Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 07:52

The Glenn Miller Story -  Anthony Mann - 1954 – 115'

Glenn Miller a bien du mal à gagner sa vie. Il joue un jour dans un orchestre, quelques jours plus tard dans un autre, entre les deux il met en gage son trombone pour subsister. Pourtant ce n'est pas la carrière d'instrumentiste qu'il vise mais celle de compositeur, de chef d'orchestre ou d'arrangeur. La composition est une activité pratique quand il ne dispose plus de son instrument. Il cherche un nouveau son, une nouvelle forme de musique.

Heureusement il n'est pas seul, la preuve, il épouse Helen, une femme qui sera autant sa muse qu'un soutien dans les périodes difficiles. Il va voir la chance passer, et la saisir, quand on lui propose un travail original, orchestrer une œuvre dont la clarinette aura le premier rôle. Naît ''Moonlight Serenade'', un ''tube'', comme on ne disait pas encore, qui va lui ouvrir les portes du succès et lui permettre de monter un big band dont la célébrité et le succès iront croisant.

Ainsi se suivent ''In the Mood'', ''Tuxedo Junction'', ''Chattanooga Choo Choo''.

La guerre éclate, les états-unis s'engagent dans le conflit après Pearl Harbor, Glenn Miller aussi. Musicien il joue pour les soldats. Alors que la France est libérée à son tour il ambitionne de venir jouer à Paris. Sa série d'enregistrement terminée il veut venir dans la capitale Française pour Noël 1944. Une demie heure, c'est le temps nécessaire pour traverser la Manche. Le 14 décembre il décolle, un peu avant 14 heure. On ne le reverra plus.

 

Si le film connut un grand succès ce n'est sûrement pas à cause de son respect de la réalité, mais quelle importance, mais bien grâce à la mise en scène d'Anthony Mann, à l'interprétation de James Stewart, comme toujours excellent, mais aussi, oserais-je dire, surtout, à celle de June Allyson. Certes c'est le musicien reste le héros mais l'importance de son épouse n'est pas minimisée, son soutien continuel, son sourire, sa bonne humeur constante, sont soulignés par le scénario. Le réalisateur évite le pathos et l'excès de sentimentalisme, en ne la montrant pas apprendre la disparition de son époux.

 

Autre raison du succès, la musique de Miller bien sûr. C'est bien le moins pour le biopic d'un musicien. En France ce film est sous estimé, cet article ne suffira pas à lui rendre l'hommage qu'il mérite mais il a tant de qualités, malgré le passage du temps, que vous auriez tort de vous en priver.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 07:10

Jacques Audiard – 2015 – 109'

Dheepan était soldant dans l'armée des Tigres Tamouls. La guerre ne tourne pas en faveur de son camp aussi doit-il disparaître, vite. C'est-à-dire quitter le pays sans espoir d'y revenir. Reste à trouver le meilleur moyen ! Heureusement la guerre fit de nombreuses victimes et prendre l'identité de telle ou telle est le meilleur moyen de partir. Tout cela demandant argent et complicité.

Le mieux pour passer inaperçu est encore de se fondre dans une famille, c'est ce que va faire l'ancien soldat en trouvant une femme et une femme dans un camp de réfugiés, elles-même ne se connaissant pas davantage. C'est ce curieux ensemble qui se présente en France avec l'espoir d'y obtenir l'asile politique.

Il faut mentir, mais ce n'est pas un problème quand le risque est si grand, Dheepan aura de la chance que son traducteur le connaisse et sache argumenter pour que son dossier soit retenu.

Finalement ils aboutissent dans une cité de banlieue pour un poste de gardien, mais c'est mieux que rien et la promesse de pouvoir s'installer. Quelques règles à respecter, surtout de ne pas déranger les dealers quand ils ''travaillent'', il suffit de passer après pour tout nettoyer. Rien de plus facile n'est-ce pas.

 

Le couple s'installe et commence à prendre ses marques. Cela vaut aussi pour Illayaal, leur ''fille'' qui doit aller à l'école. Apprendre le français est primordial pour rester dans le pays. Pour cela elle intègre une classe spéciale composées d'immigrants ayant le même besoin qu'elle. C'est difficile pour elle, les différences culturelles sont grandes et elle doit mentir.

