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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 07:38

Conquérant par l'esprit mais lamentable en actes,

Rêvant de destructions et de crimes atroces,

Penché sur mon clavier écoutant chaque impact

De mes doigts sur les touches à m'en rompre les os.

 

La douleur toujours là, ultime confidente,

Voyant mieux en mon âme que les autres ou moi-même,

M'attachant à la vie plus qu'une belle amante,

Jalouse et possessive et murmurant qu'elle m'aime,

 

Qu'elle est seule à savoir ce qui me conviendra.

Depuis mon premier cri jusqu'au dernier soupir

Elle a guidé ma vie mais qui s'en souviendra

Puisque c'est le néant dont j'entendrai le rire

 

Alors que mon esprit se verra absorbé

Par la voracité de la puissance ultime.

J'aime à imaginer avoir anticipé

Cet instant prodigieux qui précède l'abîme.

 

En quelle compagnie serais-je en cet instant,

Devant moi quelle image, si j'ai peur d'être seul,

Un sourire amical ou un regard troublant ?

Le savoir sera vain puisqu'il sera trop tard.

 

Quel sera la durée d'une dernière pensée,

Si ténue et pourtant contenant l'éternel !

Des mots, des illusions, tout pour me rassurer,

Rien cependant qui soit certain d'être réel.

 

Je suis image aussi, déjà floue, indistincte,

Plus même un souvenir digéré par l'oubli ;

Mes pensées, ambitions et peurs se sont éteintes,

Être rien me convient, je ne suis plus ici.

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 07:26

デス・パレード - Yuzuru Tachikawa – 2015 (Animation)

Machiko et Takashi se retrouvent alors que leurs ascenseurs respectifs s'arrêtent. Devant eux s'ouvre un couloir longeant un espace semé de bambous et menant à un bar où les attend un barman aux cheveux blancs. Celui-ci se présente : Decim ! Après quoi il leur demande s'ils ont un souvenir précédant leur arrivée. N'étaient-ils pas en voyage, pour leur une de miel. Les remerciant Decim leur explique la situation : Premièrement, il ne peut pas leur dire où ils se trouvent, deuxièmement, ils vont participer à un jeu. Troisièmement, le jeu sera décidé par la roulette, quatrièmement, ils vont devoir parier leurs vies sur le jeu, cinquièmement, ils ne pourront pas quitter le bar avant la fin du jeu.

Le jeune couple tente de s'en aller, mais ils ne trouvent pas la sortie. Forcément, ils doivent participer au jeu d'abord.

Le fond du bar s'ouvre et apparaissent des dizaines de cadavres accrochés au plafond. S'ils continuent à refuser de jouer ils les rejoindront. Le barman leur tend un bouton, il déclenchera la roulette qui décidera du jeu.

Les fléchettes !

Chacun dispose de 7 dards, le but est de faire descendre le score inscrit de 501 pour faire zéro, en évitant certaines parties de la cible reliées à leur système nerveux. Qu'ils les touchent et c'est comme si chacun visait l'autre !

Le premier coup est raté. C'est elle qui souffre, le second aussi, chacun son tour. Pour ne pas souffrir il suffit de ne pas rater le centre de la cible.

Takashi pense qu'il suffit de rater la cible pour ne pas souffrir. Ce qui sera vrai, sur le moment ! Après réflexion il se dit qu'à jouer ainsi il rejoindra les cadavres suspendus. Finalement il peut essayez de faire mieux que son épouse. Auquel cas c'est lui qui survivra.

Mais Machiko lui apprend qu'elle est enceinte.

Est-ce une raison pour perdre ? Surtout qu'il se souvient d'une conversation entendue mettant en cause la fidélité de son épouse...

Bien sûr celle-ci nie et explique à son mari que les mots surpris visaient quelqu'un d'autre.

Il reste une fléchette. Machiko la lance, et revit son passé alors que la pointe de fer vole vers la cible de son époux, et l'atteint dans la zone correspondant au cœur.

Ce n'est qu'ensuite qu'ils comprendront qu'ils sont déjà mort et se trouvent au carrefour entre le paradis et l'enfer.

D'autres souvenirs reviennent, la cause de leurs décès, un banal accident de la route dû à la bêtise de Takashi.

Quel meilleur endroit pour une ultime scène de ménage ?

Il est temps de repartir. Chacun retrouve son ascenseur et repart...

