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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:45

Comment mieux conclure ce Printemps Coréen que par ce carré de charme ? En attendant que l'année prochaine voit son retour je remercie Coccinelle de son initiative.

 


Puisque tout fini en musique...

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:42

Tombes royales de la dynastie Joseon

L’environnement naturel des tombes royales de la dynastie Joseon, formé selon les principes du pungsu, crée un lieu où se perpétuent la tradition vivante du culte des ancêtres et ses rites associés avec leur ordonnancement hiérarchique des zones allant du profane au sacré, leurs structures et leurs objets caractéristiques de la dynastie Joseon.

L'emplacement des tombes, spécialement royales, est essentiel pour comprendre la culture coréenne. Elles révèlent le prestige de la famille et forment le cadre pour célébrer le culte des ancêtres.

Les dolmens, les plus anciennes tombes connues de la péninsule coréenne, furent érigés entre l'âge de la pierre et l'âge du bronze. Le royaume Silla développa le système de tombes spécifiques à la Corée : un trou, doublé de bois, rempli de pierres et recouvert de terre (le monticule). Après la conquête des autres royaumes par les Silla, avec l'aide de la Chine, émergea la période Silla unifié pendant laquelle les tombes royales coréennes acquirent leurs caractéristiques : tigres, tables, et objets de pierre originaux.

À l'époque du royaume de Goryeo (918-1392), les tombes royales furent construites sur le modèle Silla unifié mais entre des chaînes de montagne et le long de cours d'eau coulant d'ouest en est.

Les constructions sous la dynastie Joseon présentent des variations reflétant les souhaits du roi ou de ses descendants. Elles étaient construites sur des collines et divisées en trois zones.

 

Villages historiques Hahoe et Yangdong 

Les villages de Hahoe et de Yangdong sont situés au sud-est du pays, cœur de la dynastie Joseon (1392-1910), ils sont distants de 90 km. Ils sont considérés comme les villages claniques les plus représentatifs de Corée. Fondés aux XIVe-XVe siècles ils atteignirent leur taille et composition actuelles à la fin du XVIIIe et au XIXe siècle. Leur disposition et leur emplacement reflètent la culture confucéenne aristocratique propre au début de la dynastie Joseon.

Les villages étaient situés de façon à tirer une nourriture physique et spirituelle des paysages. Les paysages de montagnes, d’arbres et d’eau autour des villages, au panorama encadré par des pavillons et des retraites, étaient célébrés pour leur beauté par les poètes des XVIIe et XVIIIe siècles.

Dans ces villages, les ensembles exceptionnels de constructions, leur environnement, leur situation, plan et traditions de construction reflètent les systèmes culturels et sociaux de la dynastie Joseon, le système particulier des villages claniques spécifique à cette région, et de leur évolution au cours des cinq derniers siècles.

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 07:00

Ce que tu dis le jour est entendu par les oiseaux, et ce que tu dis la nuit est entendu par les souris. Même les mots peuvent parcourir mille kilomètres.

(낮 말은 새가 듣고 밤 말은 쥐가 듣는다 발 없는 말이 천리 길 간다)

Commencer, c'est déjà la moitié du travail fait.

(시작이 반이다. )

Devenu vieux, il devient un enfant.

(늙으면 아이 된다. )

Il fait sombre sous le pied de la lampe.

(등잔 밑이 어둡다. )

Il n'y a pas de fleur rouge qui dure dix jours.

(열흘 붉은 꽃이 없다. )

L'amour pour moi dépend de moi.

(제 사랑 제가 끼고 있다. )

L'amour va là d'où il vient.

(오는 정이 있어야 가는 정이 있다. )

Là où il n'y a pas de tigre, c'est le lapin le professeur.

(호랑이 없는 곳에 토끼가 스승이라. )

Le gâteau de riz d'un autre est toujours plus grand.

(남의 떡이 더 커 보인다. )

Lorsque l'on a de l'argent, même le chien vous respecte.

(돈만 있으면 개도 멍 첨지라. )

Même des enfants nés de la même mère sont différents.

(한 어미 자식도 오롱이 조롱이. )

Même si le ciel tombe sur toi, il y a toujours un trou par lequel tu peux t'échapper.

