06

Climax est une bourgade du Nevada, autant dire un trou perdu où la vie est faite d'habitudes sans que rien ne semble devoir s'y passer. Orville Spooner et Barney Milsap y résident depuis toujours, le premier donne des leçons de pianos, le second est garagiste, ensemble ils écrivent des chansons et cherchent le moyen de se faire connaître.

Un jour la chance va leur sourire, Dino, un chanteur de charme à la carrière déclinante va s'arrêter chez eux. Pour Orvile et Barney c'est miraculeux, il faut absolument faire quelque chose pour profiter de la situation et lui présenter leurs compositions. Barney va user de son métier pour trafiquer la voiture du chanteur et l'immobiliser, Orville va en profiter pour l'inviter, n'est-il pas un de ses plus grands fans ? Tout se présente bien, si ce n'est la réputation de séducteur de Dino et Orville préfère éviter qu'il rencontre son épouse. Impossible pourtant d'imaginer que sans une présence féminine Dino soit attentif à leurs propositions ?

Orville va avoir une idée de géni(ss)e : pourquoi ne pas engager Polly, une prostituée, pour jouer le rôle de Zelda ?

Billy Wilder est réputé pour ses comédies grinçantes et sarcastiques, n'hésitant pas à évoquer des sujets choquant pour la morale étasunienne, les contraintes s'étant assouplies il peut aller plus loin que dans ses réalisations de la décennies précédentes.

Autre avantage de ce film, la présence de Kim Novak dans un de ses derniers grands rôles, parfaite en Polly jouant Zelda, prostituée imaginant ce que serait une vie normale, une vie qu'elle pourrait ne jamais connaître. Le seul personnage désintéressé du lot. Une mention également pour Dean Martin qui n'hésite pas à se caricaturer dans son personnage avec beaucoup d'entrain.

Le film fut mal reçu par les ligues de décences catholiques, c'est dire si le voir est jubilatoire même si Wilder lui-même le jugea raté par la suite. Une opinion que je ne partage pas. Et puis, du moment qu'il y a Kim Novak...

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 08:24

Marc est un écrivain raté, il le dit lui-même, avouant qu'une fois qu'il a compris cela sa vie fut plus facile. Se débarrasser de ses illusions est le meilleur moyen d'avancer, même si c'est pour ne pas aller loin.

Marc lui est allé jusque dans un lycée high-tech, design et froid. Il y enseigne la littérature à des élèves, en majorité des filles, qui font semblant d'y comprendre quelque chose pour continuer à rêver à leur avenir avant que celui-ci ne les rattrape et ne dissolve leurs rêves. Il plait beaucoup et n'hésite pas à choisir les étudiantes qui lui convienne, pour mieux les connaître sans doute.

Barbara est de celle-là et ne se fit pas prier pour l'accompagner dans le chalet qu'il partage avec sa sœur. Il semble même qu'ils ne partagent pas que leur domicile...

Petit problème, elle va disparaître alors que Marc semble avoir des absences, être somnambule, ou pire encore tant ses maux de tête se font violents.

Il va faire connaissance d'Anna, la belle-mère de Barbara qui vient mener son enquête, naturellement elle vient vers lui, un professeur qu'elle appréciait beaucoup, dont même elle semblait être amoureuse. Marc ne sera pas insensible au charme d'Anna, de même que du recteur de l'université qui tourne autour de sa sœur tout en essayant de l'évincer, histoire d'avoir le champ, ou la chambre, libre. Sans parler d'Annie, une jeune fille qui aimerait bien qu'il lui donne des leçons particulières.

Le tout sur fond de montagnes, de paysages brumeux ou ensoleillés, de neiges et de gouffres où pourraient disparaître des preuves, des corps, toutes choses gênantes.

Les frères Larrieu utilisent un roman de Philippe Djian pour en tirer un film personnel, dessinant un univers de mensonges et de violences où le passé remonte comme une vague emportant l'esprit de celui qui le retint trop longtemps. Il est bon de soulager sa conscience, et parfois meilleure encore de se libérer de son inconscience.

Méfiance pourtant, les êtres comme les choses ne sont pas toujours ce qu'ils paraissent mais le savoir ne change rien, au contraire, quand il s'agit de faire face à ses responsabilités et à leur conséquence.

 

Pour une fois la dernière cigarette mérite vraiment ce titre !

