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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 05:56
 

Le 9 octobre 1446 est promulguée la nouvelle écriture coréenne nommée Hunmin jeongeum (훈민정음/訓民正音, les Sons corrects pour l’éducation du peuple) par le roi Sejong. Ce dernier, doté d'une vaste érudition, connaissant aussi les écritures tibétaine, mongole et japonaise, élabore le hangeul sans consulter l'académie de Sejong, ce qui lui sera reproché par nombre de ses conseillers, en effet, quel intérêt d'inventer une langue que le peuple pourrait maîtriser ?

 
Quand Sejong accède au trône seules l'aristocratie et l'administration maîtrisent les hanja (caractères chinois - la Corée étant vassale de la Chine), une écriture inadaptée à la phonétique coréenne et difficile à apprendre. Décidé à lutter contre l'illettrisme il en vient donc à l'idée de créer un nouvel alphabet qui connaîtra au fil des siècles de nombreuses difficultés avant de finalement s'imposer.


Le successeur de Sejong, Yeonsan-gun en interdit l'usage et l'apprentissage en 1504, en 1506 le roi Jungjong supprime le ministère de l'écriture vernaculaire. Si le hangeul survit c'est grâce au peuple qui n'a pas accès aux études chinoises.


Lentement, mais sûrement, le hangeul se répand et finit par devenir le symbole national de la Corée, en particulier face à la présence japonaise, en 1894 il est adopté pour les documents officiels alors que le Japon annexe la Corée. Après la défaite nippone de 1945, il devient la véritable langue du pays, l'alphabétisation se fait alors rapidement malgré la partition du pays.


Le terme hangeul est utilisé la première fois en 1912 par Ju Si-gyeong (주시경/周時經) et signifie à la fois la grande écriture en coréen archaïque, et écriture de la Corée en coréen moderne.

                                         
En Corée du Nord existe la Journée du Chosŏn'gŭl (조선글날), célébrée le 15 octobre !


L'alphabet coréen connaîtra de nombreux changements au fil du temps que vous pourrez découvrir !


Ainsi que le disait Chong Inji, doyen de l'Académie royale : Bien qu'il ne soit fait usage que de vingt-huit lettres, les combinaisons de formes en sont infinies. C'est pourquoi un homme intelligent en fait l'apprentissage en moins d'une matinée et même un imbécile n'y met pas plus de dix jours.

J'avoue ne pas, encore, avoir essayé de savoir à quelle catégorie j'appartiens (j'ai bien une idée...) !


Pour en savoir encore plus !

Une langue simple (si si !) et intelligemment conçue qui explique que l'analphabétisme ait quasiment disparu de la Corée. En 1989 l'UNESCO crée le prix d'alphabétisation Roi Sejong.



 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 05:44

 

18, d'ordinaire c'est l'âge de la majorité, en ce qui concerne Amélie Nothomb celle-ci sera littéraire.

Ceux qui connaissent (qu'ils soient bénis) ce blog pourront se demander pourquoi j'évoque un roman à succès, pour ne pas employer un anglicisme, dont ils peuvent lire mille critiques ici, là, ou ailleurs. D'abord il se trouve que ce livre me fut prêté, heureusement, un excellent prétexte pour un de ces articles dont j'ai le secret, ensuite j'avais apprécié les premiers romans d'A.N. Puis, les textes se suivant avec une régularité marketing lassante, je n'y voyais plus que l'expression d'une d'incontinence littéraire, que je comprends d'autant mieux qu'il me semble en être atteint également. Amélie écrit, paraît-il, sans arrêt, sortant un sujet de récit d'un affect et ne propose à la curiosité des lecteurs qu'une partie de sa production, qu'en est-il du reste, le choix fait est-il le meilleur, impossible de répondre à cette dernière question bien sûr.

Je suis donc entré dans cette histoire en cherchant une raison de la reposer. Elle ne s'est pas présentée, sinon quel intérêt de le dire ? Lever la patte sur un auteur « mérdiatique » serait vain et je préfère parler de ce que j'ai apprécié, plus ou moins, la brièveté de ce texte expliquant peut-être que j'en sois venu à bout.


Le titre fait référence à Schubert, choix facile il est vrai, opter pour une « œuvre » des Musclés eut été un challenge plus méritoire à mes yeux, mais bon, on a les références qu'on peut.

Attention à ne pas me dire que je n'ai qu'à le faire, j'en serais capable ! C'est une menace à prendre au sérieux, et pourquoi pas un défi à lancer...

Je me suis éloigné du sujet, pas grave puisqu'il est difficile de parler de ce livre sans en dire trop, même si, dès le début, nous apprenons le sombre dessein du narrateur. Ainsi suivons-nous ce qui le conduisit à l'acte qu'il se prépare à perpétrer.


