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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 09:09

Miloš Forman – 1984

1823 - Dans sa chambre un vieille homme crie ''Mozart, pardonne à ton assassin !'' Ses serviteurs essaient de lui faire ouvrir la porte mais entendent un cri avant que leur maître le fasse. L'huis enfoncé ils se retrouvent devant le corps ensanglanté de Antonio Salieri, musicien autrefois réputé.

Enfant Salieri désirait la gloire et la postérité et pensait l'atteindre en mettant son talent de musicien au service de dieu, créant ainsi des œuvres qui seraient immortelles. Et cela marchait, du moins juqu'à ce qu'apparaisse un jeune garçon répondant au nom de Wolfgang Amadeus Mozart, prodige que son père présente, ou exhibe, dans toute l'Europe alors que son propre géniteur méprise en lui déniant tout génie musical. Heureusement le décès de celui-ci permettra à Antonio d'entamer son chemin vers l'éternité, avec succès puisqu'il deviendra compositeur de la cour de Joseph II.

Tout se présentait donc pour le mieux, jusqu'à ce qu'apparaissece jeune homme, Mozart, dont la réputation ne fait que grandir. Salieri est effondré de voir un concurrentdont il réalise vite la supériorité. Raison de plus pour s'en approcher, pour s'en assurer d'abord, pour comprendre ensuite pourquoi ce jeune homme possède plus de talent que lui qui a pourtant tout sacrifié dans sa vie pour réussir alors que Mozart n'a pas eu à le faire.

Le privilège du génie !

C'est à une partie d'échec que nous assistons, entre celui qui veut, qui travaille, qui sacrifie et celui qui peut, tout simplement, parce qu'il dispose des qualités pour, sans avoir fait forcément grand chose pour les ''mériter''. Pour Salieri c'est une véritable injustice qu'il ne possède pas les dons qu'ils estime mériter alors que c'est le cas de son concurrent ! Lui est sérieux, laborieux, Mozart est drôle, parfois vulgaire, il profite de chaque instant, devinant peut-être que sa vie sera courte et sa postérité immense, alors que pour Salieri ce sera l'inverse, qu'il ne devra d'effleurer l'immortalité que par sa proximité avec Wolfgang. Encore que son nom ne sorte pas intact de ce film, loin de là. Encore que c'est F Murray Abraham qui reçut l'oscar du meilleur acteur et pas Tom Hulce !

La rumeur que Saliera aurait tout fait pour hater la fin de son concurrent est ancienne, elle fut reprise par Pouchkine en 1830 avant que Peter Shaffer ne la reprenne comme argument d'une pièce de théâtre porté à l'écran par Forman comme un affrontement de personnalités réunies par la musique, opposées par tout le reste, mais aussi comme le parcours d'un génie consumé par sa création plus que par l'opposition d'un jaloux.

Le film est à prendre pour ce qu'il est et non comme la relation d'une vérité qui semble fort différente. Salieri aida Mozart et assista à ses obsèques, quatre seules autres personnes peuvent en dire autant.

L'oeuvre de Wolfgang dépasse celle d'Antonio, pour autant cette dernière n'est pas dénué de qualité. Une fois le film revu essayez de la découvrir.

"Pardonnez-moi Majesté, je suis un homme vulgaire mais - je peux vous l'assurer - ma musique ne l'est pas !''

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:07

Qui peut tout posséder cherche des sensations,

Venant lui démontrer qu'il est toujours vivant.

Ce qu'il ne ressent plus qu'en imagination

Il veut le retrouver et l'éprouver vraiment.

 

Rien ne peut égaler le choc de l'agonie,

Aucune autre émotion ne lui est comparable,

Conserver la vision qui a marqué l'esprit,

L'angoisse et la terreur quand s'approche le diable.

 

Ou la joie et la paix, entier soulagement

Face au repos qui vient, au paradis promis.

Qui sait ce qu'il ressentira à ce moment,

Alors que pour toujours il est pris par la nuit.

 

Enfant mon père m'apprit à capter ce soupir,

À l'enfermer dans un contenant de cristal

Pour en faire un produit avivant le désir,

Drogue addictive extrême à l'effet infernal.

