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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 08:00

Seth MacFarlane – 2015 - 115'

 

J'avoue n'avoir pas vu Ted, tout court, ce n'était pas une raison pour ne pas me risquer à voir la suite, ne serait-ce que parce que j'aime les ours en peluche et apprécie Amanda Seyfrid. Sans une belle actrice j'ai du mal à trouver une raison de sortir de chez moi !

Tout commence par le mariage de Ted et de Tami-Lynn, mis à part la nature du premier cela ne présente rien d'extraordinaire, le meilleur ami de la peluche, John, est toujours là pour être son témoin. Ted ne lui fut-il pas offert alors qu'il était enfant et n'est-il pas, par son souhait, responsable de la vie de Ted ? Les mois vont passer et le couple va connaître les difficultés du quotidien et se disputer. Comme quoi être une peluche n'arrange pas tout. Pour sauver son couple Ted va demander un conseil, et recevoir celui d'avoir un enfant. Difficile puisque Ted,de par sa nature, est asexué. Solution : la fécondation in vitro, impossible pourtant, Tami-lynn ayant abusé de substances diverses et prohibées se révèle stérile.

Reste l'adoption, et c'est là que les choses vont déraper. Ted va attirer l'attention de l'administration sur lui et inciter celle-ci à définir sa nature : est-il un bien ou une personne ? La seule solution, nous sommes aux états-unis, est de passer par la justice. Mais ce serait trop simple, à cela s'ajoute Hasbro, la marque commercialisant le nounours parlant, dont le directeur se verrait bien utiliser notre héros pour trouver son secret et produire à grande échelle des peluches vivantes.

Le procès va être médiatisé, Ted et ses amis ont affaire à forte partie, ils vont donc, et sans surprise, il faut que le film continue, perdre. Tout n'est pas dit, ouf ! il est possible de faire appel, et pour plaider celui-ci pourquoi ne pas faire appel au meilleur avocat pour la défense des droits civils ?

 

Le suspens n'est pas immense, le but de ce film n'est pas là mais de nous présenter une série de gags oscillant entre la vulgarité et le mauvais goût, mais réussissant souvent à joindre les deux. Le résultat est parfois drôle, mais je suis mauvais juge.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 19:11

신데렐라와 네 명의 기사 (Cinderellawa Ne Myungui Gisa) – Kwon Hyuk-chan – 2016 – 16 épisodes

Eun Ha-won est jeune, jolie, intelligente, depuis le décès de sa mère elle vit chez une tante avec la fille de celle-ci, bien moins douée pour les études qu'elle. Elle y fait le ménage, la vaisselle, les courses... tout en travaillant pour mettre de l'argent de côté et réaliser le rêve de sa mère, pour elle : devenir professeur.

D'un autre côté le président d'un gros groupe industriel cherche un héritier parmi ses trois petits fils. Kang Hyun-min, Kang Seo-woo et Kang Ji-woon. Tous mal élevés, vaniteux, égocentriques... Bref, ils ont les défauts de ceux qui n'ont eu qu'à naître et pour qui tout a été facile. Hormis ce but, le grand-père en question prépare son cinquième mariage avec une jeune femme qui sait apprécier ses qualités, avec beaucoup de zéros derrière.

Les trois zozos sont invités, un soir l'un d'entre eux, Kang Hyun-bin, pari qu'il invitera la cérémonie la première femme qui entrera dans l'immeuble. Bien sûr il s'agira de Eun. Différente dans sa tenue des autres, puisqu'elle ressemble au chaperon rouge et vient livrer 5 pizzas. En échange elle reçoit moquerie et refus d’acquitter le prix de la livraison. Mal en prend au mauvais payeur auquel elle flanque une raclée mémorable. Ha-won ne se laisse marcher sur les pieds par personne, hormis sa ''famille'', probablement parce qu'elle croit leur devoir quelque chose.

Une parole se tient, c'est elle qui sera invitée. Elle refuse puis se dit qu'ayant été acceptée à l'université elle devra payer sa scolarité et, donc, gagner de l'argent. Pourquoi refuser un rôle, court et bien rémunéré. Les choses changeront quand le prince, pas si charmant que ça, lui demande de se faire passer pour sa fiancée ce soir. Prétextant que c'est le souhait de son grand père avant d'entrer à l'hôpital. Le rôle devant prendre fin à minuit pile. Cendrillon oblige !

Deal !