Roman censé conduire de A à Z, d'Astrolabe à Zoïde, il me semble être mené dans l'autre sens, le A symbolique final devant peut-être, dans l'esprit de l'auteur, signer amour j'en suis venu à la conclusion qu'il signifiait absence, le constat que le héros n'est que cela même s'il ne semble pas l'avoir compris.


Quid de l'auteur (à qui je suggère une prochaine œuvre) ?


 

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 05:42

 

Le hasard étant malin comme il se doit j'eus sous les yeux un livre intitulé : Question de l'être et beauté féminine, suivi de Comment errez vous ? Curieux de nature je pris l'ouvrage et lu une brève bio de l'auteur : Normalien, Jérémy Nabati enseigne la philosophie au lycée.


Le temps suspendit son vol, allais-je sur cette seule phrase (presque menaçante) reposer le livre et me replonger dans la lecture de Mes voisins les Yamada qui n'a rien à voir. Que nenni, j'ouvris le roman et commençais à lire. Bien m'en pris puisque je tombais sur un court roman (une qualité à mes yeux !) suivi d'autres textes allant de la nouvelle au poème, le tout formant un ensemble, plus ou moins cohérent, plein d'invention, de poésie, d'humour et de réflexion sérieuse, mais légère, une alchimie rare.

 

Aldo est en quête de l'idéal féminin (autant dire qu'il n'est pas arrivé !) et croit le rencontrer en la personne de Flora... Quel risque court-on à courir après une image et, pire, à la rencontrer ? Combien de temps peut durer l'hallucination et qu'arriverait-il si ça n'en était pas une ?

Marqué par Vian et Queneau (y'a pire non ?) l'auteur nous propose donc son premier livre et il est toujours intéressant d'assister aux premiers pas d'un auteur avec l'envie de le retrouver. Le deuxième essai étant souvent plus ardu à réussir que le premier.

 

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 05:58

 

Désirée, 35 ans, bibliothécaire très "classe", et veuve, ce n'est pas incompatible, se rend régulièrement sur la tombe de son défunt époux, elle croise régulièrement Le mec de la tombe d'à côté, Benny, 37 ans, célibataire et solitaire depuis le décès de sa mère, à l'exception de ses vingt-quatre vaches laitières ! À l'évidence ces deux êtres que le destin met en présence n'ont rien en commun et donc rien à faire ensemble. Bien sûr, si tel était le cas nul besoin d'en faire un livre, lequel va justement, et intelligemment, démontrer que les opposés peuvent n'être pas des contraires et se rapprocher, ce qui arrivera à l'occasion d'un simple sourire, comme le pied de l'amour dans la porte du quotidien !


Roman dual, Désirée puis Benny, à moins que ce ne soit le contraire, à son tour exprime son ressenti, ainsi découvre-t-on que ce que l'un fit pour plaire à l'autre, obtint l'effet inverse, une leçon à méditer.


Elle aime l'opéra, il s'y endort, il est spécialiste en tracteur, elle ne parvient pas à traire une vache mais le rural n'a rien d'un rustre et l'intellectuelle sait se laisser aller... Comme quoi le mari de l'un et la mère de l'autre eurent une bonne idée en mourant.




Quid de son héritage socioculturel et des contraintes qu'il pose sur le dos de chacun, dans ce texte chacun voudrait pouvoir, mais voudrait, surtout, que ce soit l'autre qui veuille.

Que leur arrivera-t-il, il ne faut pas longtemps pour parcourir les 250 pages de ce récit alors ne vous privez pas d'un bon moment !


Humour, tendresse, sans oublier une excellente traduction de Lena Grumbach et Catherine Marcus.

Gaïa éditions.

Babel Actes Sud pour l'édition de poche.


  
Katarina Mazetti est née en 1944 en Suède, auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, Le Mec de la tombe d'à côté a rencontré un immense succès (mérité).

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 05:46

 

Le 02 06 1909, parution du Daehanminbo 대한민보/大韓民報 avec en Une le premier manhwa, sous le titre Saphwa (삽화), œuvre du caricaturiste Lee Do-yeong (이도영). En août 1910 l'occupation japonaise entraine la supression du Daehanminbo. Il faudra attendre les suites du soulèvement du 1er mars 1919 pour que le Japon autorise de nouvelles publications. De nombreuses BD japonaises sont éditées ainsi que des réalisations de propagandes visan, par exemple, à encourager la production de riz comme tribut au Japon.

En 1924 paraît Les vains efforts d'un idiot (Meongteongguri heonmulkyeogi 멍텅구리 헛물켜기) de Noh Su-hyeong (노수형), premier manhwa à utiliser les phylactères. Le manhwa devient le média privilégié pour dénoncer l'occupation nippone. En 1928, toujours dans le Chosun Ilbo Ahn Seok-ju publie des BD en une seule case (Manmun Manhwa) sur la vie quotidienne dans le seoul occupé.



