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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 07:59

ou Le Lit et le Sofa  - Третья Мещанская - Abram Room - 1927

Au sous-sol du numéro 3 de la rue Tretia Mechtchanskaia, Moscou, Nikolaï Batalov, surnommé Kolia, et Liouda Semionova, commencent leur journée. Lui est chef d'équipe sur le chantier du Bolchoï, elle, se consacre aux tâches ménagères et à son mari qui se flatte de permettre à son épouse d'avoir une vie aussi intéressante.

Volodia Foguel, typographe, travaille dans l'imprimerie du Journal de l'ouvrier. En cherchant un logement il retrouve Kolia, un ancien camarade avec lequel il a combattu dans l'Armée rouge.

Le concierge a beau souligner qu'il n'a pas le permis d'habitation indispensable et sa femme être méfiante, Nikolaï décide d'héberger Volodia dans leur minuscule appartement, lui proposant le canapé.

 

Le 9 juillet, Kolia reçoit un téléphonogramme l'envoyant en province pour une mission. Sans se poser de question ni se préoccuper de Liouda il part. Comment penser que celle-ci pourrait lui être infidèle, n'est-il pas plein de qualités ?

 

Volodia reste donc seule avec la compagne de son ami et ne peut s'empêcher de la trouver charmante. Celle-ci s'ennuie et finit par trouver quelque plaisir à la présence du nouvel arrivant qui l'aide dans la maison et lui fait même prendre son baptême de l'air, le 14 juillet, pour la fête de l’aviation. Il l'emmène au cinéma. Bref il s'occupe d'elle comme Nikolaï ne savait pas le faire. Bref ce qui doit se passer arrive et quand Kolia revient son ami lui avoue qu'il n'aurait jamais dû s'absenter... Le cocu maîtrise ses réactions mais prend ses affaire et va s'installer dans son bureau quelques jours avant, pour cause d'inconfort, revenir chez lui.

Pour dormir sur le canapé !

Le temps fait son œuvre, les deux hommes redeviennent amis, Volodia se montre moins tendre avec Liouda qui, lucide, tente de se rapprocher de son mari. Finalement quand elle se retrouvera enceinte les deux hommes lui conseilleront de ne pas garder l'enfant. Elle accepte mais une fois dans la salle d'attente ne peut supporter cette ambiance. Ne lui reste de solution que de partir en laissant les deux hommes ensemble.

 

Ce n'est pas à elle de se satisfaire du canapé !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 07:33

냄새를 보는 소녀 – Baek Soo-chan – 2015 – 16 X 60' D'après la BD de Lee Hee-myung

Choi Eun-seol a faim, elle est pressée de rentrer chez elle. Le portail, la porte, elle entre, tout este encore normal.

Ce qui l'est moins est la présence de cet homme en noir devant elle en train de tirer sur le parquet le corps de sa mère.

Sur la cuisinière le repas chauffe.

L’homme s’approche de la jeune fille tétanisée, lui attrape la gorge, serre... mais l'horloge sonne, il est surpris, Eun-seol s'enfuit. Elle a le temps de prendre quelques mètres d'avance. Mais la nuit et la pluie ne l'avantage pas, l'homme est presque sur elle... Une route, elle traverse sans regarder et se fait renverser.

Son agresseur regarde la scène, impossible de s'approcher, trop de monde, il s'échappe silencieusement.

Deux hommes se croisent dans un couloir de l’hôpital, un visiteur et ce qui semble être un médecin. Le plus jeune vient voir Eun-seol, admise après un accident de bus, et lui apporter des galettes de riz épicées. Quelques mètres plus loin il trouve sa sœur, elle semble dormir, il l'interpelle mais elle ne répond pas. La prenant par l'épaule il s'aperçoit qu'elle porte une blessure à la gorge et a perdu beaucoup de sang...

Sur une plage un couple de pêcheurs est retrouvé mort, leur fille, Eun-seol est dans le coma, suite à un accident, elle a été heurtée par une voiture. La police n'avait pas joindre les parents de la jeune fille et avait tenté de les retrouver. Ce qui est donc fait, dans des conditions inattendues.