 

Mais Decim n'est pas le seul arbitre dans ce bar où les défunts jouent leurs vies pour être dirigés vers le paradis ou l'enfer !

Le second épisode nous montre l'envers du décor, nous retrouvons Machiko et Takashi, observés discrètement par Nona, une autre arbitre, qui explique les règles du bar à sa nouvelle assistante, qui n'a pas de nom. Les joueurs révèlent leur vraie nature. L'arbitre jugera alors de ce que chacun mérite : le néant ou la réincarnation. Takashi aura droit à la seconde, son épouse disparait à jamais.

Était-ce la bonne décision ? Rien n'est moins sûr, là aussi, comme ailleurs, le juge peut se laisser prendre par les apparences...

L'erreur n'est donc pas seulement humaine.

Chaque épisode voit un couple s'affronter, chaque fois à un jeu différent, bowling, jeu vidéo... Ils repartiront ensemble mais pas pour la même destination.

Un jour peut-être ferais-je face à Decim, ou Nona. Ayant oublié d'où je viens je laisserai mon caractère choisir où j'irais !

Je crains le pire.

 

Et vous ?

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 07:07

Louis-Julien Petit – 2014 – 105'

Christiane, Gilles, Alfred, Emma, Momo et Hervé travaillent dans un hard discount. Ils sont mal payés et leurs conditions ne sont pas les meilleurs. Ce qui ne semble pas concerner leur directrice, Sofia Benhaoui, laquelle doit rendre des comptes à ses supérieurs, et leur montrer des bilans favorables.

Gagner plus en réduisant la part salariale semble être le seul chemin possible. Des caisses automatiques vont être installées, cela signifie des licenciements. La compétition est lancée, seul(e)s les plus performant(e)s seront conservés, les autres ne verront pas leur contrat renouvelé, quelque besoin qu'ils en aient. Le chronomètre fera office de juge.

Le climat est pesant et l'angoisse s'infiltre dans tous les esprits, malgré les consignes et l'affiche partout présente d'une banane leur rappelant qu'ils doivent avoir ''la banane'' dans tous les cas.

C'est plutôt sur la peau qu'ils risquent de glisser.

Il y a sûrement moyen de faire quelque chose ! Et pourquoi ne pas faire concurrence au discount, il suffit de récupérer les produits qui ne sont plus commercialisables pour des raisons de dates de péremption ou de packaging défectueux. Bien sûr c'est interdit, l'entreprise fait même verser du javel dans la benne où ils sont entreposés. C'est presque comme un jeu, reconnaître les lieux, établir un plan, savoir où sont placées les caméras et quel est leur angle de vue. La voiture à utiliser, l'endroit du grillage à soulever, le temps pour partir avec la marchandise et l'endroit où l'entreposer. Un scénario à écrire, une organisation à mettre sur pied.

Ce n'est pas voler que voler un voleur ! Bien sûr, la phrase a déjà servie.

Un vieux bâtiment va être mis à profit, les marchandises vont être accumulées jusqu'à pouvoir être vendues. Pour cela il faut des acheteurs, c'est à dire faire connaître le nouveau local ''solidaires'' où tout est à bas prix.

Petit à petit la nouvelle va se transmettre et les acheteurs seront là au petit matin, discrétion oblige, pour faire le plein.

La chose ne va pourtant pas passer inaperçu du comptable qui fera remarquer à Sofia qu'il doit en référer à plus haut placé. Une surveillance plus étroite est mise en place, tout le monde est fouillé à l'arrivée comme au départ, surveillé. Mais le ver est déjà dans le fruit, la solidarité ne concerne pas tout le monde et un des employés qui n'a pas été mis dans la confidence et il ne demande qu'à participer, ou à les dénoncer.

L'étau va se resserrer, la police a bien compris ce qui se passait et va tenter d'attraper tout le monde. Le chat aime jouer avec la souris ce qui laisse à celle-ci l'opportunité de s'en sortir...

Ou pas !

Une comédie sociale ? Peut-être, mais le rire est grinçant. Ce n'est pas un film qui changera quoi que ce soit, au contraire, c'est rassurant pour la ''France d'en-bas'', de penser qu'elle peut s'en sortir avec la débrouillardise et la solidarité. Elle rêve et retourne à son travail le lendemain !