L'arrivée à la soirée se fait devant les caméras des télévisions et les flashs des photographes, les Kang sont importants, leurs moindre faits et gestes sont épiés. Eun est surprise de ce remue-ménage, plus encore par la tenue qu'elle doit porter, une magnifique robe blanche et des escarpins rose. Elle se laisse maquiller, coiffer, préparer, jamais elle n'aura été aussi belle.

Quand elle entre dans la salle c'est elle qui attire l'attention, son ''fiancé'' la présente officiellement, pour embêter son grand père, mais Ha-won ne se laisse pas faire. Ce n'est pas son genre. Elle fait, brutalement, la connaissance de Park Hye-ji, celle qui désire depuis longtemps épouser son ''fiancé''. Elle est sous le choc de rencontrer une fiancée qu'elle ne connaissait pas.

 

Les heures passent, minuit approche, Eun peut rendre bijoux et ornements, elle peut même laisser ses belles chaussures rouges derrière elle pour repartir à pied. Comme il se doit Hyun-bin en ramasse une. La magie est dissipée mais le jeune homme est satisfait de l'effet produit lors de la cérémonie.

Néanmoins papy prend les choses autrement et décide d'arranger le mariage de Hyun-min avec l'héritière du groupe K. il a rendez-vous avec elle le lendemain et doit s'y rendre, s'il veut rester l'héritier du groupe Haneul. Pour lui le plus important fut l'attitude de Ha-won, la façon dont elle tint tête à Hyun-min et à son cousin qui se vantait de pouvoir dépenser sans compter. Il veut la rencontrer. Pendant ce temps Ha-won, sans le savoir ni le vouloir, est devenue une vedette, les réseaux sociaux parlent d'elle et s'interrogent alors qu'elle continue son travail dans la supérette, un de ses dix emplois ! L'envoyé du grand-père, Lee Yoon-sung, a fait son travail et rapporte ce qu'il a vu. Comment Ha-won perdit sa mère, où elle vit, dans quelle condition, et l'absence de son père, routier, souvent au loin.

Ses finances compromettent son inscription à l'université, elle pourrait attendre un an. C'est le moment idéal pour rencontrer le président !

Celui-ci va lui faire une proposition surprenante. Auparavant il lui présente Sky House, la, gigantesque, maison où vivent Kang Hyun-min, son premier petit-fils, le play-boy de la famille ; le second, Kang Ji-woon est beaucoup plus aventureux et préfère la mécanique à l'ambiance familiale et encore plus à l'entreprise Haneul, c'est un ''petit voyou'' affirme son grand père, et le dernier locataire, Kang Seo-woo, une vedette de la chanson, un ''bon à rien'' ! Ces trois hommes habitent ensemble depuis l'année précédente, bien que Kang Ji-woon soit désireux de s'en aller. Leur pères sont tous décédés, sans avoir jamais manifesté le moindre intérêt pour leurs fils.

Ce que va demander à la jeune femme le chef de la famille Kang est de faire d'eux des êtres respectables. Il a élaboré un plan pour cela qui ne lui demanderait que trois mois. Il peut changer sa vie mais Ha-won ne veut pas accepter.

Le rendez-vous de Hyun-min avec sa ''promise'' se passe comme prévu : mal. Il se comporte comme à son habitude.

Les événements déplaisants se succèdent dans la vie de Ha-won, sous la pluie, seule avec les cendres de sa mère elle se dit qu'accepter l'offre du président Kang est une solution.

La surprise pour les trois héritiers, de retour à la Sky House, sera grande en apprenant avec qui ils vont vivre. Chacun va réagir à sa façon, essayons de tirer profit de la situation.

La cohabitation, et la mission assignée à Eun promettent bien des situations inattendues et amusantes, ou dramatiques, sans parler des rebondissements et autres trahisons, nous sommes dans un drama ! N'oubliez pas qu'il est question de 4 chevaliers...

Une autre mission arrive.

N'ayant vu que les deux premiers épisodes je ne peux pas vous en dire davantage. Ce serait gâcher votre plaisir mais la jeune Park So-dam, après Beautiful Mind, est toujours aussi agréable à suivre

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 07:14

The Big Sleep – Howard Hawks – 1946 – 114'

Philip Marlowe pénètre dans la serre tropicale où l'attend le général Sternwood qui y cultive des orchidées, le lieu préféré de celui-ci qui y trouve matière à se souvenir de sa grande époque. Il explique à son invité qu'il est depuis quelque temps victime d'un chantage impliquant ses deux filles, lesquelles ont des personnalités promptes à attirer les difficultés comme à en causer, et qu'il voudrait y mettre un terme. Son chauffeur, et homme à tout faire, ayant disparu il fait appel au détective pour éliminer un certain Geiger, individu louche qui détient des photos de sa fille ainée, Carmen. Joueuse et nymphomane, l'idéal pour attirer l'attention, et les ennuis. En plus elle a recourt à la drogue, bref, elle fait le désespoir de son père !