Après la Libération le pays est sous administration américaine et soviétique. La presse est moins contrôlée et des manhwa satyriques font leur réaparition. Le Professeur Kojubu de Kim Yong-hwan (김영환) paraît dans le Seoul times. Ce dessinateur créera aussi Le soldat Totori pour exalter le courage des soldats du Sud lors de la Guerre de Corée. Il créera le 15 septembre 1948 Manhwa Haengjin (만화행진/漫畵行進) (Le manhwa en marche), première revue consacrée à la BD. Ce magazine sera censuré dès le deuxième numéro !

Le 13 mars 1949 sort Manwas news, publication hebdomadaire qui durera un an, publiant outre Kim yong wan, Kim Seong-hwan (김성환), Shing Dong-heon (신동헌), Kim Eu-hwan (김의환) et Lee Young-chun (이영천).

Durant le conflit (1950-1953) chaque camp utilse le dessin comme moyen de propagande. À Cette époque les revues de manhwa multiplient les récits d'aventures et fantaisistes comme Le docteur Hendel de Choi Sang-gwon (최상권).

               

Ces revues sur un papier de mauvaise qualité appelées les Ttakji manhwa (딱지만화) publiées à Busan permettent à de jeunes auteurs de faire leurs débuts. Le manhwa prend alors sa forme contemporaine.

Le coup d'état du 16 mai 1961 limite la liberté d'édition, en 1966 un monopole éditorial sera accordé au distributeur Hapdong Munwhasa. En 1965 signature d'un traité d'amitié et de commerce avec le Japon, la culture nippone était interdite et le sera officiellement jusqu'en 1998. Le manhwa s'épanouit dans le récit narratif, le drame historique et les adaptations de classiques chinois et coréens par Go U-yeong (고우영), en particulier avec les séries Im Keog-jeong (임꺽정), Suhoji (수호지/水滸志), Samgukji (삼국지/三國志) adaptation de l'Histoire des Trois royaumes, son plus grands succès, ainsi que Chohanji (초한지/楚漢志), Seoyuki (서유기/西遊記), Garujikijeon (가루지기전) ; les sagas de Bang Hak-ki (방학기) se distingueront par la qualité de leurs scénarios et le naturalisme des dialogues. Parallélement à ces publications destinés aux adultes paraissent de nombreuses revues pour la jeunesse révélant entre autres Kil Chang-deok (길창덕), Yun seung-hun (윤승훈), park Su-dong (박수동) et Shin Mun-su (신문수).

Après le coup d'état militaire du 12 12 1979, les années 80 seront plus contraignantes, les salles de prêt proposent de longs récits s'étalant sur de nombreux volumes, genre lancé par Lee Yeon-se (이현세) avec Une redoutable équipe de base-ball (Gongpoeu Oeingudan) mettant en scène une équipe de nuls qui à force de volonté et d'entrainement battent les équipes japonaises, le suivront Heo Yeong-man (허영만) ou Park Ki-jeong (박기정).

La manifestation du 10 juin 1987 appelle une politique d'apaisement, le manhwa s'ouvre à des genres inexplorés, en particulier le récit réaliste qui traitera des problèmes de la campagne et de la pauvreté urbaine. (Lee Doo-ho, Oh Sae-young, Cho Yang-ho, Shin Young-sik, Lee Hee-jae). Kim Su-jeong crée Dooly le petit dinosaure "cousin" de Snoopy qui connaîtra un immense succès.

                                      

Dans les années 90 les sujets traitant du quotidien s'imposent, notamment dans les publications desinées aux filles (sunjeong manhwa). Disparue dans les années 70 celle-ci revient en force. Les auteurs sont majoritairement des femmes :
Shin Il-suk, Kang Gyeong-ok, Kim Hye-rin, Lee Kang-joo ou Hwang Mi-na. Cette dernière créa en 1985 le magazine Nine. Elle utilise également la Corée comme cadre de ses histoires. Paraîtront également des revues spécialisées dans la science-fiction et l'héroic fantasy. À noter qu'en Corée il existe une quasi parité entre femmes et hommes.

Les auteurs masculins s'appuient sur leurs expériences pour décrire le quotidien, familial principalement, Choi ho-cheol décrit la vie quotidienne des citadins (Euljirosunhwanseon) et souligne la difficulté de s'occuper d'un bébé (Chez Hee-ram), Hong Seung-woo évoque la paternité dans Bibimtoon contant la vie d'un jeune couple et de son enfant, Yoon Tae-ho évoque l'amour entre personnes âgées dans Romance, Lee Yoo-jeong (이유정) se penche sur le fétichisme des petites culottes blanches des lycéennes en uniforme et la violence au quotidien.