Tout semble aller pour le mieux, d'autant que Yalini ''l'épouse'' trouve un travail, elle s'occupe d'une personne handicapée, à domicile, c'est mieux payé qu'elle l'attendait. Une chance pour la famille. Là encore il y a des règles à respecter, quand des hommes se réunissent dans le salon il faudra frapper avant d'entrer.

La routine se met en place, jusqu'à l'arrivée du cousin de l'homme chez lequel elle travaille, visiblement il sort de prison et dirige la bande qui fait ses affaires dans la cité. Peu importe après tout, ce n'est pas son problème.

 

Au début... Les choses ne peuvent pas bien se passer. Après une espèce de reportage sur l'intégration, vue par les yeux des arrivants, le film veut montrer que l'on n'échappe pas à son destin. Dheepan était un soldat, ce qu'il apprit sur le terrain pourrait lui être utile.

Le film joue sur la tension ressentit par les arrivants, leur nécessité de jouer leurs rôles jusqu'à finir par y croire. Ce qui est le meilleur moyen de penser à l'avenir. Était-il nécessaire de construire une fin aussi violente et spectaculaire, comme si une cité de banlieue ne pouvait qu'être un repaire de dealers qu'il convenait de nettoyer.

Qui parlait de Karcher ?

 

La réalisation est parfaite, la construction impeccable et les acteurs aussi vrais qu'il le faut. Une vraie découverte. La majeure partie du film en tamoul donne une plus grande force aux acteurs. Comment ne pas se mettre à leurs places, regardez par leurs yeux, et chercher, comme eux, comment s'échapper.

 

Mais cela est-ce seulement possible. Être ailleurs n'est pas être quelqu'un d'autre, impossible de laisser derrière soi ce que l'on est.

Qu'est-ce qui fait la valeur d'une palme d'or ? Sauf à être présent avec le jury, impossible de le savoir.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:30

 

Le Musée de Grenoble présente du 18 mars au 18 juin 2017 une rétrospective de l’œuvre de Henri Fantin-Latour après que celle-ci eut été présentée au musée du Luxembourg du 14 septembre 2016 au 12 février 2017, où, malheureusement, je n'avais pu me rendre. Cette fois, et en compagnie de PatiVore je pus profiter de cette visite pour faire mieux connaissance avec le plus célèbre peintre grenoblois du XIXe siècle.

Si vous ne connaissez pas le nom de cet artiste vous avez probablement vu, au moins, une de ses œuvres, il en effet l'auteur de l'unique représentation commune de Verlaine et Rimbaud et le portrait de celui-ci a été maintes fois repris sous de nombreuses formes.

                                   (Coin de Table - 1872)

Vous y suivrez l'évolution de son travail, des auto-portraits à divers âges de sa vie, chacun plus révélateur qu'une photographie, des représentations de sa famille, de sa belle-famille, des natures mortes, des portraits, domaines dans lesquels il excellait, des images de groupes, des esquisses, des photos même dont il se servait pour composer ses toiles, s'inspirant des formes, agréables, des modèles représentés, son goût pour la musique, principalement pour Wagner. Nombre d'informations qui m'apprirent beaucoup sur cet artiste qui mérite d'être mieux connu.

(Chrysanthèmes annuels - 1889)

Après une nombreuse production il se tourne vers les œuvres ''d'imagination'', mythologies, allégories, loin de l'austérité des portraits qu'il avait produits jusque là.

(Charlotte Dubourg, sa belle soeur - 1882)

Passionnante visite à laquelle je vous convie, j'eus la chance de la faire en agréable compagnie, j'espère qu'il en ira de même pour vous. Dans l'avenir je présenterai quelques photo faites à cette occasion.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Photographie
commenter cet article
16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:10

The Man Who Shot Liberty Valance – John Ford – 1962 – 123'

En 1910, le sénateur Stoddard et sa femme Alice, un couple âgé, arrivent à Shinbone à l'occasion de l'inhumation de Tom Doniphon. Le journaliste local, curieux de cette présence inattendue à l'enterrement d'un inconnu interroge Stoddard. Celui-ci refuse d'abord puis finit par accepter et évoque ses débuts, quand, tout juste diplômé en droit, il rêvait d'être le porte-parole de la loi dans cet Ouest où celui qui tirait le plus vite avait raison.

