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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 07:55
les twaters sont occupés...
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 07:36

Nightcrawler - Dan Gilroy - 2014 - 117'

Louis Bloom est un petit voleur de métaux, il récupère ce qu'il peut, où il peut, et ne rechigne pas à user de la violence pour voler une montre ou échapper au châtiment. Un soir alors qu'il rode en quête d'une opportunité il aperçoit un accident et s'approche, poussé par une curiosité qu'il ne connaissait pas.

Des policiers sont en train d'extraire une jeune femme de sa voiture en feu, alors qu'il va s'en aller il croise un reporter venu filmer la scène. Un accident, une mort possible, l'héroïsme des forces de l'ordre, tout cela peut faire un sujet à vendre à une chaîne de télévision locale.

Pour Lou c'est une révélation, c'est exactement ce qu'il veut faire et tout à faire ce dont il se sent capable.

Alors qu'il va vendre un vélo de course il a l'idée de l'échanger contre du matériel, un scanner pour surprendre les appels de la police et un caméscope pour filmer ce qui se passe.

Une mise de fond minimale qu'il est prêt à risquer pour se lancer dans le grand bain des médias.

Ses débuts sont difficiles, il ne sait pas où se mettre ni cadrer, ni maîtriser son appareil. Mais il apprend vite, retient les leçons de ses erreurs, sait regarder comment font les autres pour choisir les bonnes histoires, celles qui vont retenir l'attention des voyeu spectateurs. Son premier sujet à passer à l'antenne est le décès d'une victime de carjacking qu'il filme de très près et vend pour quelques centaines de dollars.

Un bon début.

Il va s'améliorer, employer un aide, en l'exploitant au maximum. Les conditions de travail sont difficiles, les nuits sont longues et le risque omniprésent. Pour faire de bonnes images il ne va pas hésiter à déplacer un corps, à s'introduire dans une maison, à filmer à travers une vitre. Bref il va faire preuve d'imagination pour que la responsable de l'antenne de la chaîne qui achète ses séquences ait de la considération pour lui.

Ça tombe bien puisqu'il n'est pas indifférent à son charme, après tout ne sont-ils pas fait l'un pour l'autre, chacun étant prêt à tout pour faire de l'audimat, pour vendre ses sujets, pour que images qui passent à l'antenne soit des piège à co curieux. Rien de mieux pour démarrer sa journée que des corps sur la route, qu'un incendie ayant fait des victimes, qu'un corps sur une route.

Mais ça ne suffit pas à Lou, il veut progresser, monter sa boîte, faire de l'argent, même si passer à l'antenne n'est pas son but. Pour cela il doit faire face à la concurrence, et quand un bon sujet lui passe sous le nez il réagit en conséquence, et quand il faut mentir à la police, monter un scénario pour être au bon moment au bon endroit, il est prêt à le faire.

Qu'importe les risques, il les prend, et les fait prendre à d'autre, quoi de mieux que la mort d'un reporter victime de sa mission ?

C'est notre société qui est là, notre besoin d'images violentes comme si nous en avions besoin pour rompre avec la médiocrité de notre quotidien, pour nous dire que le risque est là, qu'il peut nous toucher, en espérant qu'il ne le fera pas mais s'acharnera sur notre voisin, histoire de pouvoir passer à la télé pour compatir à la peine des victimes.

Tu parles !

La foudre est fascinante quand elle tombe sur la maison de notre voisin, si celle-ci prend feu et qu'il meurt dans l'incendie c'est encore plus triste.

Mais tellement plus réconfortant !

Je suis de plus en plus content de ne jamais regarder la télévision.

 

Et vous ? En attendant de vous retrouver sur l'écran.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 07:34

L'exception est aussi nécessaire à la règle que l'inverse

Exterminer l'homo sapiens ne serait pas détruire l'humanité mais lui permettre d'apparaitre.

La mort est sans effet ni conséquence, à la différence de la vie.

