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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:00

Mengpei Liu est née en 1991 à Anhui en Chine. En septembre 2013 elle vient apprendre la langue française au Centre de Linguistique Appliquée de Besançon.

 

 

Vercors

Vercors

VERCORS

 

À partir d'octobre 2014 elle est inscrite à l'École Supérieure d'Art et Design Grenoble-Valence. Elle obtient en juin 2015 son Diplôme national d'art plastiques.

L'arbre

L'arbre

L'ARBRE

 

L'exposition Tombée dans le paysage présente les toiles de l'artiste représentant Grenoble, ses vallées et ses massifs ''en incluant ses souvenirs et recherchant avec la peinture à l’huile à approcher le rendu fluide et atmosphérique des matières de l'encre''. ''Elle s'appuie sur la trace et l'énergie du pinceau, jouant de la dilution pour moduler le flou dans l'image et inscrire ainsi la mélodie et les rythmes de ses émotions''.

Pluie II

Pluie II

PLUIE II

 

Je dois rendre à PatiVore ce qui appartient à PatiVore, sans elle je serais passé à côté de cette exposition. C'eut été dommage, par la qualité des œuvres présentées d'abord, et la personnalité de Mlle Mengpei qui parle très bien français, est aussi jolie que sympathique et ouverte à la discussion comme à poser avec ses visiteurs. Il faut dire que nous étions en avance le jour de l'inauguration, malgré la pluie, et donc assez peu nombreux pour avoir un temps d'échange avec l'artiste.

L'avenir joue pour elle. Vous pouvez la suivre.

L'île

L'île

L'ÎLE

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 10:34
SOUL OF A DEMON

蝴蝶 (hú dié)Chang Tso Chi – 2007 – 122'

SOUL OF A DEMON

En 1895 après la défaite de la Chine face aux Japonais l'île de Taïwan devenait une colonie de ce pays. Des années plus tard le Japon construisit un important port de pêche à Nanfangao. De nombreux Japonais s'y installèrent, dont le grand-père de Yi-zhé, venu avec des ouvriers pour photographier leurs travaux. Ceux-ci constituaient le dernier groupe de migrants à s'installer. L’aïeul de Yī-zhé décida de rester pour y élever sa famille. 60 ans ont passés mais le port de Nanfangao conserve son héritage nippon. La famille de Yi-zhé se retrouve donc entre deux cultures.

 

Yi-zhé se voyait voyageur, libre, sans souvenir ni attaches. Nanfangao est pourtant le socle dont il ne peut se passer.

SOUL OF A DEMON

Le jeune homme sort de prison, 3 ans c'est long, et rentre chez lui. La voiture longe la mer. De haut il regarde cette ville qu'il connaît si bien sous un ciel plombé, habituel. S'il ne pleut pas c'est qu'il va pleuvoir ! Sa grand mère a préparé son repas, des nouilles aux pieds-de-porc. La maison n'a pas changé, son arme est toujours là.

SOUL OF A DEMON

Les lucioles aussi, c'est trop sympa de les capturer. Yi-zhé retrouve son amie, son frère, aveugle, en fauteuil roulant qui adore jouer de l'accordéon, et des airs français. Quelques temps plus tard c'est Ren qui revient du Japon où il vivait avec leur père, parti depuis longtemps, son frère cadet, le vrai coupable du crime qui le conduisit en prison. Il a besoin de retrouver sa place, ses ami(e)s, ses relations plus ou moins douteuses, ses copines, une qui travaille dans un karaoké désormais, une autre, dans une pêcherie. Celle avec laquelle un avenir pourrait être possible. Si elle était comme sa mère, silencieuse, acceptant tout...

 

Pendant ce temps Ren apprend à manipuler les marionnettes. Le parc a été laissé à l'abandon, la végétation, profitant du climat, a repris le dessus et va noyer les attractions, les statues animalières. Yi-zhé fait parti d'une petite bande, le chef est en prison, pourquoi ne serait-il pas le chef ? Mais non, le rôle ne lui plait pas. Quand un homme est attrapé parce qu'il rodait dans le coin c'est lui qui s'en occupe, avec une batte.