Pour marquer son arrivée à Shinbone, la diligence dans laquelle il a pris place est attaquée, il est frappé, tant qu'il semble mort. Sauvé par Tom Doniphon ce dernier lui donne le nom de son agresseur : Liberty Valance. Criminel en chef de la région. Stoddard veut faire arrêter Valance mais à Shinbone la loi appartient aux armes et le shérif est bien trop lâche pour tenter quoi que ce fut.

Stoddart ne renonce pas à sa conviction que l'avenir appartient à la loi et à l'éducation, seules garantes de la civilisation. En attendant il s'installe dans le restaurant d'Alice, aussi jeune que lui alors, qu'il aime secrètement et entreprend d'apprendre la lecture et l'écriture aux enfants tout en s'entraînant au maniement du révolver, on ne sait jamais.

Il devient l'ami de Peabody, le journaliste local qui dans ses articles dénonce les manœuvres des propriétaires de bétail qui font tout pour garder leurs avantages et ont engagé Valance pour qu'il ''persuade'' les fermiers d'être accommodant. Un moyen existe pour faire changer les choses, que le Colorado entre dans l'Union, l'élection des représentants pour la Convention approche. Doniphon refuse d'être candidat, Peabody et Stoddard sont élus, Valance est battu. Il commence par frapper violemment Peabody puis demande à Stoddard de quitter la ville, sans quoi il le provoquera en duel, avec un résultat dont personne ne doute.

Le soir arrive, les deux hommes se retrouvent face à face. Valance tire, blesse Stoddard au bras, droit. Heureusement, il en a un autre.

Le face à face est bref, ils tirent en même temps mais c'est Valance qui s'effondre.

Alice soigne Stoddard, tout s'annonce bien pour eux. Doniphon voit la jeune femme lui échapper. Plus tard il avouera pourtant à Stoddard que c'est lui qui a tué Liberty Valance mais qu'il vaut mieux que Stoddard passe pour un héros et soit élu.

Son récit est terminé, les journalistes pourtant décident qu'il est préférable, là encore, que la réalité, et le véritable rôle de Doniphon, soient oubliés.

Quand la réalité est plus belle que la légende c'est celle-ci qui doit être publiée !

 

La civilisation doit l'emporter, la légalité est doit être plus forte que la brutalité. C'est tout une partie de l'Histoire des états-unis que Ford nous montre avec des personnages symboliques et la volonté de montrer que la barbarie ne peut pas l'emporter.

Visiblement, la vérité non plus !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 07:53

Henrik Björn – 2015 – 10 épisodes

La discussion est difficile, Eva Thörnblad, la négociatrice semble convaincre le preneur d'otage de rendre son fusil, mais l'intervention de la fille fait tout basculer, il retrouve sa conviction de tuer tout le monde. Morts ils formeront la famille dont il rêve.

Pour forcer la décision elle lui enjoint de tirer, convaincue qu'il en est incapable.

Erreur.

La balle l'atteint en pleine poitrine, elle s'écroule alors que les forces de police interviennent et mettent fin à la prise d'otage. Elle n'a la force que de murmurer ''Joséphine''.

 

Le temps a passé, Eva se prépare pour l'enterrement de son père, mort en se tirant une balle dans la tête après avoir mis le feu à la grange. Elle n'a pas retrouver son poste, alors s'occuper de la succession la distraira. Et puis une affaire reste en suspens.

De l'extérieur de l'église elle regarde le cercueil être mis dans le corbillard puis se rend au commissariat récupérer des affaires, dont le pistolet dans lequel une balle manque.

La maison familiale est vide, hors les souvenirs qui rodent et ces trophées de chasse qui l'observent. Sa chambre est un débarras mais les armes paternelles sont toujours là, comme le billard sur lequel elle dépose les éléments du dossier qui sont la vraie raison de son retour : la disparition de sa fille, Joséphine, quelques années plus tôt. À la télévision la nouvelle principale est la disparition d'un petit garçon, Anton, sans qu'il soit sûr encore qu'il s'agisse d'un enlèvement. Les journalistes mettent en cause la compétence de la police locale.