J'ai semé des idées folles en des esprits obscurs.

L'argent est moralophage.

Je suis heureux d'être le dernier crâne au sommet de cette montagne de squelettes.

La croyance est minérale, stable et immuable, elle ne peut que se briser.

Mon jardin secret est un cimetière.

Le mépris est le maximum qu'espère la plupart des individus. Encore est-ce au desus de leurs mérites.

Chaque croyant porte les crimes commis au nom de son culte.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 07:21

MoonriseFrank Borzage – 1948 d'après un roman de Theodore Strauss

 

Daniel Hawkins, communément appelé Danny, est un ado dont le père a été condamné à mort par pendaison, et exécuté, alors même qu'il venait au monde. Après une enfance difficile il ne parvient pas à s'intégrer dans une société sudiste où ce qui est arrivé à son père lui est rappelé constamment en suggérant que l'hérédité ne peut l'avoir épargné.

Supporter la violence, les moqueries et insultes, tout cela ne peut durer qu'un temps et il finira par tuer Jerry, chef de la bande des voyous du coin alors que celui-ci, ivre, lui interdit de danser avec Gilly, la jeune institutrice au charme de laquelle les deux ne sont pas insensibles. La bagarre est inévitable et pour sauver sa vie Danny frappera Jerry à la tête avec une pierre. Bien qu'étant en légitime défense il prend le parti de cacher le corps. Comment le croirait-on, l'ombre de son père n'est-elle pas derrière lui depuis sa naissance ?

Gilly essaie de le rassurer, de le convaincre qu'il n'a pas hérité du destin paternel et peut trouver le bonheur, avec elle.

 

La promesse est plaisante et l'avenir semble se dégager quand au cours d'une chasse au raton laveur le corps de Jerry est retrouvé. Maladroitement Danny avouera qu'il est l'assassin. Il parviendra à s'échapper.

Mais échappe-t-on longtemps à son destin ?

Frank Borzage utilise cet argument pour réaliser un film peignant une société qui refuse, rejette et craint la ''différence. Outre le racisme habituel dans la Virginie de l'époque, le fils d'un condamné doit porter la faute du père, jusqu'à ce qu'il soit amené à commettre l'acte qui donnera raison à ses opposants, même souffrir d'une maladie mentale est prétexte à moquerie. Mais de tout temps pouvoir se moquer, rabaisser, fut un moyen de se rassurer, de se sentir meilleur.

 

Borzage n'est pas le réalisateur le plus connu du cinéma américain et le film noir n'était pas sa spécialité, il s'en sort pourtant avec les honneurs et laisse une production digne de figurer au panthéon du genre.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 08:00

Le 04 décembre 1956 Carl Perkins est en studio chez Sun pour enregistrer les chansons Matchbox et Your True Love. Ses frères, Jay et Clayton, l'accompagnent, ainsi que Jerry Lee Lewis au piano et W.S. Holland à la batterie. Le producteur, Sam Phillips, est derrière la console. Johnny Cash est également présent quand Elvis Presley qui a décidé de passer dans son ancienne maison de disques fait son apparition. Les 4 chanteurs se retrouvent naturellement autour du piano pour improviser quelques airs traditionnels.

Sam Phillips est un habitué de la chose aussi laisse-t-il les micros ouverts. Il prévient également la presse locale qui se rue au studio pour écrire un article et prendre des photos.

« Lorsque les garçons ont commencé à chanter, je me suis dit qu'il fallait absolument les enregistrer. J'ai demandé à Jack Clement d'allumer la platine du magnétophone, même si personne n'avait un micro près de lui. ».

Ce quatuor fut baptisée The Million dollar quartet par le journaliste Bob Johnson dans son article paru le lendemain, en référence à la somme d'argent considérable que cet enregistrement aurait pu rapporter s'il avait été commercialisé. Il ne sera pourtant publié qu'après la mort d'Elvis. En raison de son caractère improvisé et informel, la qualité sonore de l'enregistrement est inégale.