Depuis la fin des années 90 de nouveaux manhwaga (만화가) bouleversent les structures graphiques et scénaristiques et prèchent l'individualisme. Snowcat (né en 2001 - prix 30 Millions d'Amis 2006 !), de Kwon Yoon-joo, en est l'exemple, ce petit chat aux grands yeux ronds s'oppose à la culture collective et prône le droit à la solitude et à une vie hors des cadres habituels. Son site : http://www.snowcat.co.kr/ est une forme de journal intime réactualisé presque quotidiennement. Lee Hyang-woo dessine sur du tissu ou fabrique des poupées qui deviendront les personnes de ses BD, Iwan s'attaque aux cases dans Jumping, et Kim Jae-in (김재인) crée Mashimaro (마시마로), lapin blanc dont les aventures continuent en animation flash sur le web. Yang Young-soon (양영순) traite des fantasmes masculins dans Nudi nude (1995)...





Aujourd'hui internet est devenu un support normal pour le manhwa en plus des ventes en librairie et des manhwabang, réseau de bibliothèques créé en 1959 où l'on paye à l'heure et qui sont ouvertes 24h/24 ! Il en existe environ 3 000 aujourd'hui.


Quelques majors (Daewon C&I, Seoulmunhwasa, Sigongsa, Haksan, Chorokbarmagics) se partagent le gros de la production. Les manhwa sont disponibles sur le web en téléchargeant les planches et en payant électroniquement. De nombreux studios  en conçoivent spécialement pour les téléphones portables, E3Net propose depuis 2003 un service accessible par abonnement mensuel.


Comme le manga japonais et le manhua chinois le manhwa est fortement influencé par l'art classique chinois et les gravures anciennes (Xe siècle) qui servaient à diffuser les canons bouddhiques. Dans la gravure coréenne Bomyeongshibudo (보명십우도/普明十牛圖) une vache raconte une fable, la page est découpée en case et l'image surmontant le texte l'illustre.


            

Signalons que le manhwa se lit de gauche à droite ! Vous n'aurez pas de difficultés pour en trouver et découvrir une richesse bien loin de l'image que vous pouvez en avoir...


Pour en savoir plus vous pouvez aller, d'abord, sur bédés d'Asie.

 

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 05:53

 

Quelques œuvres traversent le temps, signe qu'elles surent voir l'âme humaine en profondeur et que celle-ci, malgré le passage du temps, ne change pas, ce qui ne saurait étonner qui a les yeux ouverts.

Ainsi en est-il du texte de Sun-Tzu ( 孙子) intitulé "L'Art de la Guerre", titre français puisque le titre original serait, je maîtrise mal le chinois : 孙子兵法, Stratégie militaire de maître Sun.
La guerre est-elle un art ? Si la question m'était posée, et elle l'est, je répondrais oui, peu d'activité demandent la maîtrise de techniques différentes, produisant des progrès utilisables hors des champs de batailles, et de capacités mentales diverses mais complémentaires.


La stratégie est comme l'eau qui fuit les hauteurs et remplit les creux.


Il ne s'agit pas d'être le plus fort mais aussi, surtout, de comprendre l'adversaire, ses forces et faiblesses, pour le tromper et ainsi l'amener à faire ce que nous voulons, quand et où nous le voulons en lui faisant croire qu'ainsi il sera vainqueur, ainsi, défait, est-il condamné à la fuite. Sun-Tzu insistant sur l'importance de lui laisser une échappatoire pour éviter que, acculé, il ne se batte avec l'énergie du désespoir pour employer un lieu commun explicite.


Celui qui n'a pas d'objectif ne risque pas de les atteindre.


L'auteur expose quelques principes de base qu'il convient de ne pas perdre de vue :

Dissimuler ses forces, paraître mal préparé et incapable d'attaquer si l'on est sur le point de le faire et, inversement, sembler proche d'agir si l'on en est incapable.


L'art de la guerre c'est de soumettre l'ennemi sans combat ! Une vision bien différente de celle de nombre de généraux qui, il est vrai, avaient une vision lointaine du front, les leurs étant restés trop longtemps serrés dans leurs képis !


Harmonie, équilibre, attention aux conditions climatiques, économie des hommes et matériels et efficacité, autant de qualités nécessaires pour l'emporter en cas de guerre classique mais aussi lors des affrontements économiques dont nous sommes les témoins chaque jour. Car Sun-Tzu n'est pas passé de mode, au contraire, certes la nature des conflits n'est plus toujours militaire mais elle reste la même au plan stratégique. Une entreprise adverse, un marché à conquérir, des actions en guise de munitions... Il y a moins de victimes humaines, et c'est tant mieux, mais une guerre pour économique qu'elle soit n'est différente qu'en apparence. Ainsi l'Art de la Guerre est-il étudié aujourd'hui non seulement dans les états-majors mais aussi par les comités de direction, les écoles militaires comme celles de marketing !

Une crise n'est jamais qu'un conflit, presque, comme les autres, plus elle est grande et plus d'opportunités à saisir offre-t-elle, encore faut-il savoir le faire. De là à dire qu'il serait possible d'utiliser ce livre dans ses relations au quotidien il y a un pas, que je ne crains pas de franchir !




Dans son texte l'auteur montre une grande compétence, il pourrait avoir été général pendant la période des Royaumes Combattants (entre 443 et 221 avant Jésus-Christ) mais ce pourrait être un pseudonyme collectif, à vrai dire peu importe aujourd'hui, le texte reste, partiel semble-t-il, et je vous invite à le télécharger gratuitement, et légalement (parmi d'autres textes), dans la traduction du R. P. Amiot (1772). Ce qui ne sera pas le cas de sa version manhua (10 volumes aux ÉDITIONS DU TEMPS collection TOKI  scénarisée par Li WEIMIN et dessinée par Li ZHIQING.


L'avoir lu permet, faute d'être soi-même actif, de mieux suivre l'actualité ; n'être qu'un rouage n'empêche pas de vouloir comprendre le mécanisme !

 

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 06:15

Sujet "en travaux", je l'améliorerai (ce sera facile, je sais) au fur et à mesure !

 

Haseo Kim In-hu 하서 김인후 (1511-1560)

 


Savant de l'époque du Roi Injong il passa ses examens en 1540 et rédigea une dizaine de livres montrant de grandes connaissances en astronomie, géologie et médecine. Ses textes furent publiés la première en 1568 puis réédités au cours des siècles suivants. Son œuvre offre l'avantage d'avoir été parfaitement conservée.



Gobong Gi Dae-seung 고봉 기대승 (1527-1572)


Il fut, avec Toegye, le chef du mouvement Sarim en opposition avec le mouvement Hungu sur le principe d'occuper ou non de hauts postes dans la fonction publique. il occupa un temps le poste de Censeur Général avant de retourner dans sa ville natale pour continuer ses recherches sur les principes gouvernant la nature humaine. En 1558 il rendit visite à Toegye à Seoul alors qu'il venait y passer les grades supérieurs de ses études. Entre les deux savants commença une polémique appelée "Sachil iginonbyeon" sur l'origine des vertus et la nature des émotions...



Yulgok Yi I 율곡 이이 (1536-1584)


Né le 26 décembre il est un des plus importants érudits confucéen de la Dynastie Joseon. Sa mère Sin Saimdang était calligraphe. À l'age de trois ans il connaissait l'écriture Chinoise et à sept ans il composait des poèmes en Chinois classique. À 13 ans il passa le premier niveau de l'Examen littéraire de la Fonction Civile dont il atteignit le niveau supérieur à 29 ans. Sa thèse Cheondochaek est une pièce littéraire majeure démontrant sa grande connaissance à la fois du Confucianisme et du Taoïsme. Après un retrait du monde de trois années il rédige en 1576 "l'essentiel du Confucianisme" considéré comme le meilleur guide pour respecter les règles confucéennes de vie.




Uam Song Si-yeol 우암 송시열 (1607-1689)


Troisième fils de Song Gap-jo, sa mère rêva qu'elle avalait une pierre de lune quand il fut conçu. La nuit précédant sa naissance son père, retenu à Cheongsan pour une cérémonie familiale rêva lui que Confucius visitait sa maison. Ensuite seulement il reçu la nouvelle de la naissance de Song Si-yeol.

Il perdit son père en 1629 puis, un délai de trois ans respecté, devint l'étudiant de Sagye (Kim Jang-saeng), un disciple de Yulgok dont Song Si-yeol devint le continuateur. Après la mort de Sagye Song poursuivi son enseignement avec le fils de ce dernier Sindokjae (Kim Jip).

Au cours de sa longue vie il connut beaucoup d'honneurs, du poste de gouverneur de Gyeongneung au poste de ministre du roi Hyojong; mais aussi de vrais échecs. Son œuvre reflète les théories de Yulgok mais aussi des idées personnelles. Il servit d'exemples pour nombre de ses successeurs.



Hwaljae Yi Gu 활재 이구 (1613 - 1654)


Brillant érudit Néo-confucéen durant les règnes des rois Injo (1623-1649) et Hyojong 1649-1659) il laisse quatre volumes de poésies et textes en prose prouvant sa profonde compréhension de l'enseignement de Confucius et sa vaste connaissance de l'histoire, de la littérature et de l'astronomie.



Seongho Yi Ik성호 이익 (1681-1763)


Un des premiers philosophes et critique social du Silhak. Né dans une famille Yangban (de lettrés) du clan Yeoju Yi. À l'instar de son milieu il fit des études pour atteindre une haute position dans la bureaucratie de l'époque mais il échoua lors de son premier essai en 1705. La mort de son frère aîné peu de temps après lors d'une rixe lui fit perdre tout intérêt pour la fonction publique.

Engagé dans la ligne de pensée de Yu hyeong-won son œuvre va des méthodes de gouvernement à la famille en passant par l'économie et propose de nombreuses idées de réformes. Ainsi attira-t-il beaucoup de disciples donnant une forte impulsion au Silhak (mouvement réformateur confucéen).



Dasan Jeong Yak-yong 다산 정약용 (1762-1836)


Considéré comme le plus grand représentant du renouveau confucéen, son travail couvrit de nombreux domaines affirmant la nécessité de retrouver une plus grande proximité avec la pensée originelle de Confucius, critiquant les philosophes de son temps perdus en discussions oiseuses loin des préoccupations concrètes. Pour lui les examens d'accès à la fonction publique ne devaient plus seulement porter sur une connaissance approfondie des Classiques Chinois mais aussi sur la compétence technique.

Né dans l'actuelle province Namyangju (Gyeonggi) il y termina ses jours. Serviteur de l'état durant toute son existence, occupant de nombreux postes jusqu'à la supervision de la forteresse Hwaseong au début des années 1790. En 1794 il fut enquêteur royal dans sa province, période au cours de laquelle il apprit beaucoup sur la vie de ses concitoyens ce qui influença ses écrits postérieurs. Au total son oeuvre approche les 500 volumes.

Il fut également l'un des premiers à se convertir au catholicisme, prenant le nom de baptême de John  ou 요한 (Yo-Han) en coréen.

Durant 18 ans il vécu en exil à Kangin.
Son nom de plume Dasan signifie montagne de thé.



Hwaseo Yi Hang-no 화서 이항노 (1792-1868)


Le dernier disciple Confucéen de la Dynastie Joseon passa son examen de la fonction publique en 1808 pourtant il refusa de se déplacer pour occuper un poste de fonctionnaire. Son nom, Hwaseo, provient de la localisation de son lieu de naissance, à l'ouest du mont Cheonghwasan. Défenseur de principes strictes il rédigea un mémoire critiquant Heungseon, père du roi, pour abus de pouvoir. Professeur, il eut parmi ses élèves Choe Ikheon et Yu Inseok, futurs leaders du mouvement Wijeongcheoksa (en faveur de l'orthodoxie confucéenne) à la fin de l'ère Joseon. Son enseignement insistait sur le respect dû au Roi comme à son père et sur le devoir de protéger l'indépendance de la nation contre les influences étrangères. Yi passa toute sa vie dans son village natal. Sa maison, construite par son père, a été restauré récemment, elle est l'exemple parfait de la demeure d'un haut fonctionnaire de l'époque.

http://www.ocp.go.kr/jsp/vr/cybertour_main.jsp?codeid=40000401&eflag=E


 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 05:44

(une esquisse de brouillon, pour le moment !)
 

Seol Chong 설총 (début du 8ème siècle)


Également connu (!) sous le nom "Chongji" et son nom de plume "Bingwoldang"

(빙월당/氷月堂), fils d'une figure importante du Bouddhisme et de la princesse Yoseok, fille du roi Muyeol. Son souvenir perdure par son travail pour représenter la langue Coréenne en caractères Chinois. Il écrivit une parabole critiquant la tendance des monarques à préférer leur satisfaction au respect du Droit. 



Kim Bu-Sik

김부식 (1075 - 1151)


Historien il dirigea la rédaction, cinquante volumes en chinois, du Samguk Sagi "Mémoire historique des Trois Royaumes", le plus ancien texte historique de Corée retraçant la période s'étendant entre le 1er siècle av J-C et VIIème siècle après, l'imprégnant de confucianisme sans recours au merveilleux.

 

Mokeun Yi Saek 목은 이색 (1328 - 1396)


Poète, essayiste néoconfucéen, professeur des princes et conseiller des rois il joua un rôle important dans l'introduction en Corée de la philosophie de Zhu Xi. De retour à Goryeo il fonda une académie où furent éduqués les fondateurs de la Dynastie Joseon. Il croyait à la coexistence du Confucianisme, du Bouddhisme et du Taoïsme.



Jeong Mong-ju Po Eun 정몽주 (1337 - 1392)


Après la réussite à ses examens il soutint le Néo-confucianisme tout en étant fonctionnaire au service du roi qui avait confiance en son savoir et son jugement, il participa ainsi à divers projets nationaux et ses travaux lui gagnèrent un grand respect dans la cour de Goryeo. Il avait visité la Chine et le Japon en tant que diplomate, conduisit des tractations avec le Japon et signant la paix avec la dynastie Ming en 1385.

Il fut assassiné en 1392 par cinq hommes sur le pont de Sonjukkyo dans le Gaeseong, devenu aujourd'hui un monument national, une des pierre de ce pont deviendrait rouge sous l'effet de la pluie indiquant ainsi l'endroit où il fut tué. Sa mort marqua la fin de 474 ans de dynastie de Goryeo.



Sambong Jeong Do-jeon 삼봉 정도전 (1342 - 1398)


Noble le plus puissant de la dynastie de Joseon, idéologue influent du Néo-confucianisme et conseiller du roi Yi Seonggye, fondateur de la dynastie de Joseon. Né dans une famille ayant accédée depuis peu à la noblesse son père tenait un poste élevé. Sa mère étant esclave il eut des difficultés à suivre d'importantes études, mais son intelligence lui permit de surmonter les obstacles qu'il rencontrât.


 

Jeompiljae
Kim Jong-jik 점필재 김종직 (1431 - 1492)


Né à Miryang dans la province de Gyeongsang il passa les examens littéraires les plus importants en 1453 puis 1459 avant d'entrer au service du gouvernement où il occupa de nombreuses et importantes positions. Il gagna les faveurs du Roi Seongjong au point de susciter de nombreuses jalousies. Après sa mort, en 1498, sa doctrine provoqua des soulèvements étudiants à Muo, Gapja (1504) Kimyeo (1519) et Eulsa (1545) qui furent violemment réprimés discréditant son œuvre. Sa mémoire fut réhabilitée longtemps plus tard.



Maewoldang Kim Si-seup 매월당 김시습 (1434-1493)


Né à Seoul, enfant doué il savait lire à 8 mois ! À 21 ans il se retira dans un monastère bouddhiste, le Temple Yongjangsa, pour se consacrer à la poésie et la calligraphie. Il rédigea le premier texte en chinois classique de Corée : Geumosinhwa (금오신화;金鰲新話) . Ses Contes de Geumo devinrent instantanément un classique. Il essaya de concilier le Confucianisme et le Bouddhisme et fut un des premiers à professer des idées démocratiques en Corée.

 


Hwadam
Seo Gyeong-deok 화담 서경덕 (1489-1546)


Né dans un village de Kaesong, fils d'un lettré pauvre, il était en grande partie autodidacte, mécontent du système féodal il renonça aux fonctions publiques pour construire une école le "Pavillon de Soso" pour enseigner les enfants et écrire. Avec T'oegye et Yulgok, mais le premier, il développa une vision Coréenne du néo-confucianisme.



Toegye Yi Hwang 화담 서경덕 (1501-1570)


Haut-fonctionnaire, homme politique, gouverneur de Danyang, il est la grande figure intellectuelle et spirituelle du XVIe siècle en Corée. Érudit de premier plan, il a fondé près d'Andong la fameuse académie confucéenne appelée Dosan-seowon (école de la Montagne édifiante). Il y enseigna les caractères chinois. Pour le mieux connaître une visite s'impose là : http://bextes.org/toegye.html 


Un texte traduit en français : 


 

 


                                                                        (à suivre)
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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 06:55


 

Vieille question s'il en est puisque déjà Aristote la pose dans son célèbre Problème XXX, appelé aussi l'Homme de génie et la mélancolie, par mélancolie Aristote parle de cette tristesse songeuse attachée à l'image de l'artiste illustrée à la Renaissance puis dans le spleen des romantiques. Il remarque surtout le lien qui semble unir créativité et variations de l'humeur, Diderot pourra plus tard dire que le génie est proche de la folie, en effet le créateur est souvent caractériel, instable, obsédé par une œuvre qui semble naître d'un savant mélange de la difficulté d'être et d'un principe énergétique constitutionnel, celui-là même qui a animé tous les créateurs d'univers, les aventuriers de l'impossible, poètes, mages, prophètes, peintres, inventeurs, musiciens...

L'exaltation créatrice est proche de la mélancolie, sœur de la dépression, fille de la manie et proche parente de la folie quand l'œuvre ne parvient plus à contenir tous les affects.

Cette lecture nouvelle des destinées hors du commun livre des conclusions surprenantes : les créateurs usant des arts du langage - poésie, littérature - et ceux des arts non verbaux - plastique et musicaux. Les premiers connaissant une grande proximité avec les troubles mentaux, les liens avec la folie et la dépression sont peu fréquents chez les seconds. Constatons avec surprise que rares sont les peintres ou musiciens classiques portant un pseudonyme.

L'auteur pose la question : La littérature toucherait-elle à un fruit défendu, ou bien l'œil et l'oreille protégeraient-ils de la folie ?

J'avoue avoir une mauvaise vue et une audition parfois déficiente, mais c'est un hasard...


C'est le daimon de Socrate qui servira de modèle à la psychiatrie du XIX siècle pour argumenter son discours sur la proximité du génie et de la folie, cette voix intérieur, un génie familier pour la société grecque qui croit à l'existence des dieux et des démons, c'est une muse capable d'inspiration pour le philosophe et le poète, c'est une hallucination auditive pour la psychiatrie classificatoire.


Diderot comme Kant souligneront que le génie est un don de la nature qui élève au-dessus de ses contemporains. L'homme de génie voit si rapidement, dira le premier, que c'est presque sans regarder.


Étymologiquement le follis latin est tout d'abord un "soufflet pour le feu" mais rapidement le fol est un malade mental, en 1694, le Dictionnaire de l'Académie nous dit que le fol est celui "qui a perdu le sens, l'esprit, qui est tombé en démence". L'aliénation, elle, vient du latin alienus (autre) et signifie devenir autre.



