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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 08:13

10 ans sont passés depuis la Chute, l'effondrement de l'économie, l'Australie survit comme elle peut et continue d'exploiter ses ressources naturelles. Qui dit mine dit argent, qui dit argent dit envie pour certains d'aller le chercher sans passer par la case travail.

C'est justement ce que viennent de faire ces hommes qui fuient dans un truck. Ils se disputent parce qu'ils ont abandonnés le quatrième de la bande, probablement mort, et frère d'un des fuyards. Un début de bagarre va provoquer un accident et l'arrêt de leur véhicule qu'ils n'arrivent pas à dégager. Pour continuer à fuir ils s'emparent du véhicule le plus proche qu'ils trouvent.

Ce qui va s'avérer une mauvaise idée.

Éric, le propriétaire de la voiture va être mécontent et les poursuivre. Débrouillard et motivé il saura récupérer leur véhicule jusqu'à être proche de les rattraper.

Le western n'explore plus le Far West mais plutôt le Far East, univers immense où la vie n'a plus beaucoup d'importance, où tuer amène parfois une envie de vengeance mais rarement la manifestation d'une quelconque justice.

Un flingue suffit à se faire entendre, à condition de s'en servir mieux que la personne sur laquelle il est pointé.

Sur sa route Éric va retrouver le quatrième membre de la bande, preuve que s'il avait été laissé pour mort il ne l'était pas. Les deux hommes vont s'associer, le premier fera soigner le second, puis se compléter pour un long chemin qui ne sera pas semé de cailloux blancs mais plutôt de douilles de 9 mm ou de 38.

Le premier calibre est bien plus efficace, mais c'est un avis personnel.

Guy Pearce est, ce n'est pas une surprise, parfait dans son rôle d'homme qui se veut, ou se croie, sans illusion, Robert Pattinson essaie de casser son image de beau gosse pour papier glacé en interprétant un semi idiot qui craint plus de rester seul que d'être mal accompagné.

Et pourtant...

Au vu des dernières image je comprends qu'Éric ait voulu récupérer sa voiture, j'aurais fait de même.

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 08:55

Nous sommes à San Francisco, Brigid O'Shaughnessy vient demander aux détectives privés Sam Spade et Miles Archer d'enquêter sur Floyd Thursby, un homme qui aurait fuit avec sa sœur. Sam n'est pas insensible au physique de la jeune femme comme à son argent.

Dans la nuit Spade reçoit un appel de sa secrétaire Effie, qui lui apprend que Miles a été tué en filant Thursby. Plus tard des policiers viennent interroger le détective sur son emploi du temps, celui-ci apprend par la même occasion que Thursby a été tué lui aussi et qu'il est suspecté.

Plus tard un homme, Joel Cairo, vient consulter le détective et lui demande, contre 5000 dollars, de retrouver une statue, celle d'un faucon qui aurait été le cadeau de l'ordre des Chevaliers de Malte au roi Charles d'Espagne. Statue dont le voyage à travers le temps serait une succession de vols et de crimes.

Jamais deux sans trois peut-on dire, une nouvelle personne, Kasper Gutman va intervenir, proposant 50 000 dollars au détective pour la statue.

Dommage qu'il n'y en ait pas eu une de plus !

Spade va mener son enquête avec l'acharnement qui le caractérise et finalement retrouver le fameux faucon qui donne son titre au film, malheureusement celui-ci va se révéler en adéquation avec sa première syllabe.

Bref, c'est du toc.

(Pour la petite histoire la statuette utilisée dans le film et qui était en plomb fut vendue pour plus de 4 millions de dollars)

Spade comprendra vite qui est l'assassin de son partenaire comme de Thursby, en l’occurrence celle qui fut à l'origine de son enquête et qui pensait se servir de lui parvenir à ses fins. Ce qui était une très mauvaise idée !

