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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 08:00
Choisissez votre camp !
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 17:29
Salamandre
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:01

Si ce sont bien mes yeux, qui regarde au travers ?

Pourquoi ai-je entrevu les fils qui me dirigent,

Suis-je un pantin lucide aux mains d'un dieu pervers,

Aimant à se nourrir des tortures qu'il m'inflige,

 

Ou un reflet posé devant un regard vide,

Abîme de questions cherchant une réponse.

Le temps s'est écoulé comme un fleuve d'acide,

Dont les dents acérées feraient passer la ronce

 

Pour une bouche amie aux baisers amicaux.

J'ai supporté des nuits envahis de supplices,

Courbé sur le papier pour aligner des mots,

Pour vider mon esprit des pensées qu'en coulisse

 

Une voix murmurait pour que je les traduise,

Les arrache de moi afin que d'autres viennent,

Et qu'à nouveau encore l'éternité me dise

Que je suis un écho d'âmes qui se souviennent.

 

J'essaie, j'essaie toujours, sournoise damnation,

Marionnette du temps, rageant d'être minable,

De n'avoir pas la force d'accepter la Passion,

D'enfin mourir par choix, aspirer par le sable.

 

Il fut une époque ou j'aurais pu disparaître,

Noyé dans le silence, si son regard n'avait

Transpercé la muraille aidé de quelques lettres,

Me montrant que la vie quelque part existait.

 

Qu'ai-je à lui reprocher puisqu'elle ne voulut rien.

Instrument elle aussi d'un hasard malicieux,

Branches d'un diapason qui a vibré si bien

Que le son traversa, et l'Enfer, et les Cieux !

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 07:57
Blois - Église Saint Nicolas
Blois - Église Saint Nicolas
Blois - Église Saint Nicolas
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 08:09

(A most wanted man) - Anton Corbjin - 2014

Hambourg n'a rien d'une ville riante, bien au contraire, ville portuaire où se croisent bien des craintes, des espoirs et des buts cherchant à éclore dans un endroit discret. Plusieurs des auteurs des attentats du 11 septembre y étaient passés et avaient trouvé dans cette métropole un lieu où s'abriter et préparer leurs crimes.

Dix années se sont écoulés depuis, Günther Bachmann y est le chef d'une unité antiterroriste dont les activités se doivent d'être officieuses puisque contraires à la constitution nationale. Il observe, espionne, contrôle, suit des individus dont les activités semblent louches et les origines douteuses, sans que pour autant ils fussent coupables, encore faut-il s'en assurer.

Depuis longtemps il suit les activités d'un homme d'affaires, le Dr Faisal Abdullah, qu'il soupçonne d'utiliser des activités caritatives pour financer des groupes islamistes. Parallèlement arrive en ville un jeune tchétchène passé par les prisons turcs et russes, dont le père, un général russe, Karpov, avait violé la mère alors âgée de 15 ans. Il débarque seul avec dans ses, maigres, bagages, une lettre d'un banquier adressé à son père, la raison pour laquelle il demande à le voir. Bien qu'élevé par son géniteur, avec un prénom russe, il avait choisi plus tard le camp, et l religion, de sa mère, prenant alors le prénom d'Issa, ce qui, de facto, le rendit suspect pour les autorités du pays paternel d'abord, des autres ensuite, dont l'Allemagne et les divers service ''secrets'' qui cherchent à empêcher de futurs attentats, employant parfois des moyens illégaux, et n'hésitant pas à se mettre réciproquement des bâtons dans les roues.

Ce jeune homme est hébergé par un couple immigré qui lui présente une avocate spécialisée dans les réfugiés. À celle-ci il confie le nom du banquier et la lettre, qui va s'avérer le rappel de la disponibilité d'une forte somme placé par l'un dans la banque de l'autre, héritage aidant ce sont désormais l'héritier et le fils du banquier qui doivent se rencontrer pour que le premier récupère les millions auquel il a droit, bien qu'il prétende ne pas vouloir d'un argent qu'il sait souillé. Günther imagine une manipulation pour atteindre son but véritable : le Dr Faisal ! C'est comme, dira un responsable des services secrets allemands, utiliser un anchois pour pêcher un barracuda et utiliser celui-ci pour attraper un requin. Ici c'est l'argent qui tient lieu d’appât.

