Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 08:00
Statues ORSAY - Rhinocéros
Statues ORSAY - Rhinocéros
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 08:00

On the Waterfront – Elia Kazan - 1954 – 108'

La vie est difficile sur les quais pour les dockers, l’Amérique exporte en effet de plus en plus de marchandises mais en importe de moins en moins, diminuant d'autant le besoin de main d’œuvre, d'autre part la nouvelle forme du capitalisme vise à toujours plus de rentabilité, donc à toujours moins de dockers.

Dans le port de New York le syndicat des dockers est contrôlé par un gang, pour ne pas dire qu'il s'agit de la Maffia, dirigé par l'avocat Johnny Friendly et Charley Malloy. Celui-ci est le frère de Terry Malloy, ancien boxer devenu boxeur qui va être mêlé à l'élimination d'un employé refusant les ordres du syndicat et prêt à rapporter ses louches activités.

Les choses se compliqueront pour Terry quand Edie Doyle, sœur de la victime, vient lui demander de retrouver les meurtriers. Pour Terry c'est l'occasion d'une remise en cause, lui qui vivait sans question doit sortir de la cage qui lui servait d'existence. À peine capable de travailler après sa carrière sur le ring au cours de laquelle il accepta trop de compromissions, il ne doit qu'aux relations de son frère d'avoir intégré les dockers alors qu'il ne fait pas grand chose de ses journées.

Basé sur l'enquête de Malcolm Johnson sur les malversations du syndicats des dockers et son exploitation de ceux-ci le film de Kazan est tourné en décors réels, construit comme un documentaire qui colle autant que possible aux réalités du terrain et aux contraintes du métier. Inspiré par le néoréalisme italien, Kazan est souvent considéré comme un réalisateur européen, ce qui n'est pas un compliment et n'aide pas au succès commercial de ses films, trop complexes, sociaux, où se rencontrent Henry Miller, Tennessee Williams ou John Steinbeck.

Finalement Terry refusera les règles du syndicat, on ne pose pas de question, on ne répond pas aux questions ! Il témoignera pour prouver sauver l'honneur des dockers et démontrer qu'il est un bon garçon, respectueux des lois et capable de souffrir pour mériter sa rédemption. Dommage qu'après ces efforts il rentre dans le rang du capitalisme, leader d'ouvriers moutonniers, heureux d'échapper à la coupe de la corruption pour retourner au travail sous l’œil goguenard du patron...

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 08:00

Pour la science 445 - 4

Le climat moteur d'évolution

Parmi les facteurs moteurs de l'évolution par obligation de s'adapter pour survivre le climat est le principal. C'est lui qui induisant des modifications de l'environnement en imposa à nos ancêtres.

Suivons Peter deMenocal, l'auteur de cet article, qui escalade une colline près du lac Turkana. De cette position il profite d'une large vue sur le lac mais aussi sur le désert qui l'entoure.

La chaleur est étouffante, le sol est brûlant, difficile devant ce spectacle d'imaginer qu'il y a plusieurs millions d'années cet endroit n'était pas un désert. La colline que deMenocal a gravi est faite des sédiments d'un ancien lac. À cette époque cet endroit était couvert de végétation, d'arbres et de lacs. Il apparaît de plus en plus clairement que les changement climatiques intervenus dans cette région influencèrent grandement l'évolution humaine. Celle-ci recèle la plus grande partie des fossiles des premiers hommes et de leurs ancêtres depuis leur séparation de la lignée des singes il y a 7 millions d'années.

Deux changements majeurs, espacés d'un million d'années, coincident avec deux événements majeurs de l'évolution. Le premier vit l'extinction de Lucy et des Australopithèques afaresis, remplacés par deux groupes. Le premier, ancêtre du genre Homo, représentait des individus aux traits modernes et au cerveau volumineux. L'autre, Paranthropus ou Australopithecus robustus présentait une large carrure et des mâchoires puissantes. Celle-ci finit elle aussi par disparaître.

Le second choc vit apparaître une espèce plus carnivore, Homo erectus (ou Homo ergaster quand il s'agit de sa ''version'' africaine) au squelette très proche de celui de l'homme moderne. C'est lui qui quitta l'Afrique pour peupler l'Asie et l'Europe. Il semble probable que des modifications climatiques provoquèrent des sauts évolutifs. Le berceau de l'humanité devint moins hospitaliers et riches en ressources nutritives. L'étude de la composition chimique des dents de nos ancêtres permit de constater que les espèces qui avaient prospéré étaient celles qui avaient un régime varié. Cette importance de la flexibilité face aux variations de l'environnement semble récurrente dans l'histoire évolutive humaine. Rick Potts, paléoanthropologue au Smithsonian Institut parle de ''sélection par la variabilité''.

