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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 04:46
 

Le génie est poussé à l’insatisfaction par la perception d’une évolution possible. A l’inverse, l’intelligence, dans un premier temps, refuse toute modification, luttant afin que rien ne change, pour finir par s’adapter, le plus souvent à la génération suivante, aux modifications qu’elle considère comme définitives. A nouveau s’impose l’habitude que le génie ne supporte pas longtemps. Redoutons un monde où l’un gagnerait sur l’autre.

 

Dieu des portes, Janus est l’exemple de l’être. Lucidité et folie, double face du génie.

 

L’obscurité paraît rassurante mais en elle l’ombre n’existe plus.


La démence est un prédateur fatigué se nourrissant des esprits les plus lourds, des consciences les plus faibles.

Ne peut-elle être proie à son tour ?

D’ailleurs, j’ai faim !

 

Accepter est la qualité primordiale du génie. La faculté de supporter l’impulsion qui le consume quand elle détruit qui la désire. Ce pouvoir d’absorber une lumière qui fait se fermer tant d’yeux en une peur qu’ils ne réalisent pas.

Qui sentit ses pupilles calcinées éprouve le désir de les crever toutes afin d’oublier que la lumière puisse exister.

 

Quel processus biologique fait-il naître cette insatisfaction du présent, comme si la vie s’incarnait en cette curiosité. Et si le génie, au lieu d’être une fin, était un commencement, l’offrande d’une découverte adaptée au supportable ; et si la démence n’était pas une fin mais une échappatoire, un gouffre supprimant la perception du temps ? Et si, entre les deux, surpassant le génie, surmontant la folie, était un chemin, effrayant de promesses, semé d’émotions compréhensibles mais non transmissibles?

S’il n’est pas trop tard, reste où tu es.

 

La démence est le chien de berger protégeant l’esprit de la mort ; la réaction du gibier traqué face au dernier obstacle et se retournant pour un combat dérisoire, cherchant à s’intégrer en son assaillant pour survivre.

Devenir ce que l’on craint est une destruction, pas une protection.

 

Le psychopathe prend le reflet pour la réalité.

Le con, lui, ne voit pas la différence.

 

Animal solitaire tentant d’évoluer debout et en plein air, le génie refuse l’ombre d’une caverne de normalité, ce corset de morale qu’impose la majorité. Consumé par le temps, ressentant davantage les assauts du réel, il sera conduit à retrouver le troupeau qui le digérera en souriant.

Heureusement il existe des exceptions.

Heureusement ?

 

Le sentiment est l’air qui permet de survivre à l’immersion dans la folie ; plus la plongée est profonde, longue, plus il se fait violent et impérieux.

 

Le rire du dément trahit sa certitude que la mort qui l’attend sera amicale.

Comme je souhaite qu’il ait raison...

 

L’intelligence se fait curieuse, se dit que peut-être il existe autre chose. Elle sait se poser des questions mais la raison est là qui lui sert d’alibi pour adopter un comportement imbécile.

 

Image du chaos originel, la folie est une mer incompréhensible, un désert obscur hanté de mirages perdant l’esprit tenté d’aborder un quai ouvert sur le néant.

 

La folie est ce flou dans l’architecture des pensées laissant d’infimes passages vers des ailleurs improbables. Le génie supporte le paysage qu’il découvre, il peut le contempler puis revenir vers les autres quand le dément perd tout contrôle et se dissout dans sa découverte.

 

Je comprendrai ensuite se dit le génie avant de réaliser que son chemin ne s’ouvre pas dans un rétroviseur, qu’il suit un sentier étroit encombré de ceux qui rêvassent, qui imaginent, qui voudraient bien aller plus loin mais en sont incapables. Eux qui finissent par se jeter dans l’abîme d’une idéologie apaisante. Le creux rassure le vide.

 

Jouant aux cubes dans l’esprit, la folie est une enfant attendant de s’émerveiller devant ce qu’elle réalisera. A moins qu’elle n’ait plus envie de jouer mais désire se lever, regarder le monde et conclure finalement que s’amuser est encore la plus saine occupation.

 

Devenir fou n’est pas un choix si c’est parfois un jeu. Qui, lucidement, s’y essaie plonge d’abord dans l’erreur puis dans la démence, absorbé par un délire sans borne, comme en regardant un tableau pour considérer que rien n’existe hors de lui. Ne jamais oublier le cadre, ne jamais s’approcher de la fenêtre au point de céder au vertige et à ses charmes. Survivre à son rendez-vous avec la folie se constate quand elle s’est éloignée et que nous n’en voyons que le dos, parfois avec étonnement, souvent avec regret.

