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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 09:00

Les phénomènes naturels sont spectaculaires et attirants, c'est pourquoi cette voiture s'arrête pour regarder arriver une tornade, quand celle-ci fait chuter un poteau électrique c'est encore plus amusant. Pour voir la chose de plus près un des jeunes descend, s'approche, sans doute motivé par l'alcool.

Quand un poteau tombera sur sa voiture et tuera ses passagers il n'y aura personne pour profiter du show. Et surtout pas Pete et son équipe de chasseurs de tornades qui les suivent pour un improbable documentaire puisqu'ils n'ont rien filmé depuis un an.

Un peu plus tard la petite ville de Silverton s'apprête à fêter la remise des diplômes aux étudiants. Les enfants du vice-président de l'université sont chargés de filmer la cérémonie alors que l'aîné prépare une capsule temporelle en enregistrant toutes les personnes de son environnement tout en observant Kaitlyn, jeune étudiante qui lui plait beaucoup. Justement celle-ci a besoin d'aide pour réaliser le film de présentation afin d'être acceptée dans un établissement prestigieux, et elle en a besoin aujourd'hui. Les fichiers qui étaient dans son PC ont disparus. Impossible de laisser passer l'occasion de se mettre en avant pour l'ainé.

Les événements vont s'enchaîner, nos tourtereaux vont se retrouver dans une usine désaffectée alors que les tornades s'approchent. J'ai bien dit : les. Une seule n'aurait pas grand intérêt, cette fois elles se suivent, de plus en plus puissante, capable de détruire des maisons mais aussi de soulever des avions.

Les chasseurs de tornades vont êtres aux premières loges pour un film mémorable, dommage que tous les membres de l'équipe ne doivent pas survivre.

Tous les comportements que l'on s'attend à trouver dans ce genre de production sont là, le courage, le don de soi au dernier moment, c'est l'occasion pour une famille qui connaît des tensions de pouvoir parler ouvertement de ses problèmes, pour le père, veuf, de mieux faire connaissance avec ses enfants, et pour ceux-ci de grandir après une épreuve qui n'est pas celle du feu mais celle du vent.

N'oublions pas une paire de crétins obsédés par la réalisation d'un film qui ferait des millions de vues sur Youtube et leur assurerait gloire, argent, et succès auprès des filles. Ceux-là sont capables de tout avec beaucoup d'ingénuité, et d'alcool.

La réalité dépassera-t-elle un jour la fiction ? Ce serait un super spectacle, que je n'irais pas filmer, encore que la sensation d'être aspiré dans l’œil du cyclone doit être indescriptible, et ultime.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 09:13

Georges Franju – 1959

La collection ''Angoisse'' des Éditions Fleuve Noir est une mine de romans de qualité, Français pour la plupart mais incluant quelques traductions sur lesquelles je reviendrais peut-être puisque pendant de longues années je l'ai collectionnée, sans parvenir à en posséder l'intégralité.

Les Yeux sans visage fut donc à l'origine un livre, paru en 1959 mais rapidement porté à l'écran par Georges Franju puisque le film sortit l'année suivante sur les grands écrans dans une adaptation de Boileau et Narcejac.

Le docteur Génessier est un chirurgien esthétique riche et célèbre, malheureusement au cours d'un accident dont il est responsable sa fille subit de graves atteintes au visage. La culpabilité lui fait donc chercher le moyen de greffer un visage à Christiane et pour cela il doit expérimenter sur des jeunes filles qui ne sont pas consentantes pour cela.

Argument simple pour un film qui louche vers les productions de la Hammer de l'époque par son ambiance fantastique et, parfois, sanguinolente, encore qu'aujourd'hui ces séquences passeraient-elles pour anecdotiques. À l'époque elles eurent un impact important sur des spectateurs moins blasés que ceux d'aujourd'hui. Mais l'important n'est pas là. Ce qui fait l'intérêt de cette réalisation de Franju c'est l'ambiance flirtant avec le poétique à la Cocteau grâce à Édith Scob qui incarne Christiane avec délicatesse, errant comme une ombre, n'ayant en guise de visage qu'un masque de protection et pour s'exprimer sa gestuelle et son regard qui observe sans voir ni comprendre ce qui est fait par son père pour lui rendre son apparence perdue, ou une autre qui en soit proche.

L'autre élément important du film c'est le père en question, magistralement, j'allais écrire, monstrueusement, incarné par Pierre Brasseur. Professeur hanté par sa responsabilité mais aussi désireux d'une première qui le ferait entrer dans l'histoire, chirurgien novateur, comme Frankenstein ! Presque un tueur en série justifiant ses exactions par une quête dont il se doute bien qu'elle sera vaine.