Le Faucon Maltais est la première réalisation de John Huston, c'est aussi le premier film ''noir'', celui qui en définit les normes et engendra une nombreuses, et inégale, progéniture. C'est aussi, et principalement, un roman de Dashiell Hammett, déjà porté deux fois au cinéma, en 1931 puis en 1936, sans que l'histoire du cinéma ait retenu l'un ou l'autre de ces films. Travaillant avec Allen Rivkin, Huston suit le roman scène par scène, convainquant ainsi Jack Warner de sa capacité à le porter à l'écran. Aucun ne supposait que ce serait une telle réussite, grâce à l'histoire elle-même, la mise en scène, mais aussi, et surtout dirais-je, à la distribution, dominée par Humphrey Bogart dont

c'est le premier rôle principal dans un personnage qu'il incarne si bien qu'il est impossible de les dissocier. Moqueur, cynique, sombre et lucide, il regarde les gens pour ce qu'ils sont sans se prétendre meilleur pour autant. N'oublions pas Peter Lorre, si souvent cantonné dans des rôles de traîtres et autres fourbes, Mary Astor, qui ne ressemble pourtant pas à l'idée que l'on se fait de la vamp, manipulatrice et prête à tout. Un film étape du cinéma, il n'y en a pas tant que cela alors pourquoi ne pas reculer dans le temps. Le Faucon était du bidon, pas le film !

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 08:46

La curiosité est un vilain défaut, quand un photographe amateur regarde le monde au travers de son objectif il prend des risques. Celui, par exemple, de découvrir une maison ouverte, pourquoi ne pas y jeter un œil, un escalier, une cave, un masque... il s'approche, fait un gros plan, trop concentré pour entendre quelqu'un s'approcher, avec un grand couteau et de mauvaises intentions. Quand ces deux conditions sont réunies les chances de survies faiblissent à vue d'oeil.

Et malheureusement l'appareil sur le sol ne peut pas continuer son œuvre, c'est dommage.

Laurie et Hugh sont jeunes et désirent une maison à l'écart et calme... Ils emménagent, s'installent, découvrent avec des amis leur nouvelle baraque, tellement cool dit l'une, flippante dit l'autre, plus futée que la moyenne des personnages de ce genre de film. Hugh a fort opportunément acheté une arbalète dans une brocante et l'amr lui a parut plaisante, il imaginait une chasse au raton laveur, ou autre.

Inutile de dire que les ratons laveurs ne risquent rien, eux !

Pendant une pause les amis de Laurie aperçoivent une maison encore plus à l'écart et qui leur semble ''cheloue'', pourquoi ne pas aller y faire un tour ? De son côté la jeune femme découvre, oubliés sur une étagère, une poupée de chiffon et une photo dans un cadre montrant deux homme et une jeune fille qui semble faire la gueule.

La première bande de co... pains pénètrent dans la maison malgré l'interdiction, visitent, farfouillent, cassent un truc, découvrent un viel appareil photo. Mais la nuit s'approche alors il est temps de quitter les lieux. Aucun ne voit derrière une fenêtre de l'étage une silhouette masquée qui les observe.

Qui dit emménagemment, dit occasion de faire la fête en réunissant une bande de potes, avec des bières et de l'acide tout se présente pour le mieux. Sous l'effet de la drogue une jeune femme décide de retourner dans l'étrange bâtisse avec une statue de Bouddah et une lampe électrique.

La fête continue dans la première maison où des couples cherchent un peu d'intimité alors que la jeune femme esseulée va faire une rencontre décisive et tranchante.

Le réveil va être difficile, Laurie est de méchante humeur et se prend la tête avec Hugh alors que Harmony a disparu... N'avait-elle pas dit qu'elle retournait dans l'autre maison lorsqu'elle a été vue pour la dernière fois, vivante ? Quand la responsable de l'agence immobilière appelle Laurie en profite pour l'interroger sur la maison d'à côté. Une jeune fille malade y vivait, entend-t-elle, elle aurait tué quelqu'un, mais il ne fallait pas le dire plus tôt, cela aurait été mauvais pour les affaires.

Un autre crime va avoir lieu, cette fois un témoin donnera l'alerte. Dorénavant les survivants savent ce qui les attends...

