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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 08:07

Penchons-nous, si j'ose dire, sur quelques projets à venir.

 

Le 27 avril, ses fondations achevées, la Kingdom Tower dépassait la surface avec pour ambition, ses 167 étages achevés, de culminer à plus de 1000 mètres pour un coût d'environ 936 millions d'euros. Des fragments de façades préfabriqués arrivent sur le chantier, le puzzle se monte petit à petit et devrait être achevé fin 2018. Sa taille définitive n'est pas révélée et pourrait dépasser largement les estimations. Pour se faire une idée la tour Eiffel ne fait ''que'' 324 mètres et la plus haute tour actuelle aux Émirats arabes unis s'arrête à 828 mètres.

Plusieurs défis étaient, et sont encore, à relever pour aboutir à ce résultat : quelle profondeur doivent avoir les fondations, quels matériaux utiliser, comment assurer la stabilité et la fabrication elle-même, il faudra bien monter les matériaux jusqu'en haut ! Sans oublier la silhouette de la tour pour assurer sa pérennité. Un concours international fut lancé et vit la victoire du cabinet de Peter Weismantle, dirigé par Adrian Smith, déjà à l'origine de la tour Burj Khalifa. La forme retenue sera celle d'un tripode, considérée comme la meilleure pour assurer la stabilité en limitant la quantité de matériaux à utiliser. Pas de longerons métalliques ici, trop longs et compliqués à installer, pas de matériaux nouveaux, que de l'éprouvé mais poussé à ses limites. D'autres problèmes techniques se posent, la résistance au vent, la gestion des besoins en énergie, la fiabilité des 57 ascenseurs ultra rapides tirés par des câbles ayant un noyau à baise de fibre de carbone, couler du béton à grande hauteur...

270 piliers de 50 à 110 mètres ont été enfoncés dans une roche jugée assez stable pour ancrer l'édifice. Trouver l'endroit adéquat dans le pays demanda une longue étude géologique. Couler par dessus une chape de béton de 5 mètres d'épaisseur et de 3719 m² et vous aurez la base nécessaire pour supporter un tel édifice. Pour lutter contre la corrosion un courant électrique constant parcourra chape et piliers. Sans oublier des capteurs permettant d'observer la moindre déformation du sol.

Reste à faire preuve de patience pour admirer le résultat final.

Si vous craignez le vertige, rassurez-vous, la tour ne sera pas habitée au dessus de 650 mètres, un hôtel de 200 chambres accueillera les voyageurs qui n'auront pas acheté un des 530 appartements disponibles. Au dessus seuls des locaux techniques seront installés dans la flèche !

La course au gigantisme des buildings ne s'arrêtera pas là. La pyramide de Khéops culmine à 146 mètres, la cathédrale d'Ulm s'arrête à 161 mètres ; il a fallu la sidérurgie pour aller plus haut et l'idée de William le Baron de créer une construction à ossature en acier.

Le premier gratte-cil, le Home Insurance Building, construit en 1884 à Chicago s'élevait à 42 mètres ''seulement''. En 1931 l'Empire State Building parvint à 380 mètres, il domina New York jusqu'en 1972 et la construction du Word Trade Center. La première tour dépassant le demi-kilomètres était la tour Taipei 101 à Taïwan en 2004.

Le record sera sûrement battu lors de la décennie prochaine, ou celle d'après, jusqu'à ce qu'une véritable limite physique soit atteinte, ce pourrait être aux alentours de 1500 mètres. D'autres idées existent pour continuer : des tours en duo, en grappe...

Quand à vivre à de telles hauteurs ça reste à tester ! Je vous laisse, il faut que j'aille faire les vitres. Je reviens dans six mois.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 08:00

Marcel Carné – 1945 – 182'

Paris, 1828. Dans la foule présente sur le boulevard du Crime, le mime Baptiste Deburau, par son témoignage muet, sauve Garance d'une erreur judiciaire. Celle-ci, femme libre et audacieuse, en avance sur son temps, intimide Deburau qui n'ose pas lui déclarer franchement son amour. Nathalie, la fille du directeur, aime Baptiste. Garance entame une liaison avec un jeune acteur prometteur, Frédérick Lemaître, mais aime en secret Baptiste. Après que Baptiste les a invités à venir travailler au Théâtre des Funambules, Garance se trouve injustement accusée d'une tentative d'assassinat commise par son trouble ami Pierre François Lacenaire et doit accepter la protection du comte de Montray.