L'enquête policière, sur la disparition des jeunes filles, apporte un élément distractif important, ancrant l'histoire dans le réel alors que l'ambiance, aidée par le noir et blanc et le trio Scob, Brasseur (père, le fils jouant un des policiers) et Valli (la secrétaire du professeur et appât dévoué) semblent d'un autre monde, encore plus inquiétant que le nôtre.

Le cinéma français s'est rarement (dés)orienté vers le fantastique, avec Franju et Les Yeux sans visage il le fit avec une réussite reconnue dans le monde entier. C'est assez rare pour le signaler.

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 08:25

David Fincher - 2014

Les apparences sont trompeuses, c'est enfoncer une porte ouverte que de le rappeler. Ainsi celles entourant le couple formé par Amy et Nick. Grands, jeunes, beaux... tout était fait pour les réunir et qu'ils vivent heureux jusqu'à la fin de leurs jours, dans une belle maison entourés de leurs beaux enfants.

Mais cela n'aurait pas donné un bon film.

C'est le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, noces de bois, Nick se rend dans son bar ''The Bar'', où il retrouve sa sœur qui le gère avec lui, encore qu'il ne semble pas faire grand chose. Il semble peu heureux de la perspective de cette commémoration quand il reçoit l'appel d'un voisin qui lui signale que la porte de sa maison est ouverte et que son chat est en vadrouille.

Sur place Nick récupère son félin et explore la grande demeure en cherchant son épouse. À sa place il ne trouve que l'absence et une table en verre renversée et brisée. Que faire d'autre qu'appeler la police ?

Celle-ci explore la maison, farfouille partout, découvre une trace de sang dans la cuisine à une hauteur inhabituelle et dans un tiroir de la commode de la chambre une lettre marquée ''indice 1''. Nick explique alors que c'était la tradition, Amy aimait créer une sorte de course au trésor pour que son époux retrouve son cadeau. Les enquêteurs opinent, peu convaincus.

Tout de suite quelque chose sonne faux dans la présentation et l'enchaînement des faits et Nick n'est pas bon pour faire passer son inquiétude, de là à soupçonner qu'il n'en ressent pas il y a un pas que les médias ne se gêneront pas à franchir pour en faire un suspect alors que son épouse semblait si parfaite. D'autant qu'elle est connu dans le pays comme ayant inspiré ''Amazing Amy'', personnage de romans mettant en scène une enfant, et une enfance, idéalisées.

L'enquête précisera les circonstances de leur rencontre à New York, la maladie de la mère du marié, qui mourra du cancer qui la ronge, le retour dans le Missouri à la suite de leurs licenciements respectifs. La jeune femme était-elle aussi heureuse qu'elle voulait le montrer, le mari était-il aussi prévenant qu'il le paraissait, n'était-il pas sujet à des accès de violence, était-il fidèle, était-il heureux de la grossesse de son épouse ?

Nouvelle qui l'étonne mais il semble mal connaître sa femme, la meilleure amie de celle-ci par exemple ne paraissait être qu'une voisine qu'il saluait dans la rue.

Petit à petit sa culpabilité va se dessiner, les indices s'accumuler, comme si tout était fait pour conduire la police à arrêter Nick dont les défauts et manques sont de plus en plus flagrants.

David Fincher prend son temps pour nous montrer ses héros, montrant en transparence la réalité des pulsions qui les animent, des ambitions qui devenant autant de déceptions se transformèrent en poisons. Les médias ne sont pas épargnés et la prise de pouvoir de présentatrices qui jugent, commentent et condamnent sans se poser de questions mais en gardant un œil sur les courbes de l'audimat. Le monde n'est-il pas tout image, même, et surtout, en dehors du petit écran ?

Nick est-il aussi benêt qu'il en a l'air et Amy l'oie blanche qu'elle exhibe comme un masque cachant haine et rancœur ?

Est-elle morte ? Dans ce cas son mari est-il l'assassin, où ce mystère n'est-il qu'une mystification de plus dans une société où les illusions se superposent jusqu'à se demander si la vérité existe quelque part.

Et si elle ne serait pas encore pire !

Pas question ici de vous en dire plus, c'est dommage, tant le scénario est habile, à l'image du roman, la mise en scène subtile, mais Fincher excelle dans ce domaine, et les acteurs crédibles.

