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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 07:38

思い出のマーニーOmoide no MānīHiromas Yonebayashi – 103'

Anna Sasaki est une adolescente solitaire, timide, qui aime le dessin mais n'ose pas montrer ce qu'elle fait par manque de confiance en elle. Elle est mal à l'aise avec les autres et le stress ne vaut rien à son asthme. Après une crise particulièrement violente sa mère adoptive l'envoie à la campagne, au nord d'Hokkaïdo, chez des parents. Le bon air devrait lui faire du bien.

C'est difficile pour la jeune fille de se sentir à son aise dans cet environnement qu'elle ne connaît pas, dans cette chambre qui n'est pas la sienne.

Raison de plus pour continuer à dessiner, activité solitaire s'il en est. Un jour alors qu'elle se promène elle entend des voix, veut passer inaperçue et glisse dans l'herbe puis dévale une pente qui l'amène au bord de marais communiquant avec la mer.

L'endroit la fascine mais plus encore l'immense maison située de l'autre côté. Impossible de résister à l'incompréhensible attraction que celle-ci exerce sur elle. Traverser est facile et pénétrer dans le parc de la demeure l'est aussi. Pas un bruit, pas trace d'une seule présence, poussière et herbes folles semblent avoir pris le contrôle de l'endroit.

Au moment de repartir elle s'apercevra que la marée est montée et que cela lui est impossible. Elle aura pourtant la chance qu'un pécheur de la région passant par là viennent la sauver et la ramène sur la berge. Désormais elle a quelque chose à retrouver, un but.

Par sa famille elle apprend qu'il s'agit de la maison du marais, inhabité depuis quelques années mais en attente de l'installation d'une nouvelle famille qui en a fait l'acquisition.

Alors qu'elle retourne vers le marais une barque semble l'attendre. Pourquoi ne pas l'utiliser, ça lui évitera de se mouiller les pieds. Mais ramer n'est pas son fort et elle va avoir du mal à maîtriser son embarcation et ne réussira que par l'intervention d'une jeune fille blonde qu'il lui semblait avoir déjà aperçue à travers une fenêtre du premier étage alors qu'une femme lui brossait les cheveux. Sans cette intervention son arrivée aurait été plus difficile.

Les deux adolescentes font connaissance, s'entendent à merveille, chacun étant isolée de son côté. Anna fait ainsi connaissance de Marnie, résidente d'une maison inhabitée, mais cela ne l'étonne pas.

Elles vont se revoir, se comprendre comme personne n'aurait pu le faire pour l'une comme pour l'autre.

Elles rient, s'amuse, Anna sera même invitée à une soirée organisée par les parents de Marnie, présentée comme une petite marchande de fleurs.

Un jour Anna découvre une nouvelle famille dans la maison du marais, Marnie n'est pas là mais la nouvelle occupante de la chambre du premier étage l'accueille en la prenant pour elle, lui montrant le journal intime qu'elle aurait tenu. Journal dont les dernières pages sont absentes.

Anna ne comprends pas, elle pense que Marnie est une invention de son esprit...

Ce qui n'est complétement faux. Pour comprendre qui est Marnie, quels sont ces souvenirs, pourquoi elle est là et quel est son lien avec Anna, achetez le, ou téléchargez-le, légalement.

Le dernier Ghibli en date puisqu'il ne connut pas le succès escompté. Après l'échec du Conte de la Princesse Kaguya, le studio a décidé de faire une pause, peut-être pour reconsidérer sa politique. Un film est un produit et sa qualité se calcule, aussi, sur un bilan comptable.

Je préfère ne pas me demander quelle serait ma Marnie ni d'où elle viendrait si je devais la rencontrer... Peut-être êtes vous dans une situation différente. Ce serait sûrement une belle, et émouvante, rencontre. Essayez déjà avec celle que vous propose Yonebayashi !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:30

Parmi les motivations transformant un projet en réalité on peut considérer que réunir des peuples peut être un facteur de pacification et de bonne entente entre des peuples qui se découvrant des intérêts communs peuvent enfin se comprendre et s'entendre.