Quelques années plus tard, Baptiste, marié à Nathalie, obtient un grand succès sur les boulevards où il a fait de la pantomime un art reconnu et populaire. Frédérick a accédé lui aussi à la célébrité, et rêve de pouvoir monter Shakespeare. Garance, devenue depuis compagne du comte, est revenue à Paris et assiste incognito à toutes les représentations de Baptiste. Un jour alors qu'il se présente à la demeure du comte de Montray, Lacenaire en est chassé avec mépris. Il jure de se venger de cette humiliation, ce qu'il fait en découvrant aux yeux de tous Baptiste et Garance en train de s'embrasser – il tire le rideau qui cachait les amoureux isolés sur un balcon, opérant une fois de plus un effet de théâtre. Mais cette vengeance ne lui suffit pas : il assassine, quelques jours après, le comte de Montray. Après leur première, et unique, nuit d'amour, Garance, qui ne veut pas détruire le bonheur du petit garçon que Baptiste a eu avec Nathalie, s'en va, au désespoir de Baptiste.

« Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment comme nous d'un aussi grand amour ! » Garance qui quelques années plus tard dira à Baptiste : « Vous m'avez aidée à vivre pendant des années, vous m'avez empêché de vieillir, de devenir bête, de m'abîmer... Je me disais : tu n'as pas le droit d'être triste, tu es tout de même heureuse puisque quelqu'un t'a aimée. »

La relation entre Baptiste et Garance est fascinante est une passion qui aura la chance de se heurter au mur de la frustration et le goût de l'impossible. Baptiste épousera Maria Casarès. Dans le confort de la médiocrité il gardera l'empreinte d'un amour que la banalité aurait assassiné.

Baptiste, lorsqu'il est pour la première fois avec Garance, lui dit : « Je tremble parce que je suis heureux et je suis heureux parce que vous êtes là tout près de moi. Je vous aime et vous Garance, m'aimez-vous ? » ; Garance lui fait remarquer qu'il parle « comme un enfant, c'est dans les livres qu'on aime comme ça, et dans les rêves, mais pas dans la vie ! » Plus tard elle avouera : « Je vous en prie Baptiste, ne soyez pas si grave, vous me glacez. Il ne faut pas m'en vouloir mais je ne suis pas... comme vous rêvez. Il faut me comprendre, je suis simple, tellement simple. Je suis comme je suis, j'aime plaire à qui me plaît, c'est tout. Et quand j'ai envie de dire oui, je ne sais pas dire non. » Baptiste venait de lui confier « Quand j'étais malheureux, je dormais, je rêvais mais les gens n'aiment pas qu'on rêve. Alors ils vous cognent dessus histoire de vous réveiller un peu. Heureusement j'avais le sommeil plus dur que leurs coups et je leur échappais en dormant. Oui je rêvais, j'espérais, j'attendais. »

Autre personnage important, Lacenaire (Marcel Herrand). Dandy et assassin, un homme en révolte contre la société. Il s'en explique lors de sa premières scène : « Quand j'étais enfant, j'étais déjà plus lucide, plus intelligent que les autres, ils ne me l'ont pas pardonné. Ils voulaient que je sois comme eux. »

Je n'aurais pas dit autre chose !

Lacenaire refuse, comme Garance, le jeu des apparences en société. Ainsi répond-t-il au comte de Montray qui lui demande qui il est : « Vous ne trouvez pas que c'est une question saugrenue que de demander aux gens qui ils sont ?... Ils vont au plus facile : nom, prénoms, qualités, mais ce qu'ils sont au fond d'eux-mêmes, ils le taisent, ils le cachent soigneusement. »

 

Ça vaut souvent mieux !