Le jeu est dangereux et la surveillance difficile, l'avocate rétive et Issa hésite sur ce qu'il veut. C'est une manipulation que nous voyons se construire avec les facilités et raccourcis que demandent un film, mais avec suffisamment de crédibilité pour que la réalisation de Corbjin tienne le spectateur en haleine, le poussant à se demander si cela va marcher, et, le cas échéant, quand ça va déraper. Le requin est attirant pour plusieurs amateurs qui voudraient en profiter.

Le scénario est l'adaptation d'un roman de John le Carré qui n'a qu'à changer les noms, même pas les pays, pour construire un puzzle dont les pièces si on y regardait de près s'emboîteraient à moitié, mais ce n'est que du, bon, cinéma, et c'est déjà pas mal. La tension ne baisse pas et la crédibilité du film doit beaucoup à son interprétation, dominée par Philip Seymour Hoffman dont ce fut un des derniers films. Comment ne pas regretter sa disparition alors que tant d'acteurs s'obstinent à polluer nos écrans.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 07:34

Ainsi que l'écrit Dominique Leglu dans son édito, chacun sait ce qu'est le génie tant qu'il n'a pas à le définir, ainsi en était-il de Saint Augustin quand il parlait du temps. De fait, pour pallier à cette difficulté, le plus souvent c'est de prendre des exemples dans l'Histoire qui permet de l'illustrer. Sur la couverture de ce numéro cinq personnalités sont donc convoquées pour cela : Mozart, sans surprise, Einstein, classique aussi bien que j'en sois moins convaincu, Marie Curie, deux prix Nobel valident sa place, Léonard de Vinci, qui doit beaucoup au travail qu'il fit pour construire sa propre légende, et Steve Jobs, qui sut profiter des innovations des autres et les utiliser en percevant les attentes de l'époque et en comprenant comment les susciter pour les satisfaire. Si j'avais dû choisir cinq grands esprits des siècles et millénaires passés je ne sais pas quels noms j'aurais choisi mais des cinq ici le premier est le seul que j'aurais pu nommer.

Pour en revenir à une définition possible, pourquoi ne pas utiliser celle de Nancy Andreasen : Le génie est une capacité à produire quelque chose de hautement original'.

Impossible de passer sous silence le QI, mesure qui se veut celle de l'intelligence. Celle-ci est-elle toujours en relation avec le génie, la question vaut d'être posé, bien des individus se situant au-delà de 140 n'ont jamais rien produit dans leurs vies, alors que d'autres, entre 120 et 130, furent plus productifs. 120 semble être le plancher nécessaire. Peut-être, comme le propose Dean Keith Simonton est-il plus facile d'éviter les erreurs en établissant ce statut de manière posthume. Quoi qu'il en soit le génie se caractérise toujours par sa faculté créative. Justement celle-ci s'évalue sur une échelle de 1 a 4. Le premier niveau consiste à reproduire quelque chose qui a déjà été inventé, le deuxième se limite au cadre personnel ou familial, invention de recettes ou d'histoires pour enfants, le troisième concerne le milieu professionnel, écrivains, ingénieurs... et le dernier, la super-créativité, rayonne au niveau international et laisse une empreinte dans l'Histoire. À ce stade des traits psychologiques communs se dégagent, selon Nancy Andreasen : audace, esprit de révolte, individualisme, absence de présupposés, persévérance, concentration, simplicité, aptitude au jeu, curiosité intense, humilité et désintéressement. Todd Lubart pour sa part considère que dix composantes sont nécessaires à la créativité. Pourtant elles ne sont pas suffisantes pour autant, elles doivent rencontrer une époque, un environnement, un besoin de la société. Il faut la bonne personne au bon endroit, au bon moment, pour que le génie émerge. Ainsi Lubart cite-t-il Nietzsche hissé au rang de génie après sa mort, lorsque son œuvre entra en résonance avec les préoccupations d'une époque. Un potentiel créatif, selon Françoys Gagné, deviendrait un talent lorsqu'il rencontre des catalyseurs internes et/ou externes. Van Gogh aurait ''profité'' de la luminosité du Midi, d'une amélioration de sa santé et de perspectives d'avenir motivantes, de même Chopin fut-il prolifique quand il séjournait à Nohant avec George Sand.