 

Par la souffrance, quand la conscience est une oeuvre en élaboration, le génie s’insinue dans l’esprit, y fait son nid, s’infiltre jusqu’à la plus intime pensée allaitant l’âme d’une émotion la forçant à briser ses routines pour la retrouver, toujours plus loin, toujours plus profond, jusqu’à ne plus pouvoir penser encore.

Toi aussi tu as peur ?

 

Regardons la conscience comme une citadelle assaillie de tentations, considérons que la folie est l’envie de se défendre contre ces hordes d’habitudes et de rites. Focaliser son énergie dans cette lutte revient à céder aux assaillants en leur accordant notre attention, subtile manière pour eux de triompher. N’est-il pas plus simple de paraître céder en leur accordant le minimum ? Cheval de Troie à l’envers.

 

Vous lisez mes phrases, tentez d’en saisir le sens, pour autant qu’elles en aient un, et vous dites que c’est monstrueux?

Vous avez tort, ce n’est pas monstrueux.

C’est encore pire !

C’est vrai.

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 05:36
 
Du terrier des premiers mammifères, tremblants devant des reptiles gigantesques, aux palais les plus impressionnants, aux habitations les plus sordides, en passant par les cavernes où se réfugiaient nos ancêtres (nos ? Vos ? Leurs ?), où est le changement ?

D’avoir perdu ses poils, de s’être redressé, d’avoir grandi, cela fait-il de l’homo sapiens plus qu’un animal se croyant supérieur sous prétexte qu’il peut se le dire ?

Dans son laboratoire, le scientifique manipule ses cobayes comme pour se venger de leur proximité, de la ressemblance qu’il voudrait détruire.
Qui voit le sourire goguenard de la souris blanche ?

L’homme sanctifie ses instincts, oublie et renie une animalité qui parvient toujours à s’exprimer.

A-t-on vu des boeufs se glorifier de leur marque d’appartenance à un troupeau? Ils se reconnaissent sans afficher un symbole religieux, un logo ou une marque.

Le bonheur se trouve-t-il ailleurs que dans les yeux d’une vache quand elle regarde passer un train ?

Si par le physique l’humain se rapproche du singe, par le caractère il se rapproche du mouton. Si la majorité est celle des proies, il est logique que les pauvres fassent plus d’enfants que les riches.
Vous me direz que c’est la nature humaine qui...
Mais non, justement, la nature n’est pas humaine. Celui qui s’oublie animal devient bête et perd son humanité au change.

La mode est au serial-killer? Vous voyez que l’instinct sait s’exprimer, sait se faire plaisant, excitant.
Je n’ai pas dit rassurant !

Le tueur reconnaît la victime comme le prédateur sa proie. Entre eux existe une étrange complicité.

Au travers des apparences de civilisations, l’animalité parvient malgré tout à s’exprimer. La bête est là, mais si, voyons, LÀ !
Trop tard...

Une vie n’est jamais si belle que quand elle se nourrit d’autres vies. N’est pas prédateur qui veut. Se masquer de crocs d’acier, faire tondre sa laine, ne feront jamais d’un mouton un loup.

Le prédateur est celui qui agit, qui décide, la proie est l’image de la fuite ou de la soumission.

L’un ne va pas sans l’autre mais quel but servent-ils? Quand l’un s’améliore dans son rôle, l’autre sait combler son retard pour qu’en fin de compte rien ne change vraiment.

Et si la vie, c’était tourner en rond ?

En troupeau, le plus bas commun dénominateur s’impose ; qui jouera le chien, qui le berger, qui le premier mouton guidant les autres vers le vide.
Messie est le nom de ce dernier.
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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 05:12

 

Au début était le Verbe. L'écrivain mime le créateur mais son oeuvre est-elle reflet ou réalité ? Est-ce lui le miroir ou le lecteur ? Je comprendrais alors d'avoir évité ce dernier si longtemps.

 

Avant d'être rédigé, un livre est toujours un chef d'oeuvre. L'écriture est une course pour s'éloigner le moins possible de cette ambition.

 

Un livre est toujours un produit, le temps seul lui donne sa valeur.

 

Peser ses mots, tirer la langue de concentration. Puiser dans les dictionnaires la perfection grammaticale et stylistique. Voir naître devant soi une oeuvre aux dimensions d'un palais.

