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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 07:37

Henri Vernes - Gérald Forton – 1963 (NB) - 1991 (couleurs) 

Nous retrouvons nos amis dans le nord du Tanganyka en plein safari photos.

Dans un magasin ils demandent de la pellicule ce qui attire les railleries de Tholonius Zourk, le chasseur d'éléphants accompagné de sa bande. Bob et Bill justement détestent ce genre d'individus qu'ils ne sont pas loin de considérer comme des assassins. Zourk prend mal la chose et entend donner une leçon à ces touristes.

Résultat : il se retrouve à terre, ridiculisé ! Bien fait !

À l’hôtel nos héros se préparent à repartir pour le territoire des Kazongos qui regorge d'animaux ne demandant qu'à être photographiés, comme ces rhinocéros qui batifolent en pleine nature. Mais un coup de feu retentit, tiré pour faire fuir les animaux. De retour à leur véhicule ils sont menacés par une ombre qui les menaçant de son arme les fait jeter les leurs. Ils font ainsi connaissance avec Ann Kircher, fille du garde-chasse de la région qui, heureusement, a entendu parler du fameux commandant Morane.

Mais des coups de feu résonnent, Ann se précipite, sûre que son père est en danger, suivie par nos compères qui interviennent pour faire fuir les Kazongos qui assiégeaient le bâtiment du garde-chasse. Tout semble bien se terminer quand un indigène fait irruption pour signaler le retour des chasseurs d'éléphants. Tous se mettent en route pour protéger les pachydermes. Effrayés ceux-ci manquent les écraser, il s'en est fallut de peu.

Mais Zourk et ses complices ont profité des circonstances pour s'échapper. Pour ne pas leur laisser une seconde chance ils sont pris en chasse, chacun son tour, et rejoints. Zourk est arrêté, ses complices, envoyés se faire pendre ailleurs.

Cela fait Bob rappelle à Bill la promesse faite si le chasseur d'ivoire était arrêté : manger son chapeau. Ce qui est dit est dit, pas question de revenir dessus, et l'écossais joint l'acte à la parole.

Mais Zourk est rusé, il profite de la nuit et de la crédulité de son gardien pour prendre la fuite. Une nouvelle poursuite est donc lancée. La jeep volée par le chasseur est retrouvée, réservoir vide, plus tard ce sera au tour des poursuivant d'avoir des soucis mécaniques. Manque de chance, ils se retrouvent en pays Kazongo, le risque est grand d'une embuscade. Impression prophétique puisqu'ils sont capturés par ceux-ci, amis de Zourk qui voit là l'opportunité de prendre sa revanche.

Les Kazongos préparent la fête du soir, dont le clou doit être l'exécution des trois hommes, mais ceux-ci ne manquent pas de ressources et Bob a une idée pour s'évader, ce qu'ils réussiront, avant de retrouver Ann, partie à leur recherche. Pendant leur fuite ils s'éloignent jusqu'à entrer sur le territoire des Nains de la Montagne, des pygmées mal connus, mais peu ouverts aux visites.

Tout d'un coup ils sont là, partout, menaçant, Morane et ses amis hésitent à tirer pour tuer, fort heureusement les circonstances tournent en leur faveur quand...

 

Mais je ne vais pas tout vous révéler. Une aventure africaine de Morane avec la vision de l'époque, un monde bien loin de celui qu'il est devenu.

Et nous pouvons le regretter.

 

Quand à la découverte du cimetière des éléphants, heureusement son emplacement reste ignoré.

 

Un voyage dans le passé, nostalgique pour qui le refait, curieux pour les autres.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 07:59

Henri Vernes – Dino Attanasio – 1965 – Marabout

 

Bob Morane et Bill Ballantine sont à Calcutta et visitent la boutique d'antiquités de Mamoud Sourah avec l'idée d'y trouver un objet sortant de l'ordinaire. C'est Bill qui déniche un collier en fer portant les attributs de Çiva. Bob marchande, le prix baisse de 500 à 350 roupies. Ce qu'ils ne remarquent pas c'est un petit indien qui les observe, puis les suis les touristes et s'empare du collier avant de détaler, mais il trébuche, tombe, laissant nos amis récupérer leur bien. La foule croyant qu'ils agressent un se fait menaçante, ils s'enfuient, trouvent un taxi trop opportun pour être honnête. La preuve, il les conduit en dehors de la ville pour s'emparer, lui aussi, du collier. Mal lui en prend, Bob et Bill savent se défendre. L’assomme et s'échappent avec le véhicule. Plus loin des policiers les arrête, le taxi a été signalé volé. Heureusement ils ont des relations suffisantes pour ne pas être inquiétés.

La nuit suivante sera agitée, d'abord le petit indien qui les a retrouvé s'introduit dans leur chambre et s'empare du collier, suivi de peu par un autre voleur, moins doué et plus bruyant, qui se fait remarquer mais peut s'enfuir.

Le lendemain en lisant le journal Morane découvre un article sur Shangripour où le prince Dirak a usurpé le trône du roi Nahal mais ne peut se faire couronner tant qu'il n'est pas en possession du fameux collier de Khara Khan, le signe du pouvoir. Leur ami Sheela Khan leur confirmera que leur collier était bien celui là et leur en raconte une histoire qui remonte au XIIIème siècle et s’achève 3 ans plus tôt avec le vol du collier.

Aucun doute, il y a un course pour récupérer le symbole entre Dirak et Nahal ! Morane décide d'en rester là, inutile de chercher à récupérer son achat, il espère que personne ne viendra les embêter à ce sujet.