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 08:00

Aleebi : Nier sa responsabilité en se cachant derrière une conn... pensée de Lee Rony.

Alzheimer : Être le maître de souvenirs puzzle dont une pièce manque à chaque fois que l'on veut les retrouver.

Archéolitique : Retour à l'état ''idéutopique'' de l'animal vivant au rythme de la nature sans ces illusions culturelles superflues et sataniques.

AudieuVisuel : Tourner ses regards vers ce cyclope électronique aspirant les âmes de ceux qui en possèdent une sans en avoir le mode d'emploi.

Bétamorphose : Transformation en bête d'animaux refusant leur humanité.

Gaz de masoschiste : Énergie venant de la souffrance imposé à une planète en sachant que sa réponse sera à la hauteur du crime commis.

Gnhome : Trop petite maison dans laquelle vivre est d'autant plus difficile que l'on est nombreux à s'y abriter.

Idroitlatrie : Croyance transformant des fantasmes verbaux en dogmes qu'il convient de suivre pour faire preuve de civilisation.

Leebido : Virilité insatiable, fantasmée, la réalité étant l'inverse.

Meatique : Viande cherche barbaque pour relation carnée.

Molluxe : Genre d'animal repu et gras, vivant dans un nid si douillet qu'il ne peut plus en sortir.

 

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 08:00

Il est dit que le calme annonce la tempête,

Que c'est par elle alors que viendront les épreuves,

Tentations et envies, sombres désirs en tête,

Puisant dans le passé, cherchant des idées neuves.

 

J'eus un autre destin. Ma force disparut,

Les mots se retirèrent laissant la plage vide ;

Ma colère s'éteignit, la rage en moi se tut,

Abandonnant mon âme face au silence acide.

 

Le néant est la porte ouvrant sur la démence,

Sur un passé caché, enfoui dans l'amnésie,

Des visions d'autrefois remontant à l'enfance,

Secrets empoisonnés, morsures et hérésies.

 

Le cerveau est doué pour éviter la peine,

Cacher les moments durs en leur posant un masque

S'il ne peut les gommer par la joie ou la haine

Il va les enterrer sous du stupre et des frasques.

 

Un fantôme est patient, il attend l'occasion,

Que la conscience soit prise dans l'instant présent,

Son masque se dissout, viennent des impressions

Nouvelles et pourtant venant d'un autre temps.

 

Ce cadavre rongé m'était-il étranger ?

Les vers qui l'habillaient d'une robe opaline

Doucement s'écartèrent afin de me montrer

Un passé englouti que l'illusion domine.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 08:00

Kornel Mundruczó – 2014 - 121'

La première scène nous montre une jeune fille roulant sur un boulevard sans croiser âme qui vive, tout au plus rencontre-t-elle une voiture abandonnée sur un pont ! Alors qu'elle emprunte une rue moins large des voies adjacentes surgissent des dizaines de chiens qui la rattrapent, la dépassent et la fond tomber.

Petit retour en arrière. Lili est fille de parents divorcés, sa mère doit partir avec son nouveau compagnon, à deux jambes, pour une importante conférence, elle ne peut emmener sa fille, ni le chien de celle-ci, Hagen. Les deux se retrouvent donc avec le père de l'adolescente, ancien professeur officiant désormais dans un abattoir et qui n'est pas très content de voir arriver le duo, d'autant qu'une nouvelle loi vient d'être votée en Hongrie imposant fortement les bâtards pour favoriser les animaux de race.

Sitôt arrivé Hagen est agressé, verbalement, par une voisine qui visiblement passe son temps à espionner et médire sur tout un chacun.

Une voisine normale donc !

La première nuit est compliquée, Le père ne veut pas du chien dans leur chambre, il n'y en a qu'une pour tout le monde, et enferme Hagen dans la salle de bain où il se met à pleurer. Lili se lève, va jouer de la trompette pour le calmer, elle est instrumentiste dans un orchestre, et se couche dans la baignoire pour tenir compagnie à son chien.