 

J'aime beaucoup la fin, inutile d'en dire davantage.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 09:03

J'ai vu tant de bourreau officiant sans remord,

Qui quand ce fut leur tour de passer au supplice,

Se mirent à implorer en avouant leurs torts,

Prêt à tout sacrifier, leur père, leur femme, leur fils.

 

 

Et moi me direz vous, ai-je un jour essayé ?

Après avoir vu tant de vie être dissoutes,

Noyées dans la noirceur, broyées et digérées,

Pouvais-je être tenté d'emprunter cette route ?

 

Je mourrais une seule fois, en silence et en paix,

Du moins j'ai ce désir, m'étendre et m'endormir,

Prêt à rouvrir les yeux s'il y a un après,

Et s'il n'y en a pas je n'aurais qu'un sourire.

 

Je ne fais pas de pub, mais seriez-vous tenté

Par un petit essai, juste une tentative,

Histoire de découvrir ce que vous ignorez,

D'entrevoir un chemin hanté d'ombres nocives.

 

Bien sûr vous avez peur mais voyez votre vie,

Les rails que vous suivez, médiocrité, routine,

Votre existence entière se résume à ceci,

C'est à naître et mourir que le temps vous destine.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 09:09
Brouette
Brouette
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 09:08

La culture et la civilisation japonaise sont immenses, merci à National Géographic de me donner l'occasion de rédiger quelques articles à son propos sans excuse d'un challenge à respecter.

Il me paraît donc utile de souligner la capacité nippone de garder vivantes des traditions séculaires en cherchant les meilleures technologies du présent, et du futur.

Asimo affiche une démarche un peu hésitante en cette journée de l'an 2000 quand il fait son apparition sous les yeux de ses promoteurs et créateurs des usines Honda. Depuis cette époque les robots ont fait beaucoup de progrès et le Japon est resté dans le peloton de têtes des le domaine de la technologie. Il suffit de visiter une usine, Honda et autres, pour se rendre compte à quel point les robots participent à l'industrie du pays, à l'augmentation de la productivité, de la qualité mais aussi de la baisse des coûts, même si la concurrence est rude dans ce domaine là aussi. Vous pouvez en croiser dans la rue, aide à la sécurité routière en indiquant un chantier, en incitant à ralentir et à faire attention.

Monozukuri désigne l'art d'élaborer des choses, et les Japonais aiment l'innovation, la nouveauté, inutile de préciser que l'Internet, les réseaux sociaux, la téléphonie mobile et ce qui l'accompagne n'ont aucun secret pour eux. Pas question de surconsommation, la qualité est toujours privilégiée à la quantité. Les appareils ménagers équipés de nouvelles fonctions font rapidement leur entrée dans les maisons, sans oublier les toilettes bien sûr, qui surveillent votre état de santé et vous avertiront si quelque chose ne va pas.

Heureusement que je n'en ai pas... mais c'est une autre histoire !

Science et technologie ne sont pas vue comme des domaines incompréhensibles et destinés aux seuls spécialistes et sont enseignés aux écoliers dès leur plus jeune âge. Un manga promu par le ministère de l'éducation met en scène une famille en 2025 en montrant toutes les innovations qui font partie de son quotidien. Les robots sont utiles, ils deviendront indispensables et amicaux.

Pour conserver sa place le Japon doit faire preuve d'imagination et proposer des produits innovants et performants plutôt qu'à bas-prix, dans ce domaine il n'a aucune chance de concurrencer la Chine. Les domaines riches de promesses vont des nanotechnologie aux neurosciences, de la domotique à l'optronique, sans parler des interactions entre elles.

Aujourd'hui Asimo sait courir et sauter.

Nul doute qu'il saura bientôt nous faire un bras d'honneur !

Si vous voulez vraiment changez d'ambiance il vous suffit d'aller visiter le Tsukiji, le marché aux poissons de Tokyo, le plus grand du monde. Chaque jour 400 variétés de produits de la mer sont mis en vente, de la sardine au caviar de limace de mer séchée, entre les milliers de tonnes de marchandises circulent trente mille véhicules et cohabitent soixante mille employés. Pourtant Tsukiji reste un village où chacun doit s'entendre avec ses voisins, sans oublier les dieux, jamais loin au Japon, un sanctuaire shinto est accessible une fois passé un torii de 3,65 m de haut. L'archiprêtre Hidemaro Suzuki reconnaît que les salariés viennent plus souvent que les employés moyens, les poissons ne sont pas oubliés et des prières leur sont dédiées tant ils sont nombreux à mourir ici.

