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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 08:00

赤川次郎原作 毒<ポイズン (Akagawa Jiro Gensaku Doku) – 2012

La science fait des progrès tous les jours, dans tous les domaines, la chimie n'est donc pas à l'écart de cette tendance. Par exemple pour inventer de nouvelles drogues, moins chères, avec des effets plus violents, mais aussi pour mettre au point le rêve de tout meurtrier : le poison qui ne laisse aucune trace.

Akimoto Shunji est journaliste, il sort avec la fille du patron, ce qui est prometteur pour son avenir, ce qui ne l'empêche pas de vivre avec une autre femme. Le choix est vite fait, surtout quand cette dernière lui apprend qu'elle est enceinte, que son père arrive en ville et veut le rencontrer... bref qu'il ne pourra pas mener cette double vie longtemps. Opportunément un homme l'aborde et lui propose le moyen idéal pour solutionner ses difficultés, le poison évoqué ci-dessus.

Notre journaliste hésite, ce n'est pas rien, mais les avantages sont trop importants pour qu'il leur résiste, surtout que le président l'a menacé du pire s'il rendait sa fille malheureuse.

Quelques gouttes dans le thé. Le poison agit en 24 heures. Il suffit à Akimoto d'être dans un lieu public à l'heure dite, le lendemain.

Il attend donc dans un bar, un autre homme lui adresse la parole, semblant tout savoir puisqu'il compte les dernières secondes avant l'heure fatidique, qui seront confirmées par un coucou suisse marquant le temps passé et l'effet enfin accompli du produit qu'il donna à sa compagne.

 

Un tel poison est idéal pour qui veut éliminer un(e) importun(e), reste qu'il faut le trouver, donc qu'au moins une autre personne est au courant.

DOKU

Pas de nouvelles pourtant, pas d'appel de la police ayant trouvé le corps de la défunte, bizarre. Mais quand il reçoit l'ordre de se rendre, pour un reportage, dans un Love hôtel, le Lojiro, ou un corps de femme vient d'être retrouvé, il ne se doute de rien, jusqu'à ce que le policier lui annonce qu'il s'agit de Otsu Mayumi, sans doute une prostituée ! Pas de surprise pour le téléspectateur quand il découvre sa victime. Incroyable qu'elle ait pu tenir deux rôles si différents, la ménagère banale et la prostituée maquillée.

 

La police est certaine, il s'agit d'une crise cardiaque, pourtant la nouvelle venue à la brigade, en droite ligne de la circulation, Sasamoto Naomi, se pose des questions et veut en savoir plus. Elle découvre que Mayumi avait une liaison avec le cadre d'une société qui la payait pour ses prestations. Mais Akimoto s'interroge, avec elle la vie était simple, presque pauvre. Que faisait-elle de son argent ? Finalement la police trouvera l'homme qui était avec elle au moment de son décès et eut peur quand il la vit mourir dans ses bras. Un gros choc, surtout après qu'elle lui eut annoncé être enceinte de lui.

Akimoto connaissait si mal Mayumi, et quand Sasamoto lui apprendra qu'elle était atteinte d'un cancer et qu'il ne lui restait que six mois à vivre il comprendra l'ironie de son acte. Encore plus quand...

Presque en français...

Presque en français...

Et ce n'est que le premier des treize épisodes de Doku où nous suivrons principalement Sasamoto, entrée dans la police pour enquêter sur la disparition de son père. Au fil de la série, et des crimes, elle va progresser vers la vérité et tenter de découvrir qui est derrière la rumeur courant le Net qu'un poison indétectable existe. Bien sûr cela expliquerait chacune des affaires auxquelles elle est confrontée, cette succession de cadavres tous victimes d'une crime cardiaque foudroyante bien qu'ils n'aient aucun

Les assassins se doivent d'être punis, même si personne ne peut prouver leur crime !

 

Chaque épisode montre un travers de l'esprit humain, avec la même morale qui voit l’assassin être puni par son crime même et les soupçons infondés qu'il cultive, produits de ses propres fautes.

 

Un drama japonais dans les règles de l'art, agréable à suivre. Idéal pour qui ne connaît que les séries américaines.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Japon
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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 07:22

A Cyborg in Love  (사랑하면 죽는 여자 봉순이) - Kwon Soon-wook (권순욱) – 2016

La porte du laboratoire s'ouvre, un homme portant un masque de chirurgien entre, il s'approche d'un sarcophage, l'ouvre, et regarde la jeune femme allongée. Brusquement celle-ci s'empare de son bras...

 

Plus tard, alors qu'elle se promène un homme la frappe violemment sur la tête, elle s'écroule.

Un couple est en pleine scène de rupture, mais il s'agit d'un test afin de contrôler leurs constantes biologiques. Le résultat n'est pas probant, la jeune femme, Oh Bong Soon ne semble pas ressentir de grandes émotions au grand désespoir du chef d'équipe, et partenaire : Kim Joo-sung. Devant un tableau le directeur Byun présente le projet de sa société, BS electronics, de créer un cocktail d'hormones censé générer un amour éternel.