Elle rêve de sa fille, au bord de la rivière, elle étend une nappe avant le picnic, quand elle se retourne, sa fille n'est plus là. Officiellement elle s'est noyée, ses vêtements ont été retrouvés, pas le corps.

C'était il y a 7 ans.

Il est l'heure d'ouvrir le testament. Encore faudrait-il le trouver le coffre de son entreprise est vide mais pour tous elle est la seule héritière. Elle va seulement devoir rester plus longtemps.

Un autre enfant disparaît, le petit frère d'Anton. Pas question qu'elle reste à l'écart. D'autant qu'elle a une idée, et retrouve Oscar qui ne voulait que retrouver Anton. Petit à petit elle rencontre ces gens qu'elle avait cru oublier, fait la connaissance d'autres. Les jours sont courts, les nuits froides et brumeuses, mais la jeune fille qu'elle manque d'écraser n'est pas un fantôme. Et si personne ne sait qui elle est, elle pense qu'il s'agit de Joséphine. Cette jeune fille n'a-t-elle pas une boucle d'oreille dont le pendant est autour du cou d'Éva ? L'Adn saura trouver la vérité.

Le retour d'Éva, peut-être celui de Joséphine, la disparition D'Anton, la mort de Johan Thörnblad. C'est comme si le temps s'était remis en marche, que des secrets cherchaient à remonter à la surface, effrayant ceux qui savent qu'ils ne seront pas épargnés par la vérité.

Le premier épisode pose les questions auxquelles les suivants devront répondre. Un nouveau thriller scandinave, venue de Suède cette fois, aussi prometteur que Bron ou Forbrydelsen, celui-ci ajoute à l'intrigue légendes et mythologies nordiques. Une raison supplémentaire d'aller se promener dans les bois en compagnie de Moa Gammel.

Mais attention à la colère de la foret quand plus rien n'est fait pour l'apaiser.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
commenter cet article
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:39

The Sea of Trees – Gus van Sant – 2015 – 110'

Arthur Brennan n'a pas l'air en forme lorsqu'il se rend au bureau d'embarquement d'une compagnie aérienne japonaise. Sa réservation de la veille, par internet, n'apparaît pas tout de suite, mais ouf, finalement c'est le cas et il peut embarquer. Ce sera vite fait, il n'a pas de bagage et ne demande pas de billet retour. Il faut dire que son but est de ne jamais revenir ! Sa vraie destination est la célèbre foret Aokigahara, celle où se rendent ceux qui veulent se suicider dans une ambiance propice. Une immense mer d'arbres où chaque arbre semble nourri de cadavres.

Il trouve un endroit à sa convenance, un peu en hauteur histoire d'avoir une belle vue sur la forêt. Il pose à côté de lui une lettre adressée à son épouse. Espérant que quelqu'un la trouve et l'envoie pour lui. Quelques pilules, celles que sa femme n'a pas eu le temps de prendre, de l'eau pour les faire descendre. Il suffit d'atteindre la dose suffisante et il s'endormira pour ne plus se réveiller.

Il remarque alors un homme, un japonais, qui passe à quelques pas de lui, sale, perdu, blessé. Sortant de son projet suicidaire il va voir l'arrivant, lui demande si tout va bien, s'il a besoin d'aide. Ce à quoi l'interpellé répond qu'il cherche la sortie, cela fait plusieurs jours qu'il avance, cherche, mais ne trouve rien.

Arthur est trop bon, il lui indique la route, lui passe même sur les épaules son imper, celui qui est si confortable, un cadeau de son épouse. Et puis il se ravise, dans la poche intérieure il y a les médicaments. Il court après l'homme, le rejoint alors que celui-ci se trouve dans un nouveau cul de sac. Finalement il va l'accompagner avec l'intention de revenir en arrière finir ce qu'il avait commencé.

La route est difficile, aucune indication, les arbres se ressemblent, les racines se tendent sous leurs pieds, les rochers n'attendent que leur chute pour leur briser les os.

Brennan oublie qu'il voulait mourir pour aider... mais pour aider qui ? Un homme qu'il n'a jamais vu, un homme ? Ils vont errer, avoir froid, lutter pour survivre, Arthur va trouver en lui une énergie qu'il croyait disparue.