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 08:08

Les souvenirs rodent dans ce vieil hôtel de Saïgon ou James Hager est descendu. Assis, immobile, il regarde la rue, mais la voit-il vraiment ? Il se souvent peut-être du passé, de l'époque où GI il faisait partie du contingent envoyé au Viêtnam. À l'époque il avait connu une jeune vietnamienne et avait eu une fille avec elle... Hai occupe ses journées en conduisant un rickshaw, il regarde passer les gens sans les voir vraiment, à l'exception de Lau, une prostituée qu'il observe quotidiennement alors qu'elle va travailler dans les quartiers touristiques, c'est elle qui occupe son temps et son esprit. Son ambition est d'un jour avoir les moyens de passer une nuit avec elle.

Pour la regarder dormir.

Woody est un jeune garçon qui survit tant bien que mal en vendant des montres, du chewing-gum et du tabac aux étrangers qui passent quand sa boite lui est volée. En tentant de la retrouver il rencontrera James qu'il soupçonnera d'être le voleur.

Kien An enfin est une adolescente engagée pour récolter les lotus blancs d'un monastère étrange où réside un poète lépreux, Dao, auquel elle parvient à rendre l'envie d'écrire.

Tony Bui est américain d'origine vietnamienne. Il quitta son pays d'origine à deux ans avec ses parents pour la Californie et n'y revint qu'à dix-neuf ans. Il fut le premier américain autorisé à tourner au Vietnam depuis la fin de la guerre et réalisa son film en vietnamien avec des acteurs et actrices du cru, à l'exception de Harvey Keitel producteur et acteur idéal pour interpréter un GI en quête de son passé, de son enfant autant que d'absolution.

Le pari était difficile pour le réalisateur de mettre dans sa première œuvre tout ce qu'il voulait y placer, superposer le passé et ses blessures, le présent et ses cicatrices, le futur et des promesses ressemblant à des menaces, à moins que ce ne soit le contraire.

Ou les deux !

Le Viêtnam est un pays magnifique, les rues saïgonnaises le sont beaucoup moins même si Bui n'ait pas voulu en donner une vision trop sombre, utilisant ses personnages pour montrer des facettes d'un pays qu'il découvre alors qu'il nous le présente.

Alors qu'il est prêt à quitter le pays où il a combattu, à interrompre les démarches pour retrouver sa fille Hager va la retrouver.

Ce film a reçu le grand prix du Festival de Sundance en 1999.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 08:34

왕의 남자 - Lee Joon-ik - 205 - 119'

Il n'est jamais bon de se moquer d'un roi, encore moins dans la Corée du seizième siècle, surtout quand celui-ci est susceptible, en conséquence Jang-seng est condamné à mort pour s'être payé la tête de Yong Sangun, représentant de la dynastie Choseon. Le danger stimulant l'imagination il lui vient l'idée de faire un pari avec le roi, s'il parvient à le faire sourire alors il sera gracié. Heureusement il forme un duo de saltimbanques avec Gong-gil, c'est lui qui parviendra à tirer un sourire du roi en se moquant des courtisans, de tout ce petit monde corrompu et avide d'avantages gravitant autour du souverain. Plus encore il parviendra à retenir son attention, il faut dire que Gong-gil joue de son physique androgyne pour entretenir une certaine ambiguïté sur son sexe bien qu'il n'y ait pas de doute à ce propos, le doute possible permet tout.

En outre Gong-gil n'est pas sans rappeler sa mère au despote, laquelle fut empoisonnée par ses rivales du harem de son père.

 

Le roi va garder le jeune homme près de lui puis en faire un noble ce qui déplaira beaucoup à la cour qui ne tardera pas à comploter contre ce roi qui d'un simple artiste fit son favori au détriment d'une noblesse jalouse de ses prérogatives et prête à tout pour les conserver sans parler de la reine qui voit son influence régresser et n'aime pas du tout ça.

Rien n'a changé dans les relations humaines quel que soit le poste que l'on occupe, la jalousie et l'envie aiguisent l'agressivité de ceux qui redoutent de passer au second plan. Pour être roi on en est pas moins homme, au contraire, puisque ayant le droit de faire ce que l'on veut, comme ici de faire crever les yeux de Jang-seng afin que son petit préféré lui donne la totalité de son attention.