La mer Morte porte bien son nom, depuis trente ans son niveau a chuté de 30 mètres (elle est aujourd'hui à 421 mètres sous celui de l'océan) et sa superficie a diminué d'un tiers. La surexploitation du Jourdain expliquant cette lente agonie avec une forte évaporation due à la chaleur et une faible pluviométrie. Certains hôtels autrefois au bord de la mer en sont maintenant à plus d'un kilomètre. Pour la revivifier l'idée a été lancée fin 2013 de la renflouer avec l'eau de la mer Rouge. Projet risqué techniquement et difficile politiquement.

But principal de ce projet, fournir eau et électricité aux habitants de la région : Israéliens, Jordaniens et Palestiniens. La différence d'altitude entre les mers Rouge et Méditerranée et la mer Morte a depuis longtemps nourris les ambitions des producteurs d'hydroélectricité.

Le projet a donc des arguments solides en sa faveur susceptibles d'intéresser gouvernements et financeurs. En 2005 déjà les pays riverains ont sollicité la Banque mondiale pour l'étudier. Fin 2013, enfin, vint, par un cabinet spécialisé, la recommandation d'un pipeline reliant les deux mers. Il devrait parcourir 180 km, du golfe d'Aqaba à la péninsule de Lisan et pouvoir transférer 2 milliards de mètres cubes par an alimentant une usine de production d'eau potable, par dessalement, et deux centrales hydroélectriques.

Installées à 150 mètres sous la surface, pour ne pas déranger poissons et coraux, deux conduites seront installées et une station de pompage engloutissant 65 m3 par seconde.

Le pipeline devra d'abord atteindre l'altitude de 220 m au château d'eau de Gharandal avant d'entamer sa descente vers la mer Morte entraînant au passage 3 turbines géantes générant 135 mégawatts permettant le dessalement de 850 millions de mètres cubes d'eau douce en 2060.

Sur le papier l'idée est simple, sur le terrain il en va autrement. D'abord les densités et compositions des mers sont différentes, les sels contenus dans l'une et l'autre pourraient produire une réaction inattendue et toxique pour l'environnement par la production d'algues unicellulaire. Les conduites devront être recouvertes de plaques d'acier revêtues de polyuréthane demandant la construction d'usines sidérurgiques sur place pour approvisionner le chantier, sans oublier la production des membranes de dessalement qui devront être renouvelées régulièrement.

Autre difficulté, la sismicité de la région avec la proximité de la faille du Levant. Le dernier séisme ayant eu lieu en 1458 le prochain pourrait atteindre une magnitude 7 sur l'échelle de Richter. La conduite devra donc traverser la faille et pouvoir en supporter le déplacement sans se rompre, une fuite d'eau salée serait catastrophique pour les nappes d'eau douce à proximité du tracé.

La réussite du projet va demander une véritable coopération régionale bénéfique pour chacun. L'hydrodiplomatie et la politique feront-elles bon ménage ?

Faisons semblant d'y croire !

Dans le même ordre d'idée le renflouement du lac Tchad, dont la superficie a diminué de 90%, serait bénéfique aux populations riveraines. Reste à trouver les 800 millions d'euros nécessaires.

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 07:00

Cat on a Hot Tin Roof – Richard Brooks – 1958

C'est l'anniversaire de ''Big Daddy'', le patriarche, l'opportunité donc pour la famille de se réunir dans cette immense villa du Sud des états-unis. Maggie et Brick en font partie, un couple qui ne s'entend plus. Brick surmonte difficilement la mort de son meilleur ami, Skipper, dont il impute la responsabilité à son épouse. Pour passer le temps il se réfugie dans l’alcool. Maggie se sent injustement accusée et supporte mal que son mari ne veuille plus accomplir le devoir conjugal. Quand elle se compare à ''chatte sur un toit brûlant'' Brick lui conseille de prendre un amant. Cooper est le frère de Brick, lui et sa famille, son hystérique d'épouse et leur cinq ''monstres sans tête'' sont là pour essayer de capter l'héritage de ''Big Daddy'' dont ils sentent qu'il n'en a plus pour longtemps. Mais Brick est le fils préféré et Cooper va tout tenter pour démontrer qu'il n'est pas digne de ce privilège.