Au moins le spectateur n'a-t-il pas à se forcer pour comprendre dès les premières images que Brennan est un jeune veuf, qu'il ne peut vivre sans sa femme, morte quelques jours plus tôt dans des circonstances à la fois peu crédibles et totalement attendues, le réalisateur se croyant obligé à force de retours en arrière d'expliquer ce qui amena Arthur à vouloir mettre un terme à une existence minée par la culpabilité.

Le couple pourtant allait mal, lui s'obstinait à des recherches en mathématiques qui n'intéressaient personne, elle, se réfugiait dans la boisson, l'affrontement était leur mode de fonctionnement, ce qui ne les empêchait pas de faire des petits gestes l'un pour l'autre, discrètement.

Dommage que le film ait l'air de sortir d'un congélateur. Restent les acteurs qui font ce qu'ils peuvent, et le font bien, la réalisation et la lumière, sans oublier la forêt elle-même, le personnage le plus fascinant dans le miroir qu'il tend à ceux qui s'y rendent. Obscurité et silence pour la majorité, et parfois, un espoir de vie qui ne demandait qu'à surgir.

 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 07:55

Henry Koster – 1950 – 104' 

 

Elwood P. Dowd est un homme gentil, un vieux garçon dirait-on aujourd'hui, de 42 ans, aimable mais quelque peu excentrique puisque son meilleur ami est un lapin invisible de deux mètres qui se prénome Harvey. Pour sa famille il ne fait pas de doute que c'est là l'effet de l'alcoolisme, et/ou, de troubles mentaux qui attendent d'être diagnostiqués, et soignés comme il se doit.

En effet Elwood passe le plus clair de son temps dans un bar où il invite un peu n'importe qui à boire un verre, où même chez lui pour diner. La vie sans cet ami serait bien terne, morose, et pour tout dire, aussi banale que normale, pour lui qui peut confier ses secrets à un lapin qui ne risque pas de les raconter, qui ne le contredit pas, et est toujours présent sans prétendre lui donner de leçon, comme les membres de son entourage, de sa propre famille, qui voient Elwood comme, au mieux un benet, au pire, comme un crétin perturbant dont la place serait dans un établissement spécialisé.

Perspective qui s'approche, en effet, Veta Louise Simmons, sa sœur, souhaite qu'il disparaisse de l'environnement visible de la famille puisque sa fille, Myrtle Mae, est sur le point d'entrer dans le monde avec l'arrière pensée d'y faire sa place, d'abord, et un mariage intéressant, ensuite. Elles redoutent qu'un prétendant découvrant l'oncle ne pense que toute la famille est débile et ne laisse la jeune fille, et ses espérances. Après qu'il se soit fait remarquer lors d'une réception Veta décide de le faire interner. Mais nous sommes dans une comédie et c'est elle qui, à la suite d'un quiproquo, va se retrouver dans une jolie cellule aux parois matelassées.

 

La question pourtant finit par se poser, Harvey existe-t-il bel et bien. Visible par Elwood seulement au départ ses proches semblent accepter son existence et la mise en scène fait tout pour que le spectateur se pose la question.

C'est bien Veta qui va s'avérer la plus ''troublée'' de la famille, son arrivisme forcéné, qu'elle tente d'innoculer à sa fille, ne lui apporte aucune satisfaction, ses relations sont factices et si elle est intéressée, elle n'est pas intéressante. À la différence de Elwood qui sait se faire des amis dans tous les milieux. Lui connait la valeur d'une vie. Ainsi que le disait sa mère ''Si tu veux réussir dans la vie tu dois être très malin ou très gentil''. Après avoir été le premier il conclût qu'être le second est plus valorisant.

Comme la plupart des films de cette époque celui-ci a vieilli, qu'il soit tiré d'une pièce de théâtre se perçoit, surtout si on le sait. Le charme de James Stewart, bien visible lui, opère toujours, et c'est une bonne raison de le regarder.

22 ans plus tard il reprendra ce même rôle dans un téléfilm. La pièce originelle fut à nouveau portée au cinéma en 1998, sous le même titre.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:00

검은 사제들 Jang Jae-Hyun – 2015 – 108'

Rome. Les 12 démons existent-ils réellement ?