 

Marlowe accepte la mission, c'est son métier, et commence par le plus simple, suivre Carmen, ce qu'il fait, jusqu'à une maison isolée où il découvre à la fois le cadavre de Geiger et le corps, seulement inanimé, de Carmen. Entre temps le détective a fait la connaissance de l'autre sœur, au charme de laquelle il ne résiste pas.

Autant le dire tout de suite, ce n'est pas l'intrigue qui prime ici mais la mise en scène, les dialogues, et la représentation du couple que formait à la ville Humphrey Bogart et Lauren Bacall. Les personnages du roman de Raymond Chandler sont retaillés aux mesures de leurs interprètes par un trio de scénaristes menés par William Faulkner. On a vu pire ! Le jeu semble avoir été de contourner la censure en faisant assaut de sous-entendus lors des dialogues entre Bogart et Bacall. Certains thèmes du roman, la pornographie ou l'homosexualité, furent toutefois gommés dans cette réalisation. Cela aurait trop pour l'époque ! Tout ici est fait pour les mettre en valeur, but atteint, dans le cadre d'un film plus noir que noir, où les victimes ont bien cherchés ce qui leur arrive ! Je serais injuste si j'oubliais Martha Vickers, superbe Carmen, qui suce son pouce comme personne... 

Qui a tué Geiger ? Vous le saurez en visionnant le film, mais là n'est pas le plus important.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 07:00

바운티 헌터스 - Shin Tae-ra – 2016 - 105'

Une motarde s'arrête devant un grand hôtel, elle vient livrer un gâteau. Une pâtisserie spéciale, avec une bombe à l'intérieur.

Dans un palace de Hong Kong un champion est présenté à un parterre de journalistes. Quand une question l'irrite il est prêt à s'en prendre physiquement à l'impudente, heureusement Lee San intervient et l'assomme. Il se présente comme garde du corps de la jeune femme, alors qu'il est celui du champion, tout le monde peut se tromper. Pour Lee c'est une habitude et avec son frère ils ont des difficultés à faire bouillir la marmite. Une nouvelle chance leur tombe dessus, départ pour Incheon pour protéger la ''source'' de Sam un journaliste. Rendez-vous chambre 2003.

La suite est vide, il y a seulement une carte posée sur un paquet.

Ils tentent de quitter l’hôtel mais ne peuvent empêcher Sam d'être enlevé. La mission part bien ! S'en suit une course poursuite dans les rues de Séoul alors que derrière eux le bâtiment est en feu sans se rendre compte qu'ils sont eux aussi suivis par un gros 4X4 rouge conduit par deux femmes. Lequel les dépasse avant de rejoindre la première voiture et de la forcer à s'arrêter. Cette fois Lee San fait face à une jeune femme qui le traite de bleu. Pendant qu'ils se battent le premier véhicule s'échappe, avant d'exploser.

Nos frères sont aux mains de l'équipe adverse, soupçonnés de terrorisme. Finalement les malentendus vont se dissiper et les deux équipes se rejoindre dans un but commun. Ils vont apprendre que l'équipe féminine est menée par Cat, chasseur de primes de son métier, avec ses deux partenaires. Affaire est faite et le champagne vient fêter l'association.

Nos cinq amis partent pour Bangkok. Cat, la chef, Swan, sa partenaire, spécialiste des ordinateurs, Bobo, leur homme à tout faire, vraiment tout, San et A-Yo. Leur objectif, capturer Dhupam, le spécialiste des bombes. Encore un hôtel, un homme à capturer, et dans sa chambre de nombreux ''gâteaux''. Mais l'homme sur lequel ils tombent est la ''source'' de Sam. Porteur d'une bombe il n'a que le temps de dire que la responsable de tout se nomme May, c'est une ancienne agent du SSG. Pour fuir San et Cat doivent sauter par la fenêtre. Droit dans la piscine, ouf !