 

Qui est las de tout pour avoir tout essayé

Est tenté d'emprunter les chemins inconnus ;

Qui approchant la mort frôlent l'éternité,

Donnant à qui revient la peur d'être déçu.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 09:05

Gion est le célèbre quartier des plaisirs de Kyoto, c'est celui des geishas, ou geiko. Dans le passé un demi million de ces jeunes femmes attendaient de distraire les soirées d'hommes en mal de compagnie, pour eux-mêmes comme pour un dîner d'affaire où venir accompagné était bien vu. De nos jours elles ne sont plus que quelques centaines. ''L’hôtesse'' l'a remplacé, au kimono se substitue la minijupe.

National Geographic 3H - Special JAPON - 2

Pour une petite soirée l'idéal serait d'engager trois geishas ; une tachikata (danseuse), une jikata (joueuse de shamisen) et une jeune maiko. Celles-ci sont des apprenties mais leur jeunesse compense leur inexpérience. Il n'en reste que 29 à Gion, leur beauté fait qu'elles sont très demandée.

C'est une preuve d'ignorance de confondre geishas et prostituées, le mot signifie ''personne d'art'', mais d'un art si nippon qu'il est difficile à apprécier pour un étranger qui ne connait rien à la culture du pays. Malheureusement il faut bien reconnaître que la nouvelle génération s'est éloignée de sa propre culture en cédant à la facilité, à l'immédiateté. Nul doute pourtant qu'elles seront là aussi longtemps que le Japon existera.

De longues études et pratiques sont nécessaires pour obtenir ce titre, il faut étudier le chant, l'art du bouquet et le théâtre. Les vacances sont rares, un jour par moi en moyenne, inutile de dire qu'ici ce rythme serait inacceptable, l'inverse aurait plus de succès. Le temps pour se maquiller et s'habiller est de trois heures, avec l'onagoshi-san, l'habilleuse qui va l'aider à enfiler ses trois kimonos et disposer ses 11 ceintures et obis. Côté rémunération, une geisha peut gagner en une soirée le salaire mensuel d'une secrétaire.

Devenir hôtesse est plus facile, ne demande pas de formation ni de gros frais de vêtements mais il s'agit là d'un simple travail, être geisha c'est une carrière.

Autre profession féminine spécifique à l'archipel : les Ama ! Les nymphes de la mer qui plongent pour ramener des aliments, et pas des perles. Autrefois à moitié nues elles portent désormais des combinaisons, utile quand la température de l'eau approche les dix degrés.

Les Ama se divisent en deux catégories, les kachido (celles qui marchent) travaillant dans l'eau peu profonde à proximité du rivage et les funado (celles des bateaux), plus âgées, plus expérimentées, qui plongent au large. Si ce sont des femmes qui pratiquent cette activité et non les hommes c'est qu'elles peuvent tenir plus longtemps dans l'eau, restant une minute en apnée à chaque plongée et descendant à plus de 20 mètres.

Tout aurait commencé avant J-C. Quand la déesse du Soleil, Amaterasu-Omikami ordonna à la princesse Yamato-hime, fille du onzième empereur, de fonder un lieu de culte à Ise. Sur les lieux la princesse goûta un awabi, le trouva délicieux et demanda à ce que d'autres soient apportés régulièrement au sanctuaire.

La tradition continue !

 

Impossible d'évoquer le Japon sans parler de sa capitale. Tōkyō est un enchevêtrement d'autoroutes urbaines, de voies ferrées, d'immeubles, de rues où se pressent les millions d'habitants de la ville, les dizaines de millions quand on considère la conurbation qui s'étend sur un rayon de 50 km. Apparemment un contexte difficile à supporter, et pourtant, une fois passé un moment de crainte, l'immersion se révèle presque facile. Chacun y met du sien, fait ce qu'il faut au bon moment, les transports respectent leurs horaires, c'est une horloge parfaitement réglée dans laquelle chacun peut se glisser en suivant le mouvement général. Un occidental verra là l'esprit de la ruche en action où tous prédomine sur chacun, pourtant l'intelligence du groupe n'efface pas l'existence individuelle même si celle-ci répugne à s'afficher en pleine rue.