193 jours plus tard Eun-seol sort du coma, et découvre un monde extraordinaire autour d'elle. Des choses étranges volent en tout sens semblant provenir des plantes, des objets, de tout et n'importe quoi. Les médecins pensaient qu'elle ne sortiraient jamais de son état, ils n'expliquent pas non plus pourquoi son œil gauche est devenu bleu.

Autre ''nouveauté'', elle ne se souvient de rien, et l'homme qui la serre dans ses bras en se disant son père ne lui évoque rien. De plus elle a changé de nom, désormais elle se nomme Oh Cho-rim.

La vie reprend, pour dissimuler son œil anormal elle porte une lentille de contact qui en dissimule la couleur. Maintenant elle sait que ce qu'elle voit désormais, ce sont les odeurs. Qualité dont elle se sert parfois.

L’officier Choi Moo-gak est un jeune policier à la recherche de Kang Sang-moon dont la capture est mise à prix pour une somme importante. Eun-seol travaille dans un théâtre, elle est la dernière recrue, la plus jeune, et rêve de devenir vedette, comique. Une audition va avoir lieu pour la troupe de la Grenouille. Troupe dont l'avenir est compromis si elle ne parvient pas à attirer davantage de spectateurs. Dans son épicerie Choi voit arriver l'homme qu'il recherche, s'apprête à l'arrêter. À lui la prime, l'avancement... mais il s’endort. Jamais il n'aurait dû se trouver là, lui qui n'est qu'un agent de la circulation. S'il veut enquêter sur des meurtres c'est que sa sœur a été assassinée, dans un hôpital où elle avait été admise suite à un accident de bus.

Eun-seol est distraite, tout à ses pensées et à sa future audition elle ne regarde pas devant elle alors qu'elle conduit, ce qui l'amène à faire une fausse manœuvre et à provoquer la chute d'un motard. Qui se trouve être l'officier Choi.

Nos héros se rencontrent donc enfin, il était temps ! Choi tentait de suivre un criminel, son véhicule étant hors d'état il prend la voiture de Eun-seol, qui monte avec lui. Puisqu'elle est là pourquoi ne pas l'aider ? Le talent qu'elle possède lui sera bien utile.

Malheureusement les efforts de Choi seront bénéfiques à d'autres policiers. Ce qui n'empêche pas qu'il doive se faire examiner, sa rencontre avec sa nouvelle partenaire lui ayant ouvert le crâne et démis le bras. Choses qui ne le dérangent pas puisqu'il ne s'est rendu compte de rien. Il souffre en effet d'Analgésie : il ne ressent pas la douleur.

Le couple est donc bien assorti !

À nouveau Choi heurte un homme en blanc, il ne le reconnaît pas mais l'autre, si.

Après avoir bu un café ils se séparent, le policier entend derrière lui une femme interpeler sa partenaire d'un moment, et le nom le fait sursauter, c'est le sien, et le prénom est celui de sa sœur. Pourtant Eun-seol affirme s'appeler Ho...

 

Choi profite malgré tout de son succès pour demander à faire partie des détectives, c'est important pour lui qui veut retrouver l'assassin de sa sœur. Le chef lui demande de faire ses preuves, il a dix jours pour résoudre un cas ; de son côté Eun-seol doit trouver un partenaire pour l'audition, or elle est seule. L'un et l'autre sont donc confronté à une situation difficile dont il doit sortir vainqueur.

Il ne leur reste qu'à comprendre qu'ils peuvent s'entraider ! Il suffit d'une petite erreur de destinataire d'un SMS.

 

L'histoire était entendue: l'un aide l'autre pour son audition, l'autre aide l'un pour son enquête. Mais nous savions déjà qu'ils allaient s'entendre.

Les couples improbables sont nombreux dans les séries mais je ne me souviens d'aucun présentant ces spécificités. L'enquête peut démarrer, chacun aura compris qu'il y eut méprise de la part de l'assassin, il s'est trompé de Choi Eun-seol. Mais pourquoi la survivante croit-elle s'appeler Ho ? Et pourquoi le tueur enferme-t-il ses victimes pendant une semaine ?

Si vous voulez des réponses vous les trouverez .