Il est donc temps de faire appel à la science et d'aller voir de plus près ce qui se passe dans les cerveaux de ces individus plus créatifs que les autres, en regrettant que beaucoup ne soient plus là pour passer les mêmes tests, sans certitude que ceux-ci eussent été plus riches d'enseignements que les autres.

John Kounios et Mark Beeman avec l'électroencéphalogramme et l'IRM ont montré une activité accrue dans le gyrus temporal supérieur droit. D'autres expériences révélèrent un temps de réponse inférieur en mode réflexion ''créative'' de 300 millisecondes au mode de réflexion ''analytique''. Selon Kounios ''la créativité viendrait d'une diminution du contrôle exercé par le lobe frontal sur le reste du cerveau. Les pensées seraient moins disciplinées''. Pour l'écrivain Daniel Tammet une inhibition empêcherait les différentes parties du cerveau de se mêler du travail des autres. Je pense que c'est dans cette communication désordonnée entre des régions cérébrales habituellement distinctes que l'on peut trouver un début d'explication aux capacités numériques savantes, dont je fais moi-même l'expérience.

Pourtant cet instant ou le génie ''trouve'', crie Eurêka, reste-t-il mystérieux, que se passait-il dans le cerveau de Descartes au cours de la nuit du 10 novembre 1619 quand lui vint l'intuition d'une nouvelle méthode ou dans celui de Camille Saint-Saëns dans la nuit du 21 avril 1915 quand il rêva du final de sa symphonie en ut mineur avant de la retranscrire à son réveille. L’illumination est cette soudaine conscience d'une nouvelle idée ou perspective, explique John Kounios.

Reste que la créativité débridée à son revers ''Virginia Woolf s'est suicidée, de même que Van Gogh, Newton souffrait de paranoïa et Galilée était souvent cloué au lit par la dépression'' expose DK Simonton. Les sujets créatifs et leurs proches ont un taux plus élevé de troubles mentaux, dépressions, anxiété, troubles paniques, bipolaires, ou alcoolisme. Ils ont également une probabilité plus forte que les autres d'avoir dans leur entourage un ou plusieurs proches atteints de schizophrénie. Les créatifs les plus inventifs semblent mentalement plus fragiles.

 

Et vous, ça va ?

Moi ?

Qui ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:21

A Streetcar Named Desire – Elia Kazan - 1951

Après une longue séparation, Blanche Dubois (Vivien Leigh) vient rejoindre sa sœur, Stella (Kim Hunter), à La Nouvelle-Orléans. Quand elle arrive c'est pas un tramway nommé ''Desire'' qu'elle accède au vieux quartier français ou vit Stella dans un petit appartement où celle-ci vit avec son mari, Stanley Kowalski (Marlon Brando), ouvrier d'origine polonaise. Elle a perdu Belle-Rêve, la propriété familiale d'Auriol. L'émotion la dépasse et elle va pleurer dans sa chambre, laissant Blanche seule pour accueillir Stanley. Celui-ci qui espérait récupérer la moitié de l'héritage de sa femme est furieux contre celle-ci.

 

 

Ce dernier apprécie peu le comportement de Blanche, il s'énerve facilement, s'emporte et frappe Stella qui va se cacher chez sa voisine. Malgré les exhortations de sa sœur elle ne peut résister à son mari, que celui-ci revienne et demande pardon et elle ne peut le repousser.