L'enquête continue, désormais la cible a un nom, reste à la trouver. Simple dans le principe mais compliqué dans la réalité. Nos amis sont heureusement pleins de ressources, le couteau suisse des chasseurs de primes. Les rebondissements vont être nombreux, les adversaires imaginatifs et cruels, mais comment douter du succès final des gentils contre les méchants ?

Le film oscille entre comédie et action, soulignant la seconde plus souvent que la première. Coproduction entre la Corée, la Chine et Hong Kong il associe vedettes coréennes, chinoises et hongkongaises, ce qui nous permet de voyager à travers l'Asie au fil des investigations. Le résultat est un peu bancal mais ne manque pas de bonne humeur, idéal pour une soirée tranquille.

BOUNTY HUNTERS
BOUNTY HUNTERS
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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 07:33

To Have and Have Not –  Howard Hawks - 1944 – 100' 

Nous sommes en 1942, Harry Morgan est propriétaire d'un Yacht à la Martinique où il emmène des touristes fortunés faire un tour en mer pour pécher l'espadon. Le patron de l'hôtel lui servant de résidence est patriote et gaulliste, à l'époque les deux se confondent, et demande à Harry de convoyer un chef de la résistance venue de métropole pour le faire entrer discrétement. Il a plus confiance en lui qu'en ses amis.

Morgan n'est pas motivé, la guerre ne l'intéresse pas, il s'occupe de sa vie, de son bateau, de l'argent... qu'il n'a pas, d'autant qu'il vient de rencontrer une jeune femme, Marie. Ensemble ils forment le projet de quitter l'île et pour cela ils faut des moyens. Une motivation qui en vaut une autre.

Notre ami Harry, et sa nouvelle compagne, vont donc se retrouver à participer à la résistance française en lutte contre les envoyés de vichy qui veulent éliminer une importante personnalité.

Rien de crédible là dedans, c'est vrai, d'autant que dans le roman original, de Ernest Hemingway, son plus mauvais, d'après lui-même, l'action se passait à Cuba et il s'agissait de trafic de rhum entre l'île et la Floride. Mieux valait déplacer l'histoire et donner à Bogart un rôle qui lui allait comme un gant, celui d'un type normal qui ne veut surtout pas se mêler des affaires des autres et qui y est contraint par les circonstances, et la volonté du réalisateur.

Hawks est un monument du 7e art, excellant dans tous les domaines, livrant ici un classique de plus, sachant coller ses acteurs sur ses personnages, à moins que ce ne soit le contraire. Il n'est que de les regarder pour avoir l'impression qu'ils sont plus qu'ils ne jouent. Inutile d'évoquer sa mise en scène, la qualité de l'image, du cadrage, du noir et blanc... et la musique.

Pourtant si ce film est passé à la postérité c'est aussi, peut-être, surtout, parce qu'il montre la rencontre entre Humphrey Bogart et Betty Perske, devenue, à l'écran, Lauren Bacall. En une scène, une allumette et un regard, aura suffit à ravir le cœur de Bogey pour, avec lui, créer un des couples mythiques du cinéma. L'histoire d'amour entre les acteurs servira celle entre les personnages. Rien que pour cela ce film vaut d'être vu, et même revu, qu'importe si le scénario est tortueux. La vérité n'est pas ailleurs, elle est là, sur l'écran.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 08:00

터널 - Kim Seong-hoon – 2016 – 126' 

 

Jeong-soo est heureux de rentrer chez lui, c'est l'anniversaire de sa fille et il lui apporte un gâteau. La route est dégagée, le ciel est clair, tout se présente bien. Jusqu'à ce qu'il pénètre dans un tunnel. D'abord une vibration sourde, les lumières clignotent, le plafond se lézarde. Ce sont quelques pierres qui tombent, puis des morceaux plus importants, et enfin toute la voûte qui s'effondre. Jeong-soo accélère pour sortir au plus tôt.

Sans y parvenir.

Le choc est violent, il perd connaissance, et quand il la retrouve c'est pour constater que sa situation ne porte pas à l'optimisme, il est complètement enfermé dans les gravats, heureusement il ne manque pas d'air, a de la place pour bouger et, surtout, n'est pas blessé. Autre chance, son téléphone fonctionne encore, il appelle les pompiers, qu'il joint avec difficultés. D'autres se présentent quand il doit expliquer sa situation, qu'il est prisonnier et qu'il faut le sortir de là le plus vite possible.

Les secours se déplacent et découvrent la situation, la montagne s'est effondrée, il faudra déblayer des tonnes de roches. Les médias s'emparent de l'affaire, apprennent le nom du ''prisonnier'' qui fait la une des médias avec des flashs spéciaux. La télévision étant omniprésente c'est ainsi que son épouse, Se-hyeon, apprend sa situation.

Il va s'organiser, Oh Dal-soo, le chef des secours présente honnêtement la situation à l'enterré vivant, il lui affirme qu'il faudra plusieurs jours pour l'atteindre, la montagne est instable, le tunnel fut construit sans respect de normes de sécurité trop coûteuses. Une enquête démontera rapidement que la majorité des tunnels du pays est dans le même cas.

Jeong-soo est calme, il fait le bilan de ses réserves, 2 bouteilles d'eau et le gâteau de sa fille. C'est peu ! Et son téléphone qu'il doit économiser en limitant ses contacts avec l'extérieur. Il a pu communiquer son emplacement en remarquant un ventilateur tombé devant lui, le 6. les plans aideront à la repérer, il suffit de creuser en mais ça va prendre plus de temps que prévu, alors que l'autre sortie du tunnel s'est aussi effondrée.

M. Oh s'efforce de ne pas paniquer se sachant soutenu par le pays entier. Il compte les jours pour le tirer de sa périlleuse situation. Surprise, Jeon-soo entend un bruit étrange, observe une forme qui s'approche, s'inquiète, mais ce n'est qu'un petit chien qui a pu se faufiler à travers le ventilateur. Savoir qu'il n'est pas seul le rassure un peu, il va sortir de son véhicule et partir en quête de son partenaire de malchance. Une partenaire en fait, Mi-na, coincée sur son siège et qui est heureuse elle aussi de rencontrer quelqu'un.

Pour elle la situation est plus délicate...

Nam Ji-hyun

Les jours se suivent et se ressemblent, le puits avance, lentement, régulièrement. Enfin il atteint le fond du tunnel. Exactement à l'emplacement prévu. Mais Jeong-soo n'est pas là, le plan était faux, tous les ventilateurs n'étaient pas signalés. Il faut repartir de zéro, recreuser, et cela peut prendre dix jours, dix jours de plus, de trop peut-être.

De leur côté les promoteurs du tunnel ne sont pas content, ils devaient en percer un second, tout proche, mais l'usage des explosifs écroulerait davantage le premier. Les jours passent, la communication s'arrête, faute de batterie. Avec le temps la curiosité et l'intérêt mé(r)diatique se sont émoussés, Jeong-soo n'a pas pu survivre aussi longtemps. D'autant qu'un accident se produit sur le site, un drame qui amène les autorités à prendre la décision attendue par les bétonneurs.

Jeong-soo a-t-il survécu, avec sa partenaire et le petit chien ?

Vous n'êtes pas enterré, vous pouvez cliquer au bon endroit, la VOD vous est sûrement accessible. Mais quand vous entrerez dans un tunnel vous penserez à Jeong-soo en espérant ne jamais vous retrouver dans sa situation. Heureusement nos tunnels respectent tous les règles de l'art.

LOL !

Un film angoissant, surtout si vous êtes claustrophobe, et aussi, surtout, une dénonciation des pratiques des constructeurs, plus soucieux de rentabilité que de sécurité ; des médias jouant de la corde sensible, prêts à tout pour avoir une information, une image efficace, quelques mots de la victime, et des politiciens, ici une ministre plus intéressée par les photographes que par son (in)utilité. Sans parler des secouristes eux-mêmes qui sont, à de rares exceptions près, d'une incompétence totale. Services publics et médias, eux, ne sont pas sortis du tunnel. Qu'ils y restent.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 07:56

The African Queen – John Huston – 1951 – 105' 

 

L'opposition des caractères donne souvent de bons résultats sur grand écran, surtout si les comédiens qui les incarne sont bons et le réalisateur capable de les diriger. Ces conditions sont ici remplies avec le trio : Katharine Hepburn, Humphrey Bogart et John Huston.

Samuel et Rose Sayer sont britanniques, frère et sœur, et se trouvent à Kungdu, en Afrique orientale allemande (devenue depuis la Tanzanie), lui comme pasteur de la congrégation anglicane, elle, pour le seconder dans sa tache. Nous sommes à la fin de l'été 1914 mais ils sont loin de leur pays d'origine dont ils n'ont de nouvelle que par Charlie Allnutt, aventurier canadien qui fait office de coursier avec son embarcation, l'African Queen. Ses manières sont différentes des Sayer mais impossible de se passer de lui.