Ils se cachent dans chaque recoin de ce monde, sont dans toutes les guerres, famines et catastrophes. Lorsque leurs existences seront révélées même les non-croyants se mettront à prier dieu.

Une lettre signale une manifestation en Corée. Le père Jung, un spécialiste, est injoignable, il est dans le coma !

Séoul

Un prêtre monte rapidement dans la voiture qui s'arrête devant lui, il prie en tenant quelque chose. Le chauffeur fait au mieux, il se faufile, mais ne peut éviter la première voiture qui les heurte, encore moins le camion qui suit. Le prêtre parvient encore à murmurer quelques mots.

 

Un taxi s'arrête devant l'archidiocèse de Séoul, l'arrivant est le père Kim Bum-shin, un voyou, négligeant, mais il assistait le père Jung, l'exorciste. C'est lui qui a contacté le Vatican en évoquant le cas d'une jeune fille possédée : Lee Young-shin.

Ses collègues prêtres lui en veulent de ne pas leur en avoir parlé. il a essayé, ils n'ont pas écouté. Il a trop souvent parlé de possession, pour rien, pour être pris au sérieux. Cette fois, aussi, il est sûr qu'il s'agit de l'une des 12 manifestations.

L'évêque le désavoue, officiellement, mais s'en va, laissant les prêtres agir. Il pourra affirmer n'avoir rien su en toute bonne foi (!). le père Kim a besoin d'un médecin et d'un assistant. Le Dr Park Hyun-jun de l'école catholique conviendrait.

Alors qu'il va voir Young-shin il arrive trop tard pour l'empêcher de se jeter par la fenêtre, et de tomber sur le toit d'une voiture, sans toutefois trouver la mort. Elle est dans le coma, elle aussi.

 

Il manque l'assistant, ses connaissances et qualités doivent être nombreuses. Un seul nom réunit les critères Choi Joon-ho. Pas de chance !

Mis au courant de la mission qui l'attend Choi est dubitatif. Il ne connaît pas le père Kim, ni le père Jung, ni les Rose-croix. Il doit d'abord rencontrer le diacre Park qui va lui remettre les notes et enregistrements laissés par les aides précédents concernant le cas de la jeune Lee. Il y en eut 10.

Joon-ho est inquiet. Se passe-t-il réellement quelque chose ?

Choi écoute, difficilement, les séances enregistrées, et son angoisse monte, plus encore quand il fait un cauchemar terrifiant où se superpose l'image d'un chien et d'une petite fille, croyant frapper le premier il poignardait la seconde.

 

Il rencontre le père Kim, avec une autre mission, secrète. La rumeur veut que celui-ci ait abusé de Young-shin, il faudra filmer ce qui se passe, l'évêque veut en savoir plus.

Le père Jung sort du Coma. Et il a bon appétit, sous les yeux des corbeaux sur le toit en face de l'hôpital.

Pour autant que le père Jung soit lui-même...

Quand Choi rencontre Kim il est surpris, ce dernier présente une personnalité atypique, il ne porte pas de signe distinctif, bois, sait se montrer provocateur et grossier. Deux personnalité on ne peut plus différentes, ou complémentaires.

Le plus jeune devra apprendre qu'il y a une différence entre la théorie et la pratique. La seconde est bien plus dangereuse.

 

L'heure de la confrontation arrive, après l'échec d'une shaman le pire est à craindre.

Si vous avez l'impression que ce film a quelque chose de l’Exorciste vous avez raison. Une jeune fille possédée par un démon millénaire affrontant deux prêtre, le ''pitch'' est identique mais le traitement est plus violent encore. Ce démon ne manque pas de répondant, il sait tout de ses adversaires, surtout leurs faiblesses. Qui n'en a pas ?

Park So-dam semble partie pour une plus belle carrière que Linda Blair. Depuis Priest elle est apparue dans 2 dramas, différents.

Heureusement.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
commenter cet article
3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 08:00

Kang Cheol-woo – scénario de Hyun Go-woon - 2016 

 

Il est temps d'apporter les vêtements sortant du pressing au directeur du palace. Lee Jo-in, il a une réunion avec son équipe. On entendrait une mouche voler, jusqu'à ce que les portables des employés se mettent à sonner...