Efficace !

Yi-zhé sait aussi frapper une femme, mais avec la main !

SOUL OF A DEMON

Il est plus tendre avec une autre jeune femme bien que celle-ci ne parle plus depuis plusieurs années.

Après le frère cadet c'est Chang, le père de Yi-zhé qui revient du Japon. Il retrouve les problèmes qu'il n'a pas réglé mais seulement transmis à ses fils alors que son épouse ne supportant pas cette situation se suicida.

Tout le monde est en place, les marionnettes ne sont pas que des pantins de bois, ce sont aussi, surtout, des hommes menés par leurs pulsions.

SOUL OF A DEMON

Yi-zhé pro pose à son amie silencieuse de partir pour Lanyu, l'île dont sa mère était originaire. Un détour par le passé pour espérer affronter l'avenir. Pourquoi pas ? L'occasion pour Yi-zhé de se souvenir de ses jeux d'enfant, du jour où il failli se noyer pour avoir voulu attraper un ballon emporté par l'océan, de montrer à la jeune femme cette grotte jadis pleine de papillons. Il lui explique que la mot papillon n'existe pas en Seediq, la populations les appellent ''babanalidu'' : ''L'âme du démon'' puis lui montre la tombe de sa mère. Mais il n'est plus chez lui ici !

SOUL OF A DEMON

Pendant ce temps Chang essaie de régler les problèmes avec Shun, le plus important chef local appartenant à une organisation rivale. Pour être plus ''convaincant'' Shun a enlevé Ren pour régler un contentieux vieux de plusieurs années, celui-là même pour lequel Yi-zhé fit de la prison. L'assassinat du fils de Shun !

Effectivement, le moment est venu de régler tous les comptes.

Yi-zhé voulait un endroit où il serait invisible, un voyageur venant quand il veut, partant quand il veut.

SOUL OF A DEMON

Onzième partie du challenge 1 mois = 1 consigne 2016.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 08:42

Die xue jie tou – John Woo – 1990 – 136'

 

Nous sommes à Hong Kong en 1967. Paul (Waise Lee), Ben (Tony Leung) et Frank (Jacky Cheung) sont amis d'enfance, bien que très différents, leurs vies semblent toutes tracées. Un grain de sable va venir perturber cette situation trop banale pour faire un (bon) film.

Le jour du mariage de Ben alors que se déroulent des émeutes à Hong Kong, Frank est attaqué par des gangsters. Ben veut venger son ami, pour cela il s'en prend au chef des agresseurs, et le tue sans le vouloir. Inutile de faire valoir qu'il s'agit d'un homicide par imprudence, il faut fuir. Nos trois hommes se retrouvent au Vietnam ou ils trouvent un emploi auprès d'un chef d'une mafia local.

Dans ce gang ils font connaissance avec Luke (Simon Yam), tueur, forcément, qui leur propose de faire un casse, il s'agit tout simplement de s'emparer de la réserve d'or du patron. Une mauvaise idée mais qui retient l'attention de nos trois mousquetaires, désormais quatre, comme il se doit.

Ils avaient quittés Hong Kong pour échapper à la violence, c'était fuir Charybde pour se jeter dans Scylla. En effet le Vietnam subit encore les contrecoups de la guerre, un climat idéal pour qui veut profiter d'une situation instable pour se construire un empire, ou, plus simplement, se remplir les poches. Exactement ce que nos amis espèrent.

 

Il n'existe pas de meilleurs moyens d'éprouver une amitié que d'y adjoindre de l'argent (beaucoup), et une femme, une jeune et jolie chanteuse (Yolinda Yan) retenue prisonnière, par ailleurs droguée, ce qui n'est pas incompatible, en Asie comme ailleurs !