(하늘이 무너져도 솟아날 구멍이 있다 )

Même si tu connais le chemin, demande encore une fois.

(아는 길도 물어가라. )

Même si tu es attrapé par un tigre, tu peux survivre si tu gardes ton calme.

(호랑이에게 물려가도 정신만 차리면 산다 )

Même un enfant choisit le côté où on l'aime.

(아이도 사랑하는 데로 붙는다. )

Même un tigre pense à l'endroit où il a laissé ses petits.

(호랑이도 제 새끼 둔 곳을 생각한다. )

On peut construire une montagne en rassemblant des grains de poussière.

(티끌모아 태산. )

Perdre une vache puis réparer l'étable.

(소잃고 외양간 고친다 )

Peut-on avoir des feuilles sur un arbre sans racines ?

(뿌리 없는 나무에 잎이 필까 ? )

Si on parle du tigre, le tigre apparaît.

(호랑이도 제 말하면 온다 )

Si tu parles gentiment aux gens, ils te parleront également gentiment.

(가는 말이 고아야, 오는 말이 곱다 )

Un chat silencieux attrape les souris.

(소리 없는 고양이 쥐 잡듯. )

Un chien élevé à Sodang pendant trois ans peut scander des phrases chinoises.

(서당개 삼 년에 풍월 읊는다. )

Un voleur d'aiguille deviendra un voleur de vaches.

(바늘도둑이 소도둑이 된다 )

Une charrette vide fait plus de bruit.

(빈 수레가 요란하다. )

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 06:54

Les zones historiques de Gyeongju présentent un ensemble de réalisations exceptionnelles de l'art bouddhiste coréen sous la forme de sculptures, bas-reliefs,  pagodes et vestiges de temples et de palais de la dynastie de Silla qui a régné sur la péninsule coréenne de 57 avant J.-C. à 935 après J.-C. et les sites et monuments de Gyeongju constituent des témoignages de sa culture.

Le bien comporte cinq zones distinctes situées dans le centre de Gyeongju et ses environs.

L'aire du mont Nam s'étend au nord de la ville sur 2 650 ha. Les monuments bouddhistes comportent les ruines de 122 temples, 53 statues de pierre, 64 pagodes et 16 lanternes de pierre. Les fouilles ont aussi mises au jour les restes de cultes de la nature et animistes pré-bouddhistes de la région. Cette zone contient 36 monuments, comprenant des bas-reliefs taillés dans la roche ou des rochers gravés, des images et des têtes de pierre, des pagodes, des tombes et des groupes de tombes royales, des puits, un groupe de mâts d'étendards en pierre, la forteresse du mont Nam, le site du Pavillon Poseokjeong et le bassin de Seochulji.

Une des tombes les plus anciennes a révélé une fresque murale peinte sur de l'écorce de bouleau représentant un cheval ailé.

L'aire de Hwangnyongsa se compose de deux temples bouddhistes, le temple de Bunhwangsa et les ruines du temple de Hwangnyongsa. Ce denier, construit sur l'ordre du roi Jinheung (540 - 576) sur une surface de 72 500 m2, était le plus grand temple jamais érigé en Corée. Une pagode de neuf étages et de 80 m de haut y a été ajoutée en 645. La pagode de Bunhwangsa a été construite en 634 au moyen de blocs de pierre taillée.

 

L'île volcanique et tunnels de lave de Jeju apportent une contribution importante et distinctive à la connaissance du volcanisme mondial.

L'impact visuel des tunnels du volcan Geomunoreum, considéré comme le réseau de grottes de ce type le plus beau du monde, est exceptionnel, même pour les habitués de tels phénomènes. Il donne le spectacle unique de décorations multicolores, ornant les plafonds et les sols. Le cône de tuf de Seongsan Ilchulbong, semblable à une forteresse avec ses murs qui surgissent de l'océan, offre un paysage remarquable et le mont Halla, avec ses cascades, ses expositions de formations rocheuses aux formes multiples et de falaises à colonnes, et son sommet surplombant au cratère occupé par un lac, ajoute encore au pittoresque et à l'attrait esthétique du lieu.