Il retrouve Kim, et avec lui évoque les difficultés rencontrées à cause de Bong Soon. Le projet est sa chance de prouver sa valeur en tant qu'héritier de la compagnie. Le chef Kim est amoureux de Bong Soon mais ne peut le lui avouer. Celle-ci vient le voir pour souligner que leur ''couple'' ne fonctionne pas. Elle veut le changer et menace de démissionner.

Impossible pour Kim, il l'aime trop. Sur le point de l'avouer un incident survient, des armoires métalliques vont leur tomber dessus quand la jeune femme les retient, d'une main. Ce qui étonnerait Joo-sung s'il ne s'était évanoui. Il se réveille alors qu'elle le porte.

Pas question ! Son image en prendrait un coup. Puisque c'est elle qui faillit se faire écraser il entend qu'elle fasse des tests de contrôles. L'occasion pour lui d'apercevoir sur la nuque de la jeune femme des diodes étranges. Autre problème, impossible de pratiquer une prise de sang, aucune aiguille ne perce la peau de la jeune femme. Il n'y a qu'une éraflure qui laisse apparaître une surface brillante. Quand il veut la revoir, impossible, la peau est à nouveau impeccable. Ce n'est pas une raison pour ne pas aller boire un verre, la spécialité de la jeune femme qui n'est jamais ivre.

Bong Soon

Elle en profite pour lui demander de la retirer du projet BS pour lequel elle pense ne pas être faite alors qu'elle a envie de rester dans l'entreprise. Elle avoue également n'avoir jamais rencontré de boy-friend. Le chef Kim lui demande ce qu'elle pense de lui mais retire sa question comme s'il s'agissait seulement d'une blague. Bong Soon est furieuse, elle se lève, et fait un malaise, droit dans les bras secourables de Joo-sung, qui n'est pas assez fort pour la trainer.

 

Faute d'autre endroit il l'emmène chez lui. La jeune femme reste inerte, de plus il n'entend pas son cœur, et sur sa nuque les diodes sont devenues rouges. Il se souvient des recherches qu'il menait sur la création d'un cyborg, parfait, l'être idéal, mais incapable de tomber amoureux par manque des hormones libérées quand un humain est amoureux. Bong Soon se réveille, s'étonne de s'être évanouie et d'être chez M. Kim. Il fait mine de rien, elle paraît ignorer sa situation.

Bong Soon

Lui connaît la sienne, un nom, Alzheimer ! La démence progresse d'autant qu'il prend mal son traitement. Son thérapeute le lui dit, s'il a un projet il doit le mener rapidement. Un comble que le meilleur cerveau de BS soit si fragile. Et doive laisser le projet conduit avec Bong Soon. Celle-ci n'est pas d'accord et parie avec le directeur Hyun, si elle le bat au bowling il lui accordera un souhait. Quitter le projet BS qui n'avance pas par sa faute !

La couple formé par Joo-sung et Bong Soon est atypique, le savant créa la seconde, qui l'ignore, sans pouvoir lui donner la faculté d'aimer, qu'elle semble avoir développé seule. Elle est plus humaine qu'un simple programme, aussi évolué soit-il. Mais lui est menacé par une dégénérescence mentale qui risque de le transformer en coquille vide. Reste à faire que Bong Soon ne soit plus désactivée sous le coup de l'émotion. Un web-drama en 12 épisodes, entre romance, science fiction et drame. Un cocktail trop vite consommé. Yoon So-hee (윤소희) est parfaite. Vivement qu'un tel cyborg existe !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 07:35

Victor Halperin – 1932 - 69'

Ce film marque une date dans l'histoire du cinéma, il est le premier mettant en scène des zombies !

Un jeune couple ne trouve rien de mieux, exotisme oblige, de partir en voyage de noce en Haïti. Neil Parker (John Harron) et son épouse Madeleine Short (Madge Bellamy) sont invités par une relation, Charles Beaumont (Robert Frazer), à venir profiter de la plantation de celui-ci après leur union. Ceux-ci ont acceptés sans se douter que leur hôte avait de coupables arrières-pensées. En effet le planteur, j'allais dire, l'exploiteur, est amoureux de la jeune femme et lui en veutd'avoir profiter Neil, homme bien moins riche et intéressant que lui ! Il n'en montre rien, semble faire contre mauvaise fortune bon cœur. Du coup les amoureux, qui ne se doutent de rien, lui font confiance et arrivent sur l'île tout à leur bonheur, sûrs d'avoir devant eux une vie de bonheur.

