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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 09:00

Deux tueurs arrivent à Brentwood, ils se dirigent vers le Harry's diner, bar comme il y en a tant. Ils viennent voir Harry, pour le tuer semble-t-il, mais non, finalement ils se contentent d'attacher un client et le cuisinier. Le client en question sera envoyé par Harry prévenir un de leurs amis commun, le Suédois, c'est lui qui est la véritable cible des assassins. Mais le Suédois, Pete Lunn de son nom, ne veut pas partir, il est las de courir et sait pourquoi ces hommes sont à ses trousses, qu'il a fait quelque chose de mal qu'il doit payer.

Quand il entend le bruit de la porte de l'immeuble il sait que les exécuteurs ont retrouvés sa trace, qu'ils viennent s'acquitter de leur tâche.

Les tueurs montent, entrent dans l'appartement, s'approchent de la chambre de Lunn qui ne fait rien pour se défendre. Les arrivants le regardent, et sans hésitation vident leurs chargeurs sur lui.

Une enquête va avoir lieu, James Reardon est chargé par l'assurance de faire la lumière sur ce qui s'est passé. Pour cela il va remarqué les mains de Lunn, abîmées, durcies par des années d'entraînement et de combats sur le ring. Si Reardon est là c'est qu'il a laissé de l'argent à une employée d'un hôtel d'Atlanta, pas une somme énorme mais suffisante pour attirer l'attention de l'assurance. Les investigations conduites vont faire ressurgir une autre affaire, bien plus importante. À l'époque le Suédois, portant encore son nom d'Andersen, habitait Brentwood depuis peu...

La vérité va se faire jour à mesure des interrogatoires conduit par Reardon, chacun par un flash-back apportera une pièce du puzzle et nous découvrirons comment Andersen devint Lunn, quelles circonstances le conduisirent en prison, pour épargner une femme, vraiment fatale pour le coup. Une dénommé Kitty Collins, maîtresse d'un truand, Colfax, dont il tombe amoureux.

Mauvaise pioche ! Bien qu'il ne s'étonnât pas qu'elle le trahisse pour préserver ses intérêts.

Robert Siodmak, le réalisateur, vient d'Allemagne et sa réalisation est marqué de l'expressionnisme qu'il connut avant d'émigrer. Obscure parfois, violemment contrastée pour souligner un élément de l'image, portée sur des gros plans signifiants. Une musique signée Miklos Rozsa et une interprétation (largement) dominée par Burt Lancaster et Ava Gardner. Tous les deux débutaient, ils vont constituer un couple marquant de l'histoire du cinéma, en général, et du film noir en particulier. La belle et la bête revisitées.

 

D'après une nouvelle de Ernest Hemingway publiée en 1927.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 06:13

Masquerade 광해, 왕이 된 남자 2012 - Choo Chang-min.

Que s'est-il passé durant les quinze jours manquant dans les

anneles de la Dynastie Joseon (1450-1750) censées cependant

suivre les événements au jour le jour ? Rien n'est sûr, sinon que

une opportunité trop tentante pour être ignorée par Choo

Chang-min qui nous donne son interprétation de ces deux

semaines.

Gwang-hae est roi, mais son règne est compromis par un poison

censé l'envoyer dans l'autre-monde. À cette époque c'est un

moyen pratique pour accéder au trône pour un prétendant, le

temps qu'un autre ait la même idée.

Bref, le roi n'est pas mort mais il est fatigué et a besoin de

repos. Histoire de lui laisser le temps de récupérer, Ha-sun, son

sosie prend sa place. Celui-ci occupait cette position quand le roi

désirait passer la nuit auprès de sa concubine préférée. Cette

fois il va devoir se substituer au souverain à plein temps et en

une période difficile où le palais royal grouille de rumeurs et

d'intrigues, où des discussions se poursuivent avec la Chine et la

Mandchourie, autant dire que ce n'est pas le moment de faire

une bétise.