Charles Darwin déjà postulait que des changements climatiques avaient modifié la végétation, donc l'alimentation, les abris et ressources disponibles.

Des épisodes d'extinctions massives se sont déjà produits, chacun vit la disparition de 50 à 90 % des espèces présentes. Les mammifères bénéficièrent de la collision d'une météorite dans la péninsule du Yucatán au Mexique il y a 66 millions d'années qui entraîna la disparition des dinosaures et aida au développement des mammifères et à leur diversification.

L'homme moderne vient de mammifères présent à cette époque.

L'idée que la vie dans la savane permit à l'homme bipède disposant d'un gros cerveau et capable de fabriquer des outils de s'imposer face à ses concurrents d'autres biotopes n'est plus valable au regard des nouvelles découvertes. Une succession de périodes humides et sèches imposa l'acquisition des caractéristiques humaines en une série de poussées correspondant à ces changements.

L'observation de cette alternance montre la victoire de la sécheresse transformant lentement la forêt en savane, ce changement influença nos ancêtres en modifiant les ressources alimentaires disponibles. Les espèces ayant un régime trop spécialisé disparurent.

D'autres éléments enrichiront probablement ce scénario, une chose est sûre : la réponse à la question ''D'où venons-nous ?'' n'est plus hors de portée.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 08:00

C'est le rôle des proies que d'être dévorées,

De sentir dans leur chair les crocs qui les déchirent ;

Quand il n'est plus permis de pouvoir espérer

Échapper au chasseur qui nous promet le pire.

 

Il en est ne pouvant ni courir ni voler,

Voyant les yeux brûlants s'approcher davantage.

Les muscles sont bloqués et la lucidité

Ne sait plus réagir, absorbée par la rage.

 

Êtes-elle satisfaite en acceptant son sort ?

Comprend-t-elle que le jeu la réduit à un pion,

Que le tueur qui vient, émissaire de la mort.

En est un lui aussi qu'il soit homme ou lion.

 

Une partie se joue entre deux adversaires,

L'un dépendant de l'autre et réciproquement.

On voit les opposés être complémentaires,

Ainsi pour les crétins et les intelligents.

 

La fille a ses ruelles, la jungle, ses sentiers,

Contextes différents mais règles similaires.

La civilisation est faite de gibiers,

Ils portants d'autres noms : les classes populaires !

 

Les prédateurs sont là, eux aussi ont leur rôle,

Tous nous sommes animaux, honteux de l'avouer

Mais la nature est là qui doit trouver ça drôle

De nous voir refuser la simple vérité.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Poésie
commenter cet article
16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 08:00

The Interview - Seth Rogen & Evan Goldberg – 2014 - 128'

Dave Skylark (James Franco) anime Skylark Tonight, au cours duquel il interroge des célébrités en leur faisant avouer ce qu'ils n'ont jamais osé dire, ou montrer ce qu'ils ont toujours caché. Par exemple que Eminem est homosexuel, que Rob Lowe porte une perruque ou que... Mais ça je ne peux pas le rapporter !

C'est dire qu'il ne fait pas dans la dentelle et est prêt à tout, et même n'importe quoi, du moment que les téléspectateurs sont devant son show.

Un soir une petite fête est organisée, le producteur de Skylark, son ami depuis dix ans, Aaron Rapoport (Seth Rogen) est fêté pour leur millième émission. À cette occasion il croise un ancien condisciple qui lui est producteur d'une émission bien plus estimée. C'est l'occasion pour Aaron de se poser des questions sur ce qu'il fait, de faire un bilan de conscience et d'avoir, soudainement, des envies de respectabilité.

Il fait part de sa nouvelle ambition à Dave qui reste dubitatif, pour le moins, inviter des écrivains, des politiciens, peut-être même des gens intelligents, voilà qui serait inédit pour lui, et peut-être, au-dessus de ses moyens.

Préparant la nouvelle orientation de leur émission Aaron voit débouler Dave un papier à la main. Skylark exulte, il montre à son partenaire le document qu'il tient, un entretien de Kim Jong-un faisant état de son admiration pour leur spectacle.

N'est-ce pas pour eux le moyen de changer de catégorie en interviewant le dictateur Nord-coréen ? Rapoport opine en se disant qu'il y peu de chance que cela arrive jamais. Pourtant il va faire des recherches, passer par le comité international olympique, et faire une demande d'entretien officielle auprès des autorités de Pyongyang.