Il reste possible de sortir des grandes artères noires de monde pour emprunter les rues transversales et découvrir un décor bien différent, c'est quitter une ville à l'agitation perpétuelle pour trouver un quartier provincial, les buildings de verre et de béton laissent la place à de petites maisons, les grands magasins sont remplacés par des étalages colorés de fruits et de légumes. La voiture a disparu et le piéton peut tranquillement flâner et découvrir un oasis de paix et de verdure, avant de replonger dans l'effervescence.

Vous pensez que les japonais ne pensent qu'à travailler avant de rentrer, quand ils en ont le temps, chez eux pour prendre un peu de repos avant de recommencer ? C'est en partie vrai, mais pour supporter ce rythme ils savent se laisser aller, faire la fête, et boire, parfois plus que de raison. Voir quelqu'un tituber dans la rue le soir n'est pas plus rare que choquant. Autre qualité du Japon, une cuisine riche et variée dont nous n'avons que quelques aperçus, modifiés et adaptés à nos goûts.

Traditionnellement les hommes se retrouvent entre collègues et les femmes entre amies bien qu'il soit de plus en plus fréquent de dîner en couple. Si vous avez des amis japonais il est probable qu'ils vous inviteront au restaurant, d'abord parce que leur logement peut être trop petit, ensuite parce qu'ils aiment protéger leur intimité. À l'extérieur ils seront plus à l'aise, attendez de les voir dans un karaoké et vous les découvrirez sous un jour inattendu !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 08:08

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Publié par Lee Rony - dans Divers
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 09:09

Je suis resté debout au milieu des soupirs,

Des prières et des cris, des râles et des plaintes.

Autour de moi riaient le meilleur et le pire

Face au destin fatal brulant comme une absinthe.

 

Dressé entre les morts à écouter le vent

Qui emportait les âmes en d'incessants voyages,

Les démons épuisés d'un travail harassant

À charrier les défunts en perdaient tout courage.

 

J'ai attendu la fin pour ne rien oublier,

Ne laisser sur le pré ni un pleur ni une âme.

Sur des marchés discrets leurs prix ont augmentés,

Ils atteindront bientôt la valeur d'une larme.

 

Les meilleurs éléments, les plus riches en souffrances,

Seront pour mes clients aptes à les apprécier,

Collectionneurs aimant le goût de l'innocence,

Disposant des moyens afin de les payer.

 

J'ai oublié les noms, effacé les visages,

Durer, dans mon métier, veut dire être discret,

Connaître ses amis sans en être l'otage,

Et quel sera le prix de ma complicité.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:03

C'est à la fin du XIXe siècle que le Japon s'est ouvert au monde avec l'arrivée de bateaux américains. L'occasion pour le pays du Soleil Levant de prendre conscience de son retard par rapport à l'Occident.

L'ère Meiji commençait, et la modernisation du Japon, au point qu'il n'est plus question de retard désormais, au contraire. Cette rencontre fut-elle uniquement porteuse de bonnes choses ? Pas sûr, ce fut aussi la naissance de l'impérialisme nippon, après la victoire à Port-Arthur sur les russes, les japonais envahirent une partie de l'Asie du Sud-Est avec l'efficacité, et la cruauté, que l'on connaît.

Sur l'archipel les japonais combinent tradition et modernité, pratiques ancestrales et hyper technologie, ils ont le choix très jeunes entre le camp des gagnants, (kayigumi) et celui des perdants (makegumi). La réussite n'est pas le but de tous, au contraire et l'ambition est un moteur que certains ne comprennent pas. De nombreux groupes sont apparus : les soshoku danshi (herbivores) qui prennent soin d'eux-mêmes, vivent chez leurs parents, se détournent du sexe et du couple, les gyaru, des filles maquillées, décolorées et habillées de façon provocante. Carpe Diem pourrait être la devise de tous, la seule certitude est celle du présent !

Le véritable essor économique intervint après la guerre quand il fallut reconstruire le pays. Un japonais après ses études ne trouve pas un emploi, il entre dans une entreprise avec l'ambition de ne jamais la quitter, d'être fier de son poste et respectueux de la hiérarchie. Cette attitude est moins vraie aujourd'hui où les plus jeunes employés rentrent chez eux plus tôt et essaient de passer plus de temps en famille. Chez eux les emplois sont plus précaires que pour leurs ainés et la fidélité à une entreprise moins ancrée dans leurs esprits que dans ceux des générations précédentes.