Un drama entre comique et policier, associant charme, bonne humeur et suspens. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 07:11

Slvain Meyniac, jean-François Cros

mise en scène : Éric Civanyan

Pierre maillard est un avocat dont la vie est rythmée par sa rigueur et ses tocs, il ne peut supporter qu'il manque un stylo, que son cochon-tirelire ne soit pas à sa place, que l'honnêteté ne soit pas scrupuleuse. Il est à la veille d'un important procès qui va déterminer son avenir. Lui qui ne pense qu'à être envoyé à Londres pense que de sa réussite dépend cette mutation.

Tout est en place, il a tout vérifié, et revérifié, il y a une chose qu'il ignore pourtant, c'est que ses associés sont malhonnêtes et veulent qu'il perde, ce qui leur rapporterait beaucoup d'argent, tout en permettant de le virer pour faute. Pour ce faire ils s'introduisent de nuit dans le cabinet et vont changer une importante pièce du dossier que Maillard doit apporter et qui est censé assurer son triomphe.

La journée commence, Pierre arrive, énervé comme à l'habitude, de mauvaise humeur, stressé et tout ce que vous voudrez, il découvre une nouvelle secrétaire, en effet aucune ne peut rester et supporter ses exigences plus d'une ou deux semaines. Le pire est qu'il connaît celle-ci pour avoir eu une relation avec elle quelques années plus tôt.

Tout va donc de mal en pis, surtout quand Maillard se rend compte que quelque chose est bizarre, n'a-t-il pas déjà signé ces papiers que lui présente la nouvelle secrétaire, son patron n'est-il pas déjà venu lui piquer un cigare, et cet homme qui vient le voir pour lui parler de quelque chose d'important. Mais il n'a pas le temps, pas aujourd'hui, prenez rendez-vous avec ma secrétaire !

Ainsi commence, rapidement résumée, la pièce de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros. Créée en 2013 au Théâtre des Bouffes Parisien. Je l'ai vu avec Laurent Gamelon dans le rôle de Pierre Maillard, Zinedine Zoualem dans celui de Michel Verdier, cet homme qui ne comprend pas pourquoi il se retrouve devant la porte de l'avocat alors que la femme, ou devrais-je dire, la veuve... mais je vous en ai déjà trop dit, et je ne voudrais pas que vous relisiez encore et encore cet article, bien qu'il le mérite.

 

Non ?

Recommencer une situation encore et encore est un bon point de départ de comédie, celle-ci tient autant sur son histoire que sur l'énergie, et le talent, de ses interprètes. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu theâtre
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 07:57

사랑따윈 필요없어 Lee Cheol-ha – 2006 - 119'

- Quel âge a-t-elle ?

- 20 ans, elle hérite de tout puisqu'elle est la seule héritière. Elle recherche son frère, il pourrait hériter lui aussi.

LOVE ME NOT

Elle dépose une rose rouge sur le cercueil, sent que tous la regarde avec des yeux froids comme la neige qui recouvre le sol.

LOVE ME NOT

Julian sort de prison, Micky l'attend. Quand à Ryu jin il est dans la voiture, dans son urne funéraire ! Il va tenter de retrouver ses amis, en justifiant son absence par un séjour à l'étranger. La vérité nuirait à son personnage. Mais le temps n'a pas effacé l'argent qu'il doit et pour gagner du temps il signe une reconnaissance de dettes de 6 mois signée de son empreinte trempée dans son sang. Il est heureux de reprendre ''sa''place, son rôle auprès de filles riches.

Dehors pourtant il n'a pas que des amis ! Et devoir 2,87 millions de dollars risque de lui compliquer la vie, sans compter les intérêts. S'il ne rembourse pas, rapidement, son avenir est compromis.

Le téléphone était celui de Ryu jin, mais puisqu'il sonne pourquoi ne pas décrocher ? Son interlocuteur se présente comme Park Ki-young, l'avocat de son père, puisqu'il croit parler à l'ancien propriétaire du portable. Il appelle au sujet de l'héritage. Julian fouille les affaires de son défunt ami, se souvient de la sœur dont il parlait dont ils ont des photos, des films, et les souvenirs de ce qu'il racontait.

Est-ce la chance qui frappe, au téléphone ? Julian imagine prendre la place du mort, avec son ami, Micky, devenu Kim Tae-ho pour les besoins du rôle, il se présente au domicile ''familial''.