Alors qu'il rentre chez lui en taxi son téléphone sonne. Appelant inconnu lit-il, ce n'est pas une raison pour ne pas décrocher. Quand il entend son interlocuteur de présenter comme Park Sook-yung représentante de la République Populaire Démocratique de Corée. Aaron n'y croit pas tout de suite, il devra pourtant se rendre à l'évidence. Dave et elle doivent se rencontrer rapidement pour mettre au point les termes de l'émission. Impossible pour Rapoport de refuser. La rencontre aura lieu, quelque part en Chine, après un voyage compliqué pour le producteur. L'émission devra avoir lieu dans la capitale Nord-coréenne et les questions seront fournies à skylark.

Comment dire non ?

Tout va se compliquer quand des agents de la CIA viendront en couple voir les ''journalistes'' en leur faisant une proposition délicate : profiter de la rencontre pour assassiner le président Kim avec de la ricine. Refuser est difficile mais accepter est dangereux. Mais les agents ont tout prévus, Lacey est tout à fait le type de Skylark qui ne peut pas lui dire non.

Le voyage va être long et la mission périlleuse. Dave va faire connaissance avec Jong-un, le voir sous un jour différent de l'image qu'il se faisait de lui. Il vont partager alcool, drogue, prostituées et parties de basket-ball, du coup il trouve le président Kim trop sympa pour le tuer.

Le séjour va être mouvementé, Aaron n'est pas insensible au charme de Park Sook-yung, et cela semble réciproque, la jeune femme est loin d'être inconditionnelle du pouvoir qu'elle représente. Il suffirait d'une opportunité pour que tout change...

Mais il va être l'heure de l'émission...

C'est peu de dire que le président Kim ne sort pas grandi de cette production, il serait exagéré de dire que c'est le cas de ses réalisateurs. S'ils ambitionnaient de réaliser une œuvre subversive ce n'est pas réussi, s'ils ambitionner de marquer l'histoire des films comiques, ce n'est pas abouti non plus. Reste une production qui restera, peut-être, dans les souvenirs pour quelques bons moments mais plus sûrement pour son retentissement médiatique, les hésitations de SONY pour le sortir après les réactions très négatives des autorités de RPDC et des attaques de hackers. Finalement le film trouva le chemin des écrans, mais le public bouda celui des salles.

Sauf moi bien sûr puisque je vais voir n'importe quoi !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 08:00
Dany whouawhouarol
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article
14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 08:00

Pour la science 445 - 3

Quand l'homme est devenu PRÉDATEUR

Il y a 279000 ans sur la rive d'un lac de la vallée du Rift en Éthiopie des chasseurs taillent en pointe des morceaux d'obsidienne qu'ils attachent à des hampes de bois pour fabriquer un javelot. Technique rudimentaire vue d'aujourd'hui mais révolutionnaire à l'époque. Une arme plus efficace qu'une lance de bois permettant de tuer à distance une plus grande variété de cibles en évitant de s'approcher des plus dangereuses.

Difficile d'imaginer en regardant les individus qui se promènent dans nos rues que nous sommes des chasseurs-nés. Nous sommes sans crocs ni griffes, sans la musculature puissante des grands fauves, pourtant nous sommes les tueurs les plus redoutables à s'être jamais promenés sur Terre, certains le prouvent encore.

Nos ancêtres pourtant étaient essentiellement végétariens, comment se fait-il qu'ils devinrent carnivores, s'éloignant ainsi de leurs plus proches parents. Beaucoup de nos différences avec ceux-ci semblent résulter de notre adaptation à la chasse. Notre capacité à courir sur de longues distances par exemple, ou le développement de notre cerveau.

Comme si tuer avait créé notre spécificité humaine... Mais qui peut s'en étonner ?

 

 

Remontons le temps avec Kate WONG jusqu'à cette époque où les hominines se sont séparés des chimpanzés. Le climat change et les forêts d'Afrique pourvoyeuses de fruits laissent la place à des milieux plus ouverts où ils sont plus rare. Les australopithèques se sont adaptés en développant de fortes mâchoires et des dents énormes capables de broyer herbes et plantes dures. Notre ancêtre direct lui prit un autre chemin avec un régime alimentaire intégrant des quantités croissantes de protéines et de graisses animales. Les deux purent survivre mais au final l'Homo sapiens s'imposa, seul.

Pour autant comprendre l'extinction des australopithèques reste difficile, peut-être de nouveaux changements radicaux intervinrent auxquels ils ne purent s'adapter assez rapidement où durent-ils affronter un concurrent (du genre Homo?) qui l'empêcha d'exploiter de nouvelles ressources. La stratégie carnivore fut gagnante !