S'il est un sport emblématique du pays c'est bien le sumo, affrontement de colosses sur une scène circulaire, ritualisé depuis plus d'un millénaire mais organisé depuis 1680. Les rikishi jettent une poignée de sel purificatrice alors qu'ils montent sur l'argile bénite. Les règles sont pourtant simples, le vainqueur est le premier à faire tomber son adversaire ou à le pousser hors du cercle, prises, gifles et croche-pied sont autorisés mais pas les coups de poing. Qu'il soit triomphateur ou perdant, même s'il s'estime lésé par une décision, le lutteur ne doit rien manifester une fois le combat terminé.

S'il est un domaine où un violent contraste est visible, c'est bien celui de l'activité sexuelle, les relations dans le couple sont, semble-t-il, moins fréquentes qu'en Occident, le sexe est très présent dans la société, des magazines, des sex-shops, des salons de massage et même des flyers dans les rues ou des jeunes femmes font leur publicité et celle de leurs prestations. Sans parler des mangas, jeux vidéos ou dessins animés ! Avoir une copine virtuelle est plus pratique.

Une poupée gonflable est plus supportable qu'une gonflante.

Non ?

Il faut dire qu'avouer ses sentiments est difficile pour un japonais, le silence et l'attente respectueuses sont des qualités, ce qui n'empêche pas de payer une professionnelle. L'amour est une chose, le sexe en est une autre !

Jadis l'entreprise aidait à la formation des couples en disposant souvent d'agences matrimoniales, la femme mariée s'occupait de son époux, de sa maison, de ses enfants, elle devenait une mère, une okusan (madame intérieur). Pourquoi maintenir une activité sexuelle devenu superflue avec la venue d'un descendant ?

Impossible d'évoquer le Japon sans évoquer les geishas, mais pour avoir le temps de m'étendre sur le sujet ce sera l'objet d'un prochain article.

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 09:01

C'est marrant à la télé,

De voir bouger des morts vivants,

Zombies prompts à dévorer

Qui passe à portée de ses dents.

Découvrir cela en vrai,

S'avérera moins amusant.

Quand viendra vous transformer

Celui qui vous veut dans son camp.

La peur peut vous posséder,

L'esprit happé par l'océan

N'a d'espoir que d'adorer,

De quitter le monde des pensants !

Nul choix ne s'est présenté,

Je ne sais pas ce qui m'attend,

L'évidence s'est imposée

D'essayer de rester vivant !

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 09:05

Conversation secrète – Francis Ford Coppola – 1974

Harry Caul est un technicien spécialisé dans la prise de son, ou plutôt dans le vol de sons, de conversations qui ne lui sont pas destinées mais intéressent d'autres personnes qui le payent pour les surprendre et les enregistrer. Sa banalité apparente lui permet de passer inaperçu aussi bien dans la rue que dans les bâtiments qu'il visite afin d'y laisser de petits micros qui lui permettront une fois chez lui de faire son métier. On peut imaginer qu'avec les techniques disponibles aujourd'hui son métier serait facilité. Nul doute que d'autres le font qui lui ressemblent et se promènent sans qu'on les remarque à côté de nous. Mais à une époque d'exhibitionnisme numérique cela ne devrait pas choquer !

Son appartement est un véritable studio où il améliore la qualité de ses enregistrements avant de les livrer.

Cette fois il se penche sur une conversation volée à un couple, Ann et Mark, en balade dans les rues de San Francisco. Rien que de l'habituel, pourtant en suivant cette conversation il devine que ces jeunes gens courent un véritable danger. Pas question qu'il laisse aller les événements, il se sent responsable, au point de refuser de donner ses enregistrements au commanditaire qui pourtant les a payés. Il écoute, recommence, cherche le détail, la précision qui lui apprendrait la nature de ce danger et comment y remédier. À force de vivre seul ces deux personnes ont pris une importance inattendue pour lui, comme s'il devenait leur ange gardien plutôt que la cause de malheurs qui pourraient les frapper. À ce sujet il se prend de bec lors d'une soirée avec un de ses ''collègues'' moins sujet aux scrupules.