Les tensions vont s'exacerber dans le microcosme du palais et la fin ne nous surprendra pas...

Ce film est l'adaptation d'une pièce YI (toi) écrite en 2000 qui relate l'histoire vraie de Gong-gil favori du roi Yong Sangun. Il reste un des plus grands succès du cinéma en République de Corée et représenta ce pays aux Oscars, sans l'emporter. Il obtint de nombreuses récompenses dont le Grand Prix du Jury au Festival du film Asiatique de Deauville en 2007. Une vraie réussite à tous les niveaux, décors, réalisation, interprétation... Disponible en France.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu cinéma Corée
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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 07:58

Buong est analphabete, ce qui ne l'empêche pas d'êtreambitieux. Histoire de faire quelque chose de sa vie il se construit un restaurant, encore que ce terme soit ambitieux pour ce qui n'est qu'un vulgaire boui-boui, néanmoins il y reçoit et les sert.

Ce que ceux-ci ignorent est que sa cuisine est à base de chiens et plus spécialement des animaux qu'il capture la nuit dans sa proximité immédiate. Bien sûr les pays du coin s'inquiétaient des nombreuses disparitions canines mais ne pensaient pas qu'on put les leur servir en guise de plat de midi.

Quand ils le découvrent leur réaction fut immédiate et brûtale, Buong vit son établissement disparaître dans les flammes. Dommage qu'il n'y ait pas succombé il aurait pu figurer à son propre menu, ce qui n'eut pas manqué d'humour.

Force lui est faite de se recycler, il décide finalement deprendre la profession de bucheron dans la jungle. Pour n'être pas seul il enrôle sa famille, en général, et Ngoc, son neveu diplomé mais chomeur, pour l'accompagner afin de récolter du bois.

Engagés dans une plantation ils travaillent pour Thuyet et font connaissance de Quy, la fille de celui-ci. Laquelle Quy a un faible pour Ngoc ce qui déplait fortement à Buong.

Tout est en place pour un drame de la jalousie on ne peut plus typique dans un cadre qui lui ne l'est pas.

Dans la moiteur tropicale tout est possible, la nature est irrésistible, la jungle bien sûr mais aussi la nature en l'homme, ou la femme, plus que la nature humaine, si cette expression veut dire quelque chose ce n'est pas dans ce film. Ici la Nature mérite une majuscule. Le film est à son image, multipliant les ramifications entre Thuyet, propriétaire brutal, sa fille, Ngoc et Buong, il est aussi brutale et peu soucieux de convention ou d'une morale dont il n'a que faire, elle existe peut-être, ailleurs, loin. Ici les humains sont eux-mêmes avec leurs désirs, leurs frustrations et des exigences au-dessus de leurs moyens. La fille du patron et l'ouvrier, ça n'existe qu'au cinéma.

Pardon, je voulais dire : ça n'existe même plus au cinéma.

 

Où est la ''morale socialiste'' là dedans ?

Nulle part, comme dans la réalité !

 

Un film de Vuong Duc, avec Quoc Tri, Le Vu Long, Vu Dinh

Than, Ngoc Bich.

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 09:34

Randall P. McMurphy se fait interner pour échapper à la prison alors qu'il est accusé de viol sur mineure.

En attendant qu'on évalue sa santé mentale, il prend part aux « thérapies » de l'infirmière en chef, l'autoritaire et cynique Mlle Ratched, dont il cherche à révolutionner les règles.

Le tempérament furieux mais jovial de MacMurphy entraîne bien vite les autres internés à prendre conscience de la liberté qu'on leur refuse, avant de comprendre qu'en entrant volontairement dans l'établissement il a peut-être lui-même abandonné cette liberté pour toujours. Vu de loin le choix de l'asile semblait pourtant préférable à celui de la prison. Il se lie d'amitié avec certains des internés, surtout le « chef », un colosse Indien qui lui restera fidèle jusqu'au bout et qui n'apparaît pas comme un fou dangereux. Mac Murphy, lui, se montre impulsif, pouvant devenir violent, rétif à l'ordre établi. Il entraîne les autres pensionnaires à la rébellion et les amène à la désobéissance.

Malgré quelques crises de démence et surtout de nerfs de la part des internés et l'intransigeance de l'infirmière, tout se passe à peu près bien jusqu'au moment où deux drames se jouent…

 

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