Le lendemain un contrôleur sonne à la porte affirmant qu'une plainte a été déposée contre un animal qui aurait mordu une voisine, celle-là même qui semble vivre dans l'escalier. Il met le professeur devant un choix simple : conduire l'animal dans un chenil ou payer la forte taxe.

Plus tard dans la matinée Lili et son compagnon s'enfuient et passent la journée ensemble dehors. Lorsque son père les retrouvera il mettra sa fille au pied du mur, soit ils vont au chenil, soit Hagen reste sur le trottoir, seul !

C'est la moins mauvaise solution pour Lili et quand Hagen leur court après il finit par s'épuiser et regarde la voiture disparaître au loin.

La séparation est cruelle pour la jeune fille qui en veut à son père de ce qu'il a fait, et sans doute à elle-même de ce qu'elle ne pouvait faire. D'autant que dans la ville la chasse est ouverte, la fourrière mène une chasse continuelle contre les chiens errants. Hagen ne soit son salut qu'à son intelligence, son entente avec un petit copain, et un homme qui le cache.

Pour le vendre, quelques euros et un plat chaud !

Le nouveau ''maitre'' de Hagen le revend à un homme qui voit en lui les qualités nécessaires à un chien de combat, et l'entraînement va être difficile pour l'animal, maltraité, affamé, battu, pour satisfaire les ambitions de son possesseur.

Après beaucoup de souffrances Hagen, rebaptisé Max, affronte un Rottweiller, et l'emporte. Après le combat et profitant d'une panne de courant il va s'échapper, retrouver son petit copain mais la fourrière finira par les capturer.

Enfermé Hagen-Max va se rebeller, sa nouvelle agressivité l'aidera à libérer ses semblables. Ensemble ils vont déferler sur la ville, causant une panique générale et provoquant l'intervention des forces armées qui vont bloquer la ville.

Alors que Lili joue avec l'orchestre dans une salle de concert des chiens surgissent effrayant les spectateurs, tout de suite elle comprend ce qui se passe et qu'il lui faut retrouver Hagen alors que celui-ci entame sa vengeance et retrouve ses tortionnaires qui l'ont faire souffrir...

Humain vs canin ! Devinez quel est mon camp.

Un film impressionnant qui me donne, encore plus, envie de visiter Budapest. Pour une fois qu'un chien est un acteur à part entière il serait dommage de ne pas profiter de ces instants de complicités, aussi factices soient-ils.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 08:00
Auprès de mon arbre...
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 08:06

Zac Hildich - 2014 - 87'

C'est la fin du monde ! Mauvaise nouvelle pour beaucoup, bonne peut-être pour quelques-uns. Pour James c'est plutôt stressant et il veut être ''défoncé'' pour ne pas ressentir ce qui va arriver. Après avoir passé un moment avec sa petite amie il prend sa voiture, de la coke et du whisky et part, droit devant lui, destination nulle part.

Sur son chemin il croise toute sorte de gens, certains prient, d'autres pleurent, quelques-uns se réfugient dans la violence. Il se fait attaquer, perd sa voiture et alors qu'il en cherche une autre il aperçoit deux hommes trainer une enfant. Bien qu'il hésite il ne peut laisser les choses se passer ainsi et intervient pour la sauver.

L'enfant cherche son père, ses ravisseurs devaient la conduire vers lui mais prirent un chemin de traverse qui ne leur porta pas chance.

Pour James c'est une rencontre inattendue, quand le père reste introuvable il est bien embêté et s'il n'envisageait pas de se charger d'une enfant il doit bien s'y résoudre.

C'est ainsi que James et Rose se retrouvent pour un voyage vers l'anéantissement, alors que les paysages défilent et que la radio leur tient compagnie. Première étape, la maison de sa sœur. Vide, en apparence.

À Rose il dira que la maison est vide alors qu'il a trouvé les corps au premier étage.

Que faire d'autre que reprendre la route ?