Jeju est l'un des rares grands volcans boucliers du monde édifié au-dessus d'un point chaud sur une plaque continentale stationnaire.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 07:25

Palais Changdeokgung

Construit au XVe siècle sous la dynastie Joseon, Changdeokgung occupe un site de 57,9 ha à Jongno-gu, au nord de Séoul, au pied du pic Ungbong du mont Baegaksan, la principale montagne tutélaire au titre de la géomancie.

Changdeokgung est un exemple exceptionnel de bâtiments officiels et résidentiels intégrés dans leur cadre naturel et harmonisés avec cet environnement construit pour faire office de palais secondaire par rapport à celui de Gyeongbokgung et il s'en distingue par ses buts et sa disposition au sein de la capitale. Il a été conçu pour épouser la topographie en conformité avec les principes du pungsu : les structures du palais ont été placées au sud et on a aménagé au nord un vaste jardin sur l'arrière, appelé Biwon ou jardin secret.

Les bâtiments officiels et résidentiels qui composent l'ensemble ont été conçus selon les principes traditionnels d'organisation des palais. Les bâtiments et les structures comprennent trois portes et cours (une cour administrative, une cour de la résidence royale et une cour des audiences officielles) et la zone résidentielle à l'arrière  de la zone administrative est agencée selon les principes du ''sammun samjo (三門三朝)'' et du ''jeonjo huchim (前朝後寢)''.

Le jardin a été aménagé en terrasses plantées de pelouses, d'arbres à fleurs et de fleurs et abrite un bassin de lotus et des pavillons dressés contre un arrière-plan boisé. Il recèle plus de 56 000 spécimens de diverses espèces d'arbres et de plantes, dont des noyers, des chênes blancs, des zelkovas, des pruniers, des érables, des noisetiers, des charmes, des ifs, des gingkos et des pins.

Changdeokgung a fait office de palais secondaire par rapport à Gyeongbokgung pendant deux cents ans mais il a été le premier reconstruit après l'incendie des deux palais survenu lors de l'invasion japonaise de la fin du XVIe siècle, et il a dès lors servi de siège à la dynastie pendant deux cent cinquante ans. Ce bien a eu une grande influence sur le développement de l'architecture, de la conception des jardins et des  paysages et des arts apparentés en Corée pendant de nombreux siècles. Il témoigne de valeurs architecturales sophistiquées, en harmonie avec un magnifique environnement.

 

Forteresse de Hwaseong

Hwaseong est une forteresse de l'époque de la dynastie de Joseon qui entoure le centre de la ville de Suwon, dans la province de Gyeonggi-do. Elle a été érigée à la fin du XVIIIe siècle par le roi Jeongjo à des fins défensives et pour abriter les restes de son père, le prince royal Jangheon. Les remparts massifs de la forteresse, longs de 5,74 km, entourent une surface de 130 ha et épousent la topographie du terrain. La principale rivière de Suwon, le Suwoncheon, traverse le centre de la forteresse.

Les murs présentent un certain nombre de structures défensives, pour la plupart intactes. Les portes principales sont implantées aux quatre points cardinaux. La porte Paldalmun au sud et la porte Janganmun au nord sont d'impressionnantes structures en bois à deux étages, construites sur un socle de pierre, flanquées de plateformes de garde et protégées par des ravelins en demi-lune de brique cuite. Elles sont reliées par une voie principale traversant le complexe. Les portes ouest (Hwaseomun) et est (Changnyongmun) sont des constructions à un étage protégées par des ravelins.

La forteresse de Hwaseong se distinguait des forteresses chinoises et japonaises en ceci qu'elle conjuguait des fonctions militaires, politiques et commerciales. Conçue par Jeong Yakyong, un savant reconnue issu  de l'École d'études pratiques, elle se caractérise par une planification soigneuse, l'alliance d'éléments résidentiels et défensifs et la mise en application des dernières découvertes scientifiques. En combinant  les concepts de certaines des meilleures réalisations occidentales et extrême-orientales, elle représente l'apogée de l'architecture militaire du XVIIIe siècle. Hwaseong a également ceci d'unique qu'elle tire profit de la topographie pour atteindre une efficacité défensive optimale.

Des archives de la construction de Hwaseong, publiées en 1801, décrivent en détails la conception et l'édificationde la forteresse.