Vide !

 

Entre la camisole et l'écriture, je crus avoir choisi, benêt que je fus ! Les pages absorbèrent mes cris, mes peurs, mes délires, jusqu'au jour où elles me les renvoyèrent, où, ma méfiance disparue, les feuilles se firent miroir. Comment ne plus écrire sans perdre la tête, préférant à la blancheur du papier celle des murs capitonnés.

Écrire n'est pas être libre mais l'esclave devient maître s'il assume son destin.

 

Écrire n'est pas une profession, c'est une obligation, un ordre. Ainsi j'ai trouvé mon alibi, et j'aime ça.

Écrire offre les moyens de perpétuer son omnipotence infantile, de jouer dans son monde hors des contraintes et des codes imposés par la société. Un texte est une fenêtre sur une cour de récréation quand ce n'est pas un mur. Passer par l'enfance est enrichissant pour qui n'y reste pas planté. Du reste, comme un enfant, un livre, avec le temps, peut se retourner contre son géniteur en le révélant pour ce qu'il est.

 

Qui tient les mots tient les gens.

 

Bibliothèque rose, verte... marron ! Tant d'auteurs semblent chier par les doigts.

 

La quantité se suffit du don, de cette aptitude à produire sans besoin de prendre son temps, cette envie de courir sans cesse qui semble interdire de marcher. Le génie demande du travail, de la patience, de revenir sur ses pas, sur ses mots, de plonger son regard dans l'inquiétant miroir d'encre.

 

Écrire au goutte à goutte, que chaque phrase ait un sens, quand une hémorragie est une dilution au profit de la forme contre le fond.

 

L'oeuvre se fait vampire, écrire pour s'autodétruire, affrontant la mort avec l'envie de la duper.

 

Cette plume est un poignard en quête d'un encrier de sang.

 

Je souris en pensant à mes biographes tentant de séparer dans mes écrits l'imaginaire et le réel, alors que moi je n'y suis pas parvenu et y ai renoncé. Imaginant le réel pour réaliser l'imaginaire.

 

Profession : homme de l'être, l'ivre de papier.

 

La littérature consiste à employer cent mots là où quatre vingt dix-neuf suffiraient. C'est chercher l'artifice, peindre un sourire sur une face cadavérique l'art est-il autre chose qu'un mensonge, le décor d'une maison vide ? Approchons-nous, arrachons des murs les tableaux, les belles tapisseries, jetons au loin ce qui dissimule une nudité terrifiante de beauté.

Osons-le, osez-le... Moi je peux l'écrire.

 

Écrire comme le contraire de vivre avant d'admettre que le spectateur est mieux placé pour comprendre que l'acteur emporté par son rôle et les situations. Le monde offre tant de moyens pour qui veut se perdre mais seul celui qui se sent être rien, y succombe.

Écrire pour comprendre, ouvrir les yeux pour se relire.

 

Le fumier est excitant quand la rose n'est qu'enivrante.

 

L'inspiration est équivoque. Le mystique y voit l'intervention de Dieu, ainsi peut-il s'asseoir et ne pas chercher plus loin. L'artiste digne de ce nom refuse une explication aussi simple, il a envie de faire se lever son esprit, de le faire avancer en des voies étranges et perturbantes. Un peu de l'âme suinte entre les mots, un peu de folie aussi. La seconde protégeant la première.

 

Les mots ne répondent pas, ils précisent la question. Ils ne suffisent pas à endormir un coeur qui n'a jamais battu, au contraire, ils l'amènent à le comprendre. Après quoi ils suffisent rarement.

 

L'inspiration ouvre une à une les portes de l'esprit, attendant d'arriver quelque part.

 

L'imagination : n'est-ce pas tourner en rond de plus en plus vite sur un manège qui ne bouge pas quand l'inspiration est l'écho de pensées venant de par delà soi ? L'une gesticule, crie, quand l'autre entend puis tente d'écouter. La première voudrait refuser ce que la seconde souhaite accepter.

 

Les mots font escalier, facile de sauter des marches en descendant ; en remontant c'est autrement plus difficile. Mais pourquoi revenir en arrière ? Le véritable écrivain me semble être celui qui sait se laisser dépasser, emporter par les situations, par les personnages qui prennent de lui un peu, et parfois beaucoup, de vie.