Il est accueilli par l'avocat et M.Oh, gérant, et régent, de l'entreprise paternelle, accessoirement le futur mari de Min.

Preuve doit être apporté que Ryu-jin est bien celui qu'il prétend être. Remémorer quelques souvenirs sera insuffisant, d'autant qu'ils sont quelques peu flous. Il en appelle à Min, sa sœur. Elle devrait attester de son identité. La seule réponse de celle-ci est de ne pas laisser des étrangers entrer dans sa maison. Mais ''jin'' entend jouer son rôle jusqu'au bout et offre à Min une boule à neige musicale qui devrait lui remettre en mémoire le temps où ils vivaient ensemble, avant que leurs parents ne divorcent et les séparent. Pour Min, sa mère et son frère sont morts à cette époque, il y a 16 ans. À cette époque elle n'était pas aveugle, c'est plus tard qu'une thrombose cérébrale manque de l'emporter, lui laissant ce handicap.

LOVE ME NOT
LOVE ME NOT

''jin'' reste, il veut convaincre Min et s'essaie au rôle de grand frère tendre et autoritaire, voulant apprendre la vie à sa sœur.

Un vrai rôle de composition.

Sous la surveillance de son usurier qui veille à ce que ses intérêts ne soient pas oubliés.

Le faux frère et la vraie sœur vont ensemble à la foire, s'amusent, elle s'essaie au tir, sans grand succès, goûte une barbe à papa, ils passent un moment ensemble, se rapprochent. Pour Julian les choses avancent favorablement, jusqu'à ce qu'il accompagne Min à l'hôpital et ne reconnaisse pas le médecin.

 

Sans parler de l'opération qui pourrait lui rendre la vue, si seulement...

 
LOVE ME NOT

Étrange duel, une partie d'échec qu'aucun des deux joueurs ne paraît vouloir gagner. Le danger de tenir un rôle longtemps est de s'apercevoir qu'il est plus proche de soi qu'on le pensait, que celui que l'on croyait être n'était qu'un personnage encore plus faux.

Ce film, inspiré d'un drama Japonais I Don't Need Love, Summer (愛なんていらねえよ、夏 Ai Nante Irane Yo, Natsu ) deviendra en 2013 une série coréenne ''This winter the wind blows''. L'article était prêt mais autant poster celui-ci avant.

 

Affirmer ne pas croire en l'amour n'empêche pas de le rencontrer et, à travers lui, de devoir affronter celui que l'on est, les actes du passé et leurs effets dans le présent, effets qu'il est impossible de combattre sans devoir laisser tomber le(s) masque(s). force et faiblesse peuvent alors s'inverser.

Moon Geun-young est restée une vedette en devenant adulte, c'est rarement le cas.

Moon Geun-young fêtera ses 29 ans le 6 mai prochain. Avec 18 ans de carrière, et de succès, elle est une des actrice de Corée du Sud les plus populaire. Et c'est mérité.

Je vous présenterai prochainement son dernier, en date, drama : The Village : Achiara-s secret. Et je ne compte pas m'arrêter là !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 08:00

По закону - Lev Koulechov - 1926 d'après Jack London – 80'

Édité chez Bach Films

Le Klondike est réputé pour avoir été l'objet d'une véritable ruée vers l'or, avec les comportements que l'on peut imaginer dans une époque où la loi pouvait s'exprimer d'une façon rapide.

Parfois trop !

Ainsi voyons nous cinq mineurs exploiter un filon aurifère qu'ils ont découvert. Les relations sont pourtant difficiles entre eux et Deinine, pourtant principal inventeur du filon, las d'être traité comme un larbin se révolte et tue deux de ses tourmenteurs avant que les autres, Edith et son époux, ne parviennent à le maîtriser alors qu'il les aurait sûrement tués aussi.

Les contraintes météorologiques rendent impossible son convoyage vers la ville la plus proche et sa remise au sherif de la région. Garder le prisonnier sous surveillance crée une trop vive tension pour que cela continue. Ne reste pour solution que de le juger sur le champ.

Sous le regard de la reine Victoria dont le portait contemple la scène en se demandant ce qu'il fait là.