 

Site de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa

Les sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa présentent la densité la plus forte et la plus grande variété de dolmens de la Corée et, de fait, de la planète. Les dolmens sont des monuments funéraires mégalithiques qui, aux IIe et Ier millénaires avant notre ère, constituaient une des principales caractéristiques de la culture du Néolithique et de l'âge du bronze dans le monde entier. On pense généralement que ces mégalithes, qui consistent d'ordinaire en au moins deux blocs de pierre non taillée soutenant une énorme table de couverture, étaient de simples chambres funéraires érigées sur les corps ou les squelettes de notables défunts. Généralement situés dans des cimetières surélevés, ils présentent une grande valeur archéologique grâce aux informations qu'ils apportent sur les peuples qui les ont érigés, leurs systèmes social et politique, leurs croyances et rites, leur expression artistique et leurs cérémonies.

Le bien consiste en trois zones distinctes :

Le site de Gochang (8,38 ha) constitue le groupe de dolmens le plus important et le plus diversifié. Il se situe  dans le village de Maesan. On y a dénombré plus de 440 dolmens de types divers.

Le site de Hwasun (31 ha) se situe sur les pentes d'une série de petites collines le long de la rivière Jiseokgang. Il comporte plus de 500 dolmens. On a identifié les strates d'où proviennent un grand nombre de blocs qui les composent.

Les sites de Ganghwa (12,27 ha) se trouvent sur les pentes montagneuses de l'île de Ganghwa. Généralement situés à une altitude plus élevée que les dolmens des autres sites, ils sont d'une facture plus ancienne.

Les sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa livrent de précieuses indications sur la façon dont les pierres étaient extraites, transportées et érigées et sur l'évolution des types de dolmens dans le nord -est de l’Asie.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 07:53

Le bienheureux André de Phú Yên’, jeune catéchise laïc vietnamien né vers 1625 dans la province de Ran Ran (Phú Yên) et mort à Kè Chàm est un martyr de la foi, mort le 26 juillet 1644. Il a été béatifié le 5 mars 2000.

Considéré comme le premier proto-martyr de l'Église vietnamienne, il est le patron de la jeunesse du pays.

André est baptisé en 1641. L’année suivante, sous l’insistance de sa mère, André est accepté parmi les proches collaborateurs du père Alexandre de Rhodes. Après une année d’études et de formation culturelle il entre dans le groupe de catéchistes appelé ''Maison de Dieu''.

 

En juillet 1644, le mandarin Ông Nghè Bô revient dans la province dont il est le gouverneur avec l’ordre du roi d'Annam de s’opposer au christianisme. Sa première idée est de s'en prendre aux catéchistes en général et à Alexandre de Rhodes en particulier. Celui-ci est absent quand des soldats viennent pour l'arrêter, à sa place ils arrêtent le jeune André et le conduisent au palais pour le présenter au gouverneur qui lui ''suggère'' de renoncer à sa foi. Ce à quoi André répond qu'''il n'est pas disposé à l'abandonner quelles que soient les conséquences''.

Celles-ci seront douloureuses mais insuffisante le faire changer d'avis. La souffrance fait partie de la foi et la mort ouvre la porte du Paradis, n'importe intégriste vous le dirait.

Au matin du 26 juillet 1644 deux André sont conduit à travers le marché de Kè Chàm, le premier a 19 ans, l'autre 73, unis par un même destin aux antipodes de leurs vies.

À cette différence que le plus âgé sera épargné en raison de son âge. Phu Yen sera exécuté en fin de journée. Jésus sera son dernier mot avant que le cimeterre ne lui tranche la gorge.

Liturgiquement il est commémoré le 26 juillet.

 

 

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 07:18

Après la République Populaire Démocratique de Corée visitons maintenant les sites de la République Démocratique de Corée inscrits au patrimoine universel de l'UNESCO :

Grotte de Seokguram et temple Bulguksa

Whc.unesco.org/fr/list/736

Aménagés au VIII siècle, sous la dynastie de Silla, sur les pentes du mont Toham, la grotte de Seokguram et le temple Bulguksa constituent un ensemble d'architecture religieuse exceptionnelle érigé par la volonté de Kim Dae-seong en mémoire de ses parents.