Beaumont a d'autres projets, il veut transformer la jeunefemme en zombie afin que Neil, effondré, s'en aille, seul, faire son deuil dans son pays d'origine en laissant derrière lui le corps de sa bien aimé que Beaumont, le fourbe, ramènera à la vie avec l'aide d'un maître vaudou blanc, Legendre (Béla Lugosi). Ainsi, la jeune femme constatant l'abandon de son époux devrait se réfugier dans les bras du planteur.

Les choses ne vont pas se dérouler comme prévu. Legendre ayant ses propres objectifs impliquant Beaumont et Madeleine.

Soyons rassurés, Neil n'est pas si bête qu'il soit trompé par un stratagème aussi simpliste. Aidé du docteur Bruner (Joseph Cawthorn) il va déjouer les plans ourdis contre lui et son épouse par les deux criminels.

 

Ouf !

White Zombie

Depuis ce film la représentation des zombies est devenue plus ''réaliste'', plus violente aussi, que ce soit à la télévision ou au cinéma. Les zombies eurent une longue postérité alors qu'ils ne semblent pas pouvoir se reproduire ! Ce film vaut pourtant par cette première incarnation, bien gentille, de zombies soumis à des influences qu'ils ne contrôlent pas. Sans oublier la prestation de Lugosi, égal à lui-même...

 

Côté production le film fut financé par Edward et Victor Halperinsur un scénario de Garnett Westion, mais aussi, et majoritairement, par Sherman S. Krellberg qui, à la suite de difficultés rencontrées par ses partenaires, récupéra la totalité des droits et put le ressortir plus tard.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 07:52

블라인드 - Ahn Sang-Hoon – 2011 - 111'

Min Soo-ah est étudiante à l'académie de police. Un soir, elle vient, en uniforme, récupérer Dong-yun, son jeune frère, qui participait à une soirée mêlant danse et musique afin qu'ils rentrent ensemble. Elle est de mauvaise humeur, n'avait-il pas promis de ne plus participer à ce genre d'activités ? Pour être sûr qu'il ne tente pas de s'enfuir elle le menotte dans sa voiture.

Pour signifier sa mauvaise humeur il veut arracher les clés, s'ensuit un début de bagarre, la jeune femme perd de vue la route...

L'accident est inévitable, si elle évite la voiture qui arrivait en face elle ne peut empêcher son 4X4 d'enfoncer le parapet d'un pont et de s'arrêter, en équilibre instable. Soo-ah se réveille sur la route, elle entend son frère l'appeler, menotté il ne peut sortir du véhicule. Mais l'aspirante policière est blessée à la tête et ne peut rien faire. La voiture s'écrase sur l'autoroute dix mètres plus bas.

Trois ans plus tard. Le réveille sonne chez Min Soo-ah, il donne l'heure à haute voix, son chien, Seul Ki, saute sur le lit pour la réveiller. Elle a rendez-vous à l'hôtel de police pour demander sa réadmission en tant que policière. Mais ce sera impossible, non parce qu'elle est aveugle mais parce que pour aller prendre son frère elle quitta l'entraînement sans autorisation et utilisa ses menottes avec les conséquences que l'on sait.

 

 

Il lui reste à vivre et à trouver de quoi son avenir sera fait. Préparer à manger pour Seul Ki est déjà difficile !

Une jeune femme tente de s'échapper de sa prison, elle s'appelle Jung Eun-young et est portée disparue depuis un moment alors que la police cherche encore des indices.

Soo-ah se rend, avec sa seule canne blanche, dans le centre de soutien de Séoul pour les malvoyants. Elle ressent les odeurs, le vent, devine les feuilles qui volent autour d'elle. Les enfants l'accueillent, elle se promène dans la maison, se souvient... elle vient apprendre à utiliser un nouvel appareil, comme un radar vibrant en fonction de la distance avec les objets alentour.

Il fait nuit quand elle repart, pour elle ce n'est pas important ! Il pleut. Elle attend dans un abribus qu'un véhicule vienne la chercher, autour d'elle les gens vont et viennent, des voitures s'arrêtent, la sienne met du temps. Finalement un taxi, de luxe, s'arrête, lui propose de l'emmener, elle accepte. Durant le voyage elle fait la liste des odeurs autour d'elle. Alors que le chauffeur se tourne vers elle il heurte une femme qui traversait.

Le conducteur lui affirme qu'il s'agissait d'un chien mais elle n'y croit pas, alors qu'il veut la forcer à remonter dans le véhicule elle se débat, preuve qu'elle n'a pas manqué tous les entraînements elle parvient à se dégager. L'arrivée d'un autre véhicule incite son chauffeur à partir.

Elle se retrouve au poste de police, certaine d'avoir entendue gémir une femme. La police n'y croit pas et le conducteur qui l'a prit n'a rien vu à cause de la pluie.

 

 

La jeune accidentée n'est pas morte mais en se retrouvant sur une table métallique face à un cadavre peut le lui faire regretter.

