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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 07:46

Découvrir un marqueur de longévité est un peu le Graal des biologistes. À ce jour aucun ne s'est révélé pertinent. Et si, comme se le demande Hervé Ratel, auteur de cet article, il ne fallait chercher plus loin que notre nez mais bien à l'intérieur de celui-ci ?

Il semble en effet qu'une perte de l'odorat puisse annoncer un décès dans les cinq ans ! L'information est spectaculaire aussi faut-il la nuancer puisqu'il ne s'agit que d'une statistique concernant un petit nombre d'individus et si le taux de mortalité fut plus important chez les personnes souffrant de cette restriction cela n'en fait pas une vérité applicable dans tous les cas. L'important est de recenser les paramètres biologiques alarmants. La baisse de l'odorat en est un, mais aussi une perte de la dentition, une pression sanguine anormale, un foie en mauvais état ou une mobilité réduite. Cette alerte permet de remarquer combien nous vivons dans un monde audiovisuel où nous sommes peu éduqués olfactivement ainsi que le constate Moustafa Benfasi directeur de recherche au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, en tout et pour tout on recense en effet deux études sur ce thème dans la population. Et pourtant nos capacités olfactives viennent d'être largement revues à la hausse. En 1927 les chercheurs pensaient que les 400 récepteurs de notre muqueuse nasale percevaient 10 000 odeurs, des travaux récents montrent que nous pouvons en capter 1000 milliards !

L'anosmie est un signal dont il convient de tenir compte, pas une cause. L'odorat présente la qualité unique, contrairement à l'ouïe ou la vue, d'être l'expression directe d'une partie du cerveau exposée à l'environnement extérieur. Et pourtant il souffre, agressé par les polluants, les parfums et autres agressions.

C'est la faible durée de vie des neurones olfactifs contraignant l'organisme à les remplacer en permanence qui pourrait indiquer, quand celui-ci ne parvient plus à le faire, l'incapacité du corps à se réparer correctement.

Un rapprochement avait déjà été fait entre l'anosmie et la maladie d'Alzheimer ou la dépression. Les études continuent pour résoudre les mécanismes à l’œuvre dans ce lien qu'entretient l'odorat avec la mort, ainsi que le dit Jayant Pinto.

Dans le même ordre d'idée les généticiens sont persuadés que les supercentenaires (plus de 110 ans) recèlent les clés de la longévité. 17, sur 74, de ces personnes ont vu leurs génomes séquences, sans résultat probant. Au contraire, porter un gène pouvant causer une maladie grave n'empêchait pas de vivre très longtemps, à condition qu'elle ne se révèle pas. Pourquoi le fait-elle... mystère !

Le gène des supercentenaires n'existe donc pas, si secret il y a c'est dans l'association de plusieurs d'entre eux. Tout reste à faire comme l'écrit Elena Sender.

Penchez-vous sur ce magazine, vous y trouverez aussi l'influence de la lune sur le sommeil. Physiologique ou culturelle ? Vous lirez aussi que le détecteur de mensonge n'a pas dit son dernier mot. Le polygraphe bien sûr, mais aussi la mesure des variations thermiques de la face, le décodage des micro-expressions faciales produites par les émotions primaires...

Peut-être serait-il plus simple de chercher la vérité !

Vous ferez également connaissance avec Gérard Berry, chercheur en informatique et pionnier de la programmation. L'homme qui parle aux objets, et auquel ceux-ci répondent professant qu'il est nécessaire d'enseigner le numérique et la programmation dès la maternelle sans quoi les citoyens de demain ne seront que des consommateurs et non des inventeurs ou décideurs.

Une personnalité qui ne risque pas de faire la une de la presse people. C'est bon signe.

Amateur de photographie j'ai apprécié l'article sur le nouveau défi technologique des constructeurs d'appareils photo visant à concilier haute résolution d'image et sensibilité en faible condition de luminosité. Tout à fait le domaine qui m'intéresse. Reste à acquérir un appareil performant...

C'est bientôt mon anniversaire !