Seokguram est une grotte artificielle en granit, composé d'une antichambre, d'un couloir et d'une rotonde abritant une statue monumentale du Bouddha Sakyamuni regardant la mer, la main gauche en position « dhyana mudra », le mudra de la concentration, et la main droite en position « bhumisparsa mudra », touchant la terre. La construction du plafond en forme de dôme de la rotonde et du couloir a fait appel à une technique novatrice qui a impliqué l'emploi de plus de 360 dalles de pierre.

Le temple Bulguksa comprend une série de bâtiments de bois construits sur des terrasses de pierre surélevées. Son enceinte est divisée en trois parties – Birojeon (hall du Bouddha Vairocana), Daeungjeon (hall du grand éveil) et Geungnakjeon (hall du bonheur suprême). Ces zones et les terrasses en pierre ont été conçues pour représenter le pays du Bouddha. Les terrasses en pierre, les ponts et les deux pagodes – Seokgatap (Pagode de Sakyamuni) et Dabotap (Pagode des trésors abondants) – situées en face du Daeungjeon attestent de la finesse du travail de la pierre au temps des Silla.

 

Sanctuaire de Jong myo

http://whc.unesco.org/fr/list/738

Le sanctuaire de Jongmyo abrite les tablettes des rois et reines de la dynastie Joseon. C’est le plus ancien et le plus authentique des sanctuaires royaux confucéens consacrés au culte des ancêtres. Il s’élève sur un plan unique en son genre, entièrement conservé. Construit à la fin du XIV siècle, il a été détruit au XVI siècle pendant l’invasion japonaise, puis reconstruit au début du XVII siècle ; certains bâtiments ont été agrandis par la suite. Les principaux éléments du complexe de Jongmyo sont : le sanctuaire principal, le Jeongjeon ; et un sanctuaire auxiliaire, le Yeongnyeongjeon (Pavillon de la Paix éternelle). Les autres éléments sont : le Mangmyoru (pavillon de bois où le roi se recueillait devant la mémoire de ses ancêtres royaux) ; le Gongmingdang (sanctuaire dédié au roi Gongming de la dynastie Goryeo, construit par le roi Taejo de la dynastie Joseon) ; le Hyangdaecheong (pavillon où sont conservés les objets rituels) ; et le Jaegung (bâtiment comprenant une salle centrale et deux ailes, où le roi et les autres participants attendaient avant la cérémonie). L’architecture est conforme à la doctrine confucéenne du culte des ancêtres et adaptée au rituel des cérémonies confucéennes, supervisées strictement par les rois. Le sanctuaire a conservé sa forme originelle, qui date de la dynastie Joseon.

Les rites traditionnels du culte des ancêtres (les Jongmyo Jerye) sont encore pratiqués accompagnés de la musique et des danses rituelles. Tout ce qui concerne la construction et la gestion du sanctuaire de Jongmyo ainsi que les Jongmyo Jerye, a été consigné dans les protocoles royaux de la dynastie Joseon.

 

Temple d'Haeinsa Jhanggyeong Panjeaon, les dépots des tablettes du Tripitaka Koreana

whc.unesco.org/fr/list/737

Le Janggyeong Panjeon du temple de Haeinsa, sur les pentes du mont Gaya, abrite le Tripitaka Koreana, la collection la plus complète de lois, traités et autres textes bouddhiques qui nous soit parvenue. Ces textes ont été gravés entre 1237 et 1248 sur environ 80.000 tablettes de bois pour demander au Bouddha de défendre la Corée contre les invasions mongoles. Les spécialistes du bouddhisme dans le monde entier reconnaissent l’exactitude exceptionnelle et la qualité supérieure de ces textes. La valeur des tablettes vient aussi de la délicatesse avec laquelle les caractères chinois ont été gravés ;  la calligraphie est si régulière qu’on peut penser que tout  a été écrit par la même main.

Le Janggyeong Panjeon comprend deux bâtiments longs et deux bâtiments petits. Construits au XVe dans le style du début de la période Joseon, leur conception se caractérise par la simplicité des détails, l’harmonie du plan et des proportions, l’équilibre et  le rythme.

Ces bâtiments sont exceptionnels parce qu’ils figurent parmi les plus anciennes constructions destinées à cet usage particulier et qu’ils mettent en œuvre des solutions remarquablement efficaces pour prévenir la détérioration des tablettes de bois tout en permettant de les entreposer et d’y accéder facilement. Ils ont été conçus pour assurer une aération naturelle et moduler la température et le degré d’humidité en fonction des conditions climatiques. Ils ont ainsi protégé les tablettes contre les rongeurs et les insectes pendant quelque cinq siècles.

Le complexe du temple de Haeinsa est un lieu de pèlerinage célèbre qui attire non seulement les bouddhistes coréens, mais les bouddhistes et les chercheurs du monde entier.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 06:50

Un pays n'existe pas sans histoire, celle de la Corée est riche. Pourquoi ne pas profiter de ce challenge pour visiter les sites de ce pays inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO, en attendant de pouvoir le faire réellement.

 

Situé à l'ouest de la République Populaire Démocratique de Corée le site de Koguryo date de la période du royaume du même nom, celui-ci occupait le nord de la péninsule coréenne et l'est de la Chine jusqu'à la Mandchourie et dura du Ier siècle avant notre ère jusqu'au VIIème.

Ces tombes construites en pierre et surmontées de tumulus en pierre ou en terre sont une des rares traces de la culture de ce royaume. Au nombre de dix mille elles s'étalent en partie en Coréen, en partie en Chine. 90 sont ornées de fresques, probablement étaient-elles destinées à la classe dirigeante. Elles présentent un témoignage de la vie quotidienne de l'époque par leurs représentations des vêtements traditionnels, la nourriture, le cadre de vie, les pratiques funéraires ou religieuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

La grande majorité se trouve sur un site principal mais d'autres sépultures de la même époque sont situées isolement en d'autres lieux, dans des villages, les provinces voisines ou même à Pyongyang.

 

Descendons et nous approchons de la ville de Kaesong, à 14 km au sud-ouest nous trouvons le tombeau du roi Kongnim (31e souverain de la dynastie Koryŏ), en continuant notre chemin vers les chutes de Pakyon nous trouvons celui du roi Wang Kon fondateur de la dynastie Koryŏ.

Le site historique de Kaesong nous présente l'organisation de cette dynastie et de son État, de ses palais, monuments institutionnels, ses triples murailles construites à des périodes différentes mais aussi un observatoire astronomique et météorologique, deux écoles, une probablement pour les employés du gouvernement, et des stèles commémoratives, le tout construit suivant les règles de la géomancie. S'y rencontrent également les preuves des influences bouddhistes, confucianistes et taoïstes dans l'architecture.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:24

Le Drapeau de la République Démocratique de Corée est appelé Taegeukgi il est blanc et porte en son centre un Taijitu (équivalent coréendu Yin et du Yang appelé Um Yang), rouge, en haut, bleu, en bas. Taegeuk signifiant l'origine de toute chose. Il porte à chaque angle un trigramme :

Geon (☰) = 하늘 () = haneul (l'air), en haut à la hampe.

Saison : Printemps ; direction : sud ; famille : père ; vertu : l'humanité ; Justice.

Li (☲) = () = bul (le feu), en bas à la hampe

Saison : automne ; direction : est ; Famille : fils ; vertus ; courtoisie ; Sagesse.

  Gam (☵) = () = mul (l'eau), en haut sur le flottant

Saison : Hiver ; Direction : ouest ; famille : fille ; vertus ; Connaissance ; Vitalité.

  Gon (☷) = () = ttang (la terre), en bas sur le flottant

Saison : été ; direction : nord ; famille : mère ; vertus : justesse ;

Fécondité.

 

Ce drapeau fit l’objet de questions sur sa légitimité. Le taeguk et les trigrammes sont des symboles d’origine chinoise ressemblant au Yi-ching. Il semblait inadapté de voir la Corée prendre des symboles chinois pour leur drapeau national. Des théories ont argumentées que le motif en spirale était visible sur un ancien temple coréen avant l’apparition du concept du Yin et du Yang, il pourrait donc être d’origine coréenne ou historiquement lié à la Corée. Il s’agit probablement d’une coïncidence, ce signe ne revenant nulle part ailleurs. L’influence de la Chine dans le passé de la Corée influa le culture de celle-ci et les Coréens ont souvent adopté et amélioré ou adapté des techniques chinoise. La chine à tout de même joué un grand rôle dans l’adoption du drapeau. Dans les années 1880 la Corée souhaite se doter d’un drapeau national et le roi Gojong demande un avis à son voisin. La Chine propose un drapeau basé sur le drapeau chinois de l’époque (un dragon à 5 doigts sur fond jaune - le drapeau proposé à la Corée étant un dragon a 4 griffes sur fond bleu). La Corée n’adopte pas ce drapeau trop sophistiqué, c’est alors que l’on parle de modifier le Yi-ching : un taeguk et de 8 trigrammes. S'il n'y en a que 4 sur le drapeau actuel, c’est par la faute d'un capitaine anglais qui escortait le prince Pak Yeong-hyo vers le japon. Celui-ci dit que le drapeau était trop compliqué et proposa de supprimé quatre trigrammes.

 

Le drapeau de la République Populaire Démocratique de Corée a été adopté le 8 septembre 1948, il est constitué de bandes bleues et rouge symbolisant respectivement la paix et le socialisme.

À gauche, une étoile rouge représente ce dernier dans un disque blanc représentant l'univers. Ses spécifications furent établies en octobre 1945 et officialisées le 6 mars 1948.

Il existe un drapeau de l'unification coréenne, utilisé lorsque les deux pays concourent ensemble :

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:00

Parmi les hommes qui œuvrèrent pour le rapprochement entre le Vietnam et l'Occident il m'a parut judicieux de commencer par Alexandre de Rhodes qui se pencha sur la langue annamite et en fit la romanisation il y a plus de trois siècles.

Alexandre vit le jour le 15 mars 1591 à Avignon où il vivra jusqu'en 1599, date à laquelle il s'embarque pour Rome afin d'y effectuer son noviciat. En 1612 il s'engagera dans la Compagnie de Jésus pour, six ans plus tard, aller dire adieu à ses parents avant de partir pour Lisbonne, seul base permettant de s'embarquer pour les Indes Orientales, en ayant reçu le droit par le pape Alexandre Borgia.

Il n'embarquera en fait que le 4 avril 1619 pour le Japon, une destination qu'il n'atteindra jamais, ce pays, après son départ, chassera tous les missionnaires et prédicateurs étrangers.

Le 9 octobre il débarque à Goa dans le but d'attendre que le Japon révise sa position et autorise à nouveau la pollution occidentale sur ses terres. Il ne repartira que le 12 avril 1622, pour la même destination, qu'il n'atteindra toujours pas, devant attendre 9 mois à Ceylan des vents favorables qui ne le pousseront jamais vers son but premier. Celui-ci fut donc modifié et on lui demanda de reporter son désir d'évangélisation vers les pays limitrophes de la Chine, en l’occurrence la Cochinchine et le Tonkin.

Ainsi, faisant partie du fret portugais, le père de Rhode débarque le 12 janvier 1624 à Faifo (aujourd'hui Hôi An). Il aura beaucoup de succès comme prêcheur pendant un an et demi et convertira même la tante du second seigneur de Hué ''Madame Marie'' qui deviendra un de ses soutiens les plus solides. Rappelé à Macao où la rumeur de son succès est arrivé il est envoyé au Tonkin avec la même ambition.

Il débarque le 19 mars 1627 à Chouaban, reçu par le roi celui-ci lui demande de l'attendre le temps d'une petite guerre avec la Cochinchine. Temps que mettra à profit Alexandre pour enrôler deux cent ''païens'' avant d'aller réconforter le roi dont l'expédition n'eut pas le succès escompté. Le souverain ne se convertira pas pour autant mais la cour ne sera pas insensible à ses sermons. Durant la première année de sa présence dans la capitale du Tonkin, Chechon, il baptisera environ 1200 personnes, près du triple l'année suivante. Intelligent et perspicace il avait bien compris qu'il importait de convertir d'abord les prêtres des cultes locaux, leurs ouailles suivraient. Psychologue il leur présentait l'immortalité de l'âme et la perspective de la vie éternelle, ce qui était le meilleur des éléments marketing à sa disposition, ensuite, petit à petit, il enseignait les autres aspects du christianisme. Son succès fit des envieux mais causa aussi nombres de perturbations sociales, surtout quand il insistait pour qu'un homme n'ait qu'une seule femme, ce qui pouvait priver le royaume de nombreuses naissances et le roi de la centaines de jeunes femmes qu'il avait à son service.

Finalement le souverain lui interdit de continuer son action et défendit à son peuple d'obéir à cette doctrine contraire aux intérêts de l'état et aux coutumes du royaume.

Ce qui ne l'empêcha pas d'y retourner et de continuer son travail à Macao ou en Chine, principalement dans la région de Canton.

Il évoquera son périple et ses réalisations dans deux livres :

Histoire du royaume de Tunquin (1651)

Divers voyages et missions (1653)

Les deux furent écrit en latin. Indispensables témoignages pour connaître l'histoire de la région à cette époque.

 

Il rapporte de nombreuses observations sur ce qu'il a vu, la géographie du pays, son histoire ''Ce pays est séparé de la Chine depuis 8 siècles et ses habitants laissent flotter leurs cheveux, en outre ils ne portent plus les bottines traditionnelles des chinois. Ce qui n'empêche pas d'aller tous les trois ans à Pékin reconnaître l'Empereur et lui verser une redevance''.

Les impôts sont payés par tous les hommes de 19 à 60 ans en fonction de leur situation, il est acquitté en quatre fois (sans frais). Le pays peut lever rapidement une armée de 100 000 hommes venant de toutes les grandes villes, les hommes ne se battent pas en eux, contrairement aux occidentaux, ils se servent habilement de toutes les armes et les galères ne sont pas manœuvrées par des forçats.

Le roi est entouré du Conseil Souverain composé de docteurs et de licenciés en droit passant leurs examens de manière rigoureuse, d'abord bachelier, sur concours ouverts, puis, après trois ans, ils peuvent passer leur diplôme de droit civil. Le doctorat s'obtient après un nouveau délai de trois ans et n'est donné qu'en fonction des places disponibles dans la fonction publique royale.

 

De Rhodes évoque les rites funéraires, soulignant qu'il n'est peut-être point de nation en toute la terre qui ait rendu plus de devoirs et plus respectueusement aux âmes et aux corps des trépassés que les peuples du royaume d'Annam. Il souligne l'importance du choix du nom et de l'utilité de celui-ci pour chasser les démons. Il présente les sectes présentes en Annam, celle de Confucius, de Bouda et de Lao-tseu, comme si celle qu'il représentait valait mieux que les trois réunies.

 

Il s'attarde longuement sur les difficultés de la langue Annamite, construite autour de six tons qui sont comme les notes de musique, la difficulté étant que des mots se ressemblent et qu'une infime modification de prononciation en modifie du tout au tout le sens.

Historiquement il rappelle que déjà en 166 après Jésus Christ des annalistes chinois avaient noté l'arrivée à Canton de marchands romains ayant passé par l'Annam. Au fil des siècles d'autres visiteurs et commerçant passèrent par là, suivi par des colons évangélistes qui n'eurent pas grand succès avant que de Rhodes n'obtienne le succès évoqué plus haut, de par ses qualités, son charisme, sa connaissance de la psychologie des individus et des foules, enfin, et surtout, par sa maîtrise de la langue lui permettant de s'adresser à tous sans traducteur. Il travailla longuement à romaniser l'écriture de la langue Annamite, combinant des signes et quelques sons suffisant pour former les mots du vocabulaire. Le pays d'Annam hérita donc d'une écriture propre, d'un langage national : le quôc-ngu. Il ne fut pas seul pour réaliser cela mais en fut l'inspirateur et le propagandiste, dans le but de propager son message mais son instrument devant porteur de connaissance. Le but était sournois, la réalisation le dépasse et, ainsi, le justifie, rien que pour cela Alexandre de Rhodes a gagné sa place dans l'histoire du Vietnam et, secondairement, dans ce blog pour ce challenge.

 

Alexandre de Rhodes
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