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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 08:24

Bride of Re-Animator – Brian Yuzna – 1990 – 96'

Après le premier Frankenstein vint ''The Bride of Frankenstein'', peut-être est-ce pour rendre hommage, ce qui se comprendrait au vu de l'histoire, à ce film que Brian Yuzna nomma son film ainsi, appelé en France, avec quelle imagination ! Re-Animator 2.

Nous avons vu il y a une semaine, dimanche étant le jour du Saigneur, comment les recherches de Herbert West le conduisirent à mettre au point le produit permettant de ressusciter les cadavres s'il leur est injecté dans le cerveau, nous en avons vu également les conséquences. Nous comprenons donc pourquoi nous retrouvons nos héros, Herbert et Dan Cain, au Pérou, en pleine guerre civile où les recherches de West trouvent un champ d'expérience fantastique.

Mais le mal du pays se fait sentir et ils décident de revenir à Arkham avec pour ambition de rendre la vie à la fiancé de Dan. Herbert retrouve la cave qu'il dut quitter huit mois auparavant.

Cette fois, et l'analogie évoquée plus haut trouve tout son sens, West se dit qu'il peut être préférable de recomposer un corps avec des morceaux divers mais en utilisant le cœur de Megan Halsey, la fiancée en question. Ils ont pour cela la morgue et le cimetière à leur disposition pour (dé)composer une Megan idéale.

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, surtout que nous sommes là devant un film d'horreur.

Mais la morgue est dirigée par le pathologiste Wilbur Graves qui a retrouvé la tête du Dr Hill et des traces du produit utilisé pour lui rendre un semblant d'existence.

D'un autre côté une enquête sur le massacre de Miskatonic est conduite par l'officier Leslie Chapham se tourne vers West et Cain, les seuls qui, impliqués dans la tuerie, en sortirent indemnes. Il est d'autant plus curieux que son épouse fit partie des ''ranimés'' de l'affaire.

Il n'empêche que West continue son projet : ramener la fiancée de son ami, pour cela il trouve une tête à son goût pour terminer le puzzle macabre qui n'attend plus que son intervention pour que Megan retrouve son aimé.

Est-il nécessaire que je vous dise que les choses ne vont pas, mais alors pas du tout, se passer comme prévu ? Nous ne sommes pas ici dans une romance tendre mais dans un film gore qui fait ce qu'il faut pour justifier sa classification.

 

Si vous avez perdu un proche et souhaitez le retrouver évitez de faire appel au Dr West. À moins que ce ne soit vous qui soyez mort.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 08:08

Tout commence par une lettre de Mina Harker à son fils, Quincey, à ouvrir en cas de mort suspecte de l'auteur. Dans celle-ci Mina s'adresse à son fils et lui explique que s'il ne fut pas informé plus tôt des secrets parentaux, c'était pour le protéger d'inquiétudes trop vives. Elle lui explique qu'en 1888 son père, jeune notaire, se rendit en Transylvanie pour conclure l'acquisition par le conte Dracula d'un ancien monastère à Carfax. Elle lui avoue que le noble en question s'est avéré être une créature censée n'exister que dans les contes, justement : un vampire ! Elle y raconte comment son amie, Lucy Westenra, présentait une maladie inconnue. Pour étudier son cas le directeur de l'asile local invita son mentor, le Pr Abraham Van Helsing. Les efforts de celui-ci furent infructueux, Lucy mourut, et ressuscita comme vampire. Après quoi il fallut lui transpercer le cœur pour la sauver de sa malédiction. Bref Mina raconte à son fils l'histoire que les lecteurs de Dracula connaissent. Après cette mise en bouche la suite peut commencer.

Avec le Dr Jack Seward d'abord, seul avec des souvenirs qu'il ne peut vaincre et l'ambition de prouver qu'il n'est pas fou. Objectif : Marseille, et pas question de rater le train. C'est sa chance de prouver la véracité de sa théorie. Le voyage promet d'être long. Une fois arrivé il se rend à l'adresse qu'il possède et attend jusqu'à ce qu'un fiacre arrive, tiré par deux juments à la robe noire luisante. Il reconnut sans aucun doute possible la femme qui en descendit. Élizabeth Báthory, en trois siècles elle n'avait pas changée ! Raison de plus pour pénétrer dans la villa. Seward veut suivre la comtesse, certain qu'elle va partir pour Paris afin d'assister à eu une représentation de Richard III. Seward se lance sur sa piste. Heureusement pour l'aider il dispose de l'aide du Bienfaiteur... et il risque d'en avoir besoin.