Vous découvrirez la future Toyota à moteur électrique alimenté par une pile à combustible, une technologie sur laquelle travaillent d'autres constructeurs tels Volkswagen ou Hyundai. Croiser ces véhicules sera bientôt une réalité ! Vous comprendrez pourquoi les ados n'écoutent pas leur mère, que la preuve pourrait être apportée d'une vie passée sur Mars. D'ici à ce qu'une vie intelligente soit découverte sur Terre il n'y a qu'un pas !

 

Plus des dizaines d'autres nouvelles curieuses ou surprenantes mais toujours, ou presque, intéressantes.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 07:42
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 07:21

The Night of the Iguana – John Huston – 1964 - 125'

La carrière de John Huston est marquée par des chefs-d’œuvres et des échecs retentissants. Fan de littérature il adapta beaucoup de romanciers, Dashiell Hammet, Rudyard Kipling ou Herman Melville. En 1964 il se penche sur l’œuvre de Tennessee Williams déjà été porté à l'écran par Elia Kazan, avec Un tramway nommé Désir, Baby Doll. Huston s'attaque à La Nuit de l'Iguane.

Le révérend lawrence Shannon (Richard Burton) est suspendu pour ''fornication et conduite indigne'' et doit quitté l'église. Il s'installe dans un hôtel tenu par Maxine Faulk (Ava Gardner), veuve d'un ami à lui. Pour gagner sa vie il se reconvertit en guide touristique et fait découvrir la jungle mexicaine à de vieilles américains. Une toute jeune fille, Charlotte Goodall (Sue Lyon qui sera Lolita pour Stanley Kubrick) qui voyage en compagnie d'une vieille fille regrettant sa situation n'est pas insensible au physique de l'ancien pasteur et tente de faire mieux connaissance avec lui. Outre ses ouilles payantes l'hôtel où ils s'installent accueille également une peinte et son grand père, poète et nonagénaire. Ce qui n'est donc pas incompatible.

L'ambiance est torride, à la moiteur du climat se joignent les vapeurs de l'alcool. Il faut bien faire semblant de s'occuper. Le vieux poète Nonna récite ses vers, histoire de changer des autres, ressassant ''tel un aveugle montant un escalier ne menant à rien''. Illustration de Shannon alors qu'il monte en chair au début du film, pour avouer ses péchés à ceux qui sont là pour le juger, ou qu'il gravisse ceux de l'hôtel pour rejoindre Charlotte qui l'attend dans sa chambre. Elle qui l'observait d'en haut, tel un iguane qui guette sa proie. Je peux descendre, remonter, je n’en suis pas si sûr, aveu lucide de l'ancien pasteur à Maxine. Ce n'est pas pour rien non plus que l'hôtel domine l'océan et la jungle, qu'il faille grimper pour y accéder. Un lieu aux frontières des tentations, avouées ou non, mais où elles peuvent se rencontrer, s'exacerber.

Les personnages de Tennessee Williams sont souvent pris entre ce qu'ils voudraient être et une réalité qui n'est pas à la hauteur. Vu de loin ils semblent les rouages d'un mécanisme conçu par le destin et qu'aucun grain de sable ne viendra bloquer.

Huston sait remonter ses personnages, les utiliser dans une mise en scène qui manipule le spectateur qui s'attend à une montée dramatique mais voit le contraire jusqu'à ce qu'il ne sache plus à quoi s'attendre. Un sourire ne fait baisser la tension que sur le moment, qu'il cesse et celle-ci croît à nouveau.

Les personnages ne sont que des pantins dirigés par leurs pulsions et instincts, les premières prenant souvent le pas sur les derniers, Williams semblant parfois se moquer d'eux, parfois les prendre en pitié, comme s'il se retrouvait en chacun d'eux.

Ce qui devait être le cas.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:18

 

Le bien et le mal ne s'équilibrent pas, ils s'annulent.

Je ne crois pas en ''dieu'' parce qu'il n'existe pas, je ne crois pas en ''l'homme'' par ce qu'il existe 

Le corbeau aussi a un chemin de croâ !

Quelle différence entre un réseau social et un collecteur ?

J'ai longtemps pris les autres pour des spectres alors que c'est moi qui suis un fantôme.