Difficile pour Brick de s'accepter, de faire face à la réalité, que ce soit la sienne ou celle de sa famille. Les apparences vont être difficiles à conserver.

La pièce de Tennessee Williams avait eu un grand succès à Broadway et rapidement un film avait été prévu, mis en scène par Joshua Logan avec Grace Kelly dans le rôle féminin principal. Celle-ci quittant Hollywood pour Monaco fait que le projet doit être revu. C'est Ava Gardner qui est pressentie pour la remplacé avec George Cukor cette fois derrière la caméra. Celui-ci pourtant se retirera en raison des contraintes morales de l'époque interdisant que le sujet principal de la pièce soit traité correctement, c'est-à-dire l'homosexualité de Brick dont Skipper était l'amant plus que le meilleur ami. Mankiewicz se propose mais le script échoira à Richard Brooks qui passera la vraie relation Brick/Skipper sous silence. Plus tard il s'en expliquera, faisant remarquer que l'évidence de l'homosexualité de Brick n'était pas indispensable dans le déroulement du film. Difficile pourtant de justifier qu'un homme puisse ne pas être attiré par Elizabeth Taylor, la rendre responsable du décès de son ami permettait d'expliquer que le personnage de Paul Newman ait perdu tout désir pour son épouse et aille même jusqu'à s'essuyer la bouche après chaque baiser. Le film était une commande pour Brooks dont la réalisation précédente était un échec, il lui fallait se refaire et donc s’accommoder des souhaits de la MGM. Celle-ci aura eu, de son point de vue, raison puisque le film fut le plus grand succès sur le territoire américain en 1958.

Outre l'homosexualité, discrètement abordée, le film traite aussi de la frustration féminine mais aussi sur l'hypocrisie menant les relations dans une famille riche où le deuxième fils est prêt à tout pour s'emparer de l'héritage. Tout est apparences, mensonges, méchanceté mal contenue et besoin de sauvegarder les apparences.

Sans oublier que le patriarche n'est pas insensible au charme de sa bru, allant jusqu'à lui confier qu'à la place de son fils il lui aurait déjà fait une tripotée d'enfants.

La distribution est fantastique mais dominée par une Elizabeth Taylor extraordinaire, prise entre sa gentillesse, surprenante dans cette famille, et des désirs qui ne la laissent pas en paix. Elle retrouvera Tennessee Williams dans le film de Mankiewicz : Soudain l'été dernier. Je vous le présenterai prochainement. Burl Ives est impressionnant dans le rôle de ''Big Daddy'' et Paul Newman rend parfaitement les tourments de Brick, seul depuis la mort de Skipper face à lui-même, entre ce qu'il est et ce qu'il devrait être.

Finalement chacun pourra exprimer ce qu'il a sur le cœur et sur la conscience. Le calme va revenir.

Pour combien de temps, ça c'est une autre histoire !

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 08:03

Ralph Ziman – 2014- 90'

Il ne faut pas se fier aux apparences, ainsi Nicolaï Krastow qui sort une jeune femme de sa voiture, la traine dans un immeuble, puis dans l'ascenseur où il croise une personne âgée, ne se doutait-il pas que la jeune fille en question n'allait pas le laisser faire.

Le comprendre fut la dernière pensée de sa vie, avant qu'une balle de 9 mm ne lui traverse la main et ne pénétrant dans son crâne y explose !

Une bonne chose de faite.

Sawa est la fille d'un officier de police lâchement assassiné par des trafiquants de drogue et pour venger celui-ci elle a décider de les retrouver un par un.

La preuve !

Karl est détective et l'enquête lui revient. Par ailleurs il connaît bien Sawa, son père était un collègue, il sait ce qu'elle veut et que pour cela elle est prête à faire ''ce qu'il faut !'' comme se faire recommander par Kratsov pour rencontrer le boss de celui-ci. L'avantage ici étant que le mort ne peut plus la contredire.

Être jeune et jolie va l'aider à pénétrer le réseau de Kratsov pour retrouver le boss. une première étape à passer, Clive Thornhill est un pourvoyeur de filles, c'est aussi le moyen d'aller plus loin, le temps de rencontrer un petit chef au passage, lequel ne va pas tourner autour du pot pour coucher avec elle. Ce qu'il n'aura pas le temps de faire, une gorge tranchée ayant un effet désastreux sur sa libido. Sawa profitera de son avantage bien que Clive parvienne à s'échapper, pour approfondir sa connaissance du réseau et se rapprocher du boss.

Quelques cadavres de plus serviront à remonter une piste qui s'avérera dangereuse, comme s'il pouvait en être autrement et Sawa devra remercier un vieil ami pour l'aider alors que son avenir semblait compromis.

La balade continue dans une ville qui semble un assemblage de béton peuplé d'ombres armées, d'enfants moins victimes qu'il n'y paraît et de tueurs promis à l'abattoir.

Les policiers suivent la piste, ramassent les cadavres en faisant semblant de s'en offusquer.

Si la vengeance, dit-on, est un plat qui se mange froid c'est qu'un corps perd sa chaleur rapidement après sa mort. Celui de Thornville par exemple qui croira la tenir le temps de lui promettre de la couper en morceau sous le regard du boss, individu banal dirigeant son réseau du fond d'une cuisine, jouant à l'homme d'affaire avec la vie d'autrui.

Jusqu'à ce qu'il découvre que la sienne ne tenait qu'à un fil !

Karl protège Sawa autant qu'il peut mais les autres flics ne sont pas tous idiots et se rendent compte qu'il protège quelqu'un.

Le boss l'était-il, quels secrets Sawa va-t-elle encore découvrir sous les corps de ses victimes, et de ses parents ? Savoir est un élixir rarement calmant et la vérité finit par ronger qui s'en rapproche au point de sentir le contact de ses lèvres glacées.

Petit à petit la mémoire revient à Sawa et...

Dans un monde difficile les pires ont plus de chances de survivre que les meilleurs.

C'est une bonne nouvelle.

Pour moi !

Ce long métrage est l'adaptation d'un film d'animation japonais dont je vous parlerais quand je l'aurais vu.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 08:01

Elle était là déjà quand ce démon étrange,

Vint pour me rappeler en ce début de nuit

Que Lucifer était le plus brillant des anges,

Porteur d'une clarté plus sombre que la nuit.

 

La pièce a tournoyé, d'un côté la colère

Cherchant dans les instincts le moyen d'exploser,

De l'autre un sentiment d'au delà la frontière

Auquel, sans le vouloir, je pus me raccrocher.

 

Ces mots accumulés nourrissent l'impression

Que comprendre est possible et que j'en suis capable ;

Mais mon intelligence est une autre illusion,

Où qu'aillent mes pensées je reste misérable.

 

Aujourd'hui je contemple un passé chaotique

Espérant y trouver au moins quelques réponses,

Mais le puits est sans fond, mes essais pathétiques

N'aboutiront jamais, mes rêves s'y enfoncent.

 

Que de mondes construits, îles artificielles,

Bâties sur le néant avec des mots banals,

Tout ça pour avancer en rêvant d'éternel,

Gagner un peu de temps comme un souhait infernal.

 

Sa lumière a décru à l'instar des ténèbres,

Me laissant dans le flou de la banalité,

Je me suis consumé en trop de chants funèbres

Ne subsiste de moi que la médiocrité.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 08:00

Frédéric Tellier – 2014 - 120'

Franck Magne est un jeune inspecteur qui arrive au 36 quai des orfèvres. Son rêve devient réalité mais s'il croit que c'est une fin il va découvrir que ce n'est qu'un début. Ses nouveaux collègues l'accueillent comme il se doit et lui présente l'équipe qu'il intègre et les dossiers qui sont là depuis des mois sans être solutionnés. Lui qui a un regard neuf peut découvrir quelque chose qui aura échappé aux autres trop impliqués, depuis trop longtemps.

Parmi ceux-ci le pire est celui d'une jeune femme qui a été violée, assassinée, torturée, le tout dans des conditions atroces. Des heures durant elle subit les assauts de son tortionnaire avant que la mort n'intervienne enfin comme une délivrance.