Pour donner le change le remplaçant bénéficie des

recommandations du conseiller du roi : Heo Gyun. Autant dire

que celui-ci ne manque pas de travail, les manières royales

n'étant pas celle que le comédien des rues, habitué des tavernes

les moins bien fréquentées, utilise habituellement, à la grande

surprise de la cour. C'est le moyen pour le réalisteur pour

souligner le poids du protocole de l'époque, le cérémonial

contraignant qui régle chaque instant, ou presque, et l'obligation

pour le roi de vivre dans une véritable cage invisible.

Mais le ''remplaçant'' lui aussi est surpris, il imaginait le

souverain tout puissant,il le découvre fantoche soumis aux

pressions de lettrés qui l'entourent. Situation qui lui déplait et

qu'il va refuser. Lui va agir en roi véritable et prendre des

décisions en faveur du peuple dont il vient.

Là est la leçon du film, la noblesse et la grandeur, les vraies, ne

tiennent pas à la naissance ni aux origines mais à la personnalité

et au caractère. Pour être souverain il est parfois préférable

d'étouffer la première et de contraindre le second.

 

Néanmoins Ha-sun aura apporté trop de bouleversements pour

que cela dure, aura menacé trop d'intérêts pour qu'ils ne se

manifestent pas afin de maintenir leurs positions et le film qui

commence comme une comédie finit dans un réalisme plus

brutal.

Un des plus gros succès de l'histoire du cinéma Coréen avec

dans un double rôle Lee Byung-hun que vous avez, peut-être, vu

dans des réalisations hollywoodiennes comme G.I. Joe 1 & 2 ou

Red 2. Il montre dans ce film des talents de comédiens que les

productions étasuniennes n'exigeaient pas de lui.

Autre qualité de Masquerade, des décors et costumes somptueux

qui donnent envie de connaître cette époque, dans de bonnes

conditions s'entend !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 07:05

The Man from Nowhere (아저씨; Ajeossi) Lee Jeong-beom. 2010.

Cha Tae-sik vit à l'écart, parle peu, ne se fait pas remarquer, ce qui semble normal pour un prêteur sur gage d'un quartier quelconque de Séoul. Il se lie peu avec ses voisins, si ce n'est avec So-Mi, une enfant qu'il reçoit chez lui quand Hyo-jeong, sa mère, est sous l'influence de produits divers et (a)variés ou contrainte de sortir pour travailler. Un jour celle-ci a la mauvaise idée de voler de la drogue au gang de Oh qui va charger son homme de main (sale), Man-seok, de la retrouver par n'importe quel moyen. Le plus simple sera de kidnapper mère et fille pour torturer la première et menacer la seconde.

Hyo-jeong pour dissimuler son larcin le mit dans une sacoche d'appareil photo qu'elle confia à Cha, cédant aux arguments violents de ses tourmenteurs elle avoue où la drogue se trouve et Oh va envoyer trois hommes à la boutique du prêteur pour récupérer son bien.

Tae-sik donnera le sac, et son contenu, aux bandits en échange de leurs prisonnières, promesse qui ne sera pas tenu, Man-seok pensant que Tae-sik pourrait lui être utile pour son trafic en faisant office de livreur. Mais tout cela n'est qu'un piège dans lequel il n'est qu'un élément et la police va trouver dans la voiture qu'il utilisait le corps de Hyo-jeong puis l'arrêter.

Dans le commissariat Cha va réaliser que So-mi est en danger et qu'il ne veut pas qu'il lui arrive quelque chose. Lui qui voulait passer inaperçu va devoir retrouver des habitudes et des compétences mises de côté depuis longtemps pour s'échapper, depuis le décès de sa femme enceinte alors qu'il était officier des forces spéciales chargé d'opérations secrètes. Ces aptitudes vont lui être utile pour retrouver So-in et la libérer.