Justement Charlie vient leur annoncer le début de la guerre entre l'Allemagne et la grande-bretagne. Les anglais préfèrent rester mais voient arriver les troupes allemandes qui brûlent le village et embarquent les indigènes. Samuel s'interpose mais les soldats le frappent violemment. Les fièvres s'en mêlant il meurt peu après.

Charlie et Rose l'enterrent, le premier finit par convaincre la seconde de se cacher pour échapper à la répression germanique en embarquant à bord de l'African Queen. Rose ne veut pas rester à l'écart du conflit, puisque les Allemands disposent d'une canonnière, la Louisa, pour surveiller la région elle trouve judicieux de la détruire en transformant l'African Queen en bateau de guerre. Charlie est dubitatif, il voit les risques, mais finit par céder.

 

Il faut d'abord passer une série de rapides, ce qu'ils font, non sans difficultés, ensuite c'est devant un fort allemand que le navire se glisse, n'échappant pas à des tirs qui atteignent la chaudière et menace la poursuite du voyage. Charlie répare en vitesse, une nouvelle série de rapides se présentant.

À nouveau ils réussissent et, dans la joie du moment, tombent dans les bras l'un de l'autre. Il fallait s'y attendre !

Mais le périple continu, il faut du bois pour alimenter l'embarcation avant les derniers rapides.

Cette fois les choses se présentent mal, le bateau s'enlise, Rose prie, pendant la nuit de fortes pluies permettent à l'African Queen d'échapper à la vase pour atteindre le lac où la canonnière semble les attendre. Le but est proche, les torpilles sont prêtes, il suffit de précipiter le navire sur sa cible...

 

Mais rien ne se passe comme prévu, le bateau sombre, Rose et Charlie sont arrêtés, condamnés à mort pour espionnage mais mariés avant d'être exécutés.

Le hasard, la chance, et, surtout, le scénario, font que la canonnière heurte l'African Queen qui la guettait du fond de l'eau. Les torpilles explose, le Louisa coule.

Nos jeunes mariés rejoignent la rive à la nage et n'ont plus qu'à prendre la direction du Kenya.

 

Pour ce film Bogart reçut l'Oscar du meilleur acteur alors que sa partenaire et son réalisateur ne furent que nominés. Le livre dont il est tiré s'inspire d'une histoire vraie, la ''bataille du Lac Tanganyka'' menée par Geoffrey Spicer-Simson.

 

Au final l'African Queen navigue parmi les classiques du 7e art, place qu'elle mérite pour les qualités énoncées au début de cet article. La fin est heureuse pour nos héros, pour une fois j'ai envie de dire : tant mieux !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 07:33

갑동이Jo Soo-won – 2014 – 20 x 60' - tvN

Iltan. Une jeune femme portant un sac à dos et tirant une valise à roulettes marche seule sur une route déserte, un homme la suit, logique. Un cri retentit alors qu'une enfant trouve un ours en peluche et qu'un jeune moine traverse la foret proche en frappant les arbres avec un nunchaku.

Il fait encore nuit quand les policiers fouillent le coin. Ils trouvent des affaires dispersées, et le corps de la victime. Arrive en courant le jeune moine, Ha Mu-yeon, tenant son nunchaku. Le policier en charge de l'enquête, Yang, rit quand il l'entend affirmer qu'il arrêtera Gap Dong... 

17 ans plus tard ! Le prof Kang Nam-kil évoque devant ses élèves le cas de ce tueur, l'affirmant inhumain. Il en rappelle le parcours. Yang dont la carrière connut de grands succès malgré qu’il ne put jamais arrêter Gap Dong, décide, pour conclure sa vie professionnelle, de repartir à la chasse de celui-ci. Nommé chef de police du district d' Iltan il retrouve Ha qui a quitté la religion pour devenir policier. Avant la prise de fonction de Yang Ha est appelé à cause d'un graffiti dans un hôpital psychiatrique. Il le fait effacer sans remarquer un patient qui l'observe.

Ha discute avec Kang, l'interroge, est-il sûr que Gap Dong n'est pas son père ? Le tueur a une signature particulière, une façon de nouer les liens entravant ses victimes, Ha Il-shik père de Mu-yeon ne savait pas lacer les chaussures de son fils. Yang l'avait soupçonné sans pouvoir rien prouver, et Il-shik s'était suicidé en se jetant sous un train.

Les deux hommes se détestent, Yang reste certain que le premier Gap Dong était Ha Il-shik, il espère en la technologie moderne pour le prouver, il est obsédé par ce tueur aux 9 victimes. Même si les crimes sont prescrits.

Dans l'asile le détective Ha rencontre Oh Maria, jeune psychiatre soucieuse d'aider ses patients et qui leur lave les pieds pour créer un lien. Il discute avec elle, de ses rêves, de ses pensées. Elle trace un rapide portrait du tueur, et affirme à l'inspecteur Ha que Gap Dong est sa raison de vivre. Dans le même établissement un pensionnaire salue un condisciple le reconnaissant comme le criminel qu'il est heureux de rencontrer. Justement celui-ci noue un ruban autour d'un paquet contenant une pâtisserie d'une façon particulière...

Yang veut faire tester l'ADN de tous les patients de l’hôpital psychiatrique, et les comparer avec celui supposé appartenir à Gap Dong, et en même temps celui de Ha, secrètement. Mais celui-ci s'en aperçoit ce qui augmentera la tension entre les 2 policiers.

Une jeune femme marche, seule, sur la route alors que la neige commence à tomber, un homme la suit, elle se retourne juste à temps pour le voir se jeter sur elle.

Nous sommes le 24 décembre 2013, 20 ans après le premier crime de Gap Dong. La mise en scène est identique à 1993.

L'inspecteur Ha sauve une jeune fille d'un agresseur au couteau, aidé du docteur Ho, au passage il prend un coup au ventre et se retrouve à l'hôpital. Une blessure et une arrestation qui lui vaudront un début de popularité. Qu'importe la douleur Ha doit voir le nouveau corps alors que les spécialistes de la police le dégagent de la neige, et trouvent un nœud caractéristique. Est-ce un imitateur, le véritable assassin est-il de retour ?

Gap Dong était-il un tueur unique, Ha Il-shik fut-il le premier comme Yang le pense où celui-ci est-il obnubilé par une recherche impossible ? Dans ce cas quelle est sa motivation ? Le fils de Il-shik est-il si sûr de l'innocence de son père ? Le docteur Oh pourrait-elle être cette enfant présente sur les lieux du premier meurtre avec une amie et qui aurait joué sa survie à shifumi ? Qui est ce patient de l'asile qui pense avoir reconnu Gap Dong et dont le comportement pourrait le faire passer pour l'imitateur ? Sans oublier cette jeune fille, dessinatrice, que Mu-yeon ne laisse pas indifférente.

La tragédie est en place, les personnages s'agitent sur la scène, ils vont avoir le temps pour cela. Le nouveau Gap Dong met ses pas dans ceux de son prédécesseur, arrivera-t-il au neuvième ? Après Memories of Murder et Signal, c'est, au moins, la troisième fois que ce tueur mystérieux apparaît sur les écrans. Moins sanguinaire que Jack L'Éventreur il fit plus de victimes avant de disparaître.

Un bon drama, bien écrit, jouant sur le suspens, montrant un suspect, puis un autre, usant du flash back pour, à partir des nouveaux crimes montrer les originaux, avec les spécificités des dramas coréens qui en font le charme pour qui, comme nous, les apprécient.

Il ne reste plus qu'à attendre une nouvelle adaptation des crimes de Gyunggi...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 08:01

They Drive By Night – Raoul Walsh – 1940 – 93'

Joe et Paul Fabrini sont frères et routiers, à moins que ce ne soit l'inverse. Ils sont à leur compte et travaillent à San Francisco. Mais les temps sont durs, l'argent rentre difficilement alors que leurs créanciers sont toujours là. Qu'importe, Joe veut continuer alors que son frère aimerait une situation plus confortable lui permettant de passer davantage de temps avec son épouse. Malgré cela il suit son frère quand celui-ci refuse l'offre d'Ed Carlsen de les engager dans sa compagnie.

Leur situation est sur le point de s'arranger, les crédits arrivent à leur fin. C'est sans compter avec le destin malicieux qui pousse Paul à s'endormir alors qu'il conduit avec pour résultat la destruction du véhicule et la perte d'un bras.

Conduire va être problématique !

Ed Carlsen a une épouse, personne n'est parfait, celle-ci est amoureuse de Joe et convainc son mari de l'embaucher dans les bureau, ainsi, proche d'elle, tout deviendra facile.

 

Mais non, même pas, Joe est amoureux d'une autre, Cassie Hartley, de plus il ne voudrait pas trahir Ed.

La situation semble sans issue. Un soir, alors que le couple Carlsen rentre et qu'elle conduit parce que Ed est saoul, elle décide de le laisser sur place, moteur tournant.

Devenue veuve après un triste ''accident'' elle peut offrir à Joe de s'associer à leur affaire pour se rapprocher de lui, mais quand elle apprend que celui-ci va épouser Cassie elle le met en cause dans la mort de son mari, affirmant qu'il avait tout organisé.

La police arrête Joe pour complicité de meurtre, il est emprisonné et attend le procès.

Quand celui-ci arrive Lana ne peut maîtriser sa culpabilité et finit par avouer qu'elle est seule responsable.

Intéressant de retrouver George Raft et Humphrey Bogart, deux grands gangsters du cinéma, ensemble et dans des rôles très différent. Walsh profite de son film pour montrer les difficultés de ''ceux qui conduisent la nuit'', l'obligation d'être loin de sa famille pour la faire vivre, les moments de camaraderie autour d'un café avant de reprendre la route. Une chronique sociale finissant en drame avec une Ida Lupino extraordinaire pour la scène finale.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:00

해어화Park Heung-sik – 2016 – 120'

So-yool se souvient de son enfance, de son éducation, et de Yoon-hee. Malgré la colonisation japonaise sa famille ne perçoit pas de changement dans sa façon de vivre. Les gisaengs sont encore nécessaires pour se ''distraire''. Devenir une véritable gisaeng est long et difficile, il faut débuter dès l'enfance, apprendre le chant et les arts, les maîtriser, savoir rester digne en toutes circonstances. Elle doivent être intelligentes, sans le montrer et ne jamais oublier qu'elles sont des artistes et pas seulement de belles jeunes filles.

Ce jour là un livreur, pour s'acquitter d'une dette, vend sa fille, Seo Yoon-hee, pour 5 wons. Elle fait rapidement la connaissance de Jeong So-yool, la vedette de l'école qui lui propose de rejoindre la classe, après tout le Gwonbeon, l'école, appartient à sa mère.

Vient le dernier jour de l'école. Les jeunes filles ayant reçu une ombrelle rouge, ou rose, sont admises, celles qui en ont un bleu auront un destin différent. À cette époque les chanteuses sont très populaires, surtout Lee Nan-yeong. Les deux amies rêvent d'un jour pouvoir chanter elles aussi et connaître le succès de Lee.

So-yool a un ami, un amoureux peut-être, mais lui ne connaît pas les chanteuses. En rentrant à l'école, où elles habitent encore, elle le présente à Kim Yoon-woo. Un jour celui-ci vient chercher So-yool, en voiture, et l'emmène voir une dame sans dire à le jeune fille qu'il s'agit de Lee Nan-yeong, la vedette qu'elle admire tant. M. Kim est un grand compositeur, donc celui de la chanson préférée de So-yool. La journée avance, So-yool devait participer à un spectacle, elle est remplacée par Yoon-hee chez M. Kim.

Lors d'une soirée dont So-yool est la vedette elle est invitée à chanter, et rencontre un grand succès. Kim Yoon-woo promet de lui écrire une chanson, pour elle c'est une porte qui s'ouvre vers un avenir différent de celui qu'elle attendait. M. Kim pourtant change d'avis et pense que Yeon-hee sera une meilleure interprète de sa dernière œuvre. Il écrira d'autres chansons pour elle, après. La jeune gisaeng n'a pas renoncé pour autant à son avenir dans la chanson. Peut-être existe-t-il un autre moyen...

Vu de loin un rêve paraît beau, s'en rapprocher peut le montrer sous un aspect plus proche du cauchemar, à fortiori dans une époque troublée.

La vie des gisaeng est rarement portée à l'écran, ici leur vie est idéalisée, facile, pour celles qui réussissent leur examen final. La réalité devait être différente dans ce qui ressemble à une école privée où les élèves sont prises en charge très jeunes sans que le remboursement des frais engagés soit évoqué.

Des années d'efforts pour être la femme parfaite, celle qui n'existe que dans l'illusion d'un instant, celle que l'on montre, que l'on exhibe, dans une soirée, en se croyant digne d'elle, si différente de celle, si banale, mais supportable, qui est à la maison.

Payer est souvent le moyen d'obtenir ce que l'on ne mérite pas.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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