Les morceaux interprétés sont essentiellement des airs traditionnels américains, des gospels, des classiques folk ou country et des succès d'Elvis, Jerry Lee Lewis, Chuck Berry ou Little Richard.

En 2009, cet évènement donna naissance à The Million Dollar Quartet, une comédie musicale montée par Eric Schaeffer sur la scène de l'Apollo Theater de Chicago, qui sera jouée à Broadway en 2010.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai entendu
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 07:56

Aurais-tu entrevuu que je serais capable

De cesser de me taire ainsi qu'on me l'appris ?

Que je pourrais voir que mes liens étaient de sable,

Solides par la peur de quitter mon abri.

 

Vois-tu, j'ai toujours eu une imagination

Me portant à rêver à des actes bizarres ;

Murés dans mon esprit, à l'abri des passions,

Images puériles d'un esprit à l'écart.

 

Tu auras effacé mes hallucinations,

Mes visions du réel, d'un bonheur accessible ;

Tout était mensonger, rêves et illusions,

Tu m'en as extirpé au delà du possible.

 

J'ai vu mon avenir et ce qu'il m'offrirait,

Triste et quotidien, frustrant et misérable.

Pour te remercier de m'avoir réveillé

Me restait à t'offrir un bien irrémédiable.

 

Quel plaisir d'admirer ton incompréhension,

De voir dans ton regard qu'enfin tu me voyais ;

La drogue dans ton sang te donnant l'impression

Que si tu comprenais tu ne pouvais bouger.

 

Maintenant j'ai trouvé à travers quelles actions

Je pourrais exister en conservant mon masque.

Passer pour un crétin aux stupides passions,

Et, la nuit, dans mon coin, savourer quelques frasques.

 

Je devine ton corps pourrissant sous les pierres,

Tu es ma tentative, un peu comme une esquisse.

D'autres viendront après dont je serai plus fier,

Aucun n'aura le goût de ce premier caprice.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 07:45

La pluie a lavé mon corps des traces de sang,

Mais pas les souvenirs que j'ai gardé de toi.

Ton corps, dans un ravin, est une offrande au temps

Lui s'en délectera sans ressentir d'émoi.

 

J'en ai tant supporté, honte et humiliation,

Un jeu qui te plaisait auquel j'étais soumis

Par lâcheté et peur que je nommais passion,

Redoutant d'être seul, ignoré et honni.

 

Subir était mon lot depuis mon plus jeune âge,

Comment imaginer qu'il en soit autrement ?

Le destin amusé me fit croire au mirage

D'un possible avenir, d'un réel sentiment.

 

Fus-je si aveuglé, idiot et complaisant

Qu'il m'ait fallut ce temps avant d'ouvrir les yeux ?

Être seul terrifie qui se veut innocent,

Ignorant des esprits pervers et tortueux.

 

J'ai finit par comprendre où était le réel,

Dans le regard d'autrui je me suis aperçu.

Ce que j’y découvris me sembla un tunnel

Sans la lumière au bout, juste une ombre inconnue.

 

Apprendre est compliqué quand on est comme moi,

Médiocre et routinier, prit dans des habitudes,

Cangue de banalité entre espoir et effroi

Qu'un changement arrive et d'autres servitudes.

 

Tu m'aurais donc appris que j'étais inconscient,

Un spectre somnambule espérant un destin.

Ton mépris m'arracha à mon confort d'enfant

Refusant de grandir et de se prendre en main.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 07:38
Happy (?) Deathday Mr L.
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 07:28

Matthieu Delaporte – 2014 – 118'

Être ou ne pas être ? La question est bien connue mais y répondre reste difficile. Surtout pour Sébastien Nicolas dont la réponse favorite semble être, être oui, mais quelqu'un d'autre.