Dur est la loi mais c'est la loi ! Celle-ci doit s'exercer dans toute sa vigueur. Ainsi Michael Deinine est-il jugé, et condamné, à mort, comme il se doit, pour son crime.

Les époux Nilsen optent pour la pendaison et laisse Michael Deinine en mauvaise posture. Mais...

 

Le sujet était dans l'air puisqu'à la même époque Chaplin tournait ''La ruée vers l'or'' avec un thème équivalent. Mais je n'ai jamais été fan de Charlot aussi je vous conseille la réalisation de Koulechov qui ne se veut pas comique, et qui ne l'est pas. Sombre, monté comme une tragédie, fortement contrasté où les ombres semblent prendre vie et le pas sur les vivants. Mais ces individus, dans de telles conditions, le sont-ils encore ? Il n'y a pas que l'or en jeu mais aussi l'enfermement, ce huis-clos où chacun face à lui-même ne peut plus se cacher et laisse s'exprimer son caractère. Aussi sauvage que l'environnement !

Un grand moment de cinéma dominé par l'interprétation de Alexandra Khokhlova, épouse du réalisateur. 

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 08:00

Charles Binamé – 2014 - 100'

Santa Clara – Cuba – 1947, un enfant écoute, caché, une soprano chanter avant d'arracher un à un les pétales des roses qui lui tombent de la main.

 

Il est l'heure de se réveiller pour Michael, mais l’ambiance de l'hôpital n'est pas des plus motivantes.

Janvier 1966, le dialogue est enregistré entre deux médecins psychiatre, l'interrogatoire porte sur la rencontre entre le docteur Green et Michael, ils ne se connaissent pas, pas encore, mais la secrétaire, Mme Petersen, est inquiète de ce qui peut arriver. Green rapporte ce qui est arrivé lors de cette rencontre. Michael commence par se moquer de madame Petersen, sa façon de déstabiliser le docteur Green, il sait en effet ce qui s'est passé entre eux, qu'ils se connurent, eurent une enfant, Rachel, et que celle-ci est morte !

Il s'agit pour Green de retrouver le docteur Lawrence qui a disparu depuis quelques temps, mais Michael est un manipulateur, intelligent et pervers. Les anciens époux ne se sont pas vus depuis trois ans, une paie !

Michael est connu dans l’hôpital, il aime jouer, avec les gens, il aime aussi les éléphants, parler d'eux, périphrases des animaux qui se prétendent humains.

Mais le sujet de la rencontre est la disparition du docteur Lawrence ! Ce dont Michael semble se foutre complétement. Green pourtant continue l'interrogatoire, mais Michael semble ne se souvenir de rien, à l’inverse des éléphants qui ont une fabuleuse mémoire.

Patient vs impatient !

Michael finit par avouer savoir où est le docteur Lawrence, en échange de quoi il veut trois choses : que le Green ne lise pas son dossier, sa dose de chocolat quotidienne, que Mme Petersen ne soit pas impliquée !

La discussion continue, Michael fait tout pour énerver le médecin, il y parvient si bien que celui-ci finit par le gifler ! Faute majeure de la part d'un thérapeute.

Michael en est satisfait, c'est une victoire pour lui, une source d'excitation. Il n'est pas en colère, ni bouleversé, ni angoissé ; il jubile ! Tout ça parce que Mme Petersen s'absente à chaque fois qu'elle a ses règles.

Michael reconnaît avoir étranglé Lawrence, et l'avoir mis dans le placard, juste là, emballé dans un sac poubelle pour qu'il ne sente pas trop fort. Il suffit d'aller voir.

Green y va, il ne trouve qu'une boîte, noire... qui ne contient qu'un éléphant en peluche : Anthony.

Michael s'amuse beaucoup. Il finit par sous-entendre que le docteur Lawrence eut avec lui un comportement ''inapproprié''...

Un deuxième scandale sexuel dans la même clinique, ce serait insupportable. Le docteur et lui étaient amants ! Mais Michael veut arrêter. Pour convaincre Green il lui parle de photos, convainc le docteur de regarder dans un tiroir. Green hésite, accepte, trouve des photos d'éléphants, puis des images de nus...

Michael sait bien des choses sur Michel, Mme Petersen, il utilise ce savoir pour frapper les uns et les autres, là où ça fait mal, jouant sur la culpabilité, l'angoisse ou l'inquiétude.