Les amateurs de John Woo connaissent sa façon de filmer, son imagination visuelle, sa violence, son goût des armes et du sang, cette fois s'y ajoutent un profond pessimisme – ou un excès de lucidité, ce qui revient au même - l'évidence qu'il est vain de lutter contre un destin qui s'amuse. La fin est un de ces moments de cinéma qui vous suivent longtemps par la virtuosité de la mise en scène, toujours au service de l'histoire. Woo maîtrise son sujet, ne le perd jamais de vue, pas d'images superflues, chacune prépare la suivante, attirant le spectateur, l'intégrant à ce qu'il regard comme s'il y participait, jusqu'au dénouement...

Le reste du film peut sembler manquer de cohérence, de plans. Prévu pour durer 3 h il fut ramené à sa longueur actuelle. La version originale a été perdue, et c'est dommage pour tous les amateurs de cinéma qui auraient pris une ''balle dans la tête'' d'un encore plus gros calibre. Le résultat ne fut pas, commercialement, à la hauteur des attentes et John Woo dut mettre son talent au service de productions moins intéressantes.

Je manquerais à mes devoirs si j'oubliais la musique, signée James Wong, elle colle aux images au point qu'imaginer celles-ci sans elle est impossible.

S'il devait y avoir une morale c'est qu'il est préférable de ne pas en avoir ! Tant mieux pour moi.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 09:00

명량-회오리바다 (myeong-ryangm heui-o-ri ba-di) – Kim Han-min – 2014 – 128'

Les choses se passent mal en Corée en cette année 1597. Le pays est en guerre contre le Japon et ne rencontre pas le succès, loin de là.

Depuis quelques mois l'ancien amiral Yi Sun-sin est en disgrace, suite à un complot nippon aidé par des adversaires internes de l'amiral. La peine de mort ne lui est évitée que grâce à ses états de service auquel le roi est sensible. Dégradé il redevient simple soldat et est remplacé à la tête de la marine Chosŏn par Won Gyun. Alors que son prédécesseur avait renforcé la flotte, Won Gyun va démontrer son incompétence en se lançant dans des attaques inconsidérées contre la marine japonaise. Le pire sera atteint lors de la bataille de Chilchonryang, la flotte ennemie, commandée par Tōdō Takatora va en effet quasiment anéantir celle de Won Gyun. Heureusement, pour lui, Won Gyun, trouvera la mort durant cet affrontement. Yi Sun-sin est rapidement rétabli dans ses fonctions mais la situation est dramatique, il reste 13 navires ; contre 333 !

The Admiral : Roaring Currents

Il faut pourtant agir pour empêcher l'armée japonaise de remonter la péninsule coréenne et s'y installer durablement.

The Admiral : Roaring Currents

Il faut donc tenter le tout pour le tout malgré la disproportion de moyens. Yi va donc attirer les japonais dans le détroit de Myong-Yang, lequel connaît de violents courants qui changent régulièrement de direction. L'amiral va utiliser ces circonstances autant que des méthodes innovantes pour entamer l'affrontement, générant un véritable mur de feu pour tenir l'adversaire à distance sans qu'il puisse y échapper grâce aux courants. Lesquels d'un autre côté empêchaient qu'un grand nombre de navires puissent s'engager simultanément. Beaucoup entrèrent en collision, un grand nombre de marins nippons trouva se noyant par incapacité de joindre la côte. 

The Admiral : Roaring Currents

26La psychologie jouant son rôle quand un des chefs adverses sera repéché Yi le fera décapiter et mettre sa tête sur une pique. Le moral des Japonais en prit un coup. Galvanisant ses hommes Yi Sun-jin signe une des plus belles victoires coréennes, il ne perdit aucun navire, devenant un des plus grands héros du pays.

 

Un film historique bénéficiant de grands moyens, numériques aussi, dominé par Choi Min-sik, comme toujours impressionnant. Vaincre le Japon étant une raison supplémentaire de lui rendre hommage, à la suite de ce désastre il dut même revoir ses ambitions. Il détient le record de fréquentation avec plus de 17 600 000 entrées.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 08:23
KANDINSKY
KANDINSKY

Василий Васильевич Кандинский naquit à Moscou le 04 décembre 1866, il mourut à Neuilly-sur-Seine le 13 décembre 1944. considéré comme l'auteur de la première œuvre non figurative de l'histoire de l'art et un des fondateurs de l'art abstrait.