Sa position d'agent immobilier lui permet de rencontrer beaucoup de gens, de pouvoir les observer et de conserver les clés des appartements qu'il vend. Ainsi, quand une rencontre l'inspire se retire-t-il dans le sous-sol de sa grande maison. Là il fabrique un masque, une perruque, le nécessaire pour se grimer et ressembler à la personne observée. A condition que celle-ci lui ressemble quelque peu bien sûr. Ainsi cet homme qu'il regarde partir, chez qui il pénètre pour voler un peu de son existence, jusqu'à sortir en restant grimé.

C'est prend un grand risque, même dans une ville comme Paris. Et il aura bien de la chance d'échapper à quelqu'un qui le reconnaîtra pour celui qu'il copia, lui couru après pour comprendre qu'il n'avait affaire qu'à une copie.

Sa vie se déroule ainsi, voleur d'autrui pour respirer avant de retrouver la banalité d'un quotidien routinier.

Un jour il reçoit l'appel de la représentante d'un célèbre violoniste à la retraite après un accident qui lui couta, entre autre, deux doigts. Pour jouer du violon c'est gênant.

La rencontre est pénible, Henri de Montalte est un homme qui n'aime pas les hommes, ni les autres, ni lui-même. Il n'aime que la musique et, dit-il, ''le genre humain n'est pas mon genre !''

J'aurais pu le dire !

Mais je ne suis pas violoniste.

La ressemblance est grande entre les deux hommes et la tentation est grande pour l'un d'usurper un peu de la vie de l'autre, surtout si celui-ci vit en reclus et ne sort que pour promener son chien.

La meilleure activité qui soit.

Malgré la misanthropie de de Montalte les deux hommes s'entendent. Il est satisfait de l'appartement, immense, que l'agent immobilier lui a trouvé. Pour celui-ci l'opportunité est trop belle. Les choses vont pourtant se compliquer quand l'ancienne compagne, et mère de son fils, vient voir de Montalte chez lui, alors que Sébastien s'y trouve, caché. Quand il sortira, discrètement il tombera sur celle-ci et ira boire un verre avec elle. Histoire de faire connaissance sans doute, d'assurer que son interprétation est bonne. Jouer pour soi est amusant un instant mais devant un public qui connaît l'original c'est encore plus plaisant.

Nicolas ainsi franchit une frontière qui ne permettra aucun retour. Il reverra la jeune femme, en mauvaise santé et désirant que son enfant, lui aussi musicien aspirant concertiste, connaisse son père.

Le jeu se complique pour Sébastien Nicolas.

Rester soi, devenir l'autre, c'est la question à laquelle il va devoir répondre, surtout quand...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 07:26

J'ai écrit cent mille pages qui ne m'ont rien appris,

Des lignes par millions pour dessiner un monde

Où je pourrais trouver qui a poussé ce cri

Le jour où je suis né, expulsé par l'immonde.

 

Des feuilles et des feuilles, des centaines d'histoires

Comme autant de degrés d'un escalier obscur

Qui aura transpercé la peur, le désespoir,

Pour atteindre un ailleurs à l'intérieur des murs.

 

Après ces jours, ces nuits, ce chemin de papier

Traversant un désert aux trop rares oasis,

Les questions restent là avec leur crocs d'acier

Broyant les illusions que la démence tisse.

 

En voulant avancer je n'aurais fait que fuir,

Espérant m'approcher d'un secret mystérieux,

D'un passé révélant ce qui voulait me nuire

Quelle ombre me suivait, quel démon ou quel dieu !

 

Je me suis épuisé à chasser la licorne,

mais comment attraper ce qui n'existe pas ?

Je cours pour échapper aux terreurs qui me bornent,

Un hamster prisonnier de sa peur du trépas.

 

L'encre disparaitra plus vite que mes os,

De moi ne resteront ni mot ni souvenir !

À cet instant alors, absorbé par la fosse,

J'entendrai du néant les grands éclats de rire.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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