 

Mais tout cela ne nous dit pas ce qui est arrivé au Dr Lawrence. Quoi qu'il ait fait, quoi qu'ai subit Michael, qu'est-il arrivé au médecin ?

Cette fois le malade modifie ses aveux, il n'est plus question d'attouchements mais d'amour. Le Dr, James, est amoureux de son patient, et c'est réciproque ! Ce pourquoi celui-ci lui offrit les photos.

Mais le docteur Green va recevoir une visite...

La rencontre, le duel devrait-on dire, continue, parler de soi pour faire parler l'autre, Michael se souvient de la raison qui lui fait aimer les éléphants, de son père... il se souvient de la chanson : ''Un éléphant ça trombe, ça trompe, deux éléphants ça... ''

Pourquoi votre mère ne vient-elle pas vous voir ?

Je l'ai tuée, reconnaît Michael. Indirectement, pour l'avoir retrouvée alors qu'elle s'était empoisonnée, il n'appelle pas les secours mais chante. Il en est à '' 78 éléphants ça trompe...'' quand elle meurt.

 

Finalement... mais je ne vais pas ici vous dévoiler la fin de ce film, tiré de la pièce de théâtre de Nicolas Billon, ici scénariste, que je n'ai pas pu voir. En connaître la fin n'en retirerait qu'un minimum de plaisir. Au moins cette partie d'échec ne se conclut-elle pas par un nul.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 08:00

 Shakhmatnaïa goriachka - Vsevolod Poudovkine - 1925 - 14'

Court métrage muet tourné à l'occasion du tournoi de Moscou de 1925 permettant d'apercevoir les grands maîtres qui y participaient : Capablanca, Reti, Griounfeld...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moscou accueille un grand tournoi d'échecs auquel participe tous les champions du moment. La ville est gagnée par la fièvre des échecs, chaque personne, jeune ou vieille, riche ou pauvre, semble en être atteinte, et parle d'échecs, joue avec un échiquier ou se concentre sur un problème. Le temps lui-même est marqué par le tic-tac des pendules rythmant les parties. Les échiquiers sont partout, sur les vêtements, les vitrines, ils envahissent rues, esprits et même prisons puisque geôliers et prisonniers s'affrontent.

 

Un jeune homme semble particulièrement atteint : il joue seul chez lui, a des mouchoirs à carreaux, des chaussettes à carreaux, un béret à carreaux, et ses poches regorgent d'échiquiers, de pièces diverses et de papiers présentant des situations de parties célèbres. Son obsession est telle qu'il en oublie le rendez-vous que sa fiancée lui a donné. Il arrive en retard, ses pensées tournées vers un futur déplacement de pion ou de fou. La fiancée en question déteste ce jeu avec lequel elle est en concurrence pour gagner le cœur de son prétendant.

 

Tentant le tout pour le tout elle lui demande de choisir : elle ou l'échiquier.

 

Pour son amoureux (!) ce n'est qu'un élément de plus d'un problème qu'il doit résoudre. La partie semble mal engagée et sa dame pourrait s'éloigner définitivement. Mais un sursaut de conscience lui fait ouvrir les yeux et vider ses poches des éléments du jeu qu'elles contenaient dans la Volga. Il n'est pas top tard pour récupérer la jeune femme.

 

Mais eux même ne sont-ils pas des pièces déplacées par des forces qu'elles ne maîtrisent pas ?

 

Heureusement il s'agit d'une comédie.

 

Pour les amateurs d'échecs, mais pas seulement.

 

  

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 07:49

용팔이 – Oh Jin-suk - 2015 – 18 X 65 '

La voiture accélère encore alors qu'elle est entourée par quatre véhicules cherchant à l'arrêter. À l'intérieur un jeune homme et une jeune femme. C'est lui qui conduit, il sourit, semble s'amuser, mais la voiture part en tête à queue, est heurtée, violemment, par une autre qui la propulse contre des barres métalliques...

Kim Tae-hyun est médecin, interne en troisième année à l'hôpital Han Shin, surnommé ''grippe-sous'' il est pourtant considéré comme doué et souvent appelé à remplacer un chirurgien ayant du mal à terminer une opération. Personne comme lui ne paraît capable d'arrêter un saignement.

Pour gagner davantage d'argent il fait des doubles journées. Outre son travail à l'hôpital il soigne criminels et autres truands la nuit,sous le nom de 'Yong Pal'', médecin mystérieux évitant que ceux-ci se fassent repérer en se faisant soigner légalement. Une nuit il parvient, avec son ''patient'' à échapper de justesse à la police, en sautant dans le fleuve Han. Malheureusement, pour lui, il a dû abandonner sur place son scalpel, et celui-ci porte un numéro d'identification. Enquêtant à l'hôpital la police rencontre le chef du service chirurgie, le docteur Lee, celui-ci affirme aux enquêteurs que le scalpel a été détruit. En fait, lui a parfaitement vu ce qu'il en était. il en fait part à l'intéressé avec pour arrière pensée non pas de le virer mais de le muter au douzième étage, celui qui accueille les VIP. Une promotion à laquelle il ne s'attendait pas, loin de là.

À cette étage une patiente est plus importante que les autres, une jeune femme, surnommé ''Yeong Ae'', ''votre respectable fille'', une façon de la nommer sans lui donner son nom. Le Dr Kim ne sait donc pas de qui il s'agit mais le hasard fait qu'il l'a aperçu par hasard alors qu'il opérait clandestinement, dans l'hôpital cette fois, et gratuitement, un patient risquant de mourir. Il lui subtilise le morceau de plastique avec lequel elle paraissait vouloir se trancher la gorge.

Cette ''malade'' est l'enjeu de gros intérêts, d'affrontements entre clans qui voudraient l'utiliser, l'éliminer, bref, faire n'importe quoi pour que la situation change. Tant qu'elle reste dans cet état, entre coma et exaltation autodestructrice, rien ne va être facile. Les seuls moment où elle se sent bien est quand elle rêve, se souvient,imagine ce qu'elle ferait si elle pouvait se libérer.

Tae-hyun se retrouve mis à l'écart d'être transféré dans un autre service, mais peu importe ce que les autres pensent de lui, ils ne le connaissent pas, ignorent ses réelles motivations et ce qu'il cache derrière un comportement d'arriviste cynique. Il va ainsi découvrir que le douzième étage ne s'occupe pas que d'accueillir des VIP, il fait aussi des visites à domiciles, des visites qui doivent être aussi discrètes que celle que Kim faisait la nuit.

Le monde qu'il va découvrir s'il n'est pas celui des truands reconnus comme tel met en scène des individus encore pires, des vedettes et autres stars entourés d'avocats cherchant à masquer leurs pires comportements. Peu importe ce qui s'est passé, la Satisfaction du Client prime.

Et justement, puisqu'il est question de primes.

Sa première intervention réussie Tae-hyun va demander l'accès à la zone restreinte, celle de la ''princesse'', et puisque cela déplait au chef Lee c'est encore meilleur.

Il va faire connaissance de Han Yeo-jin, fille du président du groupe Han Shin et future présidente de celui-ci. Comme Juliette, elle tomba amoureuse de l'aîné du groupe Dae Joon, le pire ennemi de Han Shin. Au moins son demi-frère est-il moins difficile et prêt à épouser la femme qui est le mieux pour lui.

Un soir Yeo-jin et son amoureux décident de partir, seuls, pour aller se marier loin de leurs familles...

Maintenant qu'il en sait davantage il peut rencontrer la ''princesse'' maintenue endormie dans son écrin, surveillée, épiée, par toute une technologie veillant sur son bien être, physique. Il ne faut absolument pas qu'elle meure, l'idéal serait qu'elle ne vive pas non plus. Néanmoins elle perçoit son environnement, parfois peut sortir de son état, penser, se percevoir enfermée dans une prison dont nul ne veut la sortir.

Nul, jusqu'à ce qu'un nouveau médecin arrive dans l'espace réservé... Bien sûr, rien ne va être facile. D'autant que pour le Dr Kim les problèmes financiers ne font qu'empirer. Les événements vont s'accélérer, les appétits s'aiguiser, les sentiments se montrer au grand jour. Quel avenir pour Yong pal et ''la Princesse'' ? Combien d'obstacles devront-ils surmonter, de coups bas éviter, de complots mettre à jour ? Leurs ennemis sont puissants et décidés à éliminer ceux qui se mettront en travers de leur chemin.

 

Heureusement ils ont quelques alliées. Le temps presse, les funérailles de Han Yeo-jin approche...

Dans un drama coréen le happy end n'est pas écrit au début. De plus, à l'heure de la rédaction de cet article je n'ai pas vu la moitié des épisodes.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 08:00

Поцелуй Мэри Пикфорд - Potseluy Meri Pikford) - Sergueï Komarov - 1927

Si ce film est passé à la postérité, cinématographique, c'est d'abord parce qu'y figure un couple mythique du 7ème art : Mary Pickford et Douglas Fairbanks, deux des plus grandes vedettes de l'époque, même en URSS pourtant peu favorable à Hollywood et ses productions. Le réalisateur saisit l'opportunité de la présence à Moscou pendant l'été 1926 des acteurs pour les insérer dans son film.

 

Goga Palkine est contrôleur à l'entrée d'un cinéma moscovite, il est également amoureux de Doussia Galkina, étudiante en art dramatique et désireuse de devenir une grande vedette. Elle a tendance à confondre Goga et son acteur préféré, Douglas Fairbanks et promet d'être à lui s'il devient une star. Pour le jeune homme cela va devenir une obsession, il faut qu'il réussisse. Pour cela il va intégrer l'équipe de tournage qui attend Mary Pickford, laquelle sera accompagnée de son époux.

Le couple arrive en train puis traverse Moscou en voiture en saluant la foule qui les acclame. Devant la caméra Goga se montre hésitant, ce qui amuse Mary qui lui propose de tourner une scène d'amour. Pendant celle-ci elle l'embrasse, sur la joue, ce qui donne immédiatement une grande célébrité au point qu'il sera poursuivi par des admiratrices, surveillé, traqué, il finira par ne plus le supporter et effacera les traces du rouge à lèvres de Mary.

Lui reste son poste de contrôleur, et Doussia qui est désormais heureuse d'être avec lui.

 

Happy End, presque un comble !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 07:14

Ivan Calberac

Bernard et Annie ont deux fils, ils sont mariés depuis trente cinq ans. Tout semble aller pour le mieux, si ce n'est que le premier reproche à son épouse de refuser tout ''devoir conjugal'' depuis six mois, situation qui le désespère, lui n'a pas raccroché. Elle finit par lui dire qu'il peut aller voir ailleurs, que s'il a des ''besoins'' peu lui importe qu'il les satisfasse avec une autre.

Une phrase facile à prononcer mais qui peut amener une situation plus difficile à supporter. En fait Bernard avait pris les devants et entretenait une liaison avec la voisine d'en face, ce qui est bien pratique. Celle-ci pourtant ne l'entend pas de cette oreille et voudrait que Bernard quitte son épouse pour elle.

Logique !

Il veut faire durer la situation, garder son épouse, ses habitudes avec elle, sans perdre sa maîtresse.

Re-logique, n'importe quel homme dans cette situation aurait le même souhait.

N'est-ce pas ?

Les choses se compliquent quand les enfants découvrent la situation, chacun faisant face à des complications dans sa vie personnelle, et quand la maîtresse sera mise dehors pour défaut de paiement de son loyer. Dommage, tout s'était organisé pour que Bernard passe deux jours avec l'une, deux avec l'autre, alterne les weekends... c'était le bon temps. Le trio va se retrouver sous le même toit, et s'organiser.

 

Une famille banale ! Et une comédie se moquant, gentiment, des convenances, du mariage, et des hypocrisies que se doit de respecter une famille ''modèle''.

Patrick Chesnais est parfait dans ce rôle d'un homme entre 2 femmes, hésitant, reculant devant l'aveu, essayant de conserver le meilleur de chaque situation ; Évelyne Buyle tient très bien son rôle de femme satisfaite d'être une épouse. L'ensemble de la distribution tient cette comédie, vous l'avez deviné, au thème assez banal, mais qui permet de passer une bonne soirée face à une situation que certains connaissent peut-être... mais pas moi !

 

Cette pièce est encore à l'affiche, ne la manquez pas !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu theâtre
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