Étrange duo pour passer ses dernières heures mais Rose est lucide sur ce qui approche et semble moins apeurée que James. Quand au hasard d'une rencontre James se verra demander par un homme de le tuer, et sa famille, parce qu'il ne parvient pas à le faire, il ne pourra accepter, seulement lui dire qu'il lui pardonne pour ce qu'il s'apprête à faire. Le réconfort est parfois difficile à trouver !

Puisque le père de Rose est introuvable pourquoi ne pas aller retrouver sa tante ? En attendant James veut retrouver sa petite amie et espère dénicher un chauffeur pour reconduire sa protégée. Mais dans la villa de son ami c'est la fête, entre sexe et alcool chacun tente d'oublier le temps qui fuit et la menace qui approche. La mort est déjà là, dans les jeux de roulette russe où le vainqueur est celui qui se prend une balle, au moins est-il débarrassé de l'angoisse et de la perspective de devoir mourir.

La perspective de la fin du monde efface les tabous à mesure que progresse la peur, difficile de trouver le moyen de ne plus penser à c qui va arriver et n'importe qui est près à s'accrocher à n'importe quoi.

Pour James et Rose il ne reste qu'à partir, n'importe où, loin de la folie ambiante surtout que Rose est malade après avoir pris une pilule donnée par une femme la prenant pour sa fille.

Où aller sinon chez la mère de James en attendant que Rose récupère et qu'ils reprennent la route, peut-être le père de Rose est-il chez lui.

La radio fonctionne toujours, quelques mots, juste pour faire semblant...

Que ferions nous de nos dernières heures ? Facile de répondre, impossible de le savoir. La peur noie vite la conscience. Dommage qu'une fois cet événement arrivé il ne soit plus possible d'en parler. Nous savons tous que nous allons mourir, mais savoir quand accroît notre effroi.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 08:09

Depuis qu'il a commencé à regarder autour de lui l'homme s'est dit qu'il pouvait dominer son environnement, puis, ayant prit conscience de sa taille lui vint l'idée de poser sur la Terre une empreinte à la taille de son égo. Ainsi naquirent divers monuments, soi-disant voués à divers cultes de déités diverses et variées, les plus importants étant l'expression de quelques rois de marquer pour longtemps la mémoire des vivants. Une façon pour eux d'avoir rejoint la poussière sans rejoindre l'oubli.

Vous connaissez les édifices du passé, lointain ou plus récent, mais l'avenir grouille d'idées du même genre.

Peut-être pensez-vous qu'en temps de crise (mais elle ne frappe pas tout le monde!) trouver l'argent nécessaire peut-être difficile. Pas du tout, jamais il n'y eut autant de mégaprojets, c'est-à-dire dépassant le milliard d'euros. Cette ambition peut vouloir affirmer la capacité d'un pays de démontrer son savoir faire et sa maîtrise technologique tout en stimulant les acteurs économiques de la nation.

Que ces projets soient volontairement sous-estimés pour qu'une fois lancés il deviennent trop coûteux de les arrêter n'est qu'une démonstration de la rouerie des promoteurs et des financiers désireux de transformer le béton en pognon.

Ainsi le projet Iter, réacteur à fusion nucléaire dont le prix est passé de 5 à 13 milliards d'euros ; le tunnel sous la Manche a dépassé de 80 %. et la liste serait longue ! Il faut dire que ces ambitions cumulent les difficultés et les intervenants, l'organisation doit être impeccable, le moindre ralentissement provoquant un surcoût immédiat. Ne pensons pas pour autant que le passé est exempt de ces errements, la cathédrale de Beauvais s'effondra deux fois, en 1284 et 1573, pour cause d'excès de rapidité. Plus proche de nous la complexité de la fabrication de la navette spatiale fut telle qu'elle ne fut jamais bon marché et que deux sur cinq se crashèrent avec leurs équipages.

D'autres pourtant furent couronnés de succès, techniquement sinon financièrement : la tour de Dubaï, le LHC, le tunnel sous la Manche, et même le barrage chinois des Trois-Gorges (sans évoquer la Grande Muraille). La volonté de savoir est une forte motivation, mais aussi les besoins en énergie, les relations internationales ou la nécessité de multiplier les ressources alimentaires.

La science également excite les imaginations, sitôt une limite atteinte impossible de résister au désir d'en trouver une autre, désir qui semble consubstantiel à la vie et à l'intelligence. Celle-ci semble insatiable et nourrit technologie et savoir faire pour porter plus loin son regard.

''La science fait progresser l'industrie qui, en retour lui fournit des moyens d'aller encore plus loin. C'est le moteur du progrès !''

 

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 08:09

Billy Wilder – 1950 – 110'

William Holden est Joe Gillis, scénariste malchanceux, Gloria Swanson  est Norma Desmond, vedette du cinéma muet qui enferme Gillis dans sa vie dominée par l'illusion d’un retour imminent à l’écran. La distribution comprend également Erich von Stroheim, Nancy Olson, Fred Clark leur tiennent compagnie dans des seconds rôles.

Le réalisateur Cecil B. DeMille et la ''journaliste'' à potins Hedda Hopper jouent leurs propres rôles, tandis qu’apparaissent subrepticement de vieilles stars du muet : Buster Keaton, H. B. Warner et Anna Q. Nilsson.

La première scène, d'anthologie, nous montre un cadavre flottant sur le ventre dans une piscine. Une voix off nous explique que l'homme en question était un scénariste venu à Hollywood avec plus de rêves que de talent, les premiers lui coutant plus que l'autre ne put lui rapporter il se retrouva vite criblé de dettes et nous le voyons par un effet de flashback alors qu'il essaie d'échapper à deux hommes venus saisir son automobile. Alors qu'il tente de leur échapper lors d'une course-poursuite sur Sunset Boulevard un pneu éclate et il parvient comme par magie à échapper à ses poursuivants en se garant dans l'allée menant à une villa qui semble abandonné. Du moins est-ce ce qu'il imagine avant qu'une voix de femme ne le hèle et qu'un domestique allemand, c'est plus chic, ne le fasse entrer.

La propriétaire le prend pour un croque-mort venu livrer un cercueil pour son chimpanzé mort. Gillis reconnaît sur-le-champs Norma Desmond, gloire du cinéma muet tombée dans l’oubli. Apprenant qu’il est scénariste, elle lui propose de l’employer pour mettre en forme un scénario sur Salomé qu'elle désire incarner pour son retour sur le grand écran. Gillis saisit cette chance de gagner de l’argent mais se retrouve vite dépendant de Normal qui le couvre de cadeaux comme s'il remplaçait le chimpanzé défunt ! Bien sûr la situation le trouble quelque peu mais comment pourrait-il en changer ?

 

Tout va se compliquer pour lui quand le soir du 31 décembre Norma lui avoue qu'elle l'aime. Alors qu'il part après avoir refusé ses avances il rejoint une fête où il discute avec Betty, une jeune femme ambitieuse, nous sommes à Hollywood, qui semble intéressée par un de ses projets. Plus tard alors qu'il téléphone à Norma pour lui annoncer qu'il va la quitter définitivement il apprend que celle-ci a tenté de mettre fin à ses jours. Son projet est reporté et il revient auprès de sa bienfaitrice pour la rassurer.

Le travail sur Salomé avance mais quand Gillis va rencontrer DeMille il s'aperçoit que celui-ci n'a contacté Normal que pour lui emprunter sa voiture en vue d'une reconstitution. Précision qu’il ne rapportera pas à l'ancienne star pour ne pas la blesser.

Alors qu'il est aux studios Joe rencontre Betty et accepte de collaborer avec elle sur un scénario. La jeune femme est plus attirante que Norma et bientôt une idylle naît entre eux. Cette dernière pourtant se rendra vite compte de la situation et pour récupérer son ''bien'' appellera Betty pour lui révéler les secrets de la vie de son amant.