KANDINSKYKANDINSKY

Après s'être occupé de la politique culturelle russe et s'être consacré à l'enseignement artistique il part en 1921 en Allemagne, au Bauhaus, à l'invitation du fondateur de celui-ci, Walter Gropius.

KANDINSKY
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L'année suivante l'art abstrait sera interdit dans son pays car dangereux pour les idéaux socialistes. Ce sera le national socialisme qui mettra fin au Bauhaus en 1933, Kandinsky vient s'installer à Paris où l'art abstrait est peu reconnu, la mode étant à l'impressionnisme et au cubisme.

KANDINSKY
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Ayant acquit la nationalité française en 1939 il décède en 1944. c'est le Centre Georges-Pompidou qui détient la plus grande collection de ses œuvres. Le Musée de Grenoble consacre depuis le 29 octobre et jusqu'au 29 janvier 2017 une exposition à ses productions réalisées en France de 1933 à 1944. Ne la ratez pas.

De même, je vous recommande l'article, sur le même sujet, nous y étions ensemble, de PatiVore.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 09:00
Exposition Oscar WILDE

Chacun le sait Oscar Wilde, honni dans son pays à la fin de sa vie, est venu mourir dans la capitale française, au 13, rue des Beaux-Arts. À l'époque la France représentait la patrie de la liberté et du droit d'exister en affirmant ce que l'on est.

 

Il est malheureusement mieux connu pour ses aphorismes, une spécialité française qui lui permit de traverser le temps mais en occultant le principal de son œuvre. Ses pièces, mais aussi toutes ses publications, poésie, articles, critiques, essais...

 

Il mit du génie dans sa vie, dans son œuvre il ne mit que du talent et mourut comme il avait vécu, au dessus de ses moyens.

Exposition Oscar WILDE

Cette exposition, la première en France, montre que Wilde était plus qu'un homme d'esprit, qu'il excellait dans divers domaines, trop probablement, pour un pays qui aime qu'un artiste ait une étiquette portant un seul mot. Elle raconte une vie en la replaçant dans son époque, montre les voyages d'Oscar, aux États-Unis, en France, les relations qu'il entretint avec des célébrités du XIXème siècle, telles Mallarmé, Verlaine, Victor Hugo, Edgar Degas... Elle est riche de nombreuses photos inédites, de manuscrits et dessins, de publications et d'illustrations. Malheureusement, l'interdiction de faire des photos m'empêche d'en montrer plus ici. Rendez-vous au Petit Palais, vous avez jusqu'au 15 janvier 2017.

 

Sans doute aurait-il souri de la visiter, de voir son existence ainsi retracée et aurait-il su la résumer d'une phrase. Ce à quoi je ne me risquerai pas.

 

Peut-être est-il important d'être, parfois, inconstant.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 08:52

Der müde tod – Fritz Lang – 1921 100'

Prologue - Aux abords d'une petite ville, la mort, sous les apparences d'un étranger à la silhouette longiligne et au visage grave et triste, monte dans une diligence où se trouve déjà un couple d'amoureux. Tous trois arrivent dans "une petite ville perdue dans le passé". L'installation du mystérieux voyageur intrigue. Achetant un terrain près du cimetière il l'entoure d'une impressionnante muraille loin des regards indiscrets...

La jeune fille s'inquiète, son bien-aimé a disparu. Voyant le spectre de son amoureux pénétrer dans la demeure elle trouve l'entrée de ce lieu où La Mort leur ancien compagnon de route l'accueille ! La jeune fille la supplie de lui rendre son bien-aimé. Celle-ci lui montre alors trois lumières dont chacune représente une vie. Si elle peut en sauver une le jeune homme lui sera rendu.

Bagdad au IXe siècle ; l'infidèle pris dans la Cité de la Foi amoureux de la sœur du Calife périt malgré l'aide de celle-ci des mains du jardinier, El mort / La Mort.