Jo-in est désagréable, vaniteux, méprisant, sa position de directeur empêche ses employés de lui dire ce qu'ils pensent. Bien qu'il doive s'en douter.

 

 

Mlle Kim Da-hyun est institutrice, il est l'heure de faire sortir ses élèves, une activité à l'extérieur leur fera le plus grand bien. Des fleurs, des feuilles, des branches, des gravillons, tout est utilisable. Quand du bruit se fait entendre dans les fourrés. Mlle Kim s'approche, appelle, et trouve le corps d'un homme inanimé au bas d'une pente. L'ambulance traverse la ville mais le blessé semble être un SDF et l'infirmière se demande qui sera responsable. Qu'a cela ne tienne, Da-hyun se déclare tutrice ! Pour la remercier le SDF lui donne la pomme qu'il voulait offrir à sa femme. Outre son métier la jeune femme est une fan de Ji-su, un chanteur, et le suit autant que possible dans ses activités.

Quel dommage que ce matin elle ait oublié son téléphone, le temps pris pour aller le chercher lui fait rater son bus.

À l'hôtel les choses ne se passent pas comme Lee le voudrait, la situation est compliquée, il faut gérer plusieurs événements importants. Il va pourtant devoir s'absenter après l'appel de l'avocat Park. Il se dépêche, marche vite, et heurte Mlle Kim qui tomberait s'il ne la prenait dans ses bras pour la retenir. C'est qu'elle se rend à un rendez-vous arrangé par sa mère.

Le directeur Lee arrive enfin, la nouvelle qu'il apprend est bonne, il pourrait hériter d'assez d'actions pour devenir directeur de tout le groupe SH, il lui suffit pour cela d'épouser la femme choisie par son grand père, l'actuel PDG ! Lee ne veut pas en entendre parler, mais il réfléchit, pèse le pour et le pour. Et change d'avis, reste à rencontrer cette mystérieuse femme et à comprendre pourquoi papy l'a choisit.

Il sera surpris en découvrant qu'il s'agit d'une institutrice ! Mais pas autant qu'elle qui reconnaît l'homme qui l'a retenu dans l'hôtel. Cette fois il est accompagné d'un avocat. Non, elle n'a jamais entendu parler de Lee Gyu-chul, bien qu'elle connaisse le groupe Sung Hyun dont Lee est président. Lee Jae-in se fait interrogatif, agressif, mais Mlle Kim ne se laisse pas intimider.

Elle va tomber des nues en apprenant que le président Lee, du groupe SH, a fait d'elle sa légataire. Sous réserve de remplir certaines conditions ! Da-hyun doute et prend ces hommes pour des escrocs. La discussion est tendue.

Reste à expliquer la condition à remplir : épouser Lee Jo-in.

Une ''horreur'', ils sont d'accord sur ce point, c'est le seul.

Jo-in n'aime pas cette façon de procéder de son grand-père, il peut refuser comme il l'a déjà fait dans le passé. Dans ce cas le groupe SH ira à Tae-ha. Jo-in transige, il veut bien sortir avec la jeune femme pendant six mois. Le duel s'annonce et promet d'être brutal avec des combattants bien décidés à ne rien lâcher.

Une comédie sentimentale Coréenne classique, un duo que tout oppose, origines, ambitions et caractères, entouré de personnages essayant de tirer leur épingle du jeu, de les aider ou de les contrecarrer en fonction de leurs intérêts du moment. Pour amateur du genre, j'en suis. De plus les épisodes ont une durée de 32'. C'est presque trop court.

D'après le roman ''1%ui Eoddungut'' de Hyun Go-woon

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
commenter cet article
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 07:45

 Mr Smith goes to Washington – Frank Capra – 1939 – 129'

Hupert Hopper, surnommé ''Happy'' est gouverneur d'un état, non spécifié, des états-unis. Il doit choisir un futur sénateur pour succéder à Sam Foley qui vient de mourir. Jim Taylor lui suggère ''amicalement'' de choisir quelqu'un d'assez malléable, d'un autre côté on lui propose un réformateur plus e vue, Henry Hill. En revanche ses propres enfants font campagne pour Jefferson Smith qui est à la tête d'un mouvement scout.