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 05:09
 

Est maître celui qui sert aux autres. Pas celui qui se sert des autres, vulgaire gourou ayant découvert le moyen de changer la connerie en or. Encore moins celui qui sert les autres, simple réincarnation d’un rouleau de papier hygiénique. Qui cherche à apprendre sans désirer comprendre mérite de ne pas savoir, seul qui tente de découvrir peut enseigner.

C’est en se rencontrant, en se confrontant, en s’opposant... en copulant entre elles que les idées sont fécondes.

 

Onctueux dans la bouche, le mépris devient un poison pour l’esprit.

L’intellectuel réfléchit sur ses propres sécrétions cérébrales, c’est un coprosophe, proche parent du coprophage. Il peut récupérer une vieille idée mâchonnée, il sait la mastiquer un instant en feignant de lui trouver du goût, avant de la refiler à un de ses clones. Fascinant jeu de miroirs se distrayant de renvoyer leurs propres reflets, incapables de réaliser que ce n’est que vide.

 

Si, dans le désert, la certitude que le soleil se lèvera à nouveau est douloureuse, l’espoir qu’il puisse ne pas revenir est plus angoissant encore. Affronter une situation pénible, mais connue est moins inquiétant que faire face à une situation qui serait... qui pourrait être...

Comment savoir sans l’accepter, sans que le génie prenne le bras de l’intelligence pour l’aider à traverser la rue ?

Prêt ?

On y va...

 

Est clair ce qui nécessite la compréhension, est simple ce qui se suffit d’être appris. La clarté effraie le simple d’esprit promis à s’asseoir à la droite du néant.

Ce siège n’est pas à ma taille.

 

Tant d’idéologies, d’idées au logis, tant de doctrines, tant de cachets pour assoupir l’esprit vagissant. Tant de leçons à réciter en chapelet pour confiner la flamme de la vie au point d’oublier qu’elle existe.

Une phrase gonflée de certitudes est souvent vide de signification.

Penser suppose d'accepter que croisse son ignorance.

 

Penser, accepter de se mettre en danger, osciller entre le doute, père de l’échec, et la certitude, fossoyeur de l’imagination. Qui refuse d’avancer tombe de ce dernier côté, posant sur son visage le sourire béat du vide. Croire que c’est possible, que la réalité ne s’effacera pas d’un pas de plus fait en avant, insuffle la force de progresser. Douter amène à regarder derrière soi le troupeau paissant en une apparente sérénité. L’hésitation distille un poison rongeant l’esprit jusqu’à l’intégrisme. Une seule vérité peut exister, qui la refuse, n’étant pas réel, ne peut pas vivre.

La certitude contre l’espoir.

 

Ecoutons Confucius affirmer que l’expérience est une lanterne que l’on porte dans le dos et qui n’éclaire que le chemin déjà parcouru, comprenons qu’à regarder en arrière l’on ne se voit pas marcher dans l’ombre la plus trompeuse: la nôtre. L’expérience est un désert semé de souvenirs qui ne conduisent nulle part, pas un limon fertile.

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 05:21
 

Se poser une question c'est creuser un gouffre dans soi aux dimensions d'un abîme ou à la taille d'un caniveau. Chacun avec ses moyens et sa sensibilité au vertige.

Heureusement tant de fausses réponses existent pour permettre des interrogations en trompe l'oeil.


Le spectaculaire est rarement intéressant. L'absence se nourrit d'illusoire.


Le passage à l'acte est parfois un sursaut de l'esprit, un appel à soi, pour se réveiller, plus qu'aux autres. Comment lutter si l'on ne redoute pas ce qui nous attend, où puiser son plaisir sinon en empruntant la voie la plus difficile ? Le poison de la crainte fait souffrir avant la morsure du réel.


Las d'être inaccessible l'inconscient demande à être entendu, il frappe à la porte, cognant avec de plus en plus de véhémence. Il est l'intermédiaire, le messager des dieux.


Quand l'univers est un brouillon, l'esprit est une esquisse.


Du psychisme, ou par lui, vient un danger et une chance, le premier pour beaucoup, la seconde, pour NOUS !


NON ! Le passé n'a pas oublié.


Une vie humaine est insuffisante pour parcourir les innombrables pièces de cette étrange demeure qu'est l'esprit. De la cave aux senteurs de terre fraîchement remuée, au grenier où la poussière n'a pas été encore déplacée ; de la pièce d'apparat consacrée aux réceptions spectaculaires, au bureau intime rempli de livres.

Il y aura toujours une porte de plus à pousser pour qui ne veut pas comprendre qu'il cherche pour ne pas trouver ; pour découvrir il suffit d'utiliser la clef que l'on tient entre nos mains.