Magne, surnommé Charlie, va découvrir ce qui avait échappé à ses collègues, porter l'attention sur un suspect, mais cela ne donnera rien. Même le crime découvert dans la maison du père de la victime quelques mois plus tôt reste sans solution. S'agit-il du même tueur opérant de façon différente ?

Les mois vont passer, d'autres affaires vont atterrir sur le bureau du jeune policier, jusqu'à ce qu'apparaisse une affaire similaire, les mêmes tortures, une cible semblable, jeune, jolie, les mêmes coups portés à la gorge.

À nouveau l'enquête va se perdre dans le manque d'indice, de témoignage fiable, en un temps où la science est moins performante en matière de décryptage de l'ADN qu'elle l'est devenue depuis, où il n'y a pas de fichier centralisant les données concernant les criminels qui aurait pourtant permis de sauver bien des vies.

Des années vont s'écouler et pour Magne, et ses partenaires, mais visiblement principalement pour lui, l'affaire devient une obsession dont il a du mal à sortir, au risque de mettre en péril sa famille. Il veut trouver cet homme qui tue, qui viole, qui torture depuis des années en toute impunité. Mais la concurrence est dure au 36 entre des équipes qui ne veulent pas lâcher leurs prérogatives, conclure une bonne affaire c'est marquer des points dans sa carrière. La bureaucratie est lourde, les contraintes légales ralentissent l'action de la police, le criminel lui continue, au gré de ses pulsions, et quand une victime parvient à s'échapper elle ne sera pas en mesure de donner des renseignements suffisants pour sa capture, même en le voyant alors qu'il est arrêté pour une autre affaire, elle ne le reconnaîtra pas. Peut-être aurait-il fallut le faire parler pour qu'elle identifie sa voix, mais ça ne semble pas avoir été prévu.

Huit années vont s'écouler, et presque autant de cadavres avant que l'affaire, dénommé SK 1 (serial killer 1) ne trouve enfin sa solution.

L'intérêt du film, outre le suivi de l'enquête est de faire la parallèle entre le procès, le film commence dans la salle du tribunal où fut jugé Guy Georges magistralement interprété par Adama Niane qui ne fait pas de son personnage un tueur froid et intelligent à la Hannibal Lecter. Ce dernier relevant de la fiction peut en effet afficher des qualités plus difficile à associer dans la réalité avec des pulsions meurtrières incoercibles.

Plus que la question de la nature du ''mal'' pourquoi ne pas se demander si un monde sans lui est possible, si une ''humanité'' où il n'existerait plus serait encore digne de ce nom ou si elle le serait enfin.

Tout n'est pas fait pour faciliter la tâche des policiers, logique, la prédation, le crime pour prendre un terme plus sociologique, nous habite. Guy Georges n'est pas un monstre, ni un fou, simplement l'expression d'une partie de nous-mêmes que beaucoup refusent d'admettre.

Ce qui ne l'affaiblit pas, au contraire !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 08:00
Saint-Louis de Blois
Saint-Louis de Blois
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 07:36

26 mai 1637 - Massacre des Indiens Péquots

Très tôt l'esclavage fut mis en pratique en Nouvelle-Angleterre, bien avant que ne soient ''importée'' une population Africaine. En 1633 la tribu des Péquots vit son effectif réduit de 50 % à la suite d'une épidémie de variole, une maladie apportée par les colons et qui fit d'innombrables victimes sur tout le continent américain. Ils tentèrent pourtant de résister à l'envahisseur blanc prêt à toutes les exactions pour voler leur terre.

26 mai 1637, Nouvelle-Angleterre, la colonie du Connecticut ordonne des représailles suite au massacre de quelques fermiers. Le prétexte est trop beau.

Le capitaine John Mason réunit 90 hommes. Il attaque par surprise et incendie le camp principal des Indiens Péquots, Missituk. Six cents hommes, femmes et enfants périssent en une heure. Les assaillants n'éprouvent aucune perte. Les survivants qui purent s’enfuir s'éparpillèrent, ceux qui furent capturés furent réduits en esclavage.

L'année suivante, à Boston William Pierce, capitaine du Desire, importe la première cargaison d’esclaves en provenance de la Barbade qu'il échange contre des prisonniers Péquots.