Happy hésite entre les deux premiers, pour laisser le sort décider pour lui il joue à pile ou face. La pièce tombe sur la tranche, prenant appui sur un journal dont la une est un article soulignant le rôle social de Smith. Le sort a décidé, ce dernier sera sénateur. Il postule qu'il sera populaire mais aussi facile à manipuler de par son ignorance des arcanes du Congrès.

Partant pour prendre son poste le jeune homme est coaché par le sénateur Joseph Paine, un ancien de la maison, influent, apprécié de tous en sachant cacher ses malversations et son goût du lucre. Ils arrivent à la gare de Washington, Smith fait alors la connaissance de Susan, la fille de Paine, qui lui tape dans l’œil. Plutôt que de suivre le comité d'accueil il préfère partir de son côté, explorer le Capitole en prenant un bus touristique. Il visite le West Potomac Park, admire le Lincoln Memorial. À la suite de quoi il se rend à son bureau où il rencontre sa secrétaire, Clarissa Saunders.

Smith fait aussi connaissance avec la presse de Washington qui se moque de lui, le ridiculise, le traite de péquenaud. Son sang ne fait qu'un tour, il se rend au National Press Club pour rencontrer les journalistes et exiger qu'ils rétablissent la vérité. C'est l'inverse qui arrive, les journalistes lui font voir la vérité, lui montre qu'il n'est qu'un fantoche arrivé au Sénat où il profite d'un salaire important. Il décore une chaise et vote comme ses collègues le lui disent.

Pour Smith c'est une révélation sur le vrai rôle d'un sénateur. Il s'en ouvre à son mentor, lui affirmant que désormais il étudiera chaque texte avant de voter, ou non, suivant sa conscience. Paine ne dit rien mais voit là un obstacle à ses plans et intérêts.

Histoire de l'occuper il lui suggère de présenter une loi pour les enfants, ça plait toujours aux électeurs. Aidé de Clarissa Saunders, qui le découvre sous un meilleur jour, il propose une loi prévoyant un système de prêt, qui serait octroyé par le gouvernement fédéral, pour acheter des terrains qui accueillerait des camps pour les enfants des villes. Ce prêt serait remboursé par des souscriptions volontaires. L'idée est bien accueillie, rapidement des donations arrivent. Malheureusement ce projet concerne une zone visée par les promoteurs d'un projet de barrage, lequel figure, un article parmi d'autres, dans une loi défendue par Paine.

Celui-ci charge donc sa fille de séduire Smith pour l'éloigner du Sénat le jour du vote de la loi. Il en sera averti ensuite par Clarissa Saunders et remettra en cause la loi lors de la séance suivante.

Pour se débarrasser du gêneur Paine décide d'établir de fausses preuves qui l'accuseront de vouloir profiter de son projet. Smith est tellement abasourdi qu'il en est incapable de se défendre.

À nouveau sa secrétaire intervient pour lui dire de ne pas abandonner, il peut faire capoter le projet de Paine et prouver son innocence. Paine va demander aux sénateurs de voter l'exclusion et la déchéance de Smith. Mais celui-ci, lui indique Saunders, peut faire obstruction. En effet son temps de parole n'est pas limité, il peut donc parler autant qu'il veut.

Il va tenir 24 h, rappelant les idéaux américains de liberté et révélant les vrais raisons du projet de barrage et la corruption de Paine. Sans parvenir à convaincre ses collègues. Le temps pourtant joue pour lui, son obstination peu à peu malmène les convictions des autres sénateurs.

 

Smith promet de ne pas sortir tant qu'il ne sera pas cru, il s'adresse à Paine, le supplie de se souvenir de ses débuts, des valeurs qu'il défendait.

Avant de s'évanouir.

Mais ses mots ont touchés juste, Paine avoue et affirme l'innocence de Smith alors que celui est évacué de l'hémicycle.

Ouf !

 

Une vraie leçon de démocratie faite par Capra, incarné par Stewart qui joue la candeur et la franchise avec un naturel qui me donnerait presque envie de croire en l'homme. Sa prestation est fantastique, jusqu'à son marathon qu'il semble avoir tenu pour de vrai.

Un grand réalisateur, un grand acteur, bien entouré, un bon scénario, le cocktail idéal pour un classique du cinéma.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages