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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 10:00

アンタッチャブル

Narumi Ryoko n'a pas eu de chance, alors qu'elle travaillait pour un média de premier ordre elle se retrouve à devoir accepter l'offre d'emploi de Shukan Untouchable, tabloïd 

 

que l'on pourrait qualifier de scandaleuse, ou people, vivant de ragots, rumeurs, et autres scoops mettant en cause les vedettes du moment. Elle n'a pourtant pas perdu ses qualités professionnelles, curiosité et acharnement, et quand elle se penche sur une journaliste célèbre pour mettre en cause de grandes entreprises qui n'hésiteraient pas à prendre des risques avec les consommateurs, elle veut dépasser les apparences et va finir par découvrir que les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent. Aidé par des lettres anonymes qui l'orientent elle finit par s'approcher d'un groupement philanthropique s'occupant, entre autre, de l'éducation d'enfants défavorisés dans le monde, mais aussi de lutter contre la pollution, la misère et j'en passe.

Elle est aidé par son frère, policier. Tous deux embrassèrent ces carrières pour enquêter sur l'incendie volontaire qui causa la mort de leurs parents et dont ils découvrent, non seulement qu'il ne fut pas unique, mais qu'il pourrait être en lien avec la corporation sur laquelle Narumi enquête non sans que ses efforts aient du mal à porter leurs fruits, ceux qui pourraient l'aider, témoigner en sa faveur, finissent par changer d'avis et se suicider pour prix de leurs mensonges. Tous affirment qu'il y a des choses qui doivent rester dans l'obscurité, ignorées de tous !

De là à imaginer que leurs suicides étaient contraint il n'y a qu'un pas que la jeune journaliste franchit. Du reste pourquoi ses articles sont-ils censurés par le rédacteur en chef, serait-il complice alors que Untouchable vit en partie de la publicité de cette entreprise ? Ou alors serait-ce son collègue photographe, ou alors cet autre journaliste qu'elle connut dans son précédent travail et dont elle est éprise ? Trente ans est un âge difficile pour une femme qui veut se marier, c'est justement l'anniversaire qu'elle va fêter, péniblement, à mi-série. Quand elle rencontre un homme qui semble si gentil c'est pour découvrir qu'il est le contraire de ce qu'il paraît. Autour d'elle chacun paraît avoir des buts autres que ceux avoués mais l'impression de s'affronter à plus fort qu'elle ne lui fait pas baisser les bras, au contraire.

Un drama japonais en 9 épisodes, qui respecte les règles du genre histoire de changer des feuilletons ou séries occidentales. Avec en tête d'affiche Nakama Yukie révélée par les trois saisons de Gokusen et qui explique que j'ai porté mon attention sur cette production de la TV Asahi. Ne confondez pas avec la bière... 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 09:09

John et Peter, son frère sont arrivés du Danemark il y a sept ans, après leur démobilisation après la guerre entre leur pays et l’Allemagne. Ils ont acheté un terrain, construit une ferme et commencent à vivre correctement. Ce jour là ils attendent la femme et le fils de John qui rejoignent celui-ci. Le train est à l'heure et les retrouvailles sont pleines de retenues. De la gare à la ville il faut prendre la diligence, le frère cadet lui va faire un détour et laisse la famille nouvellement réunie seule avec un couple. Celui-ci pourtant ne pourra pas faire le voyage, il devra descendre pour laisser la place à deux hommes. Ceux-ci seront vite attirés par l'épouse de John. Quand celui-ci voudra s'interposer il finira éjecté du véhicule alors que la diligence continu sa route. Tout ce qui lui reste à faire est de continuer à pied en espérant qu'elle s'arrêtera quelque part. En chemin il va découvrir le cadavre de son fils puis ceux des conducteurs. S'emparant d'une carabine il tuera les deux hommes et découvrira le corps sans vie de son épouse.

Une de ses victimes se trouve être le frère de Delarue, un ancien colonel reconverti dans le gangstérisme qui extorque de l'argent en échange de sa ''protection''. Mécontent celui-ci débarque en ville et menace de tuer deux personnes, devant être choisies par les autorités, si le coupable ne lui est pas remis. Ceci n'étant pas fait il tue les deux personnes proposées, une vieille dame et un handicapé, puis une troisième, trouvant que le compte n'y était pas. De plus il double le prix de ses services en attendant que le coupable lui soit finalement livré.

Les habitants de la ville ne sont pas spécialement courageux, au contraire, aussi quand le couple ayant dû quitter la diligence reconnaît l'homme qui était avec eux s'empresse-t-il d'aller rapporter la chose au shérif qui vient l'arrêter avant de prévenir Delarue.

John est en fâcheuse posture, suspendu par les bras à un poteau au milieu de la cour mais son frère, lui aussi arrêté, ayant pu s'échapper viendra le libérer. Ensemble ils vont fuir dans les montagnes poursuivi par les sbire de l'ancien colonel...

Un western original puisque réalisé par un Danois, Kristian Levring avec une distribution internationale où l'on retrouve Cantona et, surtout, Éva Green, en veuve pas si éplorée que ça mais muette après avoir eu la langue arrachée par les indiens. Entre lâcheté, vengeance et pétrole, le véritable but de Delarue étant de convaincre les habitants de la région de s'en aller et de revendre, pour une bouchée de pain, leurs parcelles à une compagnie avide de transformer l'or noir en or tout court.

Rien n'a changé !

Une réalisation rythmée dans de magnifiques paysages, une excellente interprétation, dominée par Mads (Hannibal) Mikkelsen, et une durée de 90'. Que demander de plus ? 

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 09:09

(1962) – Jean-Pierre Melville

Ce film fut pour Jean-Pierre Melville l'occasion de rendre hommage aux films ''noirs'' américains qui l'influencèrent grandement. Sur le plan scénaristique dans un premier temps, ensuite au niveau de la réalisation, travail sur la lumière, le contraste, les cadrages...

Dans le langage de la police un ''doulos'' est un indicateur, ici interprété par Jean-Paul Belmondo. C'est aussi le prétexte pour le réalisateur pour porter son attention sur la proximité, parfois trouble, qui peut exister entre le ''milieu'', du moins tel qu'il existait en France il y a un demi siècle, et la police. L'indicateur faisant office de médium.

Maurice Faugel qui sort de prison n'a qu'une idée en tête : tuer Gilbert Varnove, son ancien patron, qu'il soupçonne d'être l'assassin d'Arlette, son épouse. Sitôt libéré il se rend chez ce dernier, le tue et, histoire de joindre l'utile à l'agréable, s'empare d'une forte somme en bijoux, le défunt étant recéleur, qui devaient être livré à Nuttheccio et Armand. Ce qui ne l'empêche pas, histoire de ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier de préparer un casse avec un pote, Rémy. Pour ce faire il s'adresse à un ami, Silien, dont il ignore qu'il est proche des policiers et à qui il fait un peu trop confiance. Celui-ci lui fournit le matériel demandé en vue du cambriolage à venir. Lors du déroulement de celui-ci Silien se rend chez Thérèse, la nouvelle ''fiancée'' de Faugel, et la convainc de lui révéler où doit avoir lieu le vol.

Arrivant sur les lieux la police abat Rémy, en même temps que l'inspecteur Salignari est tué alors que Maurice, blessé, s'enfuit. Il faudra des renseignements fournis par Silien pour qu'il soit arrêté, temporairement, les policiers manquant de preuve contre lui doivent le libérer.

Retrouvant Silien celui-ci lui fait croire que la trahison ne vient pas de lui mais de Thérèse. Trop tard cependant pour arrêter l'engrenage fatal qui va broyer les coupables et les... mais dans ce film il n'y a pas vraiment d'innocent.

Plus que le noir et blanc c'est de nuances de gris qu'il faudrait parler ici tant la proximité est grande entre flics et voyous, pour utiliser un autre titre de film de Jean Paul Belmondo. C'était l'ambition du réalisateur de montre la porosité de mondes plus complémentaires qu'opposés.

Quand sont réunis une bonne histoire, un réalisateur de talent et des acteurs remarquables il serait dommage de bouder son plaisir. C'est presque un reportage sur un univers disparu, celui d'aujourd'hui est bien pire.

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 09:00

(Pour toi j'ai tué)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après son divorce Steve Thompson avait quitté Los Angeles. Deux ans plus tard il revient, incapable d'oublier Anna.

Dommage pour lui, Anna est devenu la compagne de Slim Dundee, mafieux de sinistre réputation ambitionnant de ''progresser'' dans sa profession, dont les hommes vont le voir tourner autour de son ex-épouse. Confronté à Slim, Steve ne trouve rien de mieux que de lui proposer l'attaque d'un transport de fond. Ne serait-ce pas le meilleur moyen de gagner beaucoup d'argent et de fuir avec Anna ?

L'agression se prépare, tout est calculé, sauf les impondérables qui la feront échouer, un homme est tué et Steve sera blessé. Profitant des circonstances il passera pour celui qui a fait échouer l'attaque, les policiers ne le soupçonnant pas d'en être l'instigateur.

Mais Steve ne peut rien contre sa passion pour Anna, sitôt sorti de l'hôpital il va la retrouver...

Robert Siodmak construit Criss Cross à la manière de The Killers, usant, mais n'abusant pas, des flash-back, expliquant le présent en nous dévoilant peu à peu le passé. À nouveau nous retrouvons Burt Lancaster, idéal en homme soumis à la fatalité, suivant sans faiblir le chemin qui le conduit au pire. Crut-il jamais qu'il pouvait récupérer Anna ? Sans doute pas mais sans elle son existence ne serait qu'un vide immense dans lequel il se perdrait. Sans doute n'a-t-il pas d'illusion sur Anna, leur relation, le fait qu'elle ait pris de lui tout ce qu'elle pouvait, ni qu'il se soit laissé faire. Par lâcheté, goût de la destruction, conscience de la distance séparant ce qu'il peut de ce qu'il veut.

Comme dans sa précédente collaboration avec Siodmak, Lancaster attend son destin, avec plus de soulagement, me semble-t-il, que d'angoisse. Les fils qui animaient le pantin qu'il est se sont distendus, ne lui reste qu'à tomber sur la scène, où il semblera n'avoir jamais été plus qu'une ombre.

Dans son film Siodmak se plait à repousser ses personnages, jamais loin, rarement proche, entre l'envie et le possible, alors que le destin, lassé sans doute, n'ait le dernier mot et ne baisse le rideau.

Pour la petite histoire il est possible de reconnaître Tony Curtis dans une scène où il danse avec Yvonne de Carlo...

J'aurais garde d'oublier la participation de Miklos Rosza, l'occasion de souligner à quel point la musique soutient l'image, lui donne force et présence.

Tony et Yvonne

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 09:00

Nightmare alley est considéré comme un chef d’œuvre du film noir combinant un super scénario – d'après le roman de William Lindsay Gresham – une mise en scène impeccable et une interprétation parfaite, dominée par un Tyrone Power n'hésitant pas à s'enlaidir.

Stan Carlisle est jeune et ambitieux, l'inverse se prêtait moins à produire un bon film. Il est employé dans un cirque de second rang où il apprend les ficelles du métier de magicien et de voyant.

Un peu comme le mentaliste !

Doté d'un vrai talent de séducteur il va user de celui-ci pour assouvir sa soif d'argent et de célébrité, connaissant de grands succès et désireux ensuite de tromper de riches hommes d'affaires.

Mais à malin, main et demi ! Comme souvent dans le cadre d'un film ''noir'' c'est une femme qui va précipiter sa perte, une femme plus intelligente et sournoise que lui, sachant exploiter sa vanité pour endormir sa lucidité.

Une méthode qui marche toujours !

C'est que la marche est haute entre le petit cirque régional, aux attractions banales, et les cabarets de Chicago ; entre les forains et la classe fortunée de la capitale de l'Illinois sans qu'à aucun moment les uns ou les autres soient méprisés ou méprisant, mis en valeur ou rabaissés.

Carlisle sait si bien jouer son personnage qu'il semble y croire parfois lui-même, ce qui peut l'aider dans un premier temps mais lui faire perdre le contact avec la réalité par la suite. Ainsi quand il évoque un esprit à la demande de sa veuve paraît-il dépassé par la situation. Il affirme sa personnalité mais celle-ci s'effritera de l'intérieur face à Helen Walker, plus forte, plus stable, plus manipulatrice. Mentir aux autres est une chose, se mentir à soi-même en est une autre. C'est comme jouer au-dessus de ses moyens, ça ne peut fonctionner toujours. Se surestimer n'amène jamais qu'à la plus sordide des conclusions.

Au moins Carlisle aura-t-il tenu son rôle aussi longtemps que possible, qui sait si quelque part il ne savait pas qu'il jouait au dessus de son niveau et n'était-il pas désireux de retrouver une médiocrité finalement moins stressante, sans la contrainte de devoir se contrôler continuellement.

La partie est plaisante mais nul ne doute qu'il faille s'avouer vaincu finalement, l'intérêt est bien d'amasser les jetons devant soi, de les jouer ensuite, puisque les conserver lui était impossible.

Tyrone Power garde l'image d'un acteur jouant de son physique plus que de son talent, à l'image de ce charlatan pourrait-on dire, si ce n'est que lui vaut mieux que la réputation qui lui fut faite. Regarder ce film c'est donc, aussi, lui rendre hommage. Il le vaut bien.

 

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 09:00

Maria Enfers est une star après de gros succès cinématographiques. Elle se rend, en train, à Sils Maria pour y recevoir un prix en lieu et place de son mentor, Wilhelm Melchior, auteur de la pièce, puis du film, qui la lancèrent vingt ans plus tôt. Pendant le voyage elle répète avec sa secrétaire, Valentine, son discours, tout en gérant à distance son divorce. C'est alors qu'elle est au téléphone que Sigrid lui montre un papier sur lequel est écrit ''Wilhelm est mort'', ce qui est façon directe, mais abrupte, montagne oblige, de l'annoncer à Maria.

À l'arrivée de celle-ci tout est prêt pour l'hommage qui accompagnera la remise du prix, d'autres vedettes sont là, par amitié, par reconnaissance, par intérêt. Surtout !

Lors d'une soirée elle veut bien rencontrer Klaus, un metteur en scène en vogue qui lui propose de reprendre la pièce qui fit son succès mais en intervertissant les rôles. En effet l’œuvre de Melchior mettait en scène une femme d'affaire de quarante ans tombant amoureuse d'une de ses stagiaires de vingt ans et se laisser mener par le bout du nez, jusqu'à y perdre son argent, ses illusions et sa vie, même si cela n'est pas explicite dans l'histoire. Maria hésite mais finit par accepter le challenge d'interpréter Héléna et pas Sigrid – le temps est passé – face à Jo-Ann Ellis, jeune vedette et cible des torchons peoples qui fait preuve d'ambition pour continuer sa carrière après des sujets bien différents et plus en rapports avec son jeune âge.

Pour répéter, avant le travail au théâtre à Londres, elle retourne à Sils Maria dans la maison de Melchior, en compagnie de Valentine qui lui donne la réplique sans être d'accord avec sa vision du rôle. Difficile en effet pour Maria d'admettre que le temps est passé, qu'il redistribue les rôles, qu'une actrice plus jeune peut avoir l'ambition et l'énergie qui fut la sienne alors qu'elle cherche davantage à comprendre.

C'est le spectacle qui est mit en scène par Assayas, la difficulté de trouver le ton juste pour un rôle, les relations avec les agents, les autres comédiens, l'hypocrisie nécessaire, l’ambiguïté des relations, les intérêts à privilégier et l'omniprésence des médias autour de Jo-Ann. D'autant que l'épouse de l'amant de celle-ci tente de mettre fin à ses jours au début des répétitions en Angleterre.

Sans doute n'est-ce pas un hasard si Assayas situe son film à Sils Maria, lieu qu'aimait Nietzsche, où il eut l'intuition de l'Éternel Retour. Sa réalisation le met en scène mais ce qui revient n'a que l'apparence de la similitude, les individus ont vieillis, ont changés et ont du mal à l'apprécier. La roue de la création ne s'arrête pas, sitôt un projet entamé un autre se profile, différent mais exigeant. Le succès vaut-il que l'on y sacrifie sa vie privée ?

La réponse pourrait être positive, la création s'étiole dans la banalité du quotidien et le tribut qu'elle exige est en rapport avec les satisfactions qu'elle procure.

Est-il plus noble de jouer dans un ''grand film populaire'' comme Jo-Ann, où dans une pièce plus ''exigeante'' ? Qui peut fixer la valeur des choses hors le snobisme qui s'attache à celles-ci ?

La vie s'écoule, implacable, comme le Serpent de Maloja, un phénomène nuageux rare qui voit se glisser un ruban de nuages venu d'Italie dans ces vallées Suisses. Maria voudra le voir, en vrai, mais il est difficile de voir s'écouler sa propre existence.

Le spectacle va commencer, mais peut-il jamais s'arrêter ?

 

Une réflexion sur la création et le temps menée par un trio d'actrices : Juliette Binoche, Kristen Stewart et Chloë Grace Moretz.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 09:00

Deux tueurs arrivent à Brentwood, ils se dirigent vers le Harry's diner, bar comme il y en a tant. Ils viennent voir Harry, pour le tuer semble-t-il, mais non, finalement ils se contentent d'attacher un client et le cuisinier. Le client en question sera envoyé par Harry prévenir un de leurs amis commun, le Suédois, c'est lui qui est la véritable cible des assassins. Mais le Suédois, Pete Lunn de son nom, ne veut pas partir, il est las de courir et sait pourquoi ces hommes sont à ses trousses, qu'il a fait quelque chose de mal qu'il doit payer.

Quand il entend le bruit de la porte de l'immeuble il sait que les exécuteurs ont retrouvés sa trace, qu'ils viennent s'acquitter de leur tâche.

Les tueurs montent, entrent dans l'appartement, s'approchent de la chambre de Lunn qui ne fait rien pour se défendre. Les arrivants le regardent, et sans hésitation vident leurs chargeurs sur lui.

Une enquête va avoir lieu, James Reardon est chargé par l'assurance de faire la lumière sur ce qui s'est passé. Pour cela il va remarqué les mains de Lunn, abîmées, durcies par des années d'entraînement et de combats sur le ring. Si Reardon est là c'est qu'il a laissé de l'argent à une employée d'un hôtel d'Atlanta, pas une somme énorme mais suffisante pour attirer l'attention de l'assurance. Les investigations conduites vont faire ressurgir une autre affaire, bien plus importante. À l'époque le Suédois, portant encore son nom d'Andersen, habitait Brentwood depuis peu...

La vérité va se faire jour à mesure des interrogatoires conduit par Reardon, chacun par un flash-back apportera une pièce du puzzle et nous découvrirons comment Andersen devint Lunn, quelles circonstances le conduisirent en prison, pour épargner une femme, vraiment fatale pour le coup. Une dénommé Kitty Collins, maîtresse d'un truand, Colfax, dont il tombe amoureux.

Mauvaise pioche ! Bien qu'il ne s'étonnât pas qu'elle le trahisse pour préserver ses intérêts.

Robert Siodmak, le réalisateur, vient d'Allemagne et sa réalisation est marqué de l'expressionnisme qu'il connut avant d'émigrer. Obscure parfois, violemment contrastée pour souligner un élément de l'image, portée sur des gros plans signifiants. Une musique signée Miklos Rozsa et une interprétation (largement) dominée par Burt Lancaster et Ava Gardner. Tous les deux débutaient, ils vont constituer un couple marquant de l'histoire du cinéma, en général, et du film noir en particulier. La belle et la bête revisitées.

 

D'après une nouvelle de Ernest Hemingway publiée en 1927.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 09:00

Adam vit en reclus à Detroit, malgré l'influence qu'eurent ses productions musicales. Il refuse la célébrité et cela semble exciter davantage encore ses admirateurs bien qu'il fasse tout pour les rejeter quand l'un d'entre-eux s'approche un peu trop de lui.

Il collectionne les instruments les plus cultes, les plus rares, et en possède énormément.

Il n'est visible que la nuit, ce qui est compréhensible puisque Adam est un vampire et que son âge, plusieurs siècles ne se voit pas sur lui, loin de là. Ses fréquentations avec les humains ''normaux'' qu'il appelle zombie sont rares, il s'agit principalement de Ian, un homme spécialement doué pour trouver les choses les plus impossibles, comme cette balle d'un bois le plus dur possible qu'Adam lui demande. Il lui arrive aussi de rencontrer le docteur Watson à l’hôpital, quand il doit aller récupérer les doses de sang qui lui sont indispensables pour survivre. Chasser ne l'intéresse plus et il ne rêve que de discrétion. Il se présente alors comme le Dr Faust...

outre ses qualités de musiciens il est un scientifiques responsables de nombres d'inventions, il faut dire qu'il a le temps pour lui.

Mais l'immortalité est pesante et la balle en bois qu'il a voulu lui est destiné bien qu'il ne parvienne pas à mettre son dessein à exécution.

Averti par quelque lien n'existant qu'entre eux sa femme, Ève, l'appelle pour le dissuader de mettre un terme à son existence. N'es-ce pas l'occasion pour eux de se retrouver. Ève vit à Tanger où elle laisse couler le temps autour d'elle en allant voir un (très) vieil ami, Marlowe. Ensemble ils boivent des verres de sang, rien de meilleur pour passer une bonne soirée.

Non ?

Le couple traîne son ennui au fil des jours. Il faudra la venue d'Ava, sœur d’Ève pour bouleverser leur quotidien, celle-ci en effet tuera Ian par incapacité à maîtriser sa soif de sang. Le couple doit d'abord faire disparaître le corps, mais ils en eurent l'habitude jadis, et surtout partir, loin. Détroit n'est plus sûr, trop de fans s'approchent, trop de regards possibles, de curiosité qu'ils veulent éviter, on les comprends. Autant repartir pour Tanger, retrouver Marlowe qui est gravement malade pour avoir bu du sang contaminé. On ne peut pus se fier à personne et être un vampire n'est pas une protection.

Dommage !

Adam a désespérément soif, leur vie est soumise à trop de tensions pour ne pas être bouleversée... justement alors qu'ils errent dans les rues avant que le jour se lève ils aperçoivent un jeune couple plein de vie et d'ardeur.

Et de sang.

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 09:16

(Guardians of the Galaxy) - James Gunn

Peter Quill aime la musique, il écoute dans un baladeur une vieille cassette. Il est dans la salle d'attente d'un hôpital où sa mère suit un traitement, inefficace, contre le cancer. Elle agonise mais demande à voir son fils, quand celui-ci s'approche elle veut lui prendre la main mais le jeune garçon recule, il est effrayé de ce qui se passe. Mais sa maman, dans un ultime et méritoire effort, lui tend un paquet, joliment emballé, son dernier cadeaux que le grand-père prend rapidement et glisse dans le sac à dos du garçonnet avant de le pousser dehors. Voir mourir sa mère serait un spectacle choquant.

Seul, submergé par le chagrin il sort de l'édifice et achève sa course dans un champ à proximité où un vaisseau spatial le récupère.

Quelques années plus tard le même Peter Quill, devenu un homme descend de son vaisseau pour aborder une planète inconnu dans un endroit improbable de l'univers. Il vient chercher l'orbe de Morag, sphère métallique dont il ignore le contenu et qu'il est payé pour ramener. Il ignore que Ronan, l'accusateur, veut cet objet, et surtout ce qui se cache à l'intérieur. Il réussit à échapper aux gardiens du lieu mais après quelques pérégrinations finira dans une prison éloignée de tout, le genre dont on ne s'évade pas. Là il va faire connaissance de quelques autres repris de justice : Rocket Raccoon, raton laveur génétiquement modifié, capable de parler, d'utiliser un flingue, le plus gros possible, et supérieurement intelligent, celui-ci est accompagné de Groot, arbre humanoïde qui est le garde du corps de Rocket et qui ne sait dire que ''Je s'appelle Groot'', ce qui n'empêche pas Rocket de le comprendre. Ces deux personnages sont suivis de Drax le destructeur dont l'unique ambition est de retrouver Ronan, assassin de sa famille, pour le tuer, et de Gamora, fille adoptive de Thanos et tueuse avérée. Bref le club des 5 dont il est question ici n'est pas pour enfants mais est bien plus actif que l'autre.

Ronan n'a pas dit son dernier mot, lui sait ce qui se trouve dans l'orbe et comment l'utiliser pour accroître son pouvoir jusqu'à être capable d'affronter Thanos. Son but, en attendant, après avoir volé la pierre d'infinité est de détruire la planète de ses ennemis. L'association nouvellement formée, les Gardiens de la Galaxie, vont donc tenter de lui mettre des bâtons dans les roues. Il n'est pas difficile dès le début de la projection d'en connaître la fin, c'est toujours la même dans ce genre de film. Celui-ci pourtant se démarque par son rythme, son humour, sa musique, sa réalisation, bref il est le meilleur film de ''super héros'' depuis Iron Man (premier du nom).

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 09:00

Stanley Kubrick – 1955

Davey Gordon attend sur le quai d'une gare, pour passer le temps il se souvient et la voix off nous raconte son histoire. Il est boxeur. Alors qu'il sort d'un combat perdu et rentre chez lui il aperçoit par la fenêtre d'un appartement une rixe entre une entraîneuse, Gloria, et son patron, Rappalo, celui-ci essayant de violer son employée. Il intervient aussitôt pour sauver la jeune femme sans savoir que celle-ci vient d'assister à son match par télévision interposée. C'est l'occasion pour eux de faire connaissance, d'être d'abord des amis avant de découvrir qu'ils ont l'un pour l'autre plus de sentiment que prévu. Pour Gloria c'est le moment de remettre en cause sa situation de danseuse/entraîneuse et de décider d'en changer, pour rester avec Davey, alors que son employeur, qui est amoureux d'elle, est d'un avis différent et va tout faire pour se débarrasser de son rival. Manque de chance, les hommes que Rappalo va charger d'exécuter Davey vont se tromper de cible et tuer le manager du boxeur.

Ne reste pour Rappalo qu'une solution : faire enlever Gloria. Davey, soupçonné du meurtre de son coach va avoir la police à ses trousses ce qui ne l'empêchera pas de partir à la recherche de la jeune femme, retenue dans un entrepôt de mannequins, spectateurs immobiles, obligés et silencieux de l'affrontement final. Les deux hommes vont en venir, non pas aux mains, ce serait trop simple, mais à la hache.

Ce qui est plus spectaculaire, vous en conviendrez.

Le train ne va pas tarder à partir, il est temps d'y monter...

Finalement suivre le parcours d'un grand cinéaste à l'envers est intéressant pour en remarquer les tics comme les défauts qu'il aura gommé par la suite. Kubrick en est à son deuxième film, du premier Fear and Desire, il ne reste rien, le réalisateur en ayant détruit les copies, à moins que, quelque part... c'est un nouvel essai, pas encore un coup de maître, cela ne saurait tarder et la critique s'en fera l'écho dès sa réalisation suivante : L'Ultime Razzia. Déjà il veut tout faire, sans maîtriser le dosage de tous les ingrédients. Il retrouve ici le sujet de son premier court-métrage, day of the fight, sport cinégénique s'il en est, filmé sur le ring d'abord, dans un cadre moins formel à la fin du film.

 

Faute du premier pas de Stanley il serait dommage de ne pas suivre le suivant.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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