Si vous pensez que ce scénario ressemble à Léon vous êtes dans le vrai, à quelques différences près pour un film rythmé, brutal, à la mise en scène inspirée avec un personnage central, incarné par Won Bin, plus nuancé qu'on pouvait le craindre et Kim Se-reon, qui incarne So-mi avec beaucoup de justesse. La distribution fait la différence et les acteurs rendent attachants des personnages qui sans cela serait stéréotypés et fades.

Cha se demandait peut-être pourquoi il vivait encore et cette enfant ressemblait à celle qu'il aurait pu avoir, histoire déjà vue de la rencontre d'un tueur et de l'innocence, de la quête de rédemption du premier pour sauver la seconde dans une scène finale apocalyptique.

Pour ce challenge je m'efforce de parler de film que j'ai apprécié. Même si je suis de parti pris quand il s'agit de cinéma Coréen vous ne regretterez pas de regardez celui-ci plutôt que la dernière production venue polluer nos grand écrans.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:02

 회사원 - Lim Sang-yoon - 2012 - 96'

Hyung Do se rend à son travail régulièrement, il porte un costume comme ses collègues et comme des millions d'autres employés de diverses entreprises. Il arrive au bureau d'une entreprise métallurgique banale, s'occupe de ses dossiers, va prendre ses ordres...

Hyung Do semble un ''Company Man'' comme tant d'autres, si ce n'est qu'il exerce une profession relativement rare : il est tueur à gage.

So Ji-sub est parfait dans ce rôle d'assassin monolithique que rien ne perturbe, il exerce son métier avec régularité en suivant deux règles : ne poser aucune question et ne commettre aucune erreur. Les premières seraient mal vues de ses employeurs, les secondes diminueraient sa longévité professionnelles.

Sa routine est impeccable, il prépare ses actions avec minutie, reconnaît les lieux, le moment idéal pour intervenir et comment s'échapper.

Tout baigne !

Mais cela ne ferait pas un film ! Il va devoir renoncer à sa vie si bien réglée quand une cible saura l'émouvoir et lui démontrer que son cœur n'était pas qu'un muscle destiné à irriguer ses muscles et son cerveau. Inutile de dire que ses employeurs admettent mal le renoncement de leur meilleur élément.

Second séisme dans sa vie : il va tomber amoureux d'une jolie mère célibataire, Lee Mi-yeon, et désirer mettre fin à son engagement et oublier son passé.

Bien sûr ses employeurs vont désapprouver sa décision, on ne quitte pas l'entreprise, sinon pour un logement long, étroit, et situé six pieds sous terre.

Pour sa première réalisation Lim Sang-yoon fait preuve d'une belle maîtrise, il n'est pas Coréen pour rien, les scènes d'action sont brutales mais agrémentées de jolis ralentis. Les tueries sont vraiment photogéniques, au cinéma.

Pour une fois qu'un film ne dure que 96' ce serait dommage de passer à côté malgré quelques baisses de rythmes et des zones d'ombres que le scénario l'éclaire pas. Après tout avons-nous besoin de tout savoir des uns et des autres, nous suivons une belle histoire d'amour avec plein de cadavres dedans.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 08:12

 … il faut tenter de vivre. (Paul Valéry) Ce vent qui se glisse entre le calme et la tempête !

Jirō est fan d’aéronautique depuis sa plus tendre enfance, quand il rêve c'est pour s'envoler, s'éloigner de ce sol trop gorgé de banalité et découvrir le monde comme seuls les oiseaux peuvent le faire. Son souhait serait de devenir pilote mais sa mauvaise vue va l'en empêcher, lui reste à devenir ingénieur pour concevoir des aéronefs aussi beaux que ceux de Giovanni Caproni. Intelligent il n'aura pas de difficulté pour atteindre son but puis être engagé par Mitsubishi dans le but de faire évoluer les avions japonais qui souffrent d'un gros écart technologiques avec les autres pays.