La police vient chez elle, une disparition a été constatée, elle est interrogée par un policier qui doute de ses paroles, malgré tout elle donne une description de l'homme. Le policier lui demande ce qu'elle a entendu, son interprétation. Le choc, le coffre, l'odeur d'un homme pratiquant la médecine dans le taxi, la montre au bracelet métallique du chauffeur... son passé de policer lui permet d'être clair et concise.

Une affiche sur les lieux de l'accident demande des témoins Kim Ki-seop se présente, mais prétend qu'il ne s'agissait pas d'un taxi, avant que Min remarque qu'il n'est là que pour la récompense. Le policier finit par donner du crédit au témoignage de la jeune femme.

Sur le trottoir devant une boite de nuit une jeune femme monte dans une voiture, ne laissant derrière elle qu'un mégot.

Soo-ah et l'inspecteur Hee Bong collaborent, il enregistre les voix de chauffeurs qu'il lui fait écouter sans qu'elle en reconnaisse une. Dans la discussion avec son ''coéquipier'' elle remarque que la voiture recherchée était d'un modèle non utilisé par les taxis. Il se pourrait donc qu'il se soit agit d'un faux, donc peut-être comme l'affirmait le second témoin d'une voiture étrangère. D'autant que l'enquêtrice se souvient de l'insistance du chauffeur à lui faire boire du café, chose qui ne lui avait pas paru étrange jusque-là. Hee Bong commence à faire le lien avec les affaires d'enlèvement qui secouent le pays depuis quelques temps.

 

 

La piste va être longue à remonter, l'assassin possède les coordonnées de Soo-ah, oubliées dans son véhicule, il doit l'éliminer. Pourquoi pas dans le métro ? Par hasard Ki-seop est là, lui a vu le visage du conducteur et le reconnaît.

Le principe du témoin aveugle n'est pas inédit au cinéma, il bénéficie ici d'un bon scénario et une réalisation à la coréenne, nerveuse et inspirée.

Kim Ha-neul succède à Audrey Hepburn et Al Pacino avec une interprétation digne d'eux pour laquelle elle reçue les plus importants prix d'interprétations de Corée du Sud.

Sans Oublier Dolly dans le rôle de Seul Ki.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:00

Ye Ying – Philippe Miyl - 2014

Renxing, est une petite fille citadine, gâtée, mais solitaire entre deux parents, Chongyi et Qianying, absorbés par leur vie professionnelle qui ont donc peu de temps à lui accorder, fut-ce au téléphone, et dont le couple bat de l’aile. Lui est toujours en voyage, prévient son épouse au dernier moment, celle-ci n'est pas en reste côté emploi du temps et croit qu'il faut qu'il en aille de même pour sa fille. Entre cours de piano et de calligraphie celle-ci a peu de temps pour elle. Ce grand-père n'est-il gêné de participer à l'anniversaire de sa petite fille avec autant de personnes semblant si importantes ? Il est vrai que lui et son fils sont quelque peu en froid,

chacun portant la responsabilité vers l'autre.

Le vieil homme donne un cadeau pour sa petite fille à sa bru, un oiseau de bois qu'il a façonné lui-même. Mais la situation est compliquée en ce moment, le père doit partir pour la capitale nippone, la mère, pour la capitale française, Lan, la gouvernante est également prise par le mariage de son fils. Qui va s'occuper de ma petite-fille demande le vieil homme, d'autant qu'il doit lui aussi faire un voyage pour tenir la promesse faite à sa femme. Il doit retourner dans son village natal, 3 ou 5 jours, pas plus, pourquoi Renxing ne viendrait-elle pas avec lui... Chongyi hésite, pensant que sa fille est trop urbaine pour ce voyage.

La première réaction de la fillette est le refus, logique ! Pourtant sa mère insiste, elle n'a pas le choix, c'est la seule solution. De plus elle a dix minutes pour faire sa valise.

La petite puce boude quand elle retrouve son grand-père, elle doit pourtant faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le voyage commence par le train, qu'importe pour Renxing, elle a sa tablette !

Le contrôleur apporte discrètement un colis à Zhigen, en effet faire voyager un oiseau en cage dans un train est formellement interdit.

Renxing refuse de manger à l'heure, elle préfère attendre qu'il fasse nuit et utiliser son grand-père comme la petite peste qu'elle est.

Première étape atteinte, il faut changer de gare afin de prendre le bus pour Yangshuo. Pour Renxing l'aventure continue de plus belle. C'est un autre monde qu'elle découvre, à commencer par un buffle rencontré à la faveur d'une panne mécanique. Caresser un tel animal est une grande première pour la petite fille. C'est l'occasion pour les voyageurs de constater qu'ils se sont trompés de véhicule.

Pas moyen de repartir pour leur destination heureusement ils rencontrent quelqu'un qui peut les héberger pour la nuit avant de les conduire le lendemain. C'est l'occasion pour Renxing de faire l'expérience des piqures de moustiques, encore une découverte.

Le lendemain ils peuvent repartir... du moins théoriquement, puisque la route est bloquée et qu'il faut marcher pour la retrouver plus loin. Mais ne se seraient-ils pas perdus dans la forêt ?

Ça tombe bien, il commence à pleuvoir.

Mais quoi de mieux que de la paille dans une grotte pour discuter, pour faire connaissance, et pour Zhigen de parler à sa petite fille de cette grande mère qui adorait les oiseaux en général, et les humeis en particulier.

Ne lui avait-elle pas confié un oisillon humei avant qu'il parte pour Pékin afin de lui tenir compagnie avec promesse de revenir avec quand leur fils aurait fini ses études. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu, elle est tombée malade, est morte quelques jours plus tard. Depuis il revient au village, se rend sur sa tombe, discute avec elle, parle de son compagnon à plumes, souvenir vivant de son épouse disparue.

C'est pourquoi il est revenu avec cette fois, avant qu'il ne meurt à son tour, afin qu'elle le voit et l'entende chanter encore une fois.

Finalement Renxing et son grand père vont se découvrir après s'être égarés, s'apprécier plus que la fillette l'aurait cru possible. Elle qui ne connaissait que la ville et sa pollution découvre la nature, les cours d'eau, la brume, un rythme à l'opposé de celui qu'elle croyait lui convenir. Elle va même, incroyable, se faire des copains de son âge et prendre plaisir à se baigner ou grimper aux arbres.

Qui l'eut cru.

Finalement Chongyi et Qianying vont se retrouver plus tôt que prévu, hors des habitudes, sans la présence de leur fille. Ils vont évoquer leur avenir, sera-t-il commun ? C'était si difficile de prendre le temps de parler de leur couple, de leur famille ?

La cage de Renxing s'est ouverte, elle a prit plaisir à s'envoler, pourtant il lui faudra bien retrouver ses habitudes, ses parents qu'elle aime, et qui l'aiment, bien qu'ils ne sachent pas le lui montrer.

La mienne aussi est ouverte mais j'y suis si bien !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:47

Solace – Afonso Poyart – 2015 - 101'

Joe Merriweather et Katherine Cowles arrivent sur lieux d'un nouveau meurtre, rien de plus habituel pour des policiers. Mais celui-ci est à rapprocher d'autres, récents, par la mise en scène mais aussi par la façon de tuer, d'un seul coup à l'arrière de la tête. Pas de torture, pas de souffrance, une mort rapide et quasi indolore. Comme pour ses crimes précédents le tueur n'a pas laissé de traces, seulement des messages destinés à la police.

Rien ne semble rapprocher les victimes, ni permettre d'identifier le meurtrier. Joe décide de faire appel à un ancien collaborateur, et ami, le docteur John Clancy. Médium dont le talent leur permit de résoudre pas mal d'enquêtes. Katherine Cowles doute, docteur en psychologie criminelle elle ne croit qu'en ce que la science peut définir. 

Le docteur Clancy s'est retiré depuis deux ans, après la mort de sa fille d'une leucémie, sa femme déserta le domicile conjugal que le docteur occupe sans en prendre grand soin.

Joe n'a même pas à frapper pour que John lui dise d'entrer. Forcément !

Il présente son problème, ces crimes qu'il ne comprend pas, le mode opératoire, la mise en scène, ces messages que laisse le tueur pour mettre au défi les policiers de l’attraper.

Katherine Cowles devait rester dans la voiture mais un appel important arrive qu'elle doit transmettre à son partenaire. Raison pour entrer, faire connaissance de Clancy et lui laisser les dossiers des victimes. Au passage elle touchera le docteur... établissant un contact qui permettra à celui-ci d'avoir quelques flashs sur la jeune femme, son passé, et son futur.

Le médium laisse entendre que l'affaire ne l'intéresse pas, mais il faut bien que le film avance, il va changer d'avis, et se retrouver rapidement dans le bain. C'est le cas de le dire puisque la dernière victime vient d'être découverte dans une baignoire emplie d'orchidées. Il demande à visiter les lieux des crimes pour se familiariser avec les victimes, trouvant un point commun ignoré des enquêteurs. Les victimes souffraient toutes d'une maladie incurable. Un doute persiste pour la première, un enfant, assassiné alors qu'il mangeait une glace. Rien n'indique qu'il cachait un problème, il n'avait jamais vu de médecin. Ses parents affirment qu'il était en parfaite santé, il faudra que John soit convaincant pour qu'ils acceptent une autopsie.

Au cours de celle-ci, alors que Clancy demande au légiste de s'occuper en priorité du cerveau, il reçoit un fax. Alors qu'il le lit le médecin découvre une tumeur de la taille d'un petit pois. John ne s'en occupe pas, il annonce qu'il laisse tomber, et s'en-va.

Le soir, alors qu'il prépare ses valises, il reçoit la visite de Katherine qui vient lui demander des explications. Il évite, louvoie, Cowles insiste. John lui répond donc, il lui raconte sa vie, son dépucelage à l'arrière d'une voiture, l'enfant qu'elle abandonna parce qu'elle était trop jeune... et pour finir lui montre le fax qui annonce qu'une tumeur va être découverte, et à quelle heure.

Katherine met du temps à comprendre, Clancy lui explique donc que le tueur qu'ils pourchassent est comme lui, il voit l'avenir, impossible de le surprendre. Il est même plus fort que lui.

Ce n'est pas une raison pour laisser tomber remarque la policière, au contraire ! Le jeu n'en est que plus excitant.

 

Passé ses hésitations, John ne peut que reprendre l'enquête, jusqu'à rencontrer son opposant, prêt à lui proposer un duel dont il lui raconte la fin qu'il a prévue.

Thriller classique, rythmé, affrontement entre le jeune et le vieux, Anthony Hopkins et Colin Farrel, sous le regard de Abbie Cornish et Jeffrey Dean Morgan. Peut-on tuer par empathie, où n'est-ce qu'une excuse trouvée par un psychopathe pour se justifier ? Le film est une bonne série B, rythmée, sans effet trop appuyé, qui vaut par sa distribution mais au suspens réduit par sa nature même : Hopkins est du bon côté. 

 

Ou presque !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:04

Eorin sinbu - Kim Jo-hun – 2004 - 115'

Dans l'avion de Korean Airways Sang-min regarde la photo d'une enfant, mais reluque sa voisine, à l'atterrissage elle est devant lui, agréable à suivre, mais un homme l'attend et Sang-min est déçu. Son regard erre ici et là, observe une silhouette, le charmant dos d'une jeune fille devant un fleuriste. Histoire de tenter sa chance il laisse son portable sur le sol. Il se retourne quand le téléphone le dépasse, violemment projeté par un coup de pied. Devant lui c'est justement la fillette de la photo, celle avec laquelle il a toujours vécu.

My Little Bride

Mais Bo-eun a bien grandi ! Il la complimente sur son physique, ses courbes. Sangmin ne peut s'empêcher de regarder toutes les filles qu'il croise. Avant d'arriver à la maison il donne son cadeau à Bo-eun, un élégant soutien-gorge orné de jolies fraises... La classe !

My Little Bride

Ils arrivent enfin à destination, la maison familiale où Sang-min est accueilli par sa famille. Il est heureux de la retrouver, en particulier le grand-père de Bo-eun dont la santé décline. Celui-ci s'adresse spécialement au jeune homme et à sa petite fille, il leur raconte un moment de la guerre, quand lui et le grand-père de Sang-min firent un pacte : que leurs enfants se marient. Ayant eu l'un et l'autre des fils cela ne fut pas possible, par conséquent le pacte sauta une génération.

Les jeunes gens s'amusent, la blague est bonne. Mais grand-père est sérieux. Il veut mourir en paix et pouvoir regarder le grand-père de Sangmin en face. Bo-eun est lycéenne mais à 15 ans il est permis de se marier si les parents sont d'accord.

Bo-eun refuse, Sang-min s'en va.

Sang-min profite d'être de retour pour retrouver d'anciennes connaissances de l'université, sa jolie prof de dessin par exemple. Il n'empêche, difficile d'aller contre le pacte passé entre son grand-père et celui de Bo-eun. Allant attendre celle-ci à la sortie de son lycée il lui donne son avis, elle refuse. Juste avant de recevoir un coup de téléphone. Son grand-père est à l'hôpital. Les jeunes restent avec lui, leurs parents, entre eux, finissent par penser que le mariage est possible d'autant que papy semble agoniser, mais triche.

Cela ne changera rien à ses projets d'avenir, elle pourra aller à l'université, garder le secret vis à vis de ses copines.

Elle est si jolie en blanc, son bouquet à la main, et cette impression que son grand-père l'a arnaquée.

C'est l'heure de la cérémonie, chaque père conduit son enfant, les oui sont échangés. Le couple est formé. Ouf ! Un détail ''pratique'' à régler, le beau-père de Sangmin le prend à part pour lui rappeler que son épouse n'a que 15 ans, la belle-mère de Bo-eun l'avoue à la jeune mariée, la rassurant, c'est pour qu'elle n'ait pas à faire ce qu'elle ne devrait pas faire. Ce qui laisse Bo-eun perplexe.

Qui dit mariage dit voyage de noce, l'île de Jeju est superbe en cette saison. Sauf que la jeune mariée rate l'avion. N'est-elle pas amoureuse de Jungwoo, un autre lycéen, et puisque son mari n'est pas là elle en profite pour aller le voir s'entraîner au base-ball, se laisse prendre la main, accepte de sortir avec lui. De son côté Sang-min retrouve Hye-won, la meilleure amie de Bo-eun qui est surprise de le voir seul.

My Little Bride

Le hasard les fait se retrouver au moment de rentrer, parfait pour prétendre être parti ensemble.

 

La vie de couple va s'avérer compliquée, elle n'en est une que pour certains, quand d'autres l'ignorent et voient Bo-eun et Song-woo ensemble. Situations riches en quiproquo mais aussi en mensonges. Il faudra bien que la vérité se fasse jour, d'abord pour nos jeunes mariés, surtout que Jang-min va faire son stage de professorat d'art dans l'établissement de Bo-eun et se faire draguer par une prof de son épouse.

Le jeu est plaisant tant qu'il ne dure pas trop longtemps. Bo-eun n'a que 15 ans mais c'est la plus adulte des deux.

My Little Bride

Le challenge 1 mois = 1 consigne fut le prétexte à chercher un film que je n'avais pas encore vu. J'en ai trouvé plusieurs, celui-ci est sûrement le plus sympa, et Moon Geun-young était déjà aussi mignonne que talentueuse.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 07:51

Torrent, el brazo tonto de la ley – Santiago Segura – 1988 – 100'

Fainéant, brutal, alcoolique, sexiste, raciste, fasciste et égoïste, Torrente, un policier madrilène peu recommandable, vit dans un quartier défavorisé avec son père, cloué dans un fauteuil roulant, qu'il traite plutôt mal. Alors qu'une nouvelle famille s'installe dans le voisinage, il s'éprend de la jeune et belle Amparito. Un trafic de drogue organisé dans un restaurant chinois lui fournit l'occasion de redorer son blason. Il s'adjoint l'aide d'Amparito et de son frère, Rafi...

Star de la télé espagnole, Santiago Segura a obtenu un énorme succès dans son pays avec ce premier long métrage dont il est à la fois l'auteur, le réalisateur et la vedette. L'homme ne fait pas dans la dentelle. Torrente conte les tribulations lamentables d'un ex-flic affreux, sale, bête et méchant, qui ne songe qu'à renifler des petites culottes, rêve de se débarrasser de son vieux père et profère des sentences racistes ou misogynes à longueur de beuveries. L'histoire policière, parodique et délibérément ficelée à la diable autour d'un trafic de drogues, est surtout prétexte à une salve de saynètes trash. L'efficacité comique de plusieurs d'entre elles ne suffit pas à dissiper l'ambiguïté de la recette : pour produire ses gros effets, Santiago Segura manifeste un peu trop de complaisance envers son personnage, passablement vomitif. Sans doute le cinéaste s'en avise-t-il, puisqu'il bricole une fin moralement correcte, au bord de la mièvrerie. Mais après une heure et demie de miasmes, son eau de rose sent surtout la prudence commerciale.

Et en plus il eut des suites, je reconnais ne pas les avoir vues. Faut pas exagérer.

 

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 07:19

시티헌터 (Sitiheonteo) – Jin Hyeok – 2011 – 20 x 65'

City Hunter est l'adaptation du manga de Tsukasa Hojo.

 

Le 9 octobre 1983 Lee Jin-pyo et Park Mu-yeol font partie de l'équipe des gardes du corps de la présidence coréenne. Alors que le président est en voyage au Myanmar un attentat est commis par des espions du Nord. Le chef de l'état n'est pas touché mais des personnes de son entourages trouvent la mort dans l'explosion qui le ciblait.

Pour se venger, sans en parler au président, 5 hauts fonctionnaires organisent une attaque en Corée du Nord. Pour cela Lee Jin-pyo et Park Mu-yeol sont chargés d'engager 19 autres hommes. Une nuit le commando est déposé en Corée du Nord. Un sous-marin est prévu pour les récupérer une fois leur mission remplie. Mais la politique est source de changements et autres retournements, les commanditaires annulent la mission et les hommes chargés de la mener à bien. Pour des raisons de discrétions rien ne doit être connu de cette opération, dans ce but le plus simple est d'éliminer les 21 membres de l'équipe.

Alors que ceux-ci sont sur le point de repartir une fois leur objectif atteint, ils sont pris sous le feu de tireurs d'élites postés sur le submersible. Un seul homme réussit à survivre, Lee Jin-pyo, grâce au sacrifice de son ami qui lui demande au moment de mourir de s'occuper de son fils.

Lee, ayant pu réintégrer la Corée du Sud va enlever le fils nouveau-né de son ami avant de prendre la direction de la Thaïlande. Puisqu'il faut bien vivre il deviendra trafiquant de drogue, construira un camp dans la jungle, et entraînera le fils de son ami défunt pour en faire un combattant capable de venger tous les morts du commando en visant les 5 responsables qui croient avoir effacé leurs traces.

Les années passent, Lee Yun-seong est maintenant un jeune homme. Il vit en Thaïlande et par le fait du hasard sauve un homme, Bae Sik-jung, qui se révélera coréen et excellent cuisinier. Cette dernière qualité le fera engager par le père de Yun-seong.

Un incident va survenir, Lin Jin-pyo sauvera Lee Yun-seong en sautant sur une mine à sa place. Il survivra mais perdra un pied. C'est le moment qu'il choisit pour dire la vérité à celui qui se considérait jusque-là comme son fils. Il lui raconte tout, la mission, la trahison, la mort de son véritable père, les 5 responsables dont il doit désormais se venger.

Il ne lui reste qu'à partir pour la Corée. Il y trouvera un travail à la Maison Bleue où il rencontrera Kim Na-na, garde du corps de la fille du président. Et pourtant son ''père'' le lui a toujours dit : ''Il ne faut pas tomber amoureux !''

Tout est en place pour un excellent drama, slalomant entre les genres et les oppositions d'acteurs, principalement entre Yun-jeong et Na-na. Certes le scénario utilise parfois des raccourcis et des facilités pour faire avancer l'intrigue, je suppose que le rythme de production agit sur le temps laissé aux scénaristes et dialoguistes. Le rythme est soutenu, l'humour souvent présent. La réalisation parvient à garder l'équilibre, à passer d'un ton à l'autre en restant cohérente, ce qui est rarement le cas ! Autre qualité : la distribution. Lee Min-ho et Park Min-yong pour le couple principal, d'autres jeunes vedettes : Lee Jun-hyuk, Hwang Sun-hee, Gu Ha-ra et des plus expérimentées : Kim Sang-joong, Cheon Ho-jin, Kim Sang-ho...

Et allez-vous me dire : quel lien avec le manga original ? Mystère !

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 08:00

Les dossiers de La Recherche N° 2

LUCA

Simonetta Gribaldo – Céline Brochier-Armanet

Cet acronyme de Last Universal Common Ancestor a été popularisée en 1996 lors d'un congrès organisé à la Fondation des Treilles par le biologiste Patrick Forterre. Elle désigne l'ancêtre commun à tous les êtres vivants actuels, connu aussi sous d'autres noms tels que cénancêtre.

Sa place est unique dans l'histoire de la vie, après lui débutèrent les événements évolutifs à l'origine de la biodiversité que nous connaissons répartie en trois domaines : les archées, les bactéries (procaryotes) et les eucaryotes.

Organisme à la biochimie complexe, il ne faut pas le confondre avec la première cellule. Il présentait des caractéristiques cellulaires élaborées et a été précédé par des lignées d'organismes plus simples aujourd'hui éteintes. LUCA était un micro-organisme mais ni une bactérie, ni une archée, ni un eucaryote.

Sans fossiles les biologistes ont construit des modèles probabilistes d'évolution estimant le nombre et la fonction des gènes présents dans son génome à partir de la comparaison des génomes des êtres vivants actuels. L'idée est d'identifier les gènes ''homologues'' communs aux trois domaines du vivant car ils dérivent d'un même gène ancestral pour déterminer s'ils étaient présents chez LUCA en étudiant leur histoire évolutive grâce à la phylogénie moléculaire.

Il vivait probablement il y a plus de 2,4 milliards d'années. Datation relative par manque de fossiles servant de points de repère. L'unique jalon utilisable est l'oxygénation massive de l'atmosphère résultant de la photosynthèse réalisée par des cyanobactéries.

Combien LUCA possédait-il de gènes ? Les estimations vont de quelques centaines à plus d'un millier. Il disposait des mécanismes de transcription et de traduction du matériel génétique, des protéines membranaires et des enzymes du métabolisme central mais il lui manquait la plupart des protéines impliquées dans la réplication de l'ADN. Il pouvait disposer d'un génome constitué d'ARN et non d'ADN, ceci impliquant que ces systèmes soient apparus séparément chez l'ancêtre des bactéries, d'un côté, et chez celui des archées et des eucaryotes, de l'autre. Donc que le remplacement de l'ARN par l'ADN dans les génomes se serait produit deux fois au cours de l'évolution. S'il disposait d'un génome d'ADN celui-ci pouvait disposer d'un système de réplication différent de celui de ses ''héritiers''.

LUCA était-il un organisme hyperthermophile, vivant à plus de 80°C ou dans un environnement plus froid ? Privilégiée un temps la première hypothèse est désormais remise en cause pour lui dessiner un milieu aux températures comprises entre 20°C et 40°C.

Pour progresser dans l'étude de LUCA il importe d'avoir une meilleure connaissance de la biodiversité actuelle pour comprendre les processus évolutifs qui menèrent à elle. L'analyse de données par des méthodes de reconstruction des génomes ancestraux et de phylogénie moléculaire devrait affiner nos conceptions du sien.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Science
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