La cohabitation est pénible entre Blanche, Stella et Stanley. La première aimant à montrer qu'elle n'est pas du même monde que le dernier, malgré cela, et peut-être à cause de cela, l'attraction entre eux est rapidement palpable. Blanche a besoin d'un homme, nul ne mérite plus ce terme que Stanley dans son environnement. Il ne cesse de s'exhiber et les scènes de Marlon en tee-shirt sont bien connues. Sans doute ce film fut-il un choc à l'époque tant il tranche avec les réalisations habituelles par la présence et la sensualité du couple Blanche/Stanley.

La première cherche à combattre ses angoisses, à se rassurer à se raccrochant à ce qu'elle peut, comme Vivian Leigh put le faire dans la réalité, le second représente une nouvelle génération qui ne demande qu'à dévorer la précédente. Scarlett est déjà loin.

Le temps est passé, d'autres générations sont venues et le rythme est maintenant plus rapide, aussi certaines scènes donnent-elles envie d'avancer la lecture, presque gêné de regarder les acteurs en faire trop, quand plus de limpidité, et moins d'effets soulignés, eussent produit le même effet. Ce que Kazan réussit pourtant à d'autres occasions, mais, metteur en scène de la même pièce au théâtre, il est marqué par les contrainte de celui-ci.

Les démons de Blanche ne la laissent en paix qu'un moment, sous l'influence de la passion, celle-ci pourtant ne peut faire barrage contre eux durablement. Ce n'est pas par hasard qu'outre le tramway nommé ''Desire'' il en passe un autre dans le quartier qui se nomme ''Cemeteries''. Ni que Stella et Stanley habitent Elysian Fields !

Mais à part quelques scènes aussi lourdes que longues le film n'en reste pas moins un classique, une étape de l'histoire du cinéma, rupture entre les présentations édulcorées précédentes et celles, de plus en plus crédibles qui viendront.

La dernière scène qui voit Vivien Leigh emmenée semble la continuation de ses rôles précédents. Sa beauté comme celle de Blanche a été rongée par le temps, dévorée par ses pulsions, son désir de vivre malgré tout, sachant que la fin est écrite d'avance. Elle porte le film, consciente qu'entre elle et son personnage la différence est mince.

Ce film marque la consécration de l'Actor's Studio et de sa méthode de travail idéalement incarnée par Marlon Brando. Il dut pour éviter une condamnation de la ''Legion of Decency'' être amputé de 12 scènes. Retrouvées en 1989 elles seront réintégrées dans le film en 1993.

Les choses ont-elles vraiment changées pour autant ? 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 07:20
La Loire (Blois)
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 08:06

Cent typhons successifs n'ont pu me disloquer ;

Si bien des tourbillons me jetèrent sur le fond,

Aucun n'eut la puissance de savoir m'y garder,

J'appris à chaque fois qu'il y a une leçon

 

À tirer du meilleur mais toujours plus du pire.

Les coups que j'ai reçus, toutes ces cicatrices,

Plaies sur l'âme et le corps, firent de moi un vampire,

Transformant douleur honte et folie en matrice.

 

Les barreaux sont brûlants des efforts que je fis

Pour m'en débarrasser, les jeter dans un coin,

Mais que suis-je sans eux ? Une âme qui renie

Ce qui la constitue ne pourra aller loin.

 

L'image est un peu floue mais reste encore présente.

Dans le réel je pus trouver des substituts

Aucun pourtant jamais n'eut sa force flagrante,

La seule qui pouvait vaincre l'inattendu.

 

Comment atteindre un but quand il n'existe pas ?

J'ai compris n'être qu'un maillon sur une chaîne,

Venant de l'infini, allant vers l'au-delà

Sans que j'ai les moyens d'arracher cette haine

 

Envers ce maître aveugle à sa propre ambition

Tâtonnant devant lui sans savoir où il va.

À quoi servent conscience et imagination

Quand la compréhension s'arrête au prochain pas.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 09:49
Tour d'horloge - Venise
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