Les caisses s'automatisent, bientôt il n'y aura plus que des robots partout, de la mise en rayons aux achats ! Je doute que ceux-ci aient le sens de l'humour.

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 07:57

Pour la science 445 – 1

La saga humaine réécrite

Quel message percevons-nous pour tourner ainsi notre regard vers le passé ? Impossible de répondre cette question mais ses échos nous hantent et nous poussent à vouloir découvrir l'origine de l'Univers, de la Terre, de la vie, de l'humanité (pour autant que celle-ci soit déjà apparue, mais c'est une autre histoire!). Mythologie et religions (où est la différence?) essaient, maladroitement, de répondre. La science apporte ses explications, partielles et imprécises, mais tellement plus intéressantes.

Ce n'est pas la première fois qu'une revue tente de faire le point sur nos connaissances sur ce sujet, raison de plus pour voir quelles avancées ont pu être faites.

L'homme moderne, homo sapiens, est le fruit de l'évolution et a des liens de parenté avec les grands singes, que plusieurs espèces ''humaines'' disparurent, Neandertal ou les australopithèques par exemple, au fil du temps. Depuis une quinzaine d'années de nombreuses découvertes ont modifiés la compréhension de notre histoire et les liens de nos ancêtres avec leurs parents. Notre évolution fut ainsi contraintes par le climats, modifiée par la création d'outils, l'invention de la culture ou l'organisation sociale.

À l'automne 2013, après une difficile progression dans un ensemble de grottes situé près de Johannesburg, les restes fossilisés d'un membre éteint de la famille humaine fut découvert. Les ossements avaient été repérés le mois précédent mais des moyens plus importants étaient nécessaires pour les extraire du sol. D'ordinaire ce ne sont que quelques éléments d'un unique squelette qui sont découverts, ici il s'agit d'un groupe entier d'humains archaïques.

La fameuse région de Cradle of Humankind (Berceau de 'humanité) semble mériter son nom !

S'agit-il d'une espèce nouvelle qui éclairera les origines du genre Homo ? La publication des travaux de l'équipe de L. Berger est attendue avec impatience.

De nouveaux fossiles ajoutent des branches à l'arbre de parenté de notre espèce, des analyses ADN nous renseignent sur les interactions des populations anciennes et les changements qu'elle connut.

En 1990 il était admis que les premiers hominines étaient apparus en Afrique de l'Est il y a plus de 4,4 millions d'années, que le genre Homo avait émergé deux millions d'années plus tard pour, un million d'années plus tard, gagner d'autres régions de l'Ancien Monde. De nouvelles espèces seraient ainsi apparues en fonction de ces installations. Elles auraient prospéré jusqu'à ce qu'une nouvelle espèce émigre d'Afrique, plus efficace, maîtrisant de meilleures techniques et doté de la parole, Homo sapiens se serait imposé. Il y a 30 000 ans il était l'unique espèce d'hominines restante.

Depuis les indices fossiles et génétiques accumulés ont remis en question ce scénario. Des fossiles datant de 7 millions d'années ont suggéré que les hominines étaient apparus plus tôt et en Afrique de l'Ouest, le genre Homo, après de nouvelles découvertes à Malapa, aurait pu naître en Afrique du Sud. Les fossiles de Dmanisi en Géorgie, vieux de 1,78 million d'années montrent une installation plus ancienne que prévue. La découverte sur l'île de Florès en Indonésie d'un hominine qui y vivait encore il y a 17 000 ans indique que nous prédécesseurs purent quitter l'Afrique plus tôt encore que l'indique le site de Dmanisi. Homo floresiensis pourrait avoir hérité ses traits d'un ancêtre australopithèque parti d'Afrique il y a deux millions d'années au moins.

Autre changement de point de vue, le fossé cognitif entre sapiens et les espèces archaïques n'est pas aussi grand qu'estimé. La découverte d'outils montre que les Néandertaliens possédaient une technique plus avancée qu'annoncé. Des indices de la décoration des corps avec de la peinture, des bijoux ou des plumes attestent de traditions symboliques jugées auparavant propres à sapiens. Des études génétiques ont montré l'existence de croisements entre ces deux groupes. Les génomes des non-africains actuels contiennent 1 à 4 % du matériel génétique néandertalien. La somme des ''restes'' de ce génome équivaut à 20 % de celui, originel, de Neandertal.