Nos ancêtres connurent de nombreux changements anatomiques et physiologiques qui compensèrent notre manque de vitesse par une plus grande endurance permettant de poursuivre une proie jusqu'à ce qu'elle tombe d'épuisement. Adoptant la sudation nos ancêtres purent ainsi maîtriser l'élévation de la température due à un effort prolongé. D'autre part les modifications de l'épaule, de l'humérus ou du thorax et même le nombre de vertèbres lombaires, nous permettent de maîtriser le lancer, à la différence des autres primates.

La modification de l'épaule si elle fut favorable à la chasse réduisit d'autant l'aptitude de nos ancêtres à grimper dans les arbres pour se nourrir mais aussi se mettre hors de portée des autres prédateurs. Des outils en pierre et des os entaillés montrent que les humains ont commencé à dépecer des animaux il y a 2,6 millions d'années mais étaient-ils chasseurs ou charognards ?

Des indices concordants indiquent la première possibilité, sur les restes retrouvés des traces auraient indiqué qu'un autre prédateur s'était servi en premier.

Ce basculement de nos ancêtres vers une alimentation carnée a favorisé la croissance du cerveau qui conduisit à l'invention de nouvelles techniques permettant d'obtenir plus de viande, ainsi que des aliments végétaux de qualité, d'où une nouvelle expansion cérébrale. Depuis 2 millions d'années jusqu’à il y a 200000 ans l'encéphale est passé d'environ 600 cm2 à 1300 cm2 chez sapiens.

L'organisation sociale fut aussi transformée et une organisation sociale plus élaborée dut s'installer, notamment une division du travail : les hommes chassaient du gros gibier, les femmes ramassaient des plantes, les deux groupes se retrouvaient en fin de journée pour manger. L'agressivité elle aussi dut évoluer, insuffisante pour maîtriser les proies la dominer devint nécessaire. Il fallait chasser avec sa tête, contrôler son émotion pour obtenir un résultat valable. Tuer à distance participa à découpler la chasse et les émotions agressives. Ce nouveau comportement peut aussi expliquer, en partie, que l'Homo sorte de son milieu habituel pour capturer du gibier.

Les aptitudes nécessaire à une cynégétique efficace permirent donc à nos ancêtres de coloniser des contrées éloignées et à prospérer dans de nouveaux environnements en utilisant les mêmes caractéristiques physiques et comportementales.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 07:56
Statues ORSAY - Le singe et l'éléphant
Statues ORSAY - Le singe et l'éléphant
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article
12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 07:45

The Wild One - László Benedek - 1953 - 79'

Le Black Rebels Motorcycle Club, menés par Johnny Strabler (Marlon Brando), une quarantaine de jeunes gens vêtus de cuirs décorés d'une tête de mort, débarquent dans une petite ville pour participer à une course de motos. Leur comportement fait qu'ils doivent quitter la ville, ce qu'ils font, après avoir volé le prix de la compétition. Leur survenue dans la bourgade voisine ressemble beaucoup à une invasion et marque ceux qui la voit.

Parmi ceux-ci figure la serveuse du bar local, Kathie, que Johnny n'a pas manqué de remarquer, et réciproquement. Il en profite pour la suivre dans le bar et commander une bière, avant de poser le trophé volé sur le comptoir. Bref, c'est un gros frimeur. Sur ces entrefaits une autre troupe de motards arrive, sous la conduite de Chino (Lee Marvin), et reprend le trophée que Johnny exhibait sur sa moto.

Les choses ne peuvent se terminer autrement que par l'affrontement entre les chefs des bandes rivales. Johnny l'emporte mais le vaincu exprimera violemment son mécontentement et Johnny devra intervenir pour sauver Kathie des mains de ses ennemis. L'occasion pour eux de faire une petite balade romantique à moto dans les environs.

Pendant ce temps en ville Charlie Thomas rallie une partie de la population pour faire revenir l'ordre en considérant que le sherif n'est pas capable de le faire. Un incident plus grave va se produrie et causer la mort d'un habitant. Par malchance Johnny n'était pas loin et sera accusé...

Deux bandes qui s'affrontent dans une petite ville, on dirait un western, avec des motos à la place des motos. Ce film, s'inspirant d'une histoire vraie qui vit arriver 4 000 motards à Hollister en 1947, fit beaucoup pour la mauvaise réputation des motards, pour le succès de la marque Triumph, (surtout la Thunderbird 6T) mais aussi, et surtout, pour la carrière de Marlon Brando, impressionnant en Johnny, dur, détestant la police, en appréciant pourtant l'uniforme, s'il est en cuir, et la sentimentalité mais laissant entrevoir par un sourire qu'il n'attend que l'opportunité de présenter une autre facette de sa personnalité.