Le sommeil est un faux ami, promesse de tranquillité, il laisse filtrer par les rêves les vérités refusées. Le pire danger serait de se réveiller

Chut...


Les souvenirs les plus dangereux, comme autant de noyés gonflés par la putréfaction, finissent par remonter à la surface, laissant au fond de l'oubli leur lest de peur.


Le réel est une surface. Qui le doit n'y voit qu'un miroir, qui le peut ressent l'envie de passer au travers. Autant que la réalité, l'âme est une apparence.


Quel contexte physique peut être pour une pensée ce qu'est le bain révélateur pour une photographie ? Quand l'émotion est d'une violence anormale, ne peut-elle trouver à l'extérieur les circonstances susceptibles de la faire résonner en un écho attendant d'être perçu pour être libéré ?

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 05:26

Ne pas réaliser ses rêves pour rêver encore et refuser la formolisation.


La souffrance est l'inutile qui brûle en l'âme.


J'anticipe l'apparition d'une psychologie légale autopsiant l'esprit pour en découvrir l'origine.


Tant puisent dans la religion le mobile pour rester un foetus informe baignant dans les fausses certitudes de croyances amniotiques.


La dignité ne se prend pas, elle s'abandonne, elle ne se vole pas, elle se rend, elle est le regard que l'on porte sur soi plutôt que la dépendance au regard d'autrui.


Ne nous étonnons pas que tant privilégient leur apparence, autant soigner l'emballage de ce qui est sans valeur.


La perfection ne se dessine que sur le vide.


Se parer de belles idées, de grandes pensées pour oublier son vide intérieur. La bête craint le regard qui l'affronte mais se nourrit de la peur qu'elle inspire.


Connaître ses pulsions pour les maîtriser, sinon gare à l'inverse !


Il est inquiétant de se découvrir capable d'obéir à sa propre volonté.


La psychanalyse guérit du désir de guérir.


Se poser une question c'est creuser un gouffre aux dimensions d'un abîme ou d'un caniveau. Chacun avec ses moyens et sa sensibilité au vertige. Heureusement tant de fausses réponses existent pour permettre des interrogations en trompe l'oeil.


Le spectaculaire est rarement intéressant. L'absence se nourrit d'illusoire.

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 04:10
 

La philo n’est plus qu’une tour de Babil !

S’approprier ce que l’on subit permet d’y survivre.

La raison ne sert pas à comprendre mais à s’excuser de le pouvoir.

Le surhomme est celui qui vainc son désir d’être un sous-homme !

Réfléchis avant de te taire !

Dangereux de penser au pire ça lui donne envie de se surpasser.

L’absence de doute fragilise.

Seul le poids de la conscience fait se tenir droit.

L’esprit est le plus fort, jusqu’à l’heure des repas.

La théorie dit « Ca pourrait être ainsi ! » L’idéologie dit « Ca doit être ainsi ! »

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 00:02

 

Écrire empêcha l’extinction de mon affectivité !

Le verbe est de la peinture jetée sur l’invisible !

L’écrivain est un enfant à qui on donne l’imagination en jouet et qui en grandissant ne sait pas s’en débarrasser.

Je ne suis pas un écrivain encagé !

Je suis un souffleur de vers.

Mon œuvre est un dédale pour que le lecteur s’y trouve !

Le bouquin préféré du masseur ? « Mein Kampfre » !

Beaucoup de dictionnaires recensent le vocacabulaire.

Je rêve que mes phrases deviennent des guillotines !

L’écriture fut l’ancre qui me retint au réel !

 

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 10:51

Je

Certains ont une ambition au-dessus de leurs moyens, moi c’est l’inverse.

Je ne suis pas supérieur, seulement ultérieur !

Mon réservoir de haine est si grand que je peux y tremper ma machine à écrire.

Je serai condamné pour abus de conscience !

Ma seule raison d’être est que je suis indispensable à mon œuvre.

J’ai été emballé sous plein !

J’ai assez de forces pour me passer de la faiblesse des autres.

Le pire sera atteint quand je devrai feindre d’être anormal.

Je suis un touche-à-trous de génie !

Je suis le prophète des miurges !

Je fais dans l’athée au logis.

Boire c’est ma vodkation !

Bizarre, pour espoir j’ai besoin du dico afin de trouver un synonyme, pas pour cruauté.

Pour n’être pas sur mon corps mes cicatrices n’en sont pas moins sensibles.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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