Hybridation bénéfique puisqu'elle permit à sapiens d'acquérir les gènes lui permettant de survivre, en renforçant son système immunitaire par exemple, grâce à l'aide des Néandertaliens ou Denisoviens.

Sur cette base biologique et génétique se forma l'homo sapiens que nous connaissons, celui-ci évolua sur son propre chemin par la suite, se différenciant de ses cousins et aïeux, acquérant des particularités spécifiques, se transformant en prédateur, apprenant à coopérer, à répartir le travail au sein d'un groupe ou en développant rapidement sa culture. Il s'agit maintenant de comprendre les facteurs qui orientèrent l'évolution dans ces directions et les avantage que sapiens pu en retirer.

 

D'après un article de Kate WONG, rédactrice et chef de rubrique à Scientific American.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 16:52
Statues ORSAY - Le cheval
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 07:38

Elia Kazan - 1956 - 116'

Dans une vieille demeure du sud des états-unis qui a perdu de sa superbe et se rapproche de sa fin vivent Archie Lee (Karl Malden) et son épouse, Baby Doll (Carroll Baker). Celle-ci va fêter ses vingt-ans dans deux jours alors que son mari a dépassé la quarantaine. La date n'est pas sans importance pour le couple, principalement pour Archie, quand sa femme aura fêté son anniversaire il pourra consommer le mariage.

En attendant un voisin, Vacarro (Eli Wallach), planteur de coton et concurrent d'Archie passe chez les Lee alors que son entreprise vient d'être ravagée par un incendie criminel. Il rencontre Baby et entame une discussion au cours de laquelle elle lui apprend être encore vierge.

Mais plus pour longtemps.

Vacarro n'est pas insensible à cette déclaration et la jeune femme le sait très bien. Elle s'amuse à se placer entre les deux hommes. Chacun veut la posséder comme il possède ses biens. Elle incarne ce besoin tellement ancré en l'homme en général, étasunien en particulier, qui y voit un droit fondamental. C'est aussi l'affrontement entre deux monde, le vieux Sud incarné par Charlie, attaché à d'ancestrales traditions et refusant de les voir mourir, et une modernité appelé à les remplacer. Le capitalisme a évolué, comme le reste, il prend de nouveaux visages, affiche de nouvelles ambitions et une voracité grandissante.

Prendre Baby Doll à Archie c'est effacer ce dernier et le monde qu'il représente en même temps puisque, sans femme, celui-ci ne pourrait plus se perpétuer. La jeune femme est consciente de ce duel, des valeurs que chacun incarne, et sait de quel côté se tient l'avenir.

Williams vs Faulkner !

Cette nouvelle collaboration entre Kazan et Williams est le moyen de montrer une femme plus moderne, plus complexe, se débarrassant des stéréotypes hollywoodiens. Baby Doll est une jeune fille mais elle est mariée bien que le mariage ne soit pas consommé, elle a un pied dans le monde des adultes, dans un univers qui, elle l'a déjà compris, ne sera pas celui dontelle rêvait enfant. Le prince charmant ne peut pas avoir le visage d'Archie, pas plus celui de Vacarro. Elle sait ce qui l'attend, être une épouse banale, un ''bien'' que son mari montrera pour se valoriser aux yeux de ses amis et autres partenaires en affaires. Il lui reste juste le temps de faire semblant d'être encore une enfant avant que le cynisme ne s'impose et qu'elle constate s'en accommoder.

Eli Wallach et Karl Malden sont parfaits, Caroll Baker n'a rien à leur envier. À eux trois ils montrent le carrefour du temps. Hier va disparaître, demain s'approche, nul n'y peut rien changer.

 

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 07:23

鋼の錬金術師Hagane no renkinjutsushi, « l'alchimiste d'acier », souvent abrégé en hagaren (ハガレン) ou FMA est un manga d'Hiromu Arakawa qui fut prépublié dans le mensuel Shōnen Gangan avant d'être compilé en albums à partir de 2001 par Square Enix. En France il est publié chez Kurokawa.

 

En Amestris, pays sous l'empire de l'armée, l'alchimie est une science répandue partout. Edward,surnommé Ed, et Alphonse Elric sont partis à la recherche de la pierre philosophale pour retrouver leur père qui les a quittés depuis des années. Leur mère, Trisha Elric, ne survécut que quelques années avant qu'une maladie l'emporte.