Au XVIIe siècle à Venise le carnaval bat son plein. Complots et intrigues se nouent chez le riche Girolamo lequel désire la belle Mona Fianetta. Pour l'obtenir il fait tuer son amant, Giovanfrancesco par son serviteur Maure, qui est, on le devine, La Mort.

À la cour de l'Empereur de Chine le magicien A Hi offre au monarque une armée miniature et un cheval volant mais l'Empereur est surtout intéressé par la fille du magicien, Tsiao Tsien Lieng. Fuyant avec son bien-aimé, elle ne peut empêcher l'Archer impérial de tuer celui-ci.

 

 

Malgré ces trois échecs La Mort donne à la jeune fille une dernière chance : qu'elle lui amène dans l'heure une autre vie en échange de celle du jeune homme. Seule se présente celle d'un nouveau-né. Pourtant elle préfère le sauver des flammes plutôt que de le laisser périr... Avouant son échec elle choisit de rejoindre celui qu'elle aime au royaume de la mort.

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 08:17

Sageuk est une locution coréenne (사극) qui signifie ''drame historique'', elle est utilisée pour définir les séries et films qui se déroulent durant, et avant, la période Joseon. (1392-1897)

Il en existe de plusieurs types :

Ceux qui s'inspirent de la réalité, d'un personnage, d'un événement, d'un fait marquant d'une période.

Ceux il s'agit d'une toile de fond sur laquelle se déroule une histoire qui se servant de la réalité ne la reflète pas pour autant.

Et finalement ceux qui n'hésitent pas à prendre de grandes libertés dans un but comique.

Le Sageuk dans un but de véracité use d'un vocabulaire et de tournures d'époque, les personnages, quand ils apparaissent à l'écran sont souvent présentés dans leur profession et attribution pour faciliter la compréhension de l'intrigue en donnant un cachet plus ''véridique'' puisque le maximum de détails est respectée, en particulier les costumes, les marqueurs des situations de chacun. La présentation de la hiérarchie est capitale, c'est elle qui devait maintenir la cohérence de l'état. Les lieux de tournages sont parfois des studios mais aussi des lieux historiques et touristiques. Ainsi l'Organisation du Tourisme Coréen est-il à même de fournir une liste de site en fonction des désirs ou besoins des diverses productions.

 

 

De 57 av JC jusqu'en 668 la Corée fut divisée en trois royaumes : Silla, Koguryo, Baekje. Elle connut également divers petits royaumes ou états qui coexistèrent avec eux : Confédération de Gaya (42-562), Dongye, Okjeo,PuyŏUsan. Après 668 Silla Annexe Koruryo après avoir conquis Baekje. Cette période dura jusqu'en 936 pour être suivi par la dynastie Koguryo jusqu'en 1392. La période Joseon s'établit jusqu'à l'invasion nippone qui, en 1910, mit fin à la dynastie Yi. l'occupation cessa en 1945. En 1948 la scission de la péninsule coréenne s'établit. Elle est encore en place.

Pour avoir une idée plus précise de la chronologie des dirigeants et royaumes de cette époque, le plus simple est d'aller , je ne vais pas faire semblant de l'avoir établie moi-même.

 

Pour vous faire une idée vous pouvez regarder :

The Great Queen Seon Deok (선덕여왕(2009, 62 épisodes)

Jumong/ The Book of Three Han (삼한지주몽 (2006, 81 épisodes)

The Kingdom of the Winds (바람의 나라(2008, 36 épisodes)

Gye Baek (계백(2011, 36 épisodes)

 

 

 

Quand vous aurez vu ceux-là vous aurez une plus juste idée de ce qu'est un Sageuk ! Quand à moi j'en ai tant à voir que j'ai de quoi m'occuper durant de longues années.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 08:31

Murders in the Rue Morgue – Robert Florey – 1932 – 72'

1845, Pierre Dupin est un jeune étudiant en médecine, fiancé à Camille. Il apprend que, dans la même semaine, trois femmes ont été retrouvées dans la Seine. Se mettant à fréquenter la morgue il cherche quelle pourrait être la raison réelle de ces décès. Toutes semblent s'être suicidées mais en examinant les corps il remarque des entailles sur le bras des victimes et découvre finalement que la série de crimes est perpétrée par le Dr Mirakle, un savant cherchant à démontrer le lien de parenté entre l'homme et le singe.

Celui-ci en effet essaie de mélanger les sangs d'un gorille et d'une femme dans le but de démontrer le lien entre ces deux espèces. L'ADN était inconnu, Edgar Poe aurait su en tirer parti, dommage. Mais la question n'est pas là. Mirakle essaie donc ses expériences, sans succès, forcément, mais il pense avoir trouvé la ''partenaire'' idéale de son primate, Camille. Mais celle-ci a un fiancé, le jeune Dupin, qui non content d'étudier la médecine aime à jouer au détective.

Voila le parfait exemple d'un film qui aurait pu être excellent s'il avait bénéficié de la direction d'un réalisateur plus doué que Robert Florey. Celui-ci fait ce qu'il peut, peu ! Trouvant par à-coups l'inspiration, n'hésitant pas à tourner des scènes d'une violence explicite, plongeant son film dans une ambiance sombre et crépusculaire, sublimant Paris, montrant l'angoisse s'insinuant dans chaque rue jusqu'à la scène finale sur les toits montrant Dupin courant après le Gorille. La présence de Karl Freund à la photo amplifie les qualités esthétiques du film mais celui-ci manque trop de rythme et de maîtrise pour en profiter pleinement.

On comprend mieux pourquoi Florey ne fut pas retenu pour Frankenstein, James Whale était bien meilleur ! De même pour Lugosi venait de se voir refuser le rôle de la créature, là encore le choix fut le bon et Boris Karloff livra une prestation qui le fit entrer au Panthéon du cinéma. Bela garde pour lui Dracula, ça rime, ce n'est pas si mal.

Pour conclure difficile de ne pas se sentir frustré devant une réalisation au-dessous du niveau qu'elle espérait. Poe fut souvent trahi, heureusement il reste possible de le lire.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 08:01

Geoffrey H. Malins John B. McDowell – 1916 – 74'

 

C'est le premier documentaire sur la guerre, à ce titre il est inscrit au  Registre international : Mémoire du monde de l'UNESCO. Sorti en salle, à Londres, durant l'été 1916 il montre les soldats sur le front, associant réalité et reconstitution.

20 millions de Britanniques le verront !

En noir et blanc, muet et composé de 5 parties, des intertitres expliquent les images qui suivent.

 

1ère partie : Les premiers plans montrent les actions précédent l'opération Fricourt-Mametz. une division attend l'ordre d'avancer, on y voit hommes et chevaux, puis les régiments du Conté de Bedford, du Suffolk, le bataillon de fusiliers Gallois, le soir avant l'attaque. Des hommes sont appelés, s'alignent puis se mettent en route ; et au pas. Les officiers sont à cheval, quelques motos passent.

Près de la ligne de front des paysannes français travaillent, c'est qu'il n'est pas possible de s'arrêter. Il faut prendre soin des chevaux, ils sont indispensables pour tracter canons et obusiers.

 

Quelques images de la mascotte des fantassins, un renard.

 

Les hommes mangent mais les armes aussi, avides de munitions dont les restes, les douilles, jonchent le sol. Les canons tirent sur les positions allemandes de Mametz sans s'arrêter il faut préparer l'attaque prévue le 1er juillet. Chaque soldat doit connaître son rôle sur le bout des doigts.

Que serait une bataille sans les généraux venant parader, faire un discours, avant de repartir se mettre à l'abri. Vue de loin les explosions semblent des pétards, pour ceux qui sont dessous... Outre les officiers militaires il y a aussi ceux du culte, venus soutenir le moral des troupes, elles combattent pour le bien, pour le droit, pour la liberté et la justice. Le paradis n'est pas si loin !

 

Vous connaissiez les bombes ''Plum puddings'' ? Moi non plus. Lourdes à digérer, comme de la cuisine anglaise.