S'attacher est une faute professionnelle, c'est remettre en cause la base du métier et, peut-être, comprendre sa véritable nature.

Rentrant chez lui après une nuit passée avec une call-girl il s'aperçoit que ses enregistrements ont disparus. L'inquiétude l'emporte, le danger menaçant Mark et Ann se rapproche, il doit absolument agir, vite.

Il se rend à l'hôtel où doivent se trouver Ann et Mark, mais, à sa grande surprise, il ne découvre pas leurs cadavres mais celui de M. C, le commanditaire auquel il refusa de donner ses cassettes.

Où est la vérité, ce mot même a-t-il un sens ? Ce qu'il entend est-ce la vérité, ce qu'il comprend, ou croit comprendre, est-ce dans sa tête seulement ou une réalité qui lui file entre les doigts. Des mots et des mensonges, des illusions auxquelles il veut donner un sens pour ne pas réaliser qu'il n'est qu'un instrument encore doté d'une conscience, et c'est elle qui lui joue des tours, elle qui cherche une justification à son activité. Mais c'est trop tard, Caul, à force d'écouter les autres ne s'entend plus lui-même. À quoi bon écouter quand il n'y a à entendre que des paroles incompréhensibles ?

Le hasard voulu que Coppola entame son tournage avant qu'éclate le scandale du Watergate qui fit chuter Nixon. Un film emblématique d'une époque où il existait encore des secrets à découvrir, des vies intéressantes à épier, avant que ce ne soit l'inverse, que les mots et les images ne servent qu'à combler la vacuité d'existences se montrant pour avoir l'illusion d'exister encore.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 08:31
Le jour du lapin ?
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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 09:20

Antoine Fuqua - 2014

McCall est un homme tranquille, sans histoire et pépère. Il travaille dans une grande surface de bricolage où il fait montre d'une gentillesse constante. Il est toujours prêt à rendre service, à aider un collègue, à renseigner un client, avec le sourire.

Il vit seul et quand il ne trouve pas le sommeil, c'est-à-dire toutes les nuits, un café reçoit ses insomnies. Son rituel est immuable, il place un sachet de thé dans une serviette en papier, la pose sur la table, range les couverts toujours de la même façon et lit en attendant que sa boisson parvienne à la bonne température. Là il croise toujours les mêmes personnes, en particulier Teri, qui ambitionne d'être chanteuse, elle a même fait une démo, mais se prostitue pour gagner de quoi vivre ce qui l'amène à fréquente des clients violents, mais pas autant que ses souteneurs de la mafia Russe. Elle discute parfois avec McCall, sur la raison qui le fait lire autant.

Un soir elle ne vient pas, le lendemain non plus, McCall apprendra qu'elle se trouve en soins intensifs pour avoir été violemment battue par ses employeurs.

McCall va désapprouver ce comportement et aller voir son ''employeur'' pour lui proposer de l'argent. Mais pour 9800 dollars ce qu'il peut obtenir c'est un mois de tranquillité pour Teri, après quoi la jeune fille devra revenir à son activité professionnelle où son jeune âge fait merveille. La discussion va mal se terminer, pour les russes, qui vont tous mourir des mains de McCall pourtant venu sans arme.

Les choses ne peuvent pas en rester là et la maison mère moscovite va envoyer un spécialiste chargé de régulariser la situation. Il n'est pas possible qu'un grain de sable puisse enrayer une mécanique aussi rentable.

Et pourtant !

Il va vite apparaître que McCall n'a pas passé sa vie à vendre des planches, mais à en faire vendre ! Ses compétences dépassent le cadre d'un représentant en outillage encore qu'il sache en détourner l'usage avec beaucoup d'efficacité, comme la fin du film le démontrera, mais je ne peux vous en dire plus, je vous laisse le plaisir de découvrir le clou du spectacle !

Ce film, réalisé par Antoine Fuqua n'a rien d'em... nuyeux, Denzel Washington est toujours impeccable, associant élégance et efficacité alors qu'il accumule les victimes. Sans oublier la jeune Chloë Moretz, l'actrice qui monte semble-t-il.

Je n'avais jamais vu la série dont ce film est l'adaptation, mais si le succès est au rendez-vous pourquoi ne pas imaginer que McCall revienne sur nos écrans.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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