Refusant cela les deux enfants tentent de la ressusciter au moyen de l'alchimie tout en sachant qu'ils vont à l'encontre de la loi interdisant formellement la transmutation humaine. Ils paieront cher pour cela : Edward perdra sa jambe gauche alors que son frère perdra son corps tout entier. Au cours de cette expérience l'adolescent entrevit la Vérité, ce qui lui donna le pouvoir de transmuter sans avoir besoin de dessiner un cercle pour cela. Il parviendra à sauver l'âme de son frère au prix de son bras droit. Après quoi il décide de s'engager dans l'armée, il a 12 ans, pour profiter des avantages de la situation qui leur permettront de poursuivre leurs recherches dans de bonnes conditions. Ed sera le plus jeune alchimiste à réussir à obtenir son diplôme d'état. À cette occasion il prendra le nom de Fullmetal Alchimist, ce qui n'est qu'en partie vrai puisque seuls un bras et une jambe sont en métal.

Il va sans dire que la quête va être difficile, le secret est bien gardé. Sur leur route les deux frères vont rencontrer bien des adversaires et devront faire la preuve de leurs compétences. Heureusement ils ont des alliés, au premier rang desquels Winry Rockbell d'abord, amie d'enfance des Elric et mécanicienne d'Edward.

Au long de leurs aventures ils rencontreront bien d'autres personnages, amicaux, ou pas, certains menant la même quête et prêt à tout pour y parvenir. Ils feront aussi la connaissance des Homonculus, êtres humains artificiels créés par Père et issus de la pierre philosophale ; chacun est l’incantation d'un des sept péchés capitaux. Bien sûr Lust est la plus attirante.

En fait dans le manga, et les animés qui en furent tirés, l'alchimie ressemble davantage à la magie bien que s'inspirant de quelques principes de la première. Une règle pourtant prédomine : la loi de l'équivalence, ''Pour obtenir quelque chose, il faut sacrifier quelque chose de la même valeur''. La maîtriser demande beaucoup de travail, d'apprentissage et les résultats sont parfois inattendus.

Une quête est un chemin qui est souvent la réelle leçon à tirer du voyage entrepris. Suivre les aventures d'Ed et les autres associe un peu de science à beaucoup de magie, le résultat n'est pas la pierre philosophale mais un bon moment.

Quel nom prendrais-je en devenant alchimiste ?

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:22

Avec elle autrefois j'allais vers un mirage,

Traversant un désert où fourmillaient les pièges ;

Je vivais pour quelqu'un, fini le décalage,

Mais c'était la folie qui maintenait le siège.

 

Celle-ci cependant ne fut pas assez forte,

Le cœur fut dominant quand l'esprit naufrageait.

Tombant vers les abysses telle une feuille morte,

L'étau de la pression tentant de l'écraser.

 

Typhons et tourbillons, tempêtes et ouragans ;

Rien ne me disloqua sans que j'eus plus à faire

Que supporter l'angoisse au cœur d'un océan

Tant qu'existait le phare me servant de repère.

 

Il n'a pas disparu mais je me suis usé

Dans des combats nombreux sans autres perspectives

Que faire un pas de plus, que vivre une journée,

Espérant une fin qui soit rien moins que hâtive.

 

Quelques images ainsi ont jalonné ma vie,

J'en utilisai une, allais vers la suivante,

Supportant le présent sans en savoir envie,

Ne pensant pas plus loin, obsédé par l'attente.

 

Le voyage fut long, plus que je l'aurai cru,

Violent et tourmenté, peuplé par des fantômes,

Habitants de la nuit cherchant à mon insu

À trouver le chemin plus étroit qu'un atome

 

Venant de l'au-delà pour pénétrer le monde,

Y verser leur venin pour dissoudre la vie ;

J'ai failli accepter par désir de l'immonde

Mais n'en eut pas la force si j'en avais envie.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 07:54
Au pré de ma vache...
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:40

Canibal - Manuel Martin Cuenca – 2013 - 117

La voiture roule de nuit sur une petite route déserte, monsieur est au volant, madame somnole à côté de lui. Un 4X4 arrive à leur hauteur, y reste un moment, les double puis disparaît au loin. Avant de revenir, face à eux à pleine vitesse. Le conducteur panique, sa passagère se réveille, la voiture pour éviter la collision sort de la route. Le SUV s'arrête, le conducteur en descend, s'approche, vérifie que le chauffeur est mort puis fait le tour du véhicule pour extraire la femme du cercueil d'acier. Le mot est bien choisi puisque les deux sont visiblement décédés dans l'accident.