Un point noir pourtant, le système de distribution souffre du contrat social visant à multiplier la main d’œuvre afin de préserver l'emploi et, de fait, la paix sociale. Le nombre d'intermédiaires présent sur ce marché en est la meilleure illustration possible. Mais où serait l'intérêt d'améliorer le processus s'il coutait des milliers d'emplois, générant autant de chômeurs qui coûteraient encore plus cher à la société ?

Pour conclure ce triptyque nippon le mieux est de revenir à notre mère à tou(te)s : la nature. Au Japon elle y est vénérée et crainte, le second étant souvent cause du premier ! Le terme shizen ne désigne pas la ''même'' nature que pour nous mais l'Univers et les éléments qui le composent. L'homo-sapiens en fait partie mais dispose du ''droit'' de modifier son environnement. Béton ne rime pas pour rien avec Japon ! L'industrialisation a fait beaucoup de dégâts mais si le progrès du pays est à ce prix cela semble acceptable. S'il a fallut attendre le 22 juin 2013 pour que le mont Fuji soit inscrit au patrimoine mondial de L'UNESCO c'est en partie parce que son pied voyait les déchets s'accumuler. Rien de plus normal que de jeter ses détritus partout, mais le plastique se dégrade difficilement, quand à l'eau elle est censée purifier mais ne peut pas absorber les détritus qui y sont déversés.

À la ''véritable'' nature, sauvage et inquiétante, sont souvent préférés parcs et jardins où elle est maîtrisée et soumise. Il faut préciser qu'à peine plus du quart du pays est habitable, selon le ministère de la construction. Entre séismes, typhons et tsunamis les dangers sont nombreux et souvent mortels.

Fukushima a montré que la nature n'était pas seule à être dangereuse, l'opportunité pour les Japonais de reconsidérer leur position quand à celle-ci changera-t-elle pour autant ?

Je ne veux pas terminer par une conclusion pessimiste alors je ne donne pas mon avis...

N'hésitez pas à vous procurer ce magazine qui reprend des articles publiés depuis presque un siècle. Un voyage fascinant dans un pays passionnant, à moins que ce ne soit l'inverse.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 09:05

La drogue agit ainsi par doses successives,

Ce qui fut efficace est ensuite affadi,

Il faut une impression qui soit impérative,

Et puis recommencer pour étouffer l'ennui.

 

Je visite le monde et ses champs de bataille,

Ceux-ci sont si nombreux, le choix est difficile ;

En parcourant les rues où la mort fait ripaille,

Remplissant mes flacons de saveurs indociles.

 

Parfois je peux saisir le départ d'un client

Qui est allé si loin qu'il ne peut revenir,

Je crains que le chemin qu'ait pris cet imprudent

Soit celui de l'enfer où veillent ses souvenirs.

 

Peut-on s'habituer à l'idée de mourir,

Se mithridatiser pour surmonter sa peur

En volant agonie et désir de souffrir,

En prenant les sourires autant que les douleurs ?

 

Tant de morts différentes à expérimenter

En attendant qu'un jour, entendant notre nom,

Nous venions à la barre pour tenter de plaider

Un cas qui ne pourra fuir sa condamnation.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 09:02

Alcootexte : résultat de l'immersion de son imagination dans des boissons à haute teneur en alcool. Celui-ci faisant moins effet la valeur du récit produit disparaît proportionnellement. Sauf pour quelques exceptions dont ma modestie m'interdit de parler !

Amour : Cocktail hormonal dissolvant la lucidité pour permettre de nouvelles associations de gamètes.

Bestiféré : Preuve qu'il n'est jamais bon d'être le meilleur chez soi ou d'avoir raison contre l'avis général.

Bonne conscience : Ce que l'on ressent après avoir fait ce que l'on croit être le bien en espérant que la lucidité ne passe jamais par là.

Déblablat : Se rencontrer publiquement et médiatiquement, parler, faire semblant d'écouter l'autre, et repartir en ayant la certitude d'avoir été le meilleur.

Dictaculture : Effet de la divinisation de dogmes pourtant souvent défendus par des individus se définissant comme incroyants, sans qu'ils aient bien compris la première syllabe de leur idole, et la similitude de motivation avec ceux qu'ils dénoncent pourtant.

Enfêtamine : Petites pilules augmentant la sensation de plaisir prise sur le moment, et le mal de tête le lendemain.

Génécrologique (arbre) : Tronc constitué d'une longue suite de cadavres dont soi et sa famille sont les branches, elles aussi destinées à mourir après s'être, ou pas, reproduites.

Haut-rang-Outang : Primate vivant dans les branches les plus élevées de la société, méprisant ceux qui s'accrochent aux plus basses.