Qui après avoir vu ce film n'a pas eu envie d'enfourcher sa bécane pour prendre la route, direction n'importe où, mais ailleurs, loin. Bien moins nombreux sont ceux qui l'ont réellement fait !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
commenter cet article
11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 07:39

Pour la science 445 – 2

Le buissonnant rameau humain

Dans les années 60 il était admis que plus un fossile préhumain était ancien plus il ressemblait à un grand singe. La vision s'est modifiée depuis, plusieurs espèces préhumaines et humaines ont foulé simultanément notre planète. La génétique a également prouvé que les ancêtres des hommes modernes cohabitaient avec d'autres espèces, dont Néandertal ou Denisova.

Dans la grotte de Malapa deux fossiles d'une espèce inconnue d'australopithèques ont été découvert : Australopithecus sediba. Deux squelettes assez complets beaucoup plus intéressants que quelques os d'individus difficiles à différencier. Leur découvreur Lee Berger a avancé qu'ils seraient les ancêtres directs du genre Homo.

L'importance phylogénétique d'une espèce préhumaine diffère selon qu'elle est l'ancêtre directe du genre Homo ou pas. La question se pose donc de savoir si cet ancêtre est un grand-parents ou un grand oncle.

Pour mémoire, mais vous le saviez sûrement, les australopithèques sont des hominines, c'est-à-dire des hominidés non arboricoles. À cette époque c'est l’arbre de la vie de Darwin qui faisait autorité. L'ensemble des espèces vivantes ou éteintes y sont reliés, les vivantes sont sur l'extérieur de la ramure, les espèces éteintes sont près du tronc. Le rameau humain était simple : à sa base se tenait Australopithecus qui avait été remplacé par Homo erectus, humain au cerveau plus gros originaire d'Asie qui avait évolué en Europe pour donner l'homme de Néandertal lui-même ancêtre de l'homme moderne.

Cette vision changea avec la découverte par Louis et Mary Leakey de nouveaux hominines dans les gorges d'Olduvai en Tanzanie. La quête de fossiles se déplaça d'Afrique du Sud vers l'Est où elle fut favorisée par leur situation géologique. Les sédiments et cendres volcaniques permettant une datation plus précise. Cette spécificité permit d'établir que des espèces préhumaines et humaines furent contemporaines sur une période allant de 4 à 1 million d'année. La présence simultané d'espèces différentes qui cohabitèrent permet d'affirmer qu'une au moins ne fait pas partie de nos ancêtres directs.

Au fur et à mesure des découvertes il s'avère que le rameau humain d'alors ressemblait à un buisson. Une découverte qui n'aurait pas due être surprenante car le buissonnement évolutif semble avoir été la règle au sein des groupes de mammifères dans le passé. La plupart des espèces de mammifères qui peuplaient la Terre il y a plus d'un million d'années n'ont plus de descendants, pas de raison de s'étonner qu'il en aille de même pour les hominines.

La compétitivité a pu favoriser leur diversité, chacune devant s'adapter à un environnement différent pour éviter une concurrence mortifère avec pour résultat des caractères physiques variés, des cultures trop éloignées qui empêchèrent un métissage nécessaire à la formation d'une seule espèce.

La science permet aujourd'hui d'étudier différences et ressemblance entre fossiles tant à l'échelle moléculaire qu'à l'échelle anatomique. Concernant les premiers hominines les données génétiques manquent, pour l'instant. Une ressemblance physique ne permettant pas d'affirmer une histoire évolutive partagée.

Pour Bernard WOOD, l'auteur de l'article, il ne fait pas de doute que d'autres hominines seront découverts dans le futur. Les recherches dans des terrains antérieurs à 3 millions d'années, plus difficiles à explorer, ne manqueront pas de nous en apprendre davantage. De plus 3% seulement de la surface de l'Afrique a été explorée, au vu du nombre de trouvailles déjà faites on peut faire une projection quantitative pour les années à venir. La difficulté pouvant être de se rapprocher du point de divergence entre humains et chimpanzés, et bonobos, et de faire la différence entre l'un et les autres.

Et pour revenir à nos individus découvert à Malapa, impossible d'affirmer s'ils font ou non partie des ancêtres du genre Homo.

L'histoire continue de s'écrire !

Voir les commentaires

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages