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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 09:56

Pociąg -  Jerzy Kawalerowicz – 1959 – 93'

Varsovie, Jerzy part en voyage, le plus simple, et le seul vrai moyen disponible, est de prendre le train. Ce qu'il fait, pour Łódź, ville de la presqu'île d'Hel, sur la Mer Baltique (Pologne). Mais le train est bondé, comme tous les autres d'ailleurs. De plus il n'a pas de billet, tous sont vendus. Néanmoins il monte dans le wagon-lits et fait valoir ses moyens financiers auprès de la conductrice afin d'obtenir à son usage unique une cabine de nuit, pour deux personnes, en premières classe, pour avoir la paix il décide de prendre les deux tickets. Or celle-ci est occupée, par Marta, une jeune femme blonde, puisque russe. Jerzy est mécontent, il voudrait qu'elle dégage, il fait le maximum, aidé par la conductrice qui argue du règlement pour l'inciter à quitter les lieux. La jeune femme refuse toujours, il devra faire avec.

Un vendeur de journaux sur le quai essaie de vendre son titre en mettant en avant le crime d'une femme, la police, sur la piste du tueur, ne l'ayant pas encore retrouvé.

Tourner dans un train représente une forme de tour de force, l'espace est exigu, les passagers sont nombreux, et, justement, de ce confinement naissent des situations cocasses, ou tendues, des confrontations menant à des tensions, parfois agressives, parfois sexuelles, mais le train avance comme si ceux qui l'occupent allaient quelque part, en même temps que leur pays.

Mais la police monte à bord dans une petite gare, elle cherche un assassin, soupçonne un moment Jerzy, il faut dire qu'il porte des lunettes noires comme s'il avait quelque chose à cacher. Plutôt quelque chose à oublier... Mais il sera vite innocenté, le véritable criminel, qui est bien dans le train, tire le signal d'alarme pour prendre la fuite au moment de l'arrêt du train.

Alors qu'il prend la fuite les autres passagers essaient de l'arrêter, mais un seul se lance à sa poursuite et finira par le rejoindre. Cet incident terminé Jerzy et Marta entament une conversation, chacun finalement avait quelque chose à dire.

Le voyage va durer, l'intervention de la police est parfaite pour que chacun laisse libre court à ses pensées et le réalisateur sait faire monter la tension dans un cadre si étriqué, à l'exception de l'arrêt en gare, prétexte à de belles images d'une nature plus sauvage qu'elle n'en a l'air. Le passage en revue des représentants d'une société soviétique lancée comme si rien ne devait l'arrêter. L'avenir prouva que c'était faux, et la présence d'un prélat dans le train est là pour souligner que les ''vraies'' valeurs de la Russie n'attendaient que de revenir.

 

Ce qu'elles ont fait.

Jerzy Kawalerowicz est un parfait représentant de l'école polonaise, très bien cotée par les cinéphiles, moins connue du vrai public alors qu'elle généra des cinéastes qui réalisèrent d'excellents films. Vous avez l'avantage de ne pas avoir besoin de billet pour voir ce film, profitez-en.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 07:22

원티드Park Yong-Soon – 2016 – 16 épisodes - SBS

L’entrepôt où sont enfermés une jeune femme et son fils est désaffecté. Elle se débat, lutte se libérer, brise la chaîne pour se précipiter vers son fils qui reste inerte dans ses bras.

Coupez ! C'est bon, la scène est dans la boîte. C'était la dernière du film ''Mère'' où Jung Hye In joue un personnage qui perd son enfant et venge sa mort. Une réalisation de Kim Hong Joon, le réalisateur préféré de Cannes.

L'équipe est réunie quand s'avance Hyun Woo, le fils de la star, c'est son anniversaire, il a 7 ans.

Alors qu'elle répond aux journalistes elle annonce qu'il s'agissait de son dernier tournage, elle veut se consacrer à son rôle de mère, et prend sa retraite.

Tous s'interrogent sur la raison de cette décision, certains semblent en être mécontents. En attendant de rentrer à la maison Hyun Woo veut aller voir comment le faux sang est fabriqué, sa mère va en profiter pour faire une sieste.

Quand elle se réveille elle appelle son fils, qui ne répond pas, va faire un tour dans le studio, mais ne le trouve pas non plus.

Elle ne retrouve que le téléphone de Hyun Woo, et un message, ''maman, il veut que j'aille avec lui''. Suit une vidéo où elle voit son fils attaché à l'arrière d'une voiture, et l'injonction de ne pas avertir la police.

Parallèlement deux policiers enquêtent sur la disparition d'une animatrice enlevée en direct. Ils voient clairement un homme cagoulé entrer dans la pièce, s'avancer rapidement, et se saisir de la jeune femme pour l'entraîner, formant un V avec les doigts avant de refermer la porte.

Jung Hye In a peur et l'impression que chaque caméra l'épie pour le kidnappeur. Alors qu'elle rentre chez elle elle surprend une jeune femme qui essaie de pénétrer dans le garage. Mais elle ne peut la retenir, un complice l'attendait en moto. Chez elle c'est un scenario qui est glissé dans sa porte, il est question d'une émission de télé-réalité, la première scène suit ce qui s'est passé lors de la conférence d'après film. Elle devra suivre les dix épisodes proposés, Hyun Woo lui étant rendu quand ils auront été diffusés. Le premier sera diffusé dans deux jours. S'il ne l'était pas, si Hye In échoue où si l'audience est inférieure à 20 %, son fils sera blessé.

Elle n'a d'autre choix que suivre les ordres. Ses relations chez CoCoNutTV l'aideront, un producteur mais aussi un réalisateur, Dong Wook qu'elle connait déjà... Il ne peut pas refuser de l'aider en connaissant la raison de sa demande. De plus le P-DG de la chaîne est son mari, le second, après que le père de Hyun Woo ait trouvé la mort dans un accident de la route, cette émission est une opportunité. peut-être celle qu'il espérait...

D'abord recruter une équipe réduite mais compétente, Dong Wook s'y attelle, le temps est compté mais c'est une motivation supplémentaire. Il va falloir utiliser tous les moyens médiatiques existant pour que la barre des 20% soit atteinte. Son thème : une femme luttant pour sauver son fils en devant chaque semaine passer une épreuve est en soi un argument qui doit attirer les spectateurs, ce n'est pas une raison pour s'en contenter. Hye In va donc se rendre dans l'émission la plus populaire, Kiss & Talk, et faire une annonce importante : son fils a été enlevé ! Elle lance un appel poignant afin que tous l'aident, et regardent le première épisode de ''wanted'', dès samedi, 22h. Tout de suite son nom apparaît en tête des recherches sur les réseaux sociaux.

Tout laisse penser que le responsable est le propre père de Hyun woo, sa chaîne connaît des difficultés et il avoue préférer être le premier à trahir. Les émissions vont commencer, Hye In devra donner le meilleur d'elle-même pour retrouver son fils.

Avoir avoué la réalité fait que la police est au courant. Impossible pour elle de rester spectatrice, même d'une émission de télé-réalité. Deux binômes sont chargés de l'enquête.

Une lettre arrive avec la première mission à remplir. Prouver les abus subis par Han Sol et sa mère.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 07:19

वीर-ज़ारा -  Yash Chopra – 204 - 192' 

Le cinéma Indien adore les amours contrariés, mais quelle relation pourrait-elle rencontrer plus d'opposition que celle d'un officier de l'Indian Air Force et d'une Pakistanaise ?

 

Veer Pratap Singh est emprisonné au Pakistan, il a pour avocate Saamiya Siddiqui, fille d'un militant des droits de l'homme qui s'intéresse à lui et veut défendre son dossier. Le pilote est d'abord réticent mais petit à petit il en vient à faire confiance à la jeune femme et lui raconte les événements qui finirent par le mettre dans cette, délicate, situation.

Il parle de Zaara Hayat Khan, une Pakistanaise qu'il secourut alors qu'elle était en situation délicate. Sous le charme il veut bien aider la jeune femme quand il apprend qu'elle est venue en Inde pour respecter la dernière volonté de sa nourrice et disperser les cendres de celle-ci dans son pays natal.

Ce qui se fait donc ! Il en profite pour la présenter ses parents puis la raccompagne au Pakistan. Il est sur le point de lui avouer ses sentiments quand il fait la connaissance de Raza Sharazi, le fiancé de Zaara. Le mariage est proche mais la future épouse se rend compte qu'elle est amoureuse de l'homme qu'elle a rencontré en Inde. Une situation tragique pour elle, les noces sont annoncées, y renoncer serait une humiliation insupportable, pour un étranger en plus !

 

Ils voudraient partir ensemble mais les conséquences seraient trop grandes et ils renoncent à leur projet. Trop tard pourtant, autour d'eux tous se sont rendus compte de la situation, et pour Raza c'est insupportable. Il va tout faire pour que Veer soit accuser d'espionnage, ce qui explique qu'il se retrouve en prison.

Depuis 22 ans !

 

Saamiya Siddiqui veut que la réalité soit exposé, contre le système de son pays, les manœuvres d'un procureur sournois et prêt à tout, et même Veer qui ne veut pas que la réputation de sa belle soit entachée d'une quelconque façon.

À nouveau émotion et chansons s'associent, l'important n'est pas la vraisemblance mais la force des sentiments exposés. En cela ce film est une réussite, sans oublier le charme de ses interprètes. Il est un peu long mais un DVD permet de faire des pauses. Ouf !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 08:00

Lights Out - David F. Sandberg – 2016 - 81'

 

Paul travaille dans son usine, sa secrétaire s'en va mais croit voir quelqu'un dans l'ombre. Elle l'en averti mais il lui affirme qu'il peut se débrouiller, il fermera.

Lui aussi devine une silhouette dans la pénombre, justement les lumières s'éteignent l'une après l'autre. Sera-t-il à l'abri dans son bureau.

 

Rebecca vit seule dans son appartement, elle a bien un petit copain, depuis 8 mois, mais il n'a pas le droit d'y laisser même une chaussette. Elle est appelée dans l'école de Martin, son petit frère, celui-ci s'est endormi en cours, et c'est la troisième fois cette semaine. Le garçonnet explique qu'il fait de l''insomnie. En effet Sophie, sa mère, veuve depuis la mort de Paul, est étrange, elle passe son temps à discuter avec une amie imaginaire. Martin ne l'a jamais vu mais il a, plusieurs fois, eut la sensation d'une présence.

La jeune femme ramène son frère à la maison, se dispute avec sa mère qui nie qu'il y ait quelqu'un dans la maison, Rebecca se souvient de son enfance, des événements qui l'amenèrent à partir, abandonnant sa mère qui ne cesse de le lui reprocher.

Rebecca voudrait garder son frère avec elle mais ce n'est pas aussi simple, la loi n'est pas de son côté. Sophie n'a-t-elle pas affirmé que tout allait s'arranger, qu'elle allait faire un effort ? Tiens, à commencer par une bonne soirée, popcorn et film. Tout commence bien, et puis Sophie éteint la lumière, ne seraient-ils pas mieux tous les 3 ?

Martin s'enfuit et rejoint sa sœur, le lendemain Rebecca s'introduit chez sa mère, elle veut en savoir plus sur cette mystérieuse amie, et trouve des documents sur l'enfance de Sophie, et même une photo. Les choses ne peuvent pas durer, il faut affronter ce fantôme du passé. Du combat de la lumière contre l'obscurité devinez qui va gagner ?

 

Du classique mais bien réalisé, court et rythmé, juste ce qu'il faut pour passer un bon moment. Dans l'obscurité c'est mieux.

Si vous n'avez pas peur.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 08:00

 Jean-François Richet 2016 – 88'

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lydia Link s'est enfuie de chez elle depuis des années, seul

John, son père, croit qu'il est encore possible de la retrouver mais pour l'instant il est tatouer dans un trou perdu à l'intérieur d'une communauté d'anciens alcooliques. Encore était-ce là son moindre défaut. Heureusement il a arrêté de boire et trouvé une sorte d'équilibre.

Un jour il reçoit un coup de téléphone, en PCV, de sa fille, qui lui demande de l'argent et de venir la chercher. Il est trop heureux pour refuser. Une fois réunis elle lui raconte ce qu'elle fit pour survivre, les gens qu'elle croisa, certains qui l'aidèrent, comme Jonah. Celui-ci l'installa dans une maison, sans l'avertir que celle-ci servait de réserve pour les divers trafics qu'il dirige pour un important cartel.

Un jour il constate qu'il manque certaines choses dans cette maison, il soupçonne Lydia d'avoir mis la main dessus, mais aussi des ''amis'' d'avoir profité qu'il ait le dos tourné. Une expédition est décidé pour récupérer ce qui manque. Lydia doit en faire partie et pour prouver une bonne foi il serait bon qu'elle tue quelqu'un.

Elle essaie, lève l'arme, mais ne parviens pas à tirer. Sous la menace de Jonah et le stress elle finit par appuyer sur la détente. C'est son compagnon qui est atteint ! Pas de chance.

Pour lui.

Elle s'enfuie donc, le plus rapidement possible, et, donc, trouve refuge chez son père.

Mais le téléphone permet d'être repéré aussi les complices de Johan débarquent-ils chez John, qui les reçoit avec ses amis de la communauté, parvient à les mettre en fuite. La police arrive pourtant, avertie par on ne sait qui, les coups de feu peut-être.

Les Link, père et fille, s'enfuient. John sait se défendre et a quelques amis sur lesquels il pense pouvoir compter. L'avenir lui montrera que tous n'étaient pas fiables.

Un scénario sans surprise pour retrouver Mel Gibson en père soucieux de protéger, enfin, sa fille. Un peu d'action, beaucoup d'émotions pour un père soucieux de rédemption, un père qui ressemble beaucoup à Mel Gibson.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 08:00

कुछ कुछ होता है (Kuch Kuch Hota Hai) – Karan Johar – 1998 - 177'

 

Rahul (Hahrukh Khan), Anjali (Kajol) et Tina (Rani Mukerji) achèvent leurs trajets estudiantins dans un établissement réputé. Les deux premiers se connaissent depuis longtemps et sont inséparables, au point de paraître destinés l'un à l'autre. Anjali attire tous les regards malgré son look de garçon manqué mais elle finit par comprendre qu'elle est amoureuse de Rahul après qu'un professeur leur ait dit que l'amitié peut très déboucher sur un autre sentiment. La logique serait respectée si une nouvelle venue ne se mettait entre eux. Tina, une belle jeune femme au charme de laquelle Rahul ne pourra pas résister.

Les relations à 3 font toujours une victime, ici il s'agira d'Anjali. Voyant que son ami s'éprend de sa rivale sans avoir peut-être deviné ses sentiments, qu'il va l'épouser, elle préfère s'éloigner. Un an plus tard de l'union de Rahul et Tina naîtra une petite fille, elle héritera du prénom d'Anjali.

Mais Tina meurt peu après avoir mis son enfant au monde, laissant à celle-ci des lettres qu'elle découvrira au fil du temps.

La petite Anjali reçoit donc pour ses huit ans la mission de retrouver celle à qui elle doit de se prénommer ainsi afin que le couple qui aurait dû se former puisse enfin exister.

La retrouver va être difficile, mais pas trop. Quand Rahul revoit son ancienne amie il découvre une jeune femme loin du garçon manqué qu'elle était autrement mais qui est sur le point de se marier.

 

Arrivera-t-il à ses fins, vous le découvrirez vous-même en suivant une belle histoire d'amours déçus, où se suivent, sans se ressembler, drames et chansons, dans un style que les amateurs apprécieront, que les autres découvriront. La tristesse passe mieux en chantant, Michel Sardou ne dirait pas le contraire.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 07:41

더 폰 – Deo Pon - Kim Bong-joo – 2015 – 115'

Une tempête solaire affecte les communications, les satellites, les GPS... ce qui n'empêche pas l'ambulance de se précipiter sur les lieux du crime, le quartier de Seocho. Il est trop tard pourtant et les brancardiers ne peuvent qu'emmener le cadavre. L'avocat Ko Dong-ho regarde partir le corps de son épouse Yeon-soo, lui qui n'avait pas cru aux menaces de mort qu'il avait reçu les regarde désormais d'un autre œil alors que le policier l'interroge.

Jusqu'alors l'important pour lui était les affaire lui permettant de gagner de l'argent et il s'en sortait plutôt bien. La veille il fêtait le succès d'un procès quand sa femme l'appela après un accident mais il ne prit pas la peine de répondre. Ce ne pouvait pas être si urgent ! Elle ne répondit pas quand il voulut la joindre, bien des heures plus tard. Il pleuvait quand il rentra à la maison et vit la voiture abîmée.

Yeon-soo était déjà morte !

Un an plus tard la police n'a rien trouvé alors qu'il ne cesse d'aller la voir. Kyun-rim, sa fille grandit sans qu'il s'en occupe beaucoup, continuant ses affaires, essayant de récupérer de l'argent que des truands lui doivent. Bref, il n'a pas appris grand chose de ce qui s'est passé. 

Un matin alors qu'il vient de déposer sa fille il reçoit un appel. Il reconnaît la voix de sa fille, alors qu'il peut encore la voir faire des grands gestes, sans téléphone. Il sera encore plus surpris le lendemain de recevoir un appel de sa femme. Elle lui répondra que la date est le 16 mai 2014, le jour de sa mort ! Il veut la prévenir qu'il y aura un incendie à Maebong et de ne pas rentrer à la maison mais elle est appelée pour une urgence et raccroche. Lui ne peut pas rappeler, le numéro n'est pas attribué. Pourtant elle a entendu ce qu'il a dit, l'incendie, elle s'en souvient en voyant passer les pompiers, et même l'accident. Elle en évite un de justesse quand une voiture pile devant elle, mais ne peut l'éviter quand elle reculera. Si ce n'est que le choc qui était à l'avant sera maintenant à l'arrière.

Les minutes passent, il attend qu'elle rappelle pour la prévenir. Ce qu'elle fait, mais elle ne le croit pas. Comment accepterait-elle qu'il soit un an dans le futur. Justement quelqu'un sonne, un livreur à moto... mais quand elle regarde un peu plus tard c'est un autre homme qui sonne, en noir et masqué. Il entrera pourtant, brisant la porte de la cuisine. Et Dong-ho entend ce qui se passe. Pourtant Yeon-soo parvient à s'enfuir, à se réfugier dans un poste de police. Cette fois elle est sauve elle peut même donner à son mari le numéro de la Carnival...

l'assassin était revenu sur les lieux du crime qu'il n'avait pu commettre, en se présentant comme policier.

 

Le crime aura seulement eu lieu plus tard, ailleurs, autrement. Mais en 2015 seul l'avocat Ko le sait. Comme il sait qu'il va être soupçonné du crime.

La situation est encore pire qu'avant, ce n'est pas une raison pour que Dong-ho renonce, au contraire.

Après avoir utilisé la communication à travers le temps pour la série Signal, cette fois c'est au cinéma que la Corée recycle cette idée, longtemps après Frequency, le film, et un an avant que celui-ci ne devienne une série américaine. En soi l'idée n'est pas mauvaise et le héros n'est pas un jeune champion d'art martiaux. Il fera quand même ce qu'il pourra pour modifier le cours du temps. Comme d'habitude, ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus. Surveillez votre téléphone !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 08:00

Henry Joost et Ariel Schulman – 2016 – 96'

Sydney et Vee sont les meilleures amies du monde alors

qu'elles sont on ne peut plus différentes. Autant la première est extravertie, prête à tous, à trop, autant l'autre fait preuve d'un sérieux de tous les instants. Elle est par ailleurs attirée par un autre étudiant, membres de l'équipe de football de leur université sans avoir osé seulement lui adresser la parole.

Alors qu'elles discutent Sydney lui parle d'un jeu sur le net : Nerve, où les participants se divisent, officiellement, en deux catégories, les voyeurs ou les joueurs. Sydney, faut-il le préciser, fait partie des seconds. La règle est simple, les voyeurs proposent des défis aux joueurs, ceux-ci gagnent de l'argent en fonction de la difficulté. Et celle-ci est parfois élevée. D'autres sont plus simples comme quand Sydney, dans sa tenue de pom pom girl doit montrer ses fesses.

Sollicitée par ses amis Vee se décide à s'inscrire, comme joueuse. Son premier défi consiste à se rendre dans un restaurant pour y embrasser un inconnu. Avec son meilleur ami, Tommy, qui la filme, tout est en direct, elle se rend sur les lieux du challenge. Elle met un certain temps à se décider, mais un jeune homme est en train de lire, comme par hasard, son livre préféré... c'est lui qu'elle embrasse. Défi relevé, mais quand Ian, le lecteur en question, se met à chanter dans la salle elle comprend que lui aussi avait une épreuve.

Le jeu va leur demander de partir ensemble. C'est le début d'une folle équipée qui va les voir participer à des challenges de plus en plus difficiles alors que les voyeurs sont de plus en plus nombreux à les observer.

 

L'importance des réseaux sociaux, le développement du débit et la nature humaine, tout cela fait que ce genre de jeu peut exister. Démonstration supplémentaire qu'être caché derrière un pseudo, se croire anonyme, permet de se laisser aller à ses plus bas instincts. Le masque change, pas celui qui le porte.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 07:47

सलाम बॉम्बे ! - Mira Nair – 1988 - 113 '

Krishna n'est qu'un enfant, comme tel il aime faire des bêtises dont il ne mesure pas les conséquences. Ainsi met-il le feu à la moto que son frère répare. Il mérite donc une punition exemplaire. Sa mère le bannit de la famille et le confie à un directeur de cirque pour lequel il devra travailler jusqu'à ce qu'il économise l'argent pour rembourser la moto : 500 roupies.

Les choses deviendront encore plus difficiles quand le directeur du cirque l'abandonnera dans un village. Krishna se retrouve livré à lui même. D'abord rejoindre Bombay, dans une grande ville il pense avoir plus de chance de se débrouiller. Il a toujours le même but, revenir dans son village avec l'argent de sa dette !

À Bombay il trouve un petit boulot : vendeur de thé ambulant, puis se fait sa place dans la société des enfants jusqu'à devenir l'ami de Chilium, dealer et bras droit de Baba, le proxénète du coin. Il rencontre Manju dont la mère se prostitue pour Baba mais aussi Solasaal dont la virginité alors qu'elle a 16 ans vaut cher sur le marché. Assez pour qu'elle soit enlevé puis conduite au Népal où elle sera vendu aux enchères.

Krishna participe à quelques trafics, se fait de l'argent comme il peut tout en faisant des cadeaux à Solasaal.

Une fois encore le sort lui est contraire, son chef le renvoie sans lui donner la somme qu'il lui doit, son ami Chilium meurt d'abus de haschisch, après avoir volé le peu d'argent économisé par Krishna. La drogue passe toujours avant tout le reste !

Il a une nouvelle idée, se faire passer pour des serveurs pour s'introduire dans une noce et ''récupérer'' ce qu'il pourra avec ses amis. Rien ne pouvant bien se passer ils se font arrêter par des policiers qui commencent par récupérer leur butin avant de les envoyer en prison.

Krishna n'entend pas y rester, le contexte de violence l'incite à prendre tous les risques pour s'évader. Il veut retourner à Bombay, se venger de la vente de Solasaal et aider la mère de celle-ci, il veut...

Espoir est un mot que les enfants de Bombay connaissent peut-être, parce qu'ils en ont entendus la définition, sûrement pas parce qu'ils en connaissent le sens.

 

Le regard de Mira Nair est lucide, implacable, ne cache rien de la camaraderie comme des trahisons, des rires comme des pleurs.

Heureusement c'est une fiction, la réalité est pire.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 07:42

Sleeping with Other People - Leslye Headland – 2015 - 101'

Jake et Lainey font connaissance dans le dortoir de l'université de Columbia. Elle frappe à la porte d'un étudiant, qui n'est pas là où le fait croire, en hurlant qu'elle veut entrer et coucher avec lui. Alors qu'elle va se faire jeter, Jake intervient pour la présenter comme son invitée. C'est l'occasion pour les jeunes gens de se rencontrer. À mesure que la discussion avance chacun va reconnaître n'avoir aucune expérience sexuelle. Qu'à cela ne tienne, c'est l'occasion pour eux de mettre en commun cette ignorance pour la transformer en connaissance, bref pour coucher ensemble.

 

12 ans se sont passés. Jake est pris sur le fait par sa copine du moment alors qu'il couchait avec sa sœur, ce que la première prend mal. Elle le largue donc, prétexte à une remise en cause. Il va donc se rendre à des réunions de sex-addicts, sur le même modèle que les alcooliques anonymes, là il va retrouver Lainey. Le monde est petit ! Ils se retrouvent, se rappellent le passé, le bon moment qu'ils passèrent ensemble, puisqu'ils ne se sont pas revus depuis, et qui semble avoir orienté leur vie et leur incapacité à établir une relation de couple normale, c'est à dire banale, routinière et médiocre. Jake passe d'une conquête à l'autre sans ressentir d'attachement réel pour l'une, tandis que Lainey est amoureuse d'Andrew, celui-là même qu'elle voulait voir à Columbia, lequel est devenu gynécologue et s'apprête à se marier, avec une autre. Elle s'en veut de ces sentiments, s'apprête à rompre, une fois de plus, mais pour autant résiste difficilement à un homme qui lui plait.

La soirée se passe bien, Jake et Lainey vont boire un verre, tout semble parti pour qu'ils finissent la nuit ensemble. Mais non, ils décident de ne pas entretenir ce genre de relation, visiblement vouée à l'échec rapidement, pour rester amis. Chacun pourra alors parler à l'autre, de sa vie, de ses ambitions, espoirs, échecs, rencontres... sitôt qu'ils sentent qu'ils pourraient basculer vers plus d'intimité ils ont convenus d'un mot avertissement pour en revenir à une amitié sans arrière-pensée.

Bien sûr chaque spectateur aura compris que s'ils ne peuvent construire de couple de leur côté c'est qu'ils sont amoureux l'un de l'autre. Comédie oblige, je ne dévoile pas grand chose en divulguant que tout se passera pour le mieux, non sans quelques cahots en cours de route.

 

À noter qu'une séquence aurait fait un petit scandale dans le monde coincé anglosaxon. Jake montre à Lainey, avec un bocal pour illustrer son propos, comment se masturber, activité qu'elle ne pratique pas. Il fallait y penser !

Leslye Headland est une jeune réalisatrice qui parvient à maintenir son film dans le registre de l'humour, avec d'excellents dialogues, sans tomber dans une vulgarité que l'on pouvait craindre.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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