Au cours d'un voyage en train pour se rendre à l'université il va traverser un tremblement de terre, celui de Kanto en 1923, l'occasion pour lui de faire connaissance avec Naoko Satomi alors qu'elle n'est encore qu'une enfant. Il va la raccompagner chez elle ainsi que son accompagnatrice qui s'est cassé la cheville dans les soubresauts du convoi. Leur histoire d'amour va commencer ainsi mais ils se retrouveront bien des années plus tard par hasard alors que, devenue une jeune fille, Naoko peint et que le vent emporte son ombrelle.

Au cours de ses études au lycée impérial de Tokyo Jirō fait la connaissance de Honjō, lui aussi ingénieur, ensemble il seront embauchés par Mitsubishi puis envoyé en Allemagne, chez Junkers, afin d'étudier les techniques modernes. De retour au Japon Honjō se dédie à la construction d'un bombardier alors que Jirō est chargé de concevoir le chasseur embarqué de la marine impériale nippone.

Tout irait pour le mieux si Naoko ne souffrait de tuberculose, cela ne peut effrayer Jirō qui la demande en mariage alors qu'ils résident à Karuizawa, la jeune femme accepte mais demande à ce que la noce ait lieu après qu'elle soit guérie.

Les premiers essais de Jirō ne vont pas être couronnés de succès, l'empennage va se briser aussi décide-t-il d'associer les techniques les plus modernes, cherchant par tous les moyens à réduire le poids, à améliorer la pénétration dans l'air.

Cette fois la réussite va être de son côté et le ''zéro'' va faire son premier vol le 1er avril 1939 à la satisfaction de tous.

Sauf celle des étasuniens en général, et de ceux de Pearl-Harbor en particulier !

 

Pour une fois Hayao Miyazaki s'inspire de la réalité pour son film, de Jirō Horikoshi ainsi que de Kirō Honjō, mais aussi du séisme de Kanto comme de l'épidémie de tuberculose ou la grande dépression. Son film a été autant critiqué par les nationaux-militaristes japonais menés par le premier ministre actuel Shinzō Abe pour son antinationalisme mais aussi par des ressortissants de République de Corée ou de Chine considérant qu'il fait l'apologie de la guerre. Les premiers me paraissent avoir raison, et tant mieux, plus que les seconds même si des images de guerre apparaissent ici ou là, Jirō veut faire de beaux avions et déplorent qu'ils soient utilisés par l'armée. Mais seule cette dernière pouvait le financer.

Il semble que la vie de Jirō ait des similitudes avec celle de Miyazaki, cela expliquerait ce choix. Moins de magie, de poésie, dans cette réalisation, l'occasion peut-être pour le réalisateur de retrouver le réel et son cortège de désolation dans une époque qui illustre parfaitement ce moment où le vent qui se lève va tout emporter sur son chemin.

Un Myazaki ne se rate pas.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 07:45

(이끼) Un film de Kang Woo-suk (2010)

Rien de plus normal pour un jeune homme Ryu Hae-guk (Park Hae-il) que d'assister aux funérailles de son père bien qu'il connut mal ce dernier et qu'il vient d'être averti de sa disparition par un coup de fil anonyme. Pour cela il se rend dans un village étrange oublié depuis trente ans, dans lequel son géniteur, et quelques amis, dont un ancien inspecteur Cheon Yong-duk (Jeong Jae-yeong) édifièrent un culte mystérieux autour de sa personnalité dominante et charismatique. De là à le considérer comme un gourou il y a un pas facile à franchir.

Du reste tous les villageois le regardent de travers et sont désireux de le voir repartir. Manque de chance, Ryu est curieux de nature et puis il a envie de mieux connaître son père d'autant que quelque chose dans l'ambiance, dans les comportements autour de lui rendent suspecte la mort de son père.

De l'obscurité, de la pluie et des secrets, tout est en place pour l'exacerbation de la violence. Pourquoi ce gosse ne veut-il pas regagner la ville, sinon pour connaître le sort de son père mais aussi pour le subir.

Le sous-sol de la maison est riche de révélation pour Ryu qui plonge dans ses tunnels comme s'il cherchait le moyen de renaître, débarrassé des contingences de la civilisation. Il aura besoin de cette liberté pour survivre et vaincre des adversaires qui veulent le tuer, et vite. Qu'il ne comprennent rien, ne voient rien, et ne répète rien.

Une personne lui parlera, une femme solitaire qui passe son temps accrochée à une cigarette comme un naufragé à un radeau, seul moyen de supporter l'océan de peur qui l'entoure, une autre l'aidera, Park Min-uk (Yu Jung-sang), procureur public enquêtant justement sur le décès du père de Ryu, au moment où il va procéder à l'autopsie du corps celui-ci aura disparu du cimetière.

La vérité se fera jour petit à petit, détail après détail, les secrets du village vont se faire jour et dépasser les espérances comme les craintes, à moins que ce ne soit le contraire.

Une fois de plus le cinéma Coréen prouve son expertise en matière d'action, autant dans la construction du scénario que dans l'élaboration de la mise en scène, du suspens, de l'ultra-violence et un rythme soutenu ou presque, le film durant 163' il aurait gagné à rester dans le cadre des 120.

Ce n'est pas une raison pour bouder notre plaisir.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 08:45

추격자 - Na Hong-jin - 2009 - 123'

Joong-ho était flic avant de se reconvertir dans le proxénétisme, comme quoi la police mène à tout à condition d'en sortir. Sa nouvelle vie est plaisante et rentable et semblait devoir s'écouler tranquillement si plusieurs de ses professionnelles n'avaient disparues mystérieusement. C'est une perte pour lui mais le policier qu'il fut devine là-dessous les activités sombres d'un tueur en série ciblant les jeunes femmes travaillant pour lui.

 

Comme l'indique le titre, la traque va commencer et Joong-ho va retrouver son premier métier pour mener son enquête tout en utilisant ses connaissances et relations du second. Quand à la police officielle autant dire qu'elle est spectatrice puisque présentée comme composée de fonctionnaires bavards et soucieux d'avancements par d'autres moyens que leurs performances.

 

Le film va s'organiser en tissant habilement la chasse et les activités meurtrières du gibier par ailleurs prédateur de jeunes femmes qu'il emprisonne chez lui avant de leur faire subir divers traitement plus désagréables les uns que les autres.

Rapidement il va suspecter un client ayant rencontré toutes ses employées, justement celui-ci a rendez-vous avec Mi-jin, c'est l'occasion d'aller lui poser quelques questions. Mais Joong-ho va arriver trop tard et si l'homme est arrêté Mi-jin n'est pas retrouvé et il refuse de dire où il la détient. Dans l'appartement de la disparue Joong-ho retrouve la fille de celle-ci, il va la prendre sous sa protection d'autant que le suspect va être libéré par manque de preuve.

L'opportunité de le suivre pour retrouver Mi-jin.

Mais ça ne va pas être simple. Action et violence vont se succéder dans les rues de Séoul, une ville de plus en plus photogénique la nuit, ruelles étroites, escaliers tortueux dans une cité qui semble changer à chaque plan, pénombres inquiétantes et lumières moqueuses. La ville est une toile d'araignée vivante qui regarde s'affronter des insectes qui ne savent pas s'ils sont le chasseur ou le gibier.

Un film plus rouge que noir qui prouve l'aisance du cinéma Coréen pour les polars étouffants et désespérés, urbain mais brutaux avec une touche sarcastique qui me plait beaucoup. Après tout ce n'est que du cinoche. Une fois l'écran éteint vous retrouverez votre quotidien banal et sans danger.

Encore que...

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 08:34

왕의 남자 - Lee Joon-ik - 205 - 119'

Il n'est jamais bon de se moquer d'un roi, encore moins dans la Corée du seizième siècle, surtout quand celui-ci est susceptible, en conséquence Jang-seng est condamné à mort pour s'être payé la tête de Yong Sangun, représentant de la dynastie Choseon. Le danger stimulant l'imagination il lui vient l'idée de faire un pari avec le roi, s'il parvient à le faire sourire alors il sera gracié. Heureusement il forme un duo de saltimbanques avec Gong-gil, c'est lui qui parviendra à tirer un sourire du roi en se moquant des courtisans, de tout ce petit monde corrompu et avide d'avantages gravitant autour du souverain. Plus encore il parviendra à retenir son attention, il faut dire que Gong-gil joue de son physique androgyne pour entretenir une certaine ambiguïté sur son sexe bien qu'il n'y ait pas de doute à ce propos, le doute possible permet tout.

En outre Gong-gil n'est pas sans rappeler sa mère au despote, laquelle fut empoisonnée par ses rivales du harem de son père.

 

Le roi va garder le jeune homme près de lui puis en faire un noble ce qui déplaira beaucoup à la cour qui ne tardera pas à comploter contre ce roi qui d'un simple artiste fit son favori au détriment d'une noblesse jalouse de ses prérogatives et prête à tout pour les conserver sans parler de la reine qui voit son influence régresser et n'aime pas du tout ça.

Rien n'a changé dans les relations humaines quel que soit le poste que l'on occupe, la jalousie et l'envie aiguisent l'agressivité de ceux qui redoutent de passer au second plan. Pour être roi on en est pas moins homme, au contraire, puisque ayant le droit de faire ce que l'on veut, comme ici de faire crever les yeux de Jang-seng afin que son petit préféré lui donne la totalité de son attention.

Les tensions vont s'exacerber dans le microcosme du palais et la fin ne nous surprendra pas...

Ce film est l'adaptation d'une pièce YI (toi) écrite en 2000 qui relate l'histoire vraie de Gong-gil favori du roi Yong Sangun. Il reste un des plus grands succès du cinéma en République de Corée et représenta ce pays aux Oscars, sans l'emporter. Il obtint de nombreuses récompenses dont le Grand Prix du Jury au Festival du film Asiatique de Deauville en 2007. Une vraie réussite à tous les niveaux, décors, réalisation, interprétation... Disponible en France.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:41

베를린  - Ryoo Seung-wan - 2013 - 120

Le trafic d'arme est une activité lucrative, certes, mais également dangereuse quand il s'agit de contourner les interdictions, lesquelles ne sont là que pour faire monter les prix comme chacun sait.

 

Berlin est une plaque tournante de ce commerce, s'y croisent des représentants des pays vendeurs, des pays acheteurs, et quelques autres qui regardent qui fait quoi.

Pyo Jong-seong est un agent nord-coréen, c'est un fantôme parce que personne ne le connaît, qu'il n'est pas enregistré et a le minimum de contact avec son pays d'origine. Il évolue dans un petit monde où tout le monde trompe les autres, et même, parfois en trompe plusieurs, semblant travailler pour celui-ci mais travaillant en réalité pour celui-là, quand ce n'est pas pour les deux en même temps.

Double paie mais double danger également !

Sans oublier les méthodes d'espionnage moderne par les micros et observations en tous genres. C'est ainsi que fut surprise une transaction entre un vendeur russe et un acheteur d'Europe centrale mais alors que le deal va être entériné et qu'il est espionné par Pyo, histoire d'en apprendre davantage, il est interrompu brutalement par des assaillants inconnus. Le marché n'était pas suivi que par les Nord-coréens mais aussi par leurs compatriotes du Sud, justement l'agent de ces derniers Jung Jin-soo qui traînait dans le coin voit Pyo et se lance à sa poursuite.

Reste qu'il est évident pour Pyongyang que l'information a fuité, personne d'autre ne pouvait être au courant. Conclusion : il y a dans l'équipe représentant la RPDC une taupe qu'il convient de faire sortir de son trou et d'éliminer. Pour ce faire Dong Myung-soo vient enquêter pour la découvrir. Il connaît bien Pyo, celui-ci est sur la sellette principalement à cause de sa femme, Ryun Jung-hee (Jeon Ji-hyun). Il se trouve donc surveillé par Dong et recherché par Jung, autant dire que sa situation est délicate, encore plus que des représentant de son gouvernement vont intervenir chez lui pour ''faire le ménage'' sans y parvenir bien sûr, sans quoi le film s'arrêterait là et ce serait dommage.

Pyo et Jung-hee vont s'échapper par la fenêtre, trouver refuge dans un petit hôtel. Pour peu de temps, l'étau va se resserrer surtout quand Jung-hee sera kidnappée pour convaincre Pyo de se rendre. Celui-ci va tout tenter pour la sauver et devra trouver de l'aide pour y parvenir.

À le résumer ainsi l'intrigue semble simple, elle l'est moins quand on regarde le film. Le réalisateur présente dans un premier temps une situation complexe pour la reprendre ensuite, élément par élément, pour la rendre compréhensible. N'hésitez pas à le revoir pour vous y retrouver.

 

Le métier d'espion n'est pas de tout repos, surtout au cinéma ! Mais il est prétexte à des réalisations toniques et survoltées. Berlin semble une ville parfaite par le poids de l'histoire, son architecture, la photographie y participe en donnant l'impression d'un tournage plus ancien.

Inutile que je mentionne la présence de Jeon Ji-hyun, déjà présente dans The Thieves, vous pourriez penser que j'ai un faible pour elle.

En français le film de Ryoo Seung-wan s'appelle The Agent, alors que le titre coréen original est Berlin...

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 08:13

Choi Dong-hoon - 2012 - 135'

À tout seigneur tout honneur, pour entamer ce Printemps Coréen 2014 il me semblait logique de présenter 도둑들, Les Braqueurs en français qui détient le record d'entrée en République de Corée en ayant passé, il est le premier à réussir cela, la barre des 13 millions d'entrées.

 

La police est sur les dents, ainsi que leurs ''concurrents'', après un hold-up particulièrement spectaculaire, le vol d'un vase antique de grand prix, aussi la bande de Pope doit-elle s'éloigner de la Corée. Pour cela il vont s'établir à Macao. Néanmoins il faut bien vivre, donc gagner de l'argent, quel meilleur moyen qu'accepter la proposition de Macao Mark qui lui demande de voler le diamant ''Les larmes du soleil'', un caillou de 318 carats évalué à 20 millions de dollars. Histoire de multiplier ses chances Macao Park va également engager une équipe chinoise pour le même travail, les deux doivent travailler en bonne entente mais chacune entend bien entuber l'autre, d'autant que celle-ci est dirigée par Pepsee, voleuse libérée spécialement pour la police, de là à penser qu'elle a un accord avec les flics il n'y a qu'un pas...

Parallèlement, parce que rien ne peut être simple, un vieux conflit oppose Macao et Popeye, à l'époque où ils travaillent ensemble ils volèrent 68 kg d'or mais le premier eut l'idée de les conserver sans partager ce qui déplut fortement au second.

Réaction compréhensible n'est-ce pas ?

Ultime ajout à ce cocktail, le fameux diamant est en possession de Wei Yong, criminel de son état, qui le détient dans sa suite d'un casino de Macao.

Rien de surprenant à ce que ce film ait remporté dans son pays un tel succès tant il est réussi. Mise en scène efficace, distribution idéale pour un résultat associant l'action, l'humour et le charme. Principalement en la personne de Jeon Ji-Hyeon (전지현) pour laquelle j'avoue un certain faible... Dommage que ce ne soit pas réciproque. Mais Kim Hye-soo est bien aussi, je ne suis pas difficile.

135 minutes sans un temps mort. Alors glissez le blu-ray, ou le DVD si vous n'avez pas les moyens, dans votre lecteur et profitez-en. Vous ne le regretterez pas.

 

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