Élizabeth pourtant ne présentait dans sa prime jeunesse aucune signe d'un goût particulier pour le sang et la cruauté, mais son mariage, d'intérêt, avec Ferenc Nádasdy, homme riche et grossier. Ayant fait mine d'accepter son sort elle profita de la première occasion pour s'enfuir et trouver refuge chez sa tante Karla, veuve quatre fois d'hommes décédés dans des conditions épouvantables. Les feux femmes sympathisèrent et Karla finit par avouer à sa jeune cousine qu'elle avait assassinée ses époux successifs parce qu'elle n'aimait pas les hommes. Mise devant le choix qui s'offrait Élizabeth céda aux avances de sa tante.

La représentation a lieu sous les yeux de Seward et Bathory mais aussi devant le jeune Quincey Harker qui plus tard se voit introduit auprès de Basarab, acteur tenant le rôle titre et réputé le meilleur du monde. C'est alors que Élizabeth et sa suivante se préparent à se jeter sur Basarab qu'intervient le docteur en jetant sur celles-ci de l'eau bénite en criant au comédien de se mettre à l'abri.

Mise en déroute les assaillantes parviennent à s'échapper et se retrouvent dehors où Seward les rejoint, prêt à se jeter sur elles, au point d'en oublier toute prudence.

Ce qui sera une mauvaise idée ! Obnubilé par sa cible il ne voit pas arriver l'attelage qui va le heurter, le renverser, lui rouler dessus.

Le lendemain, en Angleterre, l'inspecteur Cotford, habituellement cantonné à la division H, en charge de Whitechapel, reçoit l'ordre d'enquêter sur le décès d'une espèce de vagabond britannique survenu dans une rue de la capitale française. Pour débuter son enquête il se rend à l'adresse londonienne du susdit et trouve un logement sordide envahi de symboles religieux, de papiers divers et de choses improbables qu'il destine à la police française. Dans un calepin il trouve une phrase qui lui rappelle l'enquête à laquelle il participa en 1888, dans les rues de Whitechapel... une phrase mettant en cause un certain professeur Abraham Van Helsing !

Ainsi débute Dracula l'immortel, suite du célébrissime roman de Bram Stoker écrite en collaboration par Dacre Stoker, arrière petit neveu du précédent, et Ian Holt, basé à la fois sur des travaux effectués par Bram sans qu'il ait eu le temps de les utiliser, et le recherches conjointes des deux auteurs, les seuls autorisés par la famille à rédiger une suite.

Bien sûr le vampire était mort, consumé par la lumière du jour, mais ne l'était-il pas déjà ? Qu'il revienne n'est pas surprenant même si le titre est trompeur, pour être immortel il est nécessaire de vivre. Le titre original n'est pas celui-là.

 

Les premiers chapitres nous emmènent en France, de Marseille à Paris avant de nous ramener à Londres où nous retrouvons les survivants de l'épisode précédent, changés par les combats passés, ils auront fort à faire avec leur ennemi mais aussi avec eux-même, tant il est vrai, comme l'écrivit Nietzsche en son temps, que ''qui regarde l'abime, l'abîme le regarde'', impossible de plonger dans l'obscurité sans découvrir les parts d'ombre que l'on porte en soi.

Un personnage inattendu mais finalement à sa place : Bram Stoker lui-même en auteur de théâtre, mettant en scène Dracula, non sans difficulté. L'occasion pour Quincey, apprenti acteur en rupture avec sa famille pour cette raison, de découvrir cette pièce où il est question d'un Jonathan Harker, notaire, comme son père. Une mise en abyme intéressante dirait Nietzsche !

L'heure est aux zombis mais les vampires n'ont pas dit leur dernier mot. Un mort vivant en remplace un autre mais Dracula a beau être mort il n'en reste pas moins vivant dans l'imagerie populaire. À ce titre il semble immortel !

Le vampire est-il le stade supérieur de l'évolution humaine ? J'allais écrire que l'avenir le dira mais le présent ne l'a-t-il pas déjà fait ?