Alors que le spectateur était au courant depuis longtemps, sinon quel intérêt de regarder ce genre de film ?

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 07:30

Mauvais temps pour les mutants, poursuivis et exterminés par les terribles Sentinelles leur nombre est limité à quelques survivants qui tentent de fuir en sachant qu'ils ne pourront pas le faire longtemps.

Leur avenir semble compromis jusqu'à ce qu'une nouvelle idée germe dans l'esprit fertile du professeur Xavier : Remonter dans le passé et tenter de modifier l'histoire pour que la situation qu'ils connaissent n'arrive jamais.

Seul problème, mais de taille, pour supporter le voyage il faut un esprit capable de se régénérer. Cela tombe bien puisque c'est justement le don que possède Wolverine. Connaissant l'enchainement des faits ils savent qu'il faut retourner lors de la signature de la paix entre le Viêt Nam et les États-unis, événement qui eut lieu à Paris en 1973.

À cette occasion Mystique va assassiner le professeur Bolivar Trask mais être capturé, analysée, ses caractéristiques permettront la mise au point de robots capables de s'adapter à chaque mutant pour en venir à bout.

Wolverine s'y colle donc, profitant du pouvoir de Kitty Pride. Il se réveille en 1973. premier objectif : retrouver le professeur Xavier, jeune. Il se rend donc à l'école de ce dernier mais la trouve désertée par ses élèves à l'exception de Hank McCoy et de Xavier lui-même qui a retrouvé l'usage de ses jambes mais perdu ses pouvoirs.

Dans la vie on ne peut pas tout avoir n'est-ce pas !

Finalement Wolverine se fera entendre. Deuxième objectif : retrouver Magneto dont l'intervention est capitale. Problème, il est enfermé dans une prison de béton au centième sous-sol du Pentagone.

Qu'à cela ne tienne, ça ne posera aucun problème à Vif Argent, mutant enrôle pour l'occasion dont la qualité est une vitesse inégalée.

Nos X-amis sont donc réunis, il est temps de partir pour Paris afin d'intercepter Mystique avant qu'elle ne commette son forfait.

Inutile que je vous en dise plus, le suspens dans ce genre de film étant absent, ce qui compte c'est la mise en scène, les effets spéciaux, les combats, et le charisme des acteurs et actrices. Voir Jennifer Lawrence en bleu est on ne peut plus intéressant... sans oublier Fan Bingbing dans le rôle de Blink et même, Omar Sy qui cette fois n'est pas contraint de pousser le fauteuil de Xavier !

 

Le scénario ne manque pas d'invraisemblance ni d'incohérence, mais qu'importe, le spectacle est au rendez-vous et Bryan Singer, qui retrouve ses mutants, semble y prendre plaisir. Alors ne boudons pas le nôtre.

En attendant Apocalypse...

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 08:09

Tout commence il y a quelques années, en Irak, c'est pratique ! Des soldats explorent des souterrains, sans doute à la recherche de quelques combattants dissimulés. Une caméra suit leur exploration mais connaît des interférences alors qu'il semble se passer quelque chose, on entend des cris, des interrogations...

Aujourd'hui nous suivons le sergent Ralph Sarchie et son partenaire Butler dans leur ronde nocturne au cœur de New-York. La nuit commence par la découverte d'un nourrisson mort dans une benne à ordures. Ça donne le ton de ce qui les attend.

Des messages arrivent par la radio, des alertes diverses, mais Sarchie a un ''radar'' comme dit son collègue, il repère les affaires intéressantes. Celle d'une dispute conjugale par exemple.

Quand ils arrivent l'homme qui ouvre n'a rien d'engageant, il est surexcité, couvert de tatouages et, à voir son épouse, n'hésite pas à frapper celle-ci. Quand les policiers veulent l'arrêter il se défend. L'affaire suivante met en scène une femme ayant jeté son nouveau-né dans la fosse aux lions, sans dépasser le fossé entourant celle-ci. Coïncidence, les lumières se sont éteintes à cet instant précis et la femme qui a pris la fuite est encore dans l'enceinte. C'est Sarchie qui va la trouver, en train de gratter le sol, couverte de cicatrices et répétant des mots incompréhensibles. Alors qu'ils la ramènent au poste de police ils croisent un prête qui s'intéresse à elle, qui la connaît et s'inquiète. Il conjure Ralph de le prévenir si quelque chose d'étrange apparaît lors de l'enquête.