Tuer détruisit en moi le goût de devenir un tueur.

Être entre 2 cultures c'est risquer de finir écartelé ou écrasé.

L'ordre mort râle !

L'intelligence est à la bestialité ce que le dresseur est au fauve.

Je jette de l'huile sur le feu, mais de l'huile bio !

Edgar Hoover était fermé.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 11:55

L'homo sapiens se veut créateur de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à de la culture, faisant de celle-ci la preuve de son intelligence et de sa supériorité sur les autres animaux, fussent-ils ses propres ancêtres.

De multiples démonstrations ont déjà prouvé qu'il n'en était rien mais il n'est pas inutile d'en rajouter une.

À l'automne 2014 les préhistoriens se disputaient pour savoir si Neandertal pouvait, comme Sapiens, graver des motifs géométriques. La revue Nature suggère que Erectus était capable de ce geste révélateur d'une pensée symbolique. En effet un coquillage orné d'un zigzag dormait dans les tiroirs du muséum d'Histoire naturelle de Leyde où patientaient les collections d'Eugène Dubois, découvreur de l'homme de Java (Pithecantrhopus erectus devenu Homo erectus) en 1891. il fallut que Stephen Munro, étudiant australien en archéologie et spécialiste des mollusques le regarde de plus près. Il fallut 7 ans et un examen minutieux au moyen des techniques les plus modernes mobilisant une vingtaine de chercheurs pour certifier l'âge de ce coquillage découvert sur le site de Trinil à Java. L'analyse au microscope montra que la gravure avait été effectuée sur un coquillage ''frais'' avant qu'il ne soit enfoui puis érodé au contact de la terre. Nul sens n'est attribuable à cette gravure, aucun moyen n'existe de comprendre ce que voulait son auteur. L'exploration du reste de la collection ne permit pas de découvrir d'autres coquillages gravés mais en revanche, percés au point d'attache du muscle abducteur des moules d'eau douce afin de faciliter leur ouverture. Homo erectus avait apprivoisé le feu, il savait tailler des bifaces, il pouvait donc, également, se montrer minutieux.

Le 26 décembre 2014 fut commémoré le dixième anniversaire du terrible tsunami qui ravagea les côtes asiatiques et fit 230 000 morts. Décision fut prise, mieux vaux tard que jamais, d'installer un système de surveillance capable de prévenir de nouvelles vagues destructrices. À cette époque 100 marégraphes et 6 tsunami mètres étaient installés, de l'autre côté du Pacifiques, depuis 128 des premiers appareils et 53 des seconds sont venus les rejoindre. Deux phases d'alerte sont prévues, la première consiste à détecter les séismes et à avertir les autorités des pays concernés par le risques, la seconde implique les services de protection civile de ces pays qui devront avertir les populations. Des sismomètres enregistrent les tressaillements de la Terre, à partir d'une magnitude de 6,5 l'alerte est donnée, les tsunami mètres, capteurs fixés dans les fonds marins, transmettent leurs informations jusqu'à l'activation des tsunami mètres mesurant la hauteur de l'eau dans les ports.

En espérant que l'efficacité de ce système n'ait jamais à être vérifié.

Probablement aimez-vous le chocolat. Vous savez donc qu'il vient du cacao, mais vous ignoriez, avant la lecture de ce billet, que la culture de ce dernier était menacée, autant par les maladies que par les effets du réchauffement climatique, sans parler du rendement insuffisant. La recherche se prend donc pour Zorro et essaie de sauver ce qui peut l'être et améliorer le reste. Le rendement d'abord, s'il fut souvent suffisant risque de s'amoindrir, les sols sableux sont fragiles, s'appauvrissent et s'acidifient. Cela impliquant une diminution des revenus les petits producteurs en Afrique arrachent leurs cacaoyers au profits des hévéas ou palmiers à huile, qui rapportent davantage. Les maladies les plus graves sont la pourriture brune et le virus CCSVD (Swollen shoot), en Afrique, ou la moniliose et le balai de sorcière en Amérique. Une hausse de l'humidité pourrait favoriser les champignons, autre ennemi des plantations.

En mai 2014 les plus grands groupes du secteur ont forgé l'alliance CocoaAction pour professionnaliser les systèmes de production et améliorer les conditions de vie des planteurs africains. En Amérique du Sud ou centrale des clones de cacaoyers sont déjà plantés, reconnaissables à leurs troncs réduits et leurs branchages plus importants. Encore faut-il diversifier les cultures pour éviter qu'une maladie fasse des ravages sur une exploitation. Mais les plus importants progrès viendront de l'agroforesterie, l'agronomie ou de la lutte biologique intégrée.

Rassurons donc les amateurs, ils ne manqueront pas de chocolat. Tout au plus risquent-ils de le payer plus cher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour rester dans l'alimentaire penchons-nous sur l'anorexie mentale et la boulimie. Longtemps ces dérèglements du comportement alimentaire ont été considérés comme des symptômes d'un déséquilibre psychologique. La découverte faite par Serguei Fetissov et son équipe de l'Inserm de Rouen remet en cause cette assertion.

100 000 milliards de bactéries forment le microbiote intestinal et sous l'effet d'un stress produisent une protéine (ClpB) mimant l'hormone de la satiété, la mélanotropine. Un autre composé bactérien, le LPS (lipopolysaccaryde) serait impliqué dans l'obésité et le diabète de type II. Peu diversifié le système intestinal de ces personnes manque de certaines bactéries bénéfiques. La famille des Christensenellaceae corrige la transmission de l'obésité chez la souris lorsqu'elle est ajoutée au microbiote.

Le système nerveux pourrait lui aussi être directement influencé par notre microbiote. Des symptômes de l'autisme chez la souris (si, si!) ont été amélioré en lui injectant une bactérie humaine qui corrigea plusieurs troubles psychomoteurs, l’anxiété et l'absence de communication. Ces troubles pourraient être dus à une substance bactérienne diffusant dans le sang. Chez les personnes autistes le système digestif est souvent perturbé et appauvri en bactéries productrices d'acides gras à courte chaîne.

Malheureusement l'alimentation moderne propose souvent des produits néfastes au microbiote. Les édulcorants de synthèse pourraient favoriser l'obésité alors qu'ils sont censés la prévenir.

Mieux vaut manger des fruits et des légumes, les fibres ont une action favorable à la production de bactéries régulant l'appétit.

Rien que de le savoir ça me coupe l'appétit !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 07:56

La fin pourtant approche et la paix avec elle,

Bras accueillants d'un sort qui m'aura dirigé,

Drogué aux émotions sur cette passerelle

Qui conduit de la nuit jusqu'à l'obscurité.

 

Des quatrains qui se suivent, empreintes temporaires

Promises à s'estomper plus vite que mes os,

Il ne restera rien, ni sur, ni sous la Terre,

L'illusion engloutie au plus profond des eaux.

 

Après ? Je ne sais pas. Faut-il recommencer ?

Si oui, quel intérêt d'être sans souvenir.

Ne rien avoir appris me paraît insensé.

L'Enfer c'est exister, le Paradis est pire !

 

La roue de l'Univers m'entraîne dans sa course,

Sans croyance ni espoir, sans crainte ni désir ;

J'ai rêvé face au temps d'en retrouver la source,

D'apprécier de la mort les yeux et le sourire.

 

J'aimerais que ses doigts abaissent mes paupières,

Comme une indication qu'enfin j'ai mérité

De plonger dans la nuit jusqu'au sein de la pierre,

Le seul endroit qui ouvre sur l'éternité.

 

Quels spectres seront là pour porter mon cercueil,

Bras sans chair, corps sans âme allant vers l'horizon.

La vie m'aura laissé à jamais sur son seuil,

Porte à jamais fermée, précipice sans pont !

 

Ai-je jamais été mieux qu'un masque de mots ?

Est-il un monde ailleurs... Au début fut le verbe !

Sans lui il n'y a rien, des rêves sans écho

Pour un simple animal qui rumine son herbe. 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 07:50
Hôtel de Salm (Paris)

Hôtel de Salm (Paris)

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 07:28

Morten Tydlum – 2014 - 114'

Tout commence dans une salle d'interrogatoire...

Un cambriolage a eu lieu à Manchester dans la maison d'un professeur de Cambridge, un certain Alan Turing. Quand les policiers se rendent sur place ils trouvent une maison bouleversée et un homme qui leur dit que rien n'a disparut, qu'ils n'ont pas de raison de rester là. Les policiers opinent mais l'inspecteur Nock se dit qu'il y a quelque chose d'étrange chez cet homme. Secret, solitaire, pour lui c'est le profil parfait d'un espion. N'y en eut-il pas qui travaillaient pour Moscou en professant à Cambridge ?

Le commandant Denniston trouve un jeune homme dans son bureau, interloqué il entend celui-ci répondre que sa secrétaire lui a dit d'attendre. Pourquoi pas dans le bureau ? L'arrivant se présente : Alain Turing, professeur au King's College de Cambridge. Il répond à une annonce concernant un programme de l'armée portant sur le décryptage. Le militaire est surpris et s'apprête à renvoyer Turing quand celui-ci prononce un nom : Enigma !

Il s'arrête et revient s'asseoir. Pour Turing la machine n'est pas un secret, elle existe depuis longtemps, il a vite compris qu'elle était le problème que rencontrait l'armée. Finalement le militaire admet que l'homme en face de lui peut s'attaquer à un problème insoluble : craquer le système Enigma qui code les messages échangés entre les Allemands.

Turing est jeune, brillant, il a déjà écrit un article qui plus tard jettera les bases de l'informatique telle que nous la connaissons. Cette fois le sujet est plus difficile, il faut aller vite, chaque minute des soldats meurent, sans percer le code gagner la guerre sera plus compliqué, plus long, beaucoup plus coûteux en vies humaines.

Turing rejoint l'équipe déjà créée, des hommes sélectionnés pour leurs qualités, tel un champion national d'échecs. Pour Alan si la question est mal posée il est impossible de trouver la réponse. Il est vain d'utiliser des individus pour décrypter le code, le nombre de combinaison est trop grand, il faudrait des millions d'années pour y parvenir or il est réinitialisé chaque matin. Non, seule une machine peut vaincre une machine. Ça tombe bien, c'est sa spécialité !

L'enquête de Nock se continue, il sera encore plus intrigué quand il découvrira que le dossier militaire de Turing est totalement vide. Il n'y a absolument rien, nulle part, sur cet homme. Ce qui ne fait qu'amplifier ses doutes et l'envie d'en savoir davantage. De faire son travail donc !

Aussi demande-t-il 100 000 Livres ! Une somme très importante pour l'époque. Le commandant Denniston ne voit que du gaspillage, aussi Turing passe-t-il par dessus pour s'adresser directement au premier ministre : Winston Churchill, qui sera sensible à ses arguments et lui donnera la direction de l'équipe. Le militaire devra s'exécuter et faire contre mauvaise fortune bon cœur. Les mois vont passer sans apporter de réels résultats, Turing construit sa machine petit à petit, tout est à inventer. De plus il doit faire face à l'incompréhension, sinon l'hostilité, des autres membres de l'équipe qui ne le comprennent pas. Il n'y met pas du sien, montre peu d'humour, est cassant avec tous, se sait le meilleur, le seul à pouvoir atteindre le but fixé. Il lui faudra pourtant accepter l'aide des autres, heureusement sa rencontre avec Joan Clarke sera décisive. Celle-ci va lui apprendre à tenir compte du facteur humain, lui faire comprendre que seul, quel que soit son génie il ne peut tout faire. Et Turing va réussir à se faire apprécier, montrer les facettes cachées d'une personnalité construite sur la méfiance après une enfance qui fut difficile. Être différent c'est être mal vu, et Alan n'est pas comme les autres. Pourtant dans cette enfance il ne sera pas isolée, trouvant un ami qui l'orientera vers les codes. Après tout nos comportements ne sont-ils pas tous symboliques, un mot veut dire autre chose, une attitude est signifiante, chaque instant de la vie est à décrypter. Les symboles réduisent le monde aux capacités de ceux qui doivent vivre avec lui aussi pour la majorité doivent-ils être sommaires et aisément compréhensibles.