Le gibier est rassuré, mais le prédateur rôde toujours. Quel que soit le nom qui lui est donné, le masque qui est posé sur lui, sa, et la, nature, ne changent pas !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 10:05
Violette !
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:50
C'est à quel sujet ?
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 08:47

Les pages sont le temps coulant dans mon sablier.

Pour vendre son âme au Diable il faut en avoir une.

Le temps tourne dans le sens d'une aiguille d'un monstre.

Combattre le ''mal'' ne revient, le plus souvent, qu'à s'en servir.

La loi protège le coupable sans, parfois, lui éviter la culpabilité.

Le destin a arraché de mes mains les clous de la banalité.

Mon œuvre majeure est posée sur l'horizon.

Une raison de ne pas mourir ne remplace pas une raison de vivre.

Je tiens mon rôle pour sortir de scène.

On voit la paille dans l'oeil de son voisin, pas l'apôtre dans le sien.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 08:24

White Bird in a Blizzard – Gregg Araki – 2014 - 91'

D'après le roman de Laura Kasischke.

Kat Connor a 17 ans. Rentrant chez elle un soir elle trouve son père assis avec une expression d’inquiétude sur le visage. Alors qu'elle l'interroge celui-ci lui avoue que sa mère n'est pas là, ce qui est inhabituel. Ensemble ils conviennent d'attendre le lendemain avant de signaler cette disparition à la police si Eve n'est pas de retour.

Au matin, sans nouvelle, ils vont faire une déclaration à un policier qui les avertit qu'il ne peut rien faire sur le moment, la disparue étant majeur un délai est à respecter avant d'ouvrir une enquête.

Les jours vont passer, puis les mois sans que rien de nouveau ne soit signalé. Kat continue à voir son petit ami, Phil, un voisin qu'elle trouvait idiot quand il est venu s'installer là avec sa mère aveugle mais qu'elle finit par apprécier.

On s'habitue à tout !

Parallèlement elle fait des rêves étranges où elle aperçoit sa mère alors qu'elle se souvient de son enfance, de sa jeunesse, de sa mère si belle et si déçue de la médiocrité de sa vie avec Brock. Elle qui espérait une existence digne de ce nom s'est retrouvée épouse, mère, cuisinière et femme de ménage, une réalité à l'opposé de ce qu'elle espérait grâce à un physique qui devait lui offrir bien mieux.

Le passé et le présent s'entortillent pour dessiner le quotidien de la famille Brock alors qu'aucun élément nouveau n'apparaît. Kat va grandir, continuer à fréquenter ses amis, Mickey et Beth, puis aller à l'université.

Même si elle ne le montre pas ses interrogations continuent sur ce qui a pu arriver, pourquoi ces rêves, pourquoi à la veille de sa disparition sa mère s'était-elle couchée sur son lit, était-elle jalouse de Kat qui pouvait connaître la vie qu'elle espérait en s'éloignant de celle qu'elle subissait ?

Kat ne veut pas de cette médiocrité à laquelle Phil semble destiné, elle va séduire, sans difficulté, le détective Scieziesciez, histoire de parfaire son éducation, et qu'importe si elle n'a pas encore 18 ans.

Alors qu'elle revoit celui-ci pendant des vacances elle va se plaindre de l'indifférence policière. Sciez... lui répondra que l'enquête fut longue, sérieuse, mais peu fructueuse. Quand la jeune fille demandera au détective son sentiment sur ce qui est arrivé il le lui donnera.

La première réaction de la jeune femme sera le refus, avant qu'elle ne prenne le temps de la réflexion, de juxtaposer ses rêves, ses souvenirs, ses impressions à la révélation de son amant.

Bien sûr je ne vais pas vous donner la solution, à moins que quelqu'un ne me le demande. Elle réserve une petite surprise !

Pas question de chef d’œuvre ici mais les charmes conjugués de Éva Green et de Shailene Woodley méritent le détour.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 08:18

Araignée : Toujours pendue au bout du (sans) fil sans comprendre qu'il y en a une aussi à l'autre extrémité.

Fauxve : Ressemble à un grand félin doux mais ses poils et ses griffes sont en peluche. L'idéal !

Footage de gueule : Payer ce prix là pour voir des mecs en short surpayés se promener sur le terrain ?