Mais ce n'est pas tout, le fameux radar du policier fonctionne encore quand il s'agit d'appels concernant une maison où se produisent des événements bizarres. Dans la cave ils vont trouver un cadavre, celui d'un des deux peintres engagés pour la repeindre. Il va s'avérer qu'il est question de peinture dans chacun des trois cas, le bureau du mari frappeur venait d'être fait mais aussi la cage aux lions par un homme qui a réussi à s'échapper après avoir ouvert la porte des fauves.

Les trois hommes dont il est question ont fait l'armée ensemble, en Irak, dans le bureau du mari Sarchie va découvrir des disques durs, ceux qui contiennent les images prises alors qu'il était caméraman, il va alors remarquer, la peinture étant mal faite, des caractères derrière, gratter et mettre au jour une inscription. Sous le coup d'une intuition il fait effacer la peinture du sous-sol comme celle du zoo. La même inscription, en latin, sur fond de caractères plus anciens, va apparaître. Il va la retrouver dans les enregistrements, au fond d'un souterrain irakien...

Mais nous l'avions déjà deviné.

C'est le moment de faire appel au prête, celui-ci va lui expliquer que les inscriptions sont des portes par lesquelles les démons peuvent passer. (je n'ai pas essayé de la recopier mais j'en doute) Il va aussi expliquer à Sarchie que celui-ci a un don pour sentir les démons, son fameux ''radar'' et qu'il est là pour combattre le Mal, celui avec une majuscule.

Adaptation du roman Beware the Night de Ralph Sarchie et Lisa Collier Cool il relaterait des faits véritables.

 

Un film qui revisite les poncifs du genre avec son cortège d'atrocités et un exorcisme dans les règles de l'art qui intervient à temps pour sauver la famille de Sarchie.

Dommage !

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 09:37

(1946) King Vidor, Otto Brower, William Dieterle

Scott Chavez est un homme jaloux, et emporté, ces deux traits de son caractère expliquent qu'il ait tué son épouse pour l'avoir surprise dans les bras d'un homme homme. Alors qu'il va être exécuté il envoie sa fille Pearl chez sa cousine, Laura Belle, au Texas. Le mari de celle-ci est un important éleveur de bétail qui voit arriver la jeune fille, à moitié indienne, sans plaisir.

Pearl va se révéler difficile, disposant d'un très fort caractère mais prête, apparemment, à s'intégrer en suivant les conseils d'un pasteur surnommé (The Sin Killer!). Sa beauté sauvage attire les hommes, en particulier celui des deux fils de l'éleveur, Jesse, le gentil, et Lewt, le mauvais. C'est celui-ci qu'elle choisira mais quand il refusera de l'épouser son choix se portera vers Sam Pierce, homme plus âgé qu'elle et trop heureux de sa chance.

Le temps que Lewt se laisse emporter par sa jalousie, le provoque en duel, et le tue.

Dès lors sa tête va être mise à prix pour meurtre ce qui ne l'empêche pas de faire sauter un convoi de munition pour s'attirer les bonnes grâces de son père qui voit d'un mauvais œil le train s'approcher et passer sur ses terres. Là encore, là déjà, le progrès effraie et certains tentent de l'empêcher tout en sachant que leur monde va basculer dans le passé.

Jesse voudrait emmener Pearl loin de cette ambiance mortifère mais la passion qui la lie à Lewt est trop forte et la raison ne peut être la plus forte. Reste aux deux frères à s'affronter, Le pire l'emportant sur le meilleur, comme si souvent alors que Laura Belle meurt de chagrin de voir ses fils s'affronter ainsi, de culpabilité aussi peut-être.

Lewt fuit dans les montagne, Pearl sur ses traces, armée, pour mettre fin à une relation qui la rend folle.

Duel au soleil coûta encore plus cher qu'Autant en emporte le vent, mais aura été rentable au delà des espérances de son producteur. Selznic voulait faire un film qui combine le western et une histoire d'amour fou entre deux êtres qui ne peuvent réfréner leurs pulsions tout en mettant en valeur Jennifer Jones, son égérie d'alors. Qui d'autre aurait pu (sur)jouer de cette façon sans être ridicule mais donnant vie à une des héroïnes les plus sensuelles de l'histoire du cinéma. Bien sûr le film a vieilli mais sa mise en scène reste spectaculaire, sa mise en valeur des lieux comme des personnages, toujours extraordinaire. Qu'importe si les frontières du réalisme sont dépassées, c'est ce qui fait le charme fascinant d'un duel au soleil brulant d'une passion qui ne pouvait, comme si souvent dans la réalité, s'étioler dans la banalité.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 21:32

La peinture vietnamienne est riche de jeunes artistes exploitant de nouvelles voies, des techniques s'écartant parfois des méthodes traditionnelles. souvent installés dans les régions touristiques ils profitent de cela pour gagner leur vie en attendant de se faire une place dans le monde de l'art actuel suffisante pour qu'ils puissent laisser libre cours à leur créativité.

Dao Hai Phong est né à Hanoï en 1965 et fut diplômé des Beaux Arts de l'université de Hanoï en 1987. Ses œuvres s'inspirent principalement des villages de son pays mais avec un traitement à base de couleurs vives exceptionnel. 

Duong Ngoc Son : 

Née en 1973 à Ha Tay, diplomée de l'Université des Beaux-arts de Ho Chi Minh Ville en 1997. 

Trần Trọng Vũ est né à Hanoï en 1964, il est installé en France depuis1990, son travail tend à porter un regard lucide et moqueur sur la nature humaine.

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 08:00

(1955) Henri-Georges Clouzot

L'institution Delasalle est bien cotée dans les environs, les bonnes familles y envoient leurs enfants pour suivre le meilleur enseignement. Elle est dirigée par son fondateur, Michel Delasalle, et son épouse, Christina. Celle-ci semble totalement sous la coupe de son époux et sa meilleure amie, Nicole Horner lui répète que le mieux serait que l'indésirable disparaisse, pour toujours.

Étrange association que celle de ces deux femmes, mais Christina ne connaît pas la vérité de la relation unissant les deux autres sommets du triangle !

Le problème de robinet fuyant est un classique de l'arithmétique, cette fois le problème va se poser différemment et le bain de Michel semblera un baptême à l'envers, comme en réponse à l'autre, qu'il reçut probablement sans l'avoir désiré. Seconde parenthèse d'une vie où il ne chercha jamais que sa propre satisfaction.

De la baignoire le corps va être transporté, dans une malle, jusqu'à la piscine où il disparaîtra, en attendant que la culpabilité envahisse Christina jusqu'à, elle,remonter à la surface. Elle n'y tient plus et fait vider le bassin.

Qui va se révéler, mais le spectateur s'y attend, vide !

À quoi bon tuer si le fantôme de la faute hante votre esprit ? Mais les apparences sont trompeuses, chez Clouzot les innocents le sont rarement. La partie est complexe et difficile quand on se croit un joueur et que l'on est un pion, ou un fou, en aucun cas le roi.

Rien de plus terrifiant que le quotidien, ce décor que l'on croit sans danger ni surprise, où les habitudes nous guident sans que nous y pensions, mais que nous y fassions attention et le pire peut surgir à tout moment dans une présence imprécise et impossible. Nul ne revient de la mort !

La mise en scène nous approche si près des personnages que nous voyons la sueur couleur, les lèvres trembler et l'effroi apparaître dans le regard. Ombres et lumières se complètent plus qu'elles ne s'affrontent, modifiant les expressions sans que nous sachions laquelle est la plus sincère.

S'il y en a une.

Qui est le coupable, qui est la victime, derrière les masques le mensonge joue sa partie sûr qu'il est de l'emporter.

Dans la réalité ce serait probablement le cas.

Mais le poison, mental, fait son œuvre. La machination broie sa proie et ceux qui la mirent au point sous le regard de Alfred Fichet, commissaire à la retraite mais curieux de l'affaire.

À noter la présence dans de petits rôles de Michel Serrault, Jean Lefebvre ou Jean-Philippe Smet.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 08:00

Les exploits et les travaux d'Hercule sont connus de tous, c'est ce que raconte Iolaos à une bande de pirates qui le retiennent prisonnier, leur soutenant qu'il est son neveu et qu'ayant le sens de la famille il va venir le délivrer et leur mettre une rouste à tous.

Les pirates rigolent, à tort bien sûr. Car Hercule va arriver, mais avec quelques-uns de ses amis, car celui-ci s'il dispose d'une force colossale n'est pas sûr d'être le fils de Zeus.

Hercule et ses compagnons : Autolycos, champion du lancer de lames ; Tydée, un homme brutal et muet après avoir été le seul survivant du massacre des habitants de sa ville natale ; Atalante, archère et, soi-disant, Amazone ; Amphiaros, devin, maître du bâton qui connaît le moment de sa mort ; et Iolaos, conteur des exploits de son oncle, sont plutôt des mercenaires acceptant tous travaux de maintien de l'ordre et autre remise en ordre, pour peu qu'ils soient correctement payés.

Alors qu'ils fêtent la réussite de leur dernier contrat dans une taverne riche en alcool et jeunes femmes, ils voient arriver une dame de haut rang qui se présente comme Ergenia, fille de Cotys, roi d'un royaume de Thrace, qui les engage au nom de celui-ci pour repousser le roi Rhésos qui fait régner la terreur dans tout le pays et menace gravement le trône de son père. Pour paiement Hercule recevra son poids en or.

Ce qui représente une belle somme !

L'armée de Cotys est constitué de paysans, de jeunes hommes et de plus âgés qui n'ont aucune formation militaire, aussi la première bataille va-t-elle être saignante, couteuse en homme, et convaincre le roi de laisser du temps à Hercule et ses amis afin qu'ils construisent une armée digne de ce nom qui ne reculera pas, subira un minimum de perte, et l'emportera finalement.

Ce qui va être le cas lors de l'affrontement contre les troupes de Rhésos qui malgré leur supériorité en nombre vont être mises en déroute et leur chef capturé pour être enfermer dans le palais de Cotys non sans qu'il ait le temps de murmurer au colosse qu'il devrait ouvrir les yeux sur la valeur de son engagement et qu'il sert le mauvais camp.

Ce qui va s'avérer vrai. Hercule est costaud mais s'engage avant de réfléchir. Un mercenaire digne (?) de ce nom !

Néanmoins sa conscience va le travailler, il n'est pas possible pour lui de quitter la Thrace en laissant un tyran sur le trône qui disposant désormais d'une armée digne de ce nom voit son ambition grandir et vise la Grèce entière, avec la complicité de Eurysthée, roi d’Athènes, qu'Hercule dut quitter après la mort brutale de sa femme et de ses trois enfants, assassinats dont il est soupçonné.

À tort bien sûr.

Mais notre héros, s'il n'est pas vraiment le fils de Zeus et d'une mortelle est pourtant digne de ce nom et va renverser la situation grâce à sa force exceptionnelle.

Nul besoin de naître héros, croire en soi permet de le devenir, pourrait être la morale d'un film qui revisite le mythe du fils de Zeus pour en faire le chef d'un groupe qui pourrait être ''Les Vengeurs de l'Antiquité''.

 

Inspiré de si loin du roman graphique : Hercule : Les Guerres thraces de Steve Moore(scénario) et Admira Wijaya (Dessins) que le premier demanda le retrait de son nom. Moore Malheureusement son décès permit à la production de ne pas tenir compte de sa demande.

 

 

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 08:00

Hazel Grace Lancaster a 16 ans, elle souffre depuis trois ans d'un cancer de la thyroïde au stade 4, ses poumons sont en très mauvais état et elle utilise une bouteille d'oxygène pour pouvoir respirer, ce qui lui permet malgré tout d'être autonome d'autant qu'un traitement expérimental obtient de bons résultats sur elle, sans certitude que cela puisse durer.

Pour qu'elle se fasse des amis sa mère lui suggère, fermement, de fréquenter un groupe de jeunes cancéreux qui se réunie dans les sous-sol d'une église et animé par Patrick, lui-même rescapé d'un cancer des testicules.

Un jour elle heurte, un moyen de faire connaissance, Augustus Waters, cancéreux en rémission, là pour accompagner un ami souffrant d'un cancer des yeux. L'un a été enlevé, l'autre devrait connaître le même sort. Augustus lui-même, pour survivre, ayant été amputé d'une jambe.

Il apparaît vite que Hazel a tapé dans l’œil de Augustus, surnommé Gus, celui-ci l'invite chez lui, dans son antre établie dans le sous-sol de la maison familiale. Il l'interroge, finalement ils en viennent à parler de livres et Hazel confie à son nouvel ami que son roman préféré est Une impériale Affliction, un texte de Peter van Houten. L'histoire d'une fille, Anna, cancéreuse, dont elle se sent proche. Elle lui décrit la façon dont le bouquin s'achève, en plein milieu d'une phrase, à l'instar de la mort, laissant les lecteurs dans l'expectative quand au devenir des autres personnages en général, et Sisyphe, le hamster d'Anna, en particulier.

Apparemment van Houten n'a pas écrit de suite, et il ne répond pas aux lettres que son admiratrice lui a envoyé.

Gus voit là l'opportunité de se rapprocher de Hazel, il envoie un mail à l'auteur, et celui-ci lui répond qu'il serait heureux de les rencontrer le jour où ils viendront à Amsterdam.

La fondation qui les soutient offre un vœu à chaque malade, Hazel a déjà choisi le sien, un voyage à Disneyworld ! Gus se moque d'elle puis lui dit que puisque lui dispose encore de son vœu il peut l'utiliser pour qu'ils aillent rencontrer van Houten.

Le projet se prépare mais peu avant la date retenue la jeune malade fait une rechute et doit être hospitalisée. Elle s'en sortira finalement mais son médecin lui interdit de prendre l'avion.

Est-ce une raison pour renoncer ? Gus est sûr que non et tous partiront pour l'Europe à la rencontre de l'auteur qui est prêt à les recevoir.

Le voyage se passe bien, si ce n'est que Gus n'avait jamais pris l'avion et est impressionné par le vol. la veille de la rencontre ils se retrouvent dans un grand restaurant, et découvrent qu'ils sont invités par van Houten, après quoi ils passeront leur première nuit ensemble.

Peter van Houten va se révéler déplaisant, moqueur et irrespectueux, de plus il n'était pas au courant de la venue de ses admirateurs, ni même qu'il les avait invités la veille. Cela était l’œuvre de son assistante : Lidewij Vligenthart, qui va se montrer bien plus sympathique que son employeur. Après un si moment si décevant tous les trois vont aller visiter la maison d'Anne Franck. Une véritable expédition pour Hazel, des escaliers étroits, pentus, et pour atteindre le grenier où Anne vécut, une échelle, néanmoins elle ira jusqu'au bout avec beaucoup de courage.

La suite du voyage sera plus difficile mais je ne suis pas là pour vous dire la fin, ce serait dommage. Dans ce genre de film les fins sont rarement heureuse, je suis néanmoins satisfait d'avoir deviné ce qui allait se passer.

 

Depuis Love Story le cancer se métastase parfois à l'écran avec plus ou moins de bonheur, souvent moins. Dans ces Étoiles contraires Shailene Woodley tire son épingle du jeu avec beaucoup de sincérité, c'est déjà pas mal.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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