Espoir déçu. Puisqu'ils ont vu le collier ils peuvent en faire une description qui permettra d'en fabriquer une copie. Alors Dirak sera couronné ! Pour cela ils partent pour Batham en avion.

Ce serait trop simple, l'avion connait des problèmes et s'écrase, heureusement nos aventuriers s'en sortent et repartent. En chemin ils aperçoivent un jeune homme menacé par un tigre. En lui ils reconnaissent celui qui tenta de les voler, lequel se présente, on s'y attendait, comme le prince Nahal. Celui-ci leur raconte son histoire, qu'il étudiait en Angleterre quand le collier disparut et revint en Inde pour récupérer son trône. Finalement il retrouva le collier comme nous l'avons vu et prit la route pour rentrer chez lui. En chemin il fut surpris par les partisans de Dirak qui lui volèrent le collier et le mirent en cage pour l'emmener avec eux. En chemin ils furent attaqués par des pillards, la cage glissa dans un ravin où attendaient le tigre qui pensait avoir un repas tout prêt avant que Bob et Bill n'arrivent.

 

Pas question pour nos héros de laisser un adolescent courir de tels risques, eux qui sont toujours du bon côté lui proposent leur aide. Qu'il accepte. Ils arrivent en vue de la frontière, mais celle-ci est protégée par des remparts. Heureusement le prince connaît un passage. Qui va s'avérer obstrué ! Ne reste que l'escalade des remparts, heureusement Morane est excellent dans cet exercice.

Finalement ils trouvent des chevaux, échappent à leurs poursuivants et prennent la direction de Shangripour.

Sur le chemin ils trouvent refuge dans une lamaserie où le prince se fait reconnaître. Le grand Lama leur indique comment entrer dans la ville discrètement, mais les soldats de l'usurpateur se rapprochent...

Je ne vous raconte pas la fin, mais elle voit Morane faire un véritable tour de magie. Il a décidément tous les talents.

 

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 08:26

Jung Kyung-a – Au diable vauvert - Traduit par Youn-Sill Kim et Stéphane Couralet – 2007 – 268 p

Femmes de réconfort

Après avoir ''utilisé'' des prostituées japonaises pour satisfaire les militaires nippons en poste en Corée les dirigeants de l'armée constatèrent que celles-ci s'usaient rapidement. Pour les remplacer ils choisirent donc des natives de ce pays mais aussi des victimes ''recrutées'' dans ceux qu'ils occupaient.

Au total ce sont environ 200 000 femmes qui subirent ce sort entre 1894 et 1945, même si le gouvernement de Tokyo préfère éviter le sujet, fuir sa culpabilité. Peu survécurent au traitement qui leur était infligé, et celles qui en revinrent étaient encore plus traumatisées que blessées, au point d'en avoir honte, de se cacher, jusqu'à ce qu'elles décident, au début des années 1990, suite à un premier témoignage publique, que la honte ne devait pas être de leur côté et manifestent régulièrement devant l'ambassade japonaise de Séoul. Elles devinrent les Halmuny.

 
Femmes de réconfort

Jung Kyung-a, décide pour sortir cette partie de l'Histoire de son pays du domaine des chercheurs et autres spécialistes de réaliser ce manhwa. Pour incarner cette réalité elle présente deux victimes, réelles ; la fille de colons hollandais née à Java et kidnappée là-bas (combien d'autres vinrent de Taïwan, des Philippines et d'ailleurs), une jeune Coréenne et un médecin chargé de surveiller l'état de santé de ces jeunes femmes. Pour les Japonais les autres peuples étaient inférieurs, dès lors les utiliser ne posait pas de problème, même s'il fallait changer régulièrement les éléments usagés. La rencontre de l'éducation très stricte des militaires et de la déshumanisation des esclaves sexuelles ne pouvait que déboucher sur les pires traitements infligés aux secondes par les premiers qui ainsi pouvaient se ''soulager'' de leurs angoisses et tensions. Ces femmes ne sont que des produits de consommation, interchangeables et remplaçables suivant les besoins, la demande précédait l'offre.

Un marché comme un autre, ou presque !

Femmes de réconfort

Les armées nippones se sont toujours illustrées par leurs exactions et leur brutalité envers les populations civiles au point que leurs supérieurs durent créer des lieux destinés au ''repos du soldat'', ceux-ci, nous l'avons vu, furent à l'origine de ces ''femmes de réconfort'', si mal nommées !

 

Vous l'avez deviné, le sujet de cette bédé ne prête pas à sourire mais évite, grâce à son graphisme non réaliste qui différencie bien victimes et bourreaux, et son scénario, le piège du spectaculaire racoleur, gagnant ainsi en force. Entre les chapitres l'auteur évoque les commentaires des amies à qui elle montrait son travail et ajoute photos et articles pour étayer son travail et l'ancrer dans la réalité.

 

En 2014 une exposition d'auteurs coréens au Festival international de la BD d’Angoulême sur la prostitution forcées de Coréennes pendant la seconde guerre mondiale suscita de vives réactions de l'ambassadeur du japon, Yoichi Suzuki. Preuve qu'il est difficile d'affronter son propre passé. Peut-être les nouvelles générations oseront-elles porter un autre regard sur leurs aïeux.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 08:16

Henri Vernes – Dino attanasio – 1963

 
Bob Morane contre la terreur verte

Le porte de la moustache est mal vu. Il faut dire que c'est le signe de ralliement des partisans de Gonzeles Gonzales, l'opposant principal au pouvoir du président Porfirio. Morane et ses amis, Clairembard et Ballantine, étant intervenus pour défendre un moustachu aux prises avec la police locale se retrouvent emmenés au poste où le commissaire, mécontent, les avertis qu'il ne leur donnera pas l'autorisation de partir en forêt en quête d'une mystérieuse cité Inca. Peu importe, se disent-ils, louons un avion. Dont acte ! Ils s'envolent donc, sans remarquer cet homme confiant un message à un pigeon voyageur... mais l'avion fait des siennes et les contraint à atterrir avant la destination prévue. Là ils font connaissance des Santikoimi, indiens amicaux avec lesquels ils s'entendent rapidement et qui acceptent de les guider jusqu'aux Montagnes d'Émeraude.

Tout se passait bien, trop, voilà qu'une autre tribu indienne les attaque, ils se replient, font face. Les indiens sont menaçants, jusqu'à ce qu'une sonnerie de clairon les fasse repartir. Le voyage peut continuer, du moins jusqu'à ce que les indiens faisant office de porteurs s'arrêtent devant une statue. Ils veulent bien attendre mais pas continuer.

Enfin nos trois aventuriers atteignent leur but, le temple est là, semblant n'attendre qu'eux.

 

Illusion, ils vont découvrir qu'ils ne sont pas seuls et que l'antique construction sert d'abri aux rebelles menés par le général Gonzalez Gonzalez. Celui qui fit sonner le clairon pour les aider lors de l'attaque indienne, qui les laissa venir pour leur demander de l'aider à mener sa révolution contre Porfirio. Difficile de refuser !

 

 

Il va être temps de mener une grande offensive, maintenant que Morane est le chef de l'aviation, naissante, des insurgés, ceux-ci ont une chance de renverser le pouvoir. L'assaut a lieu, les combats font rages, sur terre et dans les airs, l'avion de Morane est touché, Bob doit s'éjecter. Il se retrouve dans la forêt, personne ne viendra à son secours mais il sait se débrouiller seul. Il avance comme il sait le faire mais se retrouve confronté à une végétation qu'il ne connaît pas, c'est d'abord une orchidée géante qui manque lui tomber dessus, puis des bambous d'une taille inédite, une savane dont les herbes atteignent plusieurs mètres puis des dionées, de simple plantes carnivores mais assez grandes et voraces pour l'attaquer. Il sera encore plus étonné quand il découvrira une jeep accrochée dans un arbre.

Morane s'étonne, la région devrait être dépourvue d'arbres, n'a-t-elle pas été débroussaillée au moyen de bombes atomiques et la capitale construite quand les radiations s'estompèrent ? C'est que, pour une fois, la nature s'est mise du bon côté et a connu un développement prodigieux en quelques heures seulement qui contribua à effrayer les troupes légalistes tout en détruisant une partie de leurs matériels.

Mais la terreur verte ne dure pas longtemps, les végétaux ne trouvant pas dans le sol de quoi survivre dépérirent rapidement et les choses revinrent rapidement dans l'ordre. Bob et ses amis peuvent retourner au temple, ils n'y seront pourtant pas à l'abri d'une nouvelle découverte !

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 08:43

Henri VERNES / Dino ATTANASIO – Marabout – 1962  Résultat de recherche d'images pour "le secret de l'antarctique bob morane"

Tout le monde dort dans la base américaine de ''Little America'' au Pôle Sud, sauf les responsables de la radio. Ceux-ci suivent l'arrivée de l'avion. À son bord Bob Morane, Bill Ballantine et le professeur Clairembard, tous venus sur les traces d'une mystérieuse cité des glaces.

 

Dans la base ils sont averti que leur mission est compromise, plusieurs hommes partis pour les Montagnes Hurlantes ne sont pas revenus. Pour le commandant White, cette cité est un mirage, un champ de séracs pris pour des ruines. Mais les ordres sont clairs, il doit faciliter l'exploration des trois hommes.

 

Ceux-ci repartent donc pour les Montagnes Hurlantes. Quand ils s'approchent le blizzard se lève, et des avions inconnus s'approchent et attaquent. Morane est doué et parvient à les semer. Mais il s'est perdu et doit atterrir. Ce faisant un des skis se brise. Rien à faire d'autre qu'attendre la fin de la tempête.

L'avarie n'est pas grave, il suffit d'appeler la base pour se faire parachuter le matériel nécessaire. Clairembard n'oublie pas son objectif et entend explorer la région pour découvrir ''sa'' cité.

Résultat de recherche d'images pour "le secret de l'antarctique bob morane" Histoire d'avoir un meilleur point de vue ils grimpent au sommet d'une colline, de là, avec des jumelles ils découvrient un mur de pierre. Quelques heures de marches et le professeur le voit de plus près, il découvre un cercle barré d'un diamètre avec un M à l'intérieur. Le symbole de MU. Clairembard est fou de joie, MU est sa marotte. Alors qu'il saute de joie il disparaît dans un trou. Mais tout va bien, il invite ses amis à le rejoindre.

Ils découvrent un souterrain que leur curiosité les incite à suivre, il mène à une salle aux dimensions d'une cathédrale. Ballantine voudrait repartir rapidement mais le professeur veut faire des photos, ramener la preuve de ce qu'ils ont trouvé. Mais le sol tremble, un éboulement se produit, le chemin qu'ils ont suivis est bouché. Heureusement d'autres se présentent. Prenons celui-ci propose Morane. voyant de la lumière il la prendra pour celle du jour, avant de constater qu'il s'agit de champignons lumineux. Dans une nouvelle salle, immense, éclairée par d'énormes champignons phosphorescents ils découvrent un crâne de tricératops, puis un véritable ossuaire.

La fatigue les gagne, ils s'arrêtent, se restaurent, se reposent. Alors qu'ils dorment un cri leur fait ouvrir les yeux, et découvrir 3 êtres étranges, verdâtres, qui s'enfuient sitôt qu'ils se sentent découverts. Clairembard imagine qu'il s'agit d'anciens muviens dégénérés. Morane et ses compagnons se mettent à courir, jusqu'à ce que cette fois ce soit vraiment la lumière du jour qu'ils découvrent, en même temps qu'une vallée immense, enserrée entre de hautes falaises, de roche et de glace.

Nos aventuriers, sidérés, ne peuvent contenir leur envie d'en savoir davantage. ils descendent et s'enfoncent dans une végétation semblant être celle du Secondaire. Les animaux le confirment : archéoptéryx, ptérodactyles, tyrannosaure... une faune disparue depuis plus de 60 millions d'années.

Ce qui n'est pas le cas des humains en uniformes bleu qui déboulent dans un énorme crabe mécanique dont les pinces servent à ouvrir la route en coupant les arbres. Ainsi arrivent-ils jusqu'à ''Paris'' pour rencontrer le maître des lieux, le professeur Blaise du Pont d'Arc. Il se présente, raconte ses origines, comment son père découvrit le moyen de capter l'énergie solaire à la fin du XIXème siècle. Raillé par ses collègues il fit construire une machine volante pour gagner cette zone inconnue de l'Antarctique dont un explorateur lui avait confié le secret avant de mourir. La population grandit par l'agrégation d'explorateurs égarés sur les glaces, de marins naufragés qui sans cela seraient morts noyés.

Tout aurait pu durer longtemps mais le colonel Sangart, chef de la petite armée du lieu, émit l'idée qu'il fallait déclarer la guerre au monde pour ne pas finir esclave de celui-ci. Le professeur refusa le colonel fit sécession. Avec les armes dont il dispose il pourrait vaincre toutes les armées du monde. L'idéal serait de convaincre Sangart de son erreur !

Une mission pour Morane et ses amis. Réussirons-ils ? Dévoileront-ils le secret de l'Antarctique ? Le secret de Bob Morane c'est de nous faire voyager et partager ses aventures. Le charme est un peu suranné mais bien réel.

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 07:57

Henri Vernes – Dino Attanasio – 1960 – Marabout

Bob Morane et son ami Bill Ballantine ont bien mérité leur croisière après les aventures qu'ils viennent de vivre. Ensemble ils voguent à proximité de la Nouvelle Guinée. Alors qu'ils pêchent une espèce de missile rouge jaillit de l'eau et s'envole. Alors qu'ils ont manqués se faire renverser voilà qu'arrivent des navires militaires qui les encerclent, les arraisonnent et les font monter à bord. Ils sont fouillés et aussitôt considérés comme des espions et non comme des touristes.

Il est question du peloton d'exécution quand ils sont mis en prison. Morane essaie de garder la tête froide mais Ballantine est moins confiant, surtout quand ils sont conduit à l'extérieur... Introduit dans le bureau du major ils ne voient pas le visage de celui-ci et se présentent. Quand le militaire laisse entrer la lumière ils reconnaissent le Major Briggs, un vieil ami, qui s'amuse bien de les avoir inquiétés. Après un séjour à Aden il vient d'être nommé dans cette base secrète que Bob et Bill violèrent sans en avoir conscience. Connaissant les deux aventuriers en qui il a toute confiance il leur fait les honneurs de la base et leur présente l'oiseau de feu, le dernier né de la technique britannique, un engin terre-air-eau ; à la fois avion et sous marin, doté d'une paire de réacteurs et d'un armement atomiques, volant à 4000 km/h. Morale et Ballantine, pilotes eux-mêmes, ne peuvent refuser la proposition de participer à un essai d'une telle merveille. Le vol, et la plongée, se passent pour le mieux, tout est prêt pour l'essai de l'armement le lendemain.

 

Tout commence parfaitement, la cible est détruire, l'oiseau de feu retrouve ensuite les profondeurs. Mais une demie heure plus tard l'engin n'a pas retrouvé l'air libre, il ne répond pas. Quelque chose a dû se passer ! Une exploration sous-marine ne donne rien, l'appareil a disparu.

 

3 semaines se passent, par hasard Ballantine ''tombe'' sur un article relatant un nouveau méfait des ''écumeurs du Pacifique''. Cette fois ils auraient utilisé un engin inconnu, à la fois avion et sous-marin. Pas de doute se disent nos amis, il s'agit de l'Oiseau de Feu ! Ils ne remarquent pas qu'ils sont suivi alors qu'ils se rendent en taxi à l'Hôtel Pacific où les attend leur ami le professeur Clairambard. Mais celui-ci est porté disparu depuis huit jours. Le plus étrange est qu'un homme le lendemain est venu déposer une lettre destiné à un certain Morane. Celle-ci leur donne rendez-vous, s'ils veulent revoir leur ami vivant, au 40 rue du lotus d'argent.

Une invitation qu'ils ne peuvent refuser. Là il rencontre un homme qui leur donne un mot du professeur, histoire de prouver que celui-ci est toujours vivant et de ''convaincre'' les aventuriers de faire ce qu'on leur dit. Ils obtempèrent donc, confiant en ce que l'avenir leur sera favorable. Mais nous n'en doutons pas.

Ils se retrouvent sur une jonque, partis pour un voyage de plusieurs jours qui les conduit jusqu'à une île, puis dans un refuge sous-marin où ils retrouvent l'appareil volé, et volant.

Finalement leur ravisseur se présent : Dimitri Tchou, un tiers Bessarabien, deux tiers chinois, honorablement connu sous ce nom, moins sous celui de ''Requin Chinois'', chef des pirates de la région. Homme bien renseigné qui avait fait la connaissance de Crawford, pilote de l'Oiseau de Feu et joueur invétéré. Activités qui attirèrent l'attention du ''requin chinois'' qui le convainquit de lui livrer le nouvel appareil.

 

Tout se serait bien passé si le malheureux pilote n'avait eu une violence crise d'appendicite qui en finissant en péritonite eut raison de lui. À quoi bon disposer d'un tel appareil si personne ne peut l'utiliser, se dit M. Tchou. Mais il savait que deux personnes avaient profité d'un voyage à bord de l'Oiseau, connaissant ces individus et leurs compétences il les sut capable de remplacer le pilote manquant, d'où le rapt de Clairembart, la lettre, le voyage, et la présence de Bill et Bob en face du pirate. Difficile de refuser l'offre qui leur est faite sans risquer la vie du professeur. Du moins le temps de trouver une moyen de renverser la situation. Histoire de gagner du temps Morane demande un délai pour maîtriser l'appareil.

 

Les jours vont passer, Bob ne rencontre aucune difficulté, même un calmar géant ne fera pas le poids contre lui, et les canons auront raison du céphalopode. Mais voici qu'un autre problème se présente, les réacteurs montrent des signes de faiblesse, il faut atterrir, et vite ! Une île se présente, et tant pis si elle est habité par des papous cannibales. Et justement, ceux-ci vont intervenir, frapper Morane à la tête, si fort qu'il semblera mort...

 

L'est-il ? Le suspens est intenable, je sais, va-t-il se sortir de ce mauvais pas, sauver l'Oiseau de Feu, mettre fin aux activités du ''Requin Chinois'' ?

 

Bob Morane est un héros qui a bercé mon enfance. Cette histoire est à lire en gardant à l'esprit l'époque à laquelle elle a été écrite. Aucun appareil, officiellement, n'est capable de faire ce dont est capable l'Oiseau de Feu. Cela viendra peut-être. L'important est de se laisser prendre par les personnages, l'esprit aventureux de Morane et de son inséparable ami écossais.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 09:00

Dorison – Marazano – Glénat

 

Inde, 1934, tout commence dans un temps à Mugail Saraï. Sanji demande à son père ce qui se passera quand il sera mort. Son père lui répond que son âme s'échappe, Indra l'accueille dans son royaume, le Deva-loka. Sanji est frustré que les Devas refusent de révéler aux vivants ce qui l'attendra dans cet autre monde, il se précipite dans un autre temple ou un tigre l'accueille et se jette sur lui, se faisant tuer à sa place mais à cause de lui.

Chicago, 50 ans plus tard, hôpital privé saint-Vincent, centre de soins intensifs. Weiss quitte sa fille, Audrey, soignée pour un cancer en phase terminale, lui affirmant qu'il a beaucoup de travail et ne sera pas là pour lui tenir la main afin qu'elle s'endorme. Il ment mais ne peut plus supporter d'être là à regarder sa fille mourir lentement.

 

Chicago, trois ans plus tard. Weiss est tiré de son sommeil par un appel de son patron qui l'engueule pour n'avoir pas fait son travail. Il reçoit ensuite un appel de sa femme demandant à le voir afin qu'il signe les papiers du divorce, depuis la mort d'Audrey les choses sont difficiles et Weiss essaie de remplir son temps pour oublier le vide de sa vie et le poids de la culpabilité. Il finira pourtant par aller se faire soigner au centre du rein, Rayford où Osbourne, son médecin lui conseille de reprendre sa vie en main... chose qui paraît impossible. Roulant pour rentrer chez lui après ce rendez-vous il aperçoit soudain un camion venant à fond vers lui et le heurtant violemment.

Il reprend conscience dans le coffre de sa voiture alors que celle-ci prend la direction d'une presse s'apprêtant à détruire son véhicule. Il s'en sort, maladroitement, nu et frigorifié. Dans une maison proche il trouvera de quoi se réchauffer et s'habiller. Prit en stop il emprunte un téléphone mais aucun des numéros qu'il appelle ne répond, ni même ne semble correspondre à la personne demandée. Arrivé en ville il prend un taxi pour se rendre au Manoir Weiss, sa demeure, là, enfin, les choses devraient retrouver leurs places.

Mais non, loin de là, puisqu'il arrive juste pour voir des engins de chantiers mettre en pièce sa demeure. Sa surprise croîtra encore quand il apprendra que la maison et le terrain sont vendus depuis sept ans! À la banque il apprendra même que son compte est clôturé depuis la mort, la sienne donc, de son propriétaire, il y a 7 ans.

 

Seul son médecin, Osbourne, acceptera de le croire et lui donnera rendez-vous le lendemain. En attendant Weiss, Abel de son prénom se rend au cimetière, sur la tombe de sa fille, pour découvrir son propre caveau et la date de son décès, un an après sa fille.

 

Il attend beaucoup des retrouvailles avec son médecin, mais sera déçu, celui-ci va lui conseiller de s'éloigner de ses proches, de disparaître, après tout il devrait être mort. S'il est là c'est qu'il y a eu une erreur, c'est tout. Abel n'a pas le temps d'en demander davantage, Osbourne a reconnu quelqu'un dans la foule, quelqu'un qu'il sait être là pour eux, et pas pour leur bien. Les deux hommes s'enfuient dans un couloir du métro alors que les rames continuent à passer. Par coïncidence deux policiers sont à proximité qui se rendent compte que quelque chose d'étrange se passe, ils se précipitent. Les détectives se sont séparés, alors que l'un court après les fuyards, l'autre essaie de faire couper le courant sur la ligne, ce qui semble difficile. Le premier rejoint les trois hommes mais le dernier se présente comme faisant partie de la maison et sort sa plaque pour amadouer le policer, avant de le poignarder. Un métro arrive alors que Weiss essaie de faire monter le policier blessé sur le rebord et qu'Osbourne s'explique avec leur agresseur, avant de mettre, bêtement, son pied sur le rail conducteur d'électricité. Amis lui n'est pas équipé pour supporter le courant et le choc va lui être fatal, alors qu'opportunément arrive le second policier qui surprend Abel l'arme à la main. Sue arrive un peu tard pour Barney ! Weiss parvient à s'échapper mais il est blessé et la personne qui veut bien l'aider décide de le conduire aux urgences, faute de quoi il se viderait de son sang.

De son côté la police mène son enquête sur l'autre victime, le doc, et s'étonne que son cabinet ait été sur écoute. Sue ne devrait pas être sur l'enquête mais son caractère et la mort de son coéquipier lui permettent de la rejoindre malgré tout. Elle n'est pas du genre à accepter un refus ! Enquêtant sur le doc à la clinique de celui-ci elle en profite pour montrer une photo de Weiss, que la secrétaire reconnaît tout en affirmant que ce ne peut être lui, il est mort dans un accident depuis 7 ans.

De l'hôpital où son signalement a été reçu Sue reçoit un appel, un homme correspondant a été admis et se trouve sur le billard.

Sue reconnaît Abel mais les déclarations du médecin la stupéfient, les analyses de Weiss sont extraordinaires. Son sang est saturé d'un acide aminé spécifique et de produits dérivés de curare et de morphine indiquant un coma profond et prolongé, récemment terminé provoqué par un alcaloïde à base d'ibogaïne. En fait précise le médecin, il ne s'agit pas là d'anesthésie mais d'empoisonnement. Si Abel a survécu c'est que le produit lui fut injecté à doses infinitésimales pendant des années pour qu'il le supporte. Bref, médicalement parlant, Weiss devrait être mort !!!

 

Un téléphone sonne en Inde, l'homme qui décroche semble satisfait que Weiss soit vivant, il ne reste plus qu'à le récupérer. Il va être temps de s'occuper du fantôme...

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 07:47

Scénario, Textes, dessins et couleurs

ANNE RENAUD

Scénario

YANNICK BEAUPUIS

Antes, le 6 mars, Piotr Zgorski est mort. Collectionneurs et Musées vont approcher ses rejetons. Le temps est compté pour HEL qui se déshabille totalement, comme toujours avant une intervention. Vêtue de ses seuls tatouages elle doit pénétrer l'appartement du mort et voler un élément de sa collection, un Janus, fœtus prisonnier d'un bocal empli de formol.

Profitant de son pouvoir de planer, elle saute d'un autre immeuble et passe au travers d'une fenêtre pour entrer chez Zgorski. Elle le suppose vide mais une sonnerie retentit et elle constate que ce n'est pas le cas. ''Il est ici, tout le monde n'est pas encore arrivé'', elle approche de la pièce éclairée, une chambre ou une dizaine de personnes entourent le corps de M. Zgorski.

Rien qui puisse entraver sa mission !

Ailleurs dans la ville, Tour Anglelisti, Hel entre par une fenêtre, décidément c'est une habitude, descend un escalier et retrouve ses amies, Cyrrus et Théa, en plein ''travail'' sur un cadavre. Duo, frère et sœur, d'artistes privilégiant le macabre, ce sont eux demandèrent à HEL de leur rapporter Janus, fœtus de siamois recomposés pour en former un seul.

Le vernissage est pour le mois suivant, autant dire que le travail est loin d'être achevé. Janus rejoint quatre autre fœtus ! Cyrrus et Théa se voient annonciatrice d'un nouvel âge, d'une nouvelle société dont les standards ont muté.

 

Théa essaie de convaincre HEL de rester avec elle et son frère, mais la jeune femme aime sa liberté, elle qui se sent incapable de se mêler aux autres et ignore d'où lui viennent ses ''capacités''.

 

Elle retourne chez elle, commande de quoi manger puis prend un bain. Après quoi elle regarde, comme souvent, les photos de vacances de son enfance

L'exposition de Cyrrus et Théa a lieu, présentation d’œuvres qui utilisent le corps humain, le recrée, le manipule, le transforme au gré de leur inspiration. Rejetant la bipolarité de l'hominisation, affirmant qu'en incarnant les deux polarités l'humanité deviendra immanente. À cette manifestation assiste également M. Damanos, venu voir les artistes il propose à ceux-ci de puiser dans sa collection personnelle d'anatomie pathologique, 8928 pièces ayant appartenu à Paré, Maximilien Ier, Licetti... il ne leur demande en échange que leur Janus de 1543. Le duo refuse et alors que Damanos en vient à le menacer profite de la venue de HEL pour la présenter au vieil homme. Cela tombe bien, chacun avait entendu parler de l'autre. Au cours de la discussion le collectionneur en vient à évoquer certains éléments qu'il possède et ressemblent à Janus, en particulier celui qui possédait des tatouages in utero.

HEL sursaute en entendant cela mais ne dit rien. Finalement Damanos semble renoncer, temporairement à son échange. Avant de partir il s'approche de HEL et lui murmure à l'oreille : Hurti Magici Ingressum Hesperius Custodit Draco ! Qu'elle comprend comme : Le dragon des Hespérides garde l'entrée du jardin magique.

 

Pour la jeune femme c'est une indication, ou une invitation. Le Tératologue est aussi riche que discret, mystérieux qu'inquiétant. Néanmoins HEL veut en savoir plus, et la Tour Damanos, le palais le plus haut du monde, semble n'attendre qu'elle. Ses talents l'aident à y pénétrer, à le visiter, jusqu'à ce qu'elle tombe sur une pièce immense pleine de Janus mais gardé par un Minotaure qui se jette sur elle. La créature est forte, rapide, elle fuit dans le palais mais celle-ci finit par la rejoindre et s'en saisir. Alors qu'il va la broyer entre ses bras il s'écroule sur le sol, inanimé.

S'en étant sorti sans comprendre comment elle récupère le minotaure et le ramène à la tour Angelisti où ses amis découvrent qu'il est mort alors que ce n'était pas le cas quand elle le ramena.

Cyrrus et Théa veulent l'examiner, HEL n'est pas trop d'accord, tous les trois pourtant sont d'avis que Damanos ne va pas être content que son garde ait disparu.

C'est l'occasion pour HEL de confier à Théa qu'elle pense ses tatouages mortels, ce sont eux qui auraient vaincu le minotaure. Elle avoue qu'elle ignore leur origine. À la puberté elle découvrit des petites marques sur une jambe qui rapidement s'étendirent, des marques changeant au gré de ses émotions. Solitaire du fait de son étrangeté elle refusait les relations avec les autres, quand un garçon finit par retenir son attention, qu'elle accepta d'être embrassée, les tatouages convergèrent, le jeune homme fut pris de convulsion puis s'effondra, mort. HEL résolut de s'enfuir et gagna sa vie en tuant. Réfugiée au cimetière d'Antès elle découvrit le marché de mort, s'introduisant dans un réseau elle devint pourvoyeuse pour les collectionneurs. Par une annonce elle fit connaissance de Cyrrus et Théa. Ainsi, il apparaît que Damanos pourrait avoir des réponses aux questions qu'elle se pose depuis longtemps.

Pour l'heure Cyrrus va entamer l'autopsie du spécimen alors que dans son palais Damanos doit répondre aux questions des pompiers et des policiers, tout en demandant, discrètement, à ce que les coupables soient retrouvés.

Alors que le scalpel approche du corps HEL se précipite pour l'empêcher, elle est persuadée que la créature est vivante. Ce que celle-ci va confirmer en revenant à elle. Entre deux êtres aussi différents des autres mais aussi proches, la conversation est difficile, le minotaure ne sait rien, ne connaît que ses besoins, ignore son nom, d'où il vient. Symbole d'un labyrinthe que HEL entend bien retrouver et visiter jusqu'en son centre.

Entre temps les envoyés de Damanos ont remonté la piste et HEL doit intervenir pour protéger ses amis. Sans y parvenir puisque Théa sera abattue. HEL doit se rendre pour sauver Cyrrus. Les combats vont continuer, la jeune femme et son nouvel ami à cornes vont pouvoir s'échapper et se cacher. La survie est pourtant difficile.

La solution pourrait être dans l'immeuble haut et fin qui ressemble à une aiguille gigantesque...

 

À suivre dans le tome 2 ''La machine à monstre''.

 

Une réussite que ce premier tombe, j'ai hâte de connaître la suite, en attendant je vous en recommande vivement la lecture.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD
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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 07:44

''L'Amiral Benbow'' est une taverne, ainsi baptisée par son propriétaire, James Hawkins, homme mystérieux dont on dit qu'il aurait trouvé un trésor et l'aurait utilisé pour construire de nombreuses tavernes semblables à celle dans laquelle il grandit.

Grands Anciens 1 - La Baleine blanche

Ishmaël veut devenir marin, et plus encore : marin baleinier, c'est une bonne idée ! Et quand M. Melville, écrivain de métier avec lequel il partage quelques bières, lui demande pourquoi, il lui répond qu'il n'a aucune raison et que sa vie ne remplirait pas un chapitre, il quitte la marine marchande pour connaître le large. Au fil de leur dialogue il apparaît que si Ishmaël est obsédé par les cachalots Melville lui l'est par l'obsession. Il est fasciné par la fascination.

Il se met à raconter au jeune homme l'histoire du capitaine Achab et de sa chasse à la baleine blanche. Que ne dit-on pas sur cet animal qui semble partout à la fois et qui jamais ne perdit un combat contre les humains. La mer est propice aux légendes et quand Melville évoque le Kraken Ishmaël sourit, ce qui ne l'empêche pas d'écouter la suite. Depuis quelques temps il est difficile de trouver un équipage, les naufrages aux environs du Massachusetts sont trop fréquents. Il suffit de se souvenir du jour où une épave est rentrée, seule, dans le port, comme un cheval qui se souvient du chemin le ramenant chez lui. Presque seule devrais-je dire, il reste un survivant dans les débris de ce qui fut un fier navire. Un vieil homme serrant un livre dont il ne veut pas se séparer dans les bras. Il sera heureusement (!) recueilli dans un couvent. Où cette histoire d'un homme retrouvé dans une barque, couvert de cicatrices et le visage terriblement abimé, il sera hébergé dans le même établissement que le vieillard dément. Il n'empêche que les sœurs s'inquiètent. Dans sa cellule l’ancêtre répète les mêmes phrases alors que le capitaine Achab est reparti en chasse, il veut l'avoir sa baleine mais son navire heurte quelque chose qu'il ne distingue pas. Heureusement d'autres bateaux sont là pour récupérer les marins alors que l'Espadon s'enfonce dans l'océan.

Mais voilà que le vieil homme se met à délirer dans une langue connue, ça change, mais ce qu'il dit n'est pas moins étrange, il parle d'un passage conduisant à un mur de briques cyclopéennes, de quelque chose qu'il aurait éveillé et emporté. Le prêtre qui l'écoute tremble en reconnaissant des passages de livres interdits et blasphématoires...

Grands Anciens 1 - La Baleine blanche

Melville sait raconter mais Ishmaël ne croit pas un traitre mot de ce qu'il entend. Pour le convaincre l'écrivain montre à son auditeur son carnet plein de croquis d'êtres étranges et fantasmagoriques. La base d'un roman à venir, une histoire de monstres et d'un homme, Achab, poursuivi par ses cauchemars.

Pour autant que ce ne soit que cela ! Il n'est pas bon de découvrir des choses qu'aucun mot ne peut expliquer, des êtres qu'aucun terme ne peut définir, des mystères que l'esprit humain ne peut appréhender sans devenir fou.

Achab poursuivra sa quête, de la baleine il est passé au kraken, et ce n'est pas ce qu'il a fait de plus intelligent.

Pourquoi ne pas vous embarquer à votre tour avec le capitaine Achab ? Jean-marc Lainé et Bojan Vukic vous y invitent. Par le truchement d'une bande dessinée ce n'est pas dangereux.

À moins que vous ne vous mettiez à croire au kraken et désiriez vous embarquer pour le retrouver.

Je vous le déconseille.

C'est gentil de parler de moi !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD Lovecraft
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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 06:45

En Italie, la Social Welfare Agency, combat le terrorisme. Jusque là rien d'extraordinaire, ce qui est moins courant c'est qu'elle utilise des enfants pour cela, des petites filles d'une dizaine d'années. Récupérer alors qu'elles étaient sur le point de mourir ces enfants sont modifiées, améliorées au moyens de corps artificiels pour exécuter leurs missions, elles sont aussi conditionnées pour être capable de tuer sans état d'âme.

En revenant à elles ces jeunes filles sont prises en main par un tuteur qui leur apprend ce qu'elles doivent savoir et auquel elles sont très attachées au point d'être capable de tout pour lui, il est le cadre dont elles ont besoin pour supporter leur état et le fait que leur avenir est limité du fait même des modifications dont elles ont profité.

Certains agents formateurs pourtant se posent des questions, s'interrogent sur la portée et la validité morale de leurs actes.

Un des couples principaux est composé de Henrietta et José. Survivante du massacre de sa famille, et du viol qu'elle a subi, elle est si attaché à son partenaire qu'il lui arrive de prendre l'initiative de sortir son arme avant que celui-ci ne lui en donne l'ordre, ce qui lui vaudra quelques remontrances de ce dernier. Outre les scènes d'actions ce sont aussi les relations entre ces binômes qui font l'intérêt de ce manga et le destin de ces enfants dont l'avenir est déjà écrit. Le contraste entre elles et leurs actes, la lâcheté des adultes qui les utilise comme des machines en tenue d'écolières tenant des flingues plutôt que des cartables.

Mais elles ne sont pas toutes dupes de ce qu'elles font, ressentent, le ''remède'' qu'elles prennent altère leurs perceptions, mais que seraient-elles en dehors de l'institution ? Un cocktail d'action, de psychologie, plus de la seconde que de la première, tout à l'image des enfants censées être aussi froides que les machines qui les maintiennent en vie. En elles le cyborg ne tue pas l'enfant qu'elles demeurent, avec ses rêves, ses émotions, son goût pour la musique et les étoiles filantes. Reste à faire un vœu, sans être sûr de vouloir vraiment qu'il se réalise.

L'enfance n'est sacrée que pour les médias et les publicitaires, les enfants soldats sont moins chics que Henrietta ou Rico mais ils existent.

Gunslinger Girl

L'enfance n'est sacrée que pour les médias et les publicitaires, les enfants soldats sont moins chics que Henrietta ou Rico mais ils existent.

Finalement je préfère la fiction, elle ne va pas aussi loin que la réalité.

Un manga de Yu Aida en 15 volumes publié chez Kazé.

Merci à Missbouquinaix de Le Blog des Livres qui Rêvent... pour ce challenge qui va m'inciter à retrouver le monde du manga que j'avais mis de côté depuis trop longtemps.

Finalement je préfère la fiction, elle ne va pas aussi loin que la réalité.

 

Un manga de Yu Aida en 15 volumes publié chez Kazé.

 
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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu BD Japon
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