Fusilanime : Je suis toujours lâche devant une arme, sauf quand c'est moi qui la tient.

Frontafouàlier : Suisse venant travailler en France.

Innégalité : Idée que l'égalité est un mythe basé sur la culpabilisation, enfantée par ceux que la nature déforisa.

Leeronycographe : Obsessionnel de l’œuvre de Lee Rony, psychose souvent considérée comme incurable.

Lobby : Maffia, version soft, en apparence.

Lotopsy : Essayer un psy choisi au hasard dans la liste de l'annuaire en espérant tomber sur le bon.

MéphistOphélie : Blondeur obscure de la folie conduisant à la noyade dans le filet d'eau de la réalité.

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 08:30

Stuart Gordon – 1985 – 86'

Scénario de Dennis Paoli, William J. Norris, Stuart Gordon, d'après HP Lovecraft.

Herbert West est étudiant en médecine, dans le but de poursuivre ses études il arrive dans l'université Miskatonic à Arkham (Massachusetts) pour suivre les cours du professeur Carl Hill sur la physiologie et le fonctionnement du cerveau. Est-ce la différence de génération, toujours est-il qu'ils ont des opinions divergentes, le premier pense qu'il est possible de vaincre la mort alors que le second pense qu'il y a là une limite à ne pas franchir et qu'il convient même de ne pas tenter de le faire. Du moins est-ce ce qu'il proclame, en fait il voudrait récupérer les travaux de son jeune élève pour en tirer profit à son avantage.

Néanmoins Herbert poursuit ses recherches dans la cave de Dan Cain, un ami infirmier qui l'admire et le soutient, il met au point le sérum qui, injecté dans le cerveau, devrait ramener à la vie un cadavre.

Pourquoi ne pas l'essayer se disent les deux jeunes gens, cela tombe bien puisque le chat de Dan vient de décéder.

Victoire ! Le chat est ramené à la... mais peut-on appeler cela la vie ?

Carl Hil est décédé malencontreusement, autre sujet d'expérience, d'autant que la tête et le corps sont séparés, physiquement, la première continue à diriger le second. Ce qui ouvre la porte à des scènes d'anthologies, surtout dans la version intégrale où on peut dire que la tête n'a pas la langue dans sa poche...

Je ne vous en dis pas plus.

Le film est librement inspiré du texte de Lovecraft, celui-ci l'aurait-il reconnu dans les images de Gordon ? Rien n'est moins sûr mais puisqu'il n'est plus là pour donner son avis soyons heureux que son œuvre ait donné naissance, non sans manipulation au passage, à un classique du genre. Le mieux est de lire l'un et de voir l'autre, à moins que ce ne soit le contraire. L'écrivain de Providence ayant été peu, et encore moins souvent bien, servi au cinéma. Quand il était cité !

Aujourd'hui la mode est aux zombis, c'est le moment de regarder ce film, un soir, seul, dans une grande maison isolée...

Mais faites un tour à la cave, pour voir.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 08:54
Je dors !
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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 08:41

Keith Scholey / Alastair Fothergill - 2013

Ne pas confondre avec le film d'horreur de 1976 !

Sky, Amber, Scout.

Découvrez l’incroyable aventure de Amber et Scout deux oursons qui, aux côtés de leur mère Sky, vont apprendre la vie dans l’une des dernières contrées sauvages de la planète : l’Alaska.
Alors que l’hiver s’achève, les deux petits débutent leur apprentissage avec autant d’enthousiasme que d’appréhension et se lancent dans l'exploration de ce qui sera, peut-être, leur domaine. Mais ils n’y sont pas seuls...

Dans des paysages grandioses, nous partageons un an de la vie de cette famille, entre victoires et périls, alors que les jeunes ours tentent de trouver leur place à travers mille péripéties. On les croit puissants, ils sont en danger. On les pense redoutables, ils sont bouleversants.

Une année de la vie d'une famille de grizzlys en Alaska, et leur interaction avec la faune voisine.

Comment l'ours peut-il être à la fois un animal féroce et le symbole de l'animal rassurant pour les enfants ?

Mais férocité n'est pas méchanceté, dans ce domaine une autre espèce domine toutes les autres, heureusement elle n'est pas sur l'écran, en attendant qu'elle ne soit plus nulle part.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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