Une rencontre va avoir lieu entre les trois personnes, Norma croira avoir gagné contre Betty mais Joe fait ses valises pour la quitter. Insupportable pour l'ancienne actrice qui va menacer le scénariste avec son revolver sans que celui-ci la prenne au sérieux.

Il s'apprête à partir quand Norma lui tire dessus.

Un pas et il tombe dans la piscine.

Fin du flashback, retour au présent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Norma espérait faire son retour sur grand écran, elle devra se contenter des caméras du petit ! Quand les objectifs s'approche elle fait un pas vers eux en disant ''Très bien M. DeMille, je suis prête pour mon gros plan''.

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 08:16

(ブラック・ラグーン) - Rei HIROE - 2002

Rokuro Okajima est un employé de bureau dont la vie est aussi routinière que banale depuis qu'il travaille pour Asahi Industrial. Un jour son entreprise le charge de convoyer un disque renfermant des données secrètes et capitales sur la société pour laquelle il travaille. Le bateau sur lequel il embarqué se fait attaquer par des pirates visant les dossiers qu'il convoie, par la même occasion il sera enlevé puis gardé en otage sur le navire des pirates, le Black Lagoon, un torpilleur PT 109 qui semble avoir fait son temps mais cache bien son jeu.

Rokuro est persuadé que ses employeurs vont tout faire pour le libérer. Il se trompe, ceux-ci engagent en effet des mercenaires pour intervenir, non pour le sauver, mais pour l'éliminer et faire disparaître les secrets qu'il détient.

La surprise sera grande pour Okajima qui va se retrouver du côté des pirates jusqu'à décider de les accompagner pour des aventures loin de l'univers tranquille et bureaucratique qui était le sien auparavant pendant lesquelles il va se découvrir des talents qu'il ignorait posséder sans pour autant abdiquer sa personnalité, ce qui est un exploit, en compagnie de Dutch, Benny et Revy.

En guise de havre de paix ils sont installés à Roanapur, ville où tout est possible en général mais le pire en particulier, où la maffia russe qui était au pouvoir se voir attaquée par de nouveaux groupes désireux de prendre sa place. Quand à la police, elle est à l'image de cette ville où se promènent divers criminels et autres psychopathes peu fréquentables.

Forcément !

Des caractères différents, opposés mais qui finissent par se compléter en un quatuor jouant la même partition entre violence et poussées d'adrénaline.

Rokuro d'abord, le petit bureaucrate qui finit par choisir une autre vie sans céder à la violence mais en amenant réflexion et intelligence au groupe qu'il intègre où il deviendra Rock.

Revy (ou Reby), comportement de garçon manqué mais un physique qui ne laisse aucun doute sur sa nature féminine. Mauvais caractère et expertise en arme peuvent parfois faire bon ménage et encore plus souvent des étincelles.

Dutch, le chef du trio, puis quatuor, qui écume l'Asie du Sud-Est pour le compte de la maffia russe sise à Roanapura, L'Hôtel de Moscou, dirigée par Balalaïka. Motivé par l'argent il ne perd jamais de vue l'objectif de sa mission et fait toujours preuve des qualités qui firent de lui un chef des forces spéciales durant la guerre du Vietnam.

Benny, après avoir piraté des informations qui ne le regardaient pas il a été sauvé par Revy d'un sort funeste et a rejoint la bande poussé par les circonstances.

Beaucoup d'action, un dessin de qualité qui ne sacrifie pas ses personnages principaux, lesquels sont riches et attachants tout en respectant les codes du manga.

Et Revy est toujours aussi sexy.

D'autres personnages interviendront, étranges et inquiétants, mais je ne veux pas vous gâcher le plaisir de la découverte. Surtout la gouvernante, Roberta, de la famille Lovelace...

 

Si je ne m'abuse je ne vous ai pas encore parlé de la version animée de ce manga, un oubli à réparer. Elle vaut le détour malgré la censure de quelques séquences, diffusion oblige je suppose.

 

J'espère que Revy ira régler leur compte à ces pisse-froid !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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