Rien à voir avec Enigma !

Deux ans seront nécessaires à Alan et ses partenaires pour réussir, raccourcir la guerre et épargner des millions de vies, tout en devant pour cela en sacrifier quelques milliers.

Rien n'est facile pourtant pour le mathématicien après le conflit, il ne doit rien dire de ce qu'il a fait, tout a été brûlé, caché, oublié, au cas où ces compétences devraient être réutilisées dans le futur.

Les policiers ont continués leur enquête, ce qu'ils vont découvrir n'est pas la preuve que Turing est un espion mais simplement qu'il est homosexuel, en 1951 en angleterre c'est un crime ! Convoqué Turing racontera son histoire au policier qui le comprendra. Mais il est trop tard, la machine judiciaire est lancé, Turing sera arrêté pour comportement licencieux et ne devra d'éviter la prison qu'en acceptant la castration chimique...

Des dizaines de milliers d'homosexuels britanniques seront ainsi condamnés en un peu plus d'un siècle.

Le traitement est efficace mais a des effets secondaires destructeurs pour Turing qui ne le supportera pas et mettra fin à ses jours en mangeant une pomme mêlée de cyanure. Accident ou suicide, un mystère de plus dans la vie d'un homme si important dans l'histoire de l'intelligence artificielle qui démontre à quel point la connerie, elle, est naturelle.

Turing sera gracié, à titre posthume, en 2013 ! La preuve, s'il en fallait une, que le cerveau humain est moins rapide que celui d'un computer. Heureusement ce dernier remplacera bientôt le premier.

Le film est loin d'être fidèle à la réalité, mais c'est une autre histoire.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 07:35

Probablement avez-vous entendu parler des aventure de Philae, le robot largué par la sonde Rosetta sur la comète Tchouri il y a quelques mois. Aujourd'hui en hibernation, pour une durée inconnue il eut le temps d'explorer son environnement et de nous envoyer des informations capitales.

Le 12 novembre 2014 donc Philaé après un voyage de dix ans fit connaissance avec la comète Tchourioumov-Guérassimenko, rebondissant deux, ou trois, fois, avant de se stabiliser à un kilomètre de son objectif après une chute de sept heures. Malheureusement dans une zone d'ombre l'empêchant de recharger sa batterie.

Les premières expériences furent difficiles, plusieurs avaries ayant affaibli l'engin et les harpons devant l'ancrer dans le sol ne purent fonctionner comme prévu, les pieds de Philae traversant une couche de poussière avant de rencontrer une surface dure, probablement de la glace. Les problèmes principaux sont l'obscurité et la position sur deux pieds seulement, il faut reprogrammer les séquences expérimentales afin d'éviter de déstabiliser le module. Finalement 80 % des mesures sont réalisés avant que l'explorateur ne s'épuise.

Il faut désormais attendre que les données reçues soient décryptées. Un analyseur de gaz a détecté des molécules organiques formées d'au moins trois carbones. S'agit-il de molécules complexes, d'acides aminés – indispensables à la vie ?

Autre sujet d'une revue toujours passionnante et diverse : Des volcans fossiles et de l'eau potable sous le Bassin parisien. La nouvelle coupe géologique présentée par l'Association des géologues du Bassin parisien (AGBP) offre une vision détaille de ce sous-sol et permit de découvrir des volcans fossiles âgés de 250 millions d'années sous le plateau lorrain ainsi qu'une importante réserve d'eau potable sous la capitale qui pourrait être utilisé en cas d'incident environnemental majeur. Une bonne nouvelle pour les Parisiens. Mais aussi des poches de pétrole et d'huile de schiste, pas trace de gaz en revanche.

Ouf !

Spiderman possède de fantastiques pouvoirs qui, malheureusement, relèvent de la fiction, néanmoins le fil de l'araignée, lui, est bien réel et ses capacités sont véridiques. Dix fois plus fine qu'un cheveu cette fibre combine solidité et élasticité sans égales chez une production humaine. En 2012 Randy Lewis a fondé Araknitek, start-up chargé d'en industrialiser la production. Pour l'heure ce but n'est pas atteint, l'entreprise pourtant sans produire du fil d'araignée fabrique plusieurs kilogrammes par semaine de protéines de soie arachnéenne. D'autres sociétés ont suivi cet exemple et la société allemande AMSilk les commercialise déjà dans le but de les employer dans des secteurs comme l'automobile, l’aéronautique, les textiles techniques ou le domaine médical. De grands noms de l'industrie chimique comme DuPont avaient pourtant échoué. Le fil d'araignée présente une caractéristique unique, l'enchaînement de protéines spidroïnes. Ces dernières alternent des zones organisées qui lui donnent sa solidité et des régions désorganisées capables de s'allonger comme des ressorts, dopant son élasticité.

La difficulté principale reste la productivité des ouvrières mises à contribution, pour ne pas dire en esclavage : pour un gramme de soie il faut un millier d'araignées ! La solution est donc la bio-ingénierie. Le gène de l'araignée est transféré dans un génome hôte capable d'une plus grande production. Des chèvres (?) peuvent ainsi produire la molécule dans leur lait, elle en sera extraite et purifiée, même des plants de luzerne dans leur feuillage.

Le résultat en matière de ténacité et d'élasticité sont prometteurs, ils le sont moins pour ce qui est de la solidité. La solution pourrait être l'utilisation de vers à soie. Un million de ces insectes pourrait produire 250 kgs chaque semestre.

Finalement Spiderman n'est pas si loin.

Prenons de la distance avec nos amis à six ou huit pattes et imaginons-nous cyclopes ayant pour œil le satellite Planck regardant l'Univers dans le domaine des micro-ondes pour en découvrir les secrets. Son acuité lui permit de découvrir la trace de particules émises lorsque l'Univers était vieux d'une seconde ! Des neutrinos, particules dotées d'une masse infime et très communes. Ici il s'agit pourtant de neutrinos ''primordiaux'' affichant une température de 1,9 kelvin (-271,25°C) et capable d'interagir avec le rayonnement fossile dont la température est à 2,7 k (-270,425°C), émis lorsque l’Univers était âgé de 380 000 ans.

Un jour nous pourrons peut-être regarder au travers du Big-bang comme au travers d'un trou de serrure. Pour découvrir quoi ? Le mystère est encore complet.

Mais pour combien de temps.

Les explorations polaires existent depuis longtemps et sont riches en drames. L'un des plus important est la disparition de l'expédition Franklin en 1845 partie pour trouver le passage du Nord-Ouest censé relier l'océan Atlantique au Pacifique, et constitué du HMS Erebus et du HMS Terror. Sur les 134 hommes d'équipages, 5 seulement avaient réussis à échapper au piège de la banquise.

En septembre 2014 fut donc localisé dans le golfe de la Reine-Maud l'épave de l'Erebus, 100 kilomètres au-sud de sa dernière position signalée. Des recherches avaient déjà été diligentées, plus au Nord, région qui semblait logique, les dernières prirent le parti d'examiner une autre zone, bien leur en pris puisque divers éléments furent retrouvés avant que l'épave elle-même ne soit détectée, debout au fond de l'eau. La première question fut de déterminer de quel navire il s'agissait avant que preuve ne soit faite qu'il s'agissait de l'Erebus. Reste la question du déplacement. Le bateau aurait pu dériver avec les glaces qui l'emprisonnait. L'hypothèse retenue est pourtant que des survivants, peu nombreux, aient pu réembarquer sur le navire pour le mener au sud.

Après cette découverte d'autres expéditions seront conduites pour retrouver le Terror. De l'enquête conduite au fil du temps il apparaît que les navires furent bloqués pendant un an et demi dans le détroit de Victoria, Franklin et 23 marins moururent alors, le capitaine Crozier donnant ensuite ordre aux survivants de quitter les navires pour tenter de regagner à pied la terre ferme. Les premiers décès pourraient être dus à une intoxication ayant pour origine les conserves embarquées, scellées avec du plomb.

Cette épave reste à explorer, avant que l'autre ne soit retrouvée, les nombreuses questions posées trouveraient alors leurs réponses.

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 07:14

SUDDENLY, LAST SUMMER – Joseph L. Mankiewicz - 1959

Réalisé en 1959, Soudain l’été dernier, par ses thèmes, engendra une polémique qui marqua la déliquescence du Code Hays.

Après La Ménagerie de verre (1950), Un tramway nommé Désir (1952) et Baby Doll (1956), tous deux réalisés par Elia Kazan, ou encore La Chatte sur un toit brûlant (1958), Mankiewicz s’intéresse à l’œuvre de Tennessee Williams, le dramaturge le plus en vogue, et le plus controversé, de Hollywood.

Malgré une collaboration houleuse qui s’est soldée par un désaccord vis-à-vis du scénario final, Soudain l’été dernier est une réussite parvenant à aborder des sujets aussi difficiles que l'inceste, l'homosexualité ou le cannibalisme. Pourtant Katharine Hepburn refusa de le voir, considérant que c'était le sujet le moins glorieux de sa carrière, elle se brouillât définitivement avec le cinéaste. Celui-ci avait d'abord pensé à Vivien Leigh avant de porter son choix sur Elizabeth Taylor, il dut aussi compter avec les problèmes de santé de Montgomery Clift.

Soudain l’été dernier s'inscrit dans un mouvement d'inspiration psychanalytique à la mode à l'époque, le cinéma regardant la société pour lui renvoyer sa propre image et utiliser de nouvelles tendances.

Le Dr Cukrowiz, neurochirurgien de son état, fait face à un dilemme difficile. Violet Venable (Katharine Hepburn) est riche, et âgée, elle demande au médecin de pratiquer une lobotomie sur la personne de sa nièce, Catherine (Elizabeth Taylor). S'il s'exécute, façon de parler, elle financera le service spécialisé que le médecin attend pour ne plus pratiquer d'opérations dans des conditions difficiles, et risquées pour ses patients.

Sur l'autre plateau de la balance se tient justement Catherine, une jeune femme très belle montrant de temps en temps un comportement étrange ou inapproprié. Entre les deux femmes se tient le fantôme de Sebastian Venable, fils de l'une et cousin de l'autre en la compagnie de laquelle il disparut l'été précédent alors qu'ils étaient en voyage dans un pays étranger.

Le film est une enquête qui plonge dans le passé de Catherine pour chercher le traumatisme expliquant son comportement comme il donne la raison du souhait de Violet de faire opérer sa nièce. Opération qui la calmerait peut-être mais qui, sûrement, effacerait le souvenir enfoui de ce qui est arrivé l'année précédente.

Fantôme est le mot pour décrire Sebastian, malgré les nombreux flash-back, suivant l'habitude de Mankiewicz, nous ne voyons jamais son visage, il est là mais à contre-jour, dans l'ombre, hors champ. Il est décrit par ceux qui l'ont connus mais aussi par la demeure où il résidait et le jardin qui trahit son caractère. Sebastian s'amusait à jouer au démiurge dans son domaine, s'amusait peut-être jusqu'à y croire. N'a-t-il pas, comme l'avoue, fièrement Violet : Vu la face de Dieu ?

Que s'est-il passé l'été dernier, Catherine va-t-elle retrouver la mémoire, en a-t-elle envie ?

Enfermée dans un hôpital Catherine peut laissé remonter des souvenirs qui ne demandent que cela. La vérité demande un effort constant de la part de qui veut la garder dans les profondeurs. Pourquoi Sebastian a-t-il préféré emmener sa belle cousine plutôt que sa mère ? Celle-ci pourtant connaissait les préférences de son fils...

Si Catherine laisse remonter la réalité de l'année précédente d'autres souvenirs ne vont-ils pas en profiter pour se glisser vers sa conscience ?

Le film conserve sa force aujourd'hui, grâce aux talents conjugués de Tennessee Williams et de Joseph Mankiewicz. N'oublions pas dans quel contexte moral il fut réalisé et quelles obligations avaient alors cours quand à la représentation de l'homosexualité.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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