Pour autant que l'on puisse parler d'accident !

Le responsable sort donc le cadavre et le traine jusqu'à son propre véhicule où il le charge avant de l'emporter dans une maison en pierre isolée dans la montagne. Là il le déshabille, le renifle avant de choisir les outils adéquats pour ce qu'il prévoit.

Alors que s'abat le tranchoir le sang coule lentement dans une bassine métallique.

Carlos est tailleur à Grenade, le meilleur, dit-on, de la ville, ne vient-il pas de se voir confier un travail important pour une congrégation qui ne l'est pas moins ! Il vit seul dans son appartement proche de son atelier, sa vie est on ne peut plus routinière et ses fréquentations se limitent à ses clients et ses voisins.

Il mange seul, un repas souvent accompagné d'un verre de vin et constitué souvent d'une viande qu'il mange sans accompagnement mais prépare lui-même. Du reste son congélateur est plein !

Un soir alors qu'il rentre chez lui une jeune femme en profite pour se glisser dans l'immeuble, c'est sa nouvelle voisine du dessus, l'appartement situé de l'autre côté du couloir, ainsi il pourra l'observer par la fenêtre.

Elle est jeune, belle, s'appelle Alexandra et fait des massages pour vivre. Elle propose à Carlos de lui en faire la démonstration mais celui-ci décline l'invitation. Rien ne l'intéresse hormis sa vie bien réglée, et la ''petite'' anormalité qui la pimente.

Il aime regarder sa belle voisine, la suivre des yeux, mais ne fait rien pour l'approcher, il faut un incident pour que celle-ci vienne sonner chez lui en demandant à emprunter son téléphone afin d'appeler la police. Carlos n'est pas chaud pour attirer l’attention sur lui mais finit par proposer à la jeune femme de l'accompagner au commissariat, n'est-ce pas mieux de s'expliquer de vive voix ?

Quelques jours plus tard Carlos entend à nouveau sonner à la porte, il hésite puis ouvre. Sa surprise est grande quand il croit voir sa jeune voisine sur le palier. Mais non, en réalité il s'agit de la sœur, jumelle, de celle-ci qui la cherche justement. Les dernières nouvelles qu'elle eut datent d'une conversation violente qui eut lieu au téléphone, l'incident qui provoqua la descente d'Alexandra.

Elle ne pouvait pas savoir...

l'arrivante se présente : Nina. Elle cherche sa sœur qui ne répond plus d'aucune façon et dont personne ne semble savoir ce qu'elle est devenue.

Carlos non plus, évidemment. Pourtant il va finir par aider la jeune femme, espérant la convaincre que sa sœur va bien mais se cache avec un homme afin qu'elle reparte. Mais Nina est difficile à convaincre, qui plus est Carlos semble lui plaire, d'autant qu'il ne fait rien pour la séduire, loin de là. Même s'il accepte de se faire masser en remerciement de l'aide apportée il ne peut supporter la séance et fuit misérablement.

Les choses vont se compliquer avec Bogdan, le fiancé d'Alexandra qui soupçonne Nina d'avoir tué sa sœur pour 3 000 €. Carlos finit par accueillir la jeune femme chez lui, pour la protéger avant de lui proposer d'aller faire un tour en montagne, justement il possède une petite maison et la vue est magnifique...

Nina accepte !

 

Pas question ici que je vous en dise plus. Attention, il n'est pas question d'un thriller genre ''le silence des Agneaux'', peu de sang, un minimum de violence, visible. Tout est lenteur et d'élégance. Forcément puisque Carlos est tailleur. Il est toujours tiré à 4 épingles, encore qu'à 4 couteaux serait plus précis.

Psychopathe, peut-être, mais chic !

Une réalisation fascinante par sa peinture d'un tueur qui cache ses pulsions dans une cage de banalité souriante et bien élevée. De quoi s'interroger sur ses voisins. Les vices se lisent rarement sur le visage.

Surtout les pires !

Cerise sur le gâteau, et pas sur le friand à la viande, j'étais seul dans la salle. J'avoue que Olimpia Melinte a de quoi ouvrir l'appétit.

Je suis sûr qu'il y en aurait pour deux. Je choisi le vin !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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