Impossible, et vain, de résumer un tel livre en quelques phrases, l'auteur traverse l'histoire et explore les liens existant entre deux états parfois complémentaires mais parfois seulement, la psychiatrie et la neurologie explorent, cherchent mais ne peuvent, pour l'heure, tout expliquer. Nous cherchons la source du génie, ce facteur humain qui permet à certains d'être différents de ses contemporains, qui permet ou qui contraint, mais cette dernière remarque est personnelle. De Socrate à Rimbaud nous cheminons avec quelques personnalités dont l'histoire, non sans raison, elle, retint le nom sauf celui du premier homme qui réussit à se dégager des primates et dont nous sommes, tous, les descendants !


Notre époque veut comprendre, résoudre, réduire et, ceci a-t-il un lien avec cela, j'ai beau regarder autour de moi je ne vois pas un seul génie à l'horizon.


Il est vrai que j'évite les miroirs !


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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 06:18
 

Non je ne Péreclise pas, je retrouve seulement un moment important de mon passé, c'était en ... C'était il y a longtemps !

Une bibliothèque de quartier tenue par deux dames, de hauts rayonnages, cette odeur doucereuse de vieux livres et de poussière, l'ambiance calme et feutrée que l'on s'attend à trouver dans ce lieux. J'étais venu m'inscrire en quête de lecture en général mais de Bob Morane en particulier (oui, j'en parlerais bientôt), les formalités effectuées une des dames m'indique une porte au fond à gauche de la pièce. Je m'y rendis donc pour découvrir une pièce éclairée par une haute fenêtre qui n'avait pas connu la chance d'un nettoyage depuis longtemps. Une pauvre ampoule vint à mon aide pour m'y retrouver dans ce local finalement plus accueillant, pour moi, que l'autre.

 

Je commence à chercher, trouve rapidement ce que je voulais mais continue mon exploration, ainsi je tombe sur un titre qui retint mon attention : Le Carrousel des maléfices ! Le nom de l'auteur ne me disait rien mais je trouvais la couverture si attractive que je décidais de monter moi aussi sur ce manège, j'ignorais qu'il m'entraînerait si loin, je pense même y tourner encore en y prenant du plaisir.

Bref, je m'égare. Cet auteur s'appelait Jean Ray, grâce à lui j'entrais dans le monde du fantastique. Plus tard je découvrais que cet auteur était l'ami de Henri Verne, l'auteur de Bob Morane, lequel participa au renouveau de l'oeuvre de Jean Ray dans laquelle je venais d'entrer. Oeuvre immense forgée au long de dizaines d'années et de l'obligation de produire régulièrement pour vivre. Une sorte de motivation qui génère souvent une qualité moindre mais qui dans ce cas vit naître de nombreux excellents contes.

Quelques détails biographique sur un JR sympathique : Né Raymond de Kremer à Gand le 08 juillet 1887 (lui-même reconnut que le signe du Cancer est celui des aventuriers ce qui me fait plaisir, allez savoir pourquoi...) il connut une vie aventureuse, moindre qu'il ne se plut à le raconter mais digne d'intérêt malgré tout, laquelle nourrît son oeuvre tout au long de sa vie. Sous le nom de John Flanders il écrivit en néerlandais nombre de récits dont certains, j'en suis sûr, restent à découvrir et à traduire. Sous ce nom il eut la chance d'être édité quatre fois dans la mythique revue Weird Tales qui publia de nombreux textes de Lovecraft et autres auteurs fantastiques que je découvris plus tard.

Sans cette première lecture j'aurais pris un autre chemin nettement moins accidenté et intéressant.

Jean Ray mourut dans sa ville natale le 17 septembre 1964 après avoir vu la renaissance de son oeuvre, laquelle fut portée à l'écran plusieurs fois, jetons un voile pudique sur ces tentatives !
                                                                                    


Jean Ray, le regard toujours vers le lointain.  

Ce livre contient une vingtaine de textes dans lesquels éclatent le talent, l'imagination et le style si particulier de Jean Ray. Il mélange le fantastique, la science fiction, le macabre et la mathématique, l'ironie et le mauvais esprit, je lui dois donc une partie de ce que je suis devenu et lui en serais éternellement reconnaissant. Maintes fois il s'amuse à guider son lecteur dans un dédale puis à l'y laisser en compagnie d'un rire moqueur qui sera le seul guide du curieux. J'espère vous avoir incité à passer la porte, n'ayez pas peur d'avancer vers la lumière que vous apercevez et si elle semble reculer à mesure de votre avancée dites-vous que vous arrivez malgré tout quelque part.

 

       Réédition chez Néo












Où, ça...  Laissez Jean Ray vous prendre par l'imaginaire, probablement nous retrouverons nous quelque part, ou ailleurs !

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