ImproBible : Être écrit n'est pas une preuve de vérité.

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Publié par Lee Rony - dans Dico A - C
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 09:09

Miloš Forman – 1984

1823 - Dans sa chambre un vieille homme crie ''Mozart, pardonne à ton assassin !'' Ses serviteurs essaient de lui faire ouvrir la porte mais entendent un cri avant que leur maître le fasse. L'huis enfoncé ils se retrouvent devant le corps ensanglanté de Antonio Salieri, musicien autrefois réputé.

Enfant Salieri désirait la gloire et la postérité et pensait l'atteindre en mettant son talent de musicien au service de dieu, créant ainsi des œuvres qui seraient immortelles. Et cela marchait, du moins juqu'à ce qu'apparaisse un jeune garçon répondant au nom de Wolfgang Amadeus Mozart, prodige que son père présente, ou exhibe, dans toute l'Europe alors que son propre géniteur méprise en lui déniant tout génie musical. Heureusement le décès de celui-ci permettra à Antonio d'entamer son chemin vers l'éternité, avec succès puisqu'il deviendra compositeur de la cour de Joseph II.

Tout se présentait donc pour le mieux, jusqu'à ce qu'apparaissece jeune homme, Mozart, dont la réputation ne fait que grandir. Salieri est effondré de voir un concurrentdont il réalise vite la supériorité. Raison de plus pour s'en approcher, pour s'en assurer d'abord, pour comprendre ensuite pourquoi ce jeune homme possède plus de talent que lui qui a pourtant tout sacrifié dans sa vie pour réussir alors que Mozart n'a pas eu à le faire.

Le privilège du génie !

C'est à une partie d'échec que nous assistons, entre celui qui veut, qui travaille, qui sacrifie et celui qui peut, tout simplement, parce qu'il dispose des qualités pour, sans avoir fait forcément grand chose pour les ''mériter''. Pour Salieri c'est une véritable injustice qu'il ne possède pas les dons qu'ils estime mériter alors que c'est le cas de son concurrent ! Lui est sérieux, laborieux, Mozart est drôle, parfois vulgaire, il profite de chaque instant, devinant peut-être que sa vie sera courte et sa postérité immense, alors que pour Salieri ce sera l'inverse, qu'il ne devra d'effleurer l'immortalité que par sa proximité avec Wolfgang. Encore que son nom ne sorte pas intact de ce film, loin de là. Encore que c'est F Murray Abraham qui reçut l'oscar du meilleur acteur et pas Tom Hulce !

La rumeur que Saliera aurait tout fait pour hater la fin de son concurrent est ancienne, elle fut reprise par Pouchkine en 1830 avant que Peter Shaffer ne la reprenne comme argument d'une pièce de théâtre porté à l'écran par Forman comme un affrontement de personnalités réunies par la musique, opposées par tout le reste, mais aussi comme le parcours d'un génie consumé par sa création plus que par l'opposition d'un jaloux.

Le film est à prendre pour ce qu'il est et non comme la relation d'une vérité qui semble fort différente. Salieri aida Mozart et assista à ses obsèques, quatre seules autres personnes peuvent en dire autant.

L'oeuvre de Wolfgang dépasse celle d'Antonio, pour autant cette dernière n'est pas dénué de qualité. Une fois le film revu essayez de la découvrir.

"Pardonnez-moi Majesté, je suis un homme vulgaire mais - je peux vous l'assurer - ma musique ne l'est pas !''

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:07

Qui peut tout posséder cherche des sensations,

Venant lui démontrer qu'il est toujours vivant.

Ce qu'il ne ressent plus qu'en imagination

Il veut le retrouver et l'éprouver vraiment.

 

Rien ne peut égaler le choc de l'agonie,

Aucune autre émotion ne lui est comparable,

Conserver la vision qui a marqué l'esprit,

L'angoisse et la terreur quand s'approche le diable.

 

Ou la joie et la paix, entier soulagement

Face au repos qui vient, au paradis promis.

Qui sait ce qu'il ressentira à ce moment,

Alors que pour toujours il est pris par la nuit.

 

Enfant mon père m'apprit à capter ce soupir,

À l'enfermer dans un contenant de cristal

Pour en faire un produit avivant le désir,

Drogue addictive extrême à l'effet infernal.

 

Qui est las de tout pour avoir tout essayé

Est tenté d'emprunter les chemins inconnus ;

Qui approchant la mort frôlent l'éternité,

Donnant à qui revient la peur d'être déçu.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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