 

Cette opération, connue sous le nom de «Mystic Massacre», inaugure la longue litanie d'horreurs qui marque les guerres indiennes...

 

Quelques descendants de cette tribu vivent encore dans le Connecticut en tant que Mashantucket Pequot ou Eastern Pequot Tribal Nation. Ceux-ci disposent d'une réserve nommée Lantern Hill, les premiers disposent d'un territoire à Ledyard.

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Publié par Lee Rony - dans Divers
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 17:18

Pourquoi m'avoir laissé une si longue laisse

Quand, comme vous, j'aurais été bien plus heureux

D'être un animal satisfait quand il s'abaisse,

Obéissant et doux, terrifié et peureux.

 

J'ai pu tirer dessus et avancer dans l'ombre

Pour m'éloigner de ceux à genoux face au mur

Adorant les dessins que produisaient sans nombre

Les peurs et illusions qui leur servaient d'armure.

 

Avancer fut plaisant, j'avais tant d'énergie

Qu'il me semblait que je pourrais continuer

Jusqu'à découvrir quel secret était ici,

Attendant simplement que je puisse le trouver.

 

Maintenant cependant je découvre l'effroi

De pouvoir emprunter un chemin inconnu

Où je découvrirais trop important pour moi

Un savoir dévorant, un vouloir imprévu.

 

Je peux mieux apprécier combien est rassurant

D'avoir autour du cou un lacet d'archaïsme,

Contraintes acceptées, doux est ce nœud coulant

Accroché au passé, refuge d'obscurantisme.

 

Avancer, reculer ? Le choix est difficile,

Le pire est-il passé où me tend-t-il les bras ?

Puis-je tuer le temps pour rester immobile,

Est-ce cela écrire, rêvasser sous un drap ?

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 08:20

Who's Afraid of Virginia Woolf ? - Mike Nichols – 1966 – 131'

L'action démarre sur un campus de la Nouvelle Angleterre. George et Martha rentrent d’une soirée au cours de laquelle, c'est une habitude pour eux, ils consommèrent pas mal d'alcool.

George y enseigne l'histoire, mais il est aussi sous les ordres de son beau-père, directeur de l'université.

L'ambiance n'est pas au beau fixe entre les époux, il suffit pour s'en convaincre de voir Martha qui se met à injurier son mari. Visiblement ce n'est pas la première fois.

Histoire d'envenimer un peu la situation celle-ci a invité un couple d'amis, Nick et Honey, à venir boire un, ou plusieurs, dernier verre. George n'est pas heureux de cette invitation, d'une part à cause de l'heure, d'une autre parce qu'il sait que son épouse sera incapable de modérer son langage.

Impossible d'y échapper pourtant, seule condition que met George, que Martha ne parle pas de leur fils.

La scène à laquelle nous venons d'assister n'était qu'une mise en bouche, l'affrontement va continuer, crescendo sous les yeux de Nick, le seul à garder un semblant de sang froid, comme un axe autour duquel les autres peuvent tourner, s'accrocher, emporté par le mouvement de leur rancœur, de leur dépit face à ce qui reste de leurs ambitions alors que tout leur paraissait accessible, que leur jeunesse, aujourd'hui disparue, preuve que l'alcool ne conserve pas le meilleur, s'est échouée sur les récifs de leur médiocrité.

Chacun en veut à l'autre, projette sur lui les défauts qu'il possède, le rendant coupable de n'avoir pas pu, de n'avoir pas su, de n'avoir pas voulu.

Le manège tourne et les mots se font révélateurs, dénonciateurs, destructeur des apparences afin d'exposer les secrets du couple Martha-George.

Finalement, malgré les apparences, ils s'aiment, avec, englouti dans les insultes et la rage, une blessure dont ils ne parviennent pas à guérir, faute de savoir l'accepter.

Mike Nichols bénéficie du talent d'Edward Albee, auteur de la pièce d'origine, de Ernest Lehman, rédacteur du scénario, et, surtout, du couple Taylor-Burton qui ne semble pas jouer tant il est convaincant.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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