 

2ème partie : Le bataillon du conté de Warwikshire installe ses tentes sur un sol inégal, ce qui n'empêche pas les soldats de prendre la pose, de rectifier leur tenue, et de faire honneur au repas, frugal mais l'important est que chacun ait son quart, et son estomac, rempli.

Les canons continuent leur action, ravageant les lignes ennemies alors que les soldats du bataillon de Worcester fixent leurs baïonnettes sur leurs fusils, elles pourraient servir.

 

Quand aux ''flying pigs'' je gage que vous ne les connaissiez pas plus ! Ni l'obusier de 15 pouces ''Grand-mère''. Celle-ci ne sait pas faire un bon café, plutôt de la viande hachée, en tirant des obus de 1 400 livres.

La Bataille de la SOMME

Les hommes mangent mais les armes aussi, avides de munitions dont les restes, les douilles, jonchent le sol. Les canons tirent sur les positions allemandes de Mametz sans s'arrêter il faut préparer l'attaque prévue le 1er juillet. Chaque soldat doit connaître son rôle sur le bout des doigts.

Que serait une bataille sans les généraux venant parader, faire un discours, avant de repartir se mettre à l'abri. Vue de loin les explosions semblent des pétards, pour ceux qui sont dessous... Outre les officiers militaires il y a aussi ceux du culte, venus soutenir le moral des troupes, elles combattent pour le bien, pour le droit, pour la liberté et la justice. Le paradis n'est pas si loin !

 

Vous connaissiez les bombes ''Plum puddings'' ? Moi non plus. Lourdes à digérer, comme de la cuisine anglaise.

 

2ème partie : Le bataillon du conté de Warwikshire installe ses tentes sur un sol inégal, ce qui n'empêche pas les soldats de prendre la pose, de rectifier leur tenue, et de faire honneur au repas, frugal mais l'important est que chacun ait son quart, et son estomac, rempli.

Les canons continuent leur action, ravageant les lignes ennemies alors que les soldats du bataillon de Worcester fixent leurs baïonnettes sur leurs fusils, elles pourraient servir.

 

Quand aux ''flying pigs'' je gage que vous ne les connaissiez pas plus ! Ni l'obusier de 15 pouces ''Grand-mère''. Celle-ci ne sait pas faire un bon café, plutôt de la viande hachée, en tirant des obus de 1 400 livres.

 

Les bombardements continuent, l'assaut du 1er juillet approche.

La Bataille de la SOMME

Les hommes semblent de bonne humeur et pressés d'aller faire leur devoir alors qu'une mine énorme explose dans les tranchées ennemies pour ralentir l'avancée britannique.

 

 

La Bataille de la SOMME

3ème partie : C'est l'heure de l'assaut, les soldats sautent des parapets et se mettent à courir. Tous n'arriveront pas de l'autre côté, et bien peu en reviendront. Les brancardiers font ce qu'ils peuvent pourra aller chercher les blessés. La victoire du jour assurée de nombreux prisonniers sont fait.

La Bataille de la SOMME
La Bataille de la SOMME

L'attaque allemande à La Boisselle est un échec, de nouvelles prises de matériel ennemi sont faites.

La Bataille de la SOMME

4ème partie : Les prisonniers allemands sont ''anéantis nerveusement'', il faut pourtant les comptabiliser, les enregistrer, et soigner les blessés. Malgré tout de nombreux obus ennemis tombent sur les alliées, snipers et mitrailleuses balayent le champ de bataille. Les victimes allemandes sont nombreuses mais la mascotte de Manchester et son maître tombent sous le feu ennemi.

 

5ème partie : Rien ne restera debout, le sol sera labouré, les arbres arrachés. La mort semble vouloir marquer chaque cm2. Mines et obus creusent et creusent encore, ce qui était un paysage de champs et de bois ressemble à la Lune. 

Enfin, l'offensive est passée, chacun a gagné un moment de repos et certains imaginent que la guerre est (quasi) gagnée. 

La Bataille de la SOMME

Elle va encore durer deux ans. 

La Bataille de la SOMME
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