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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 07:13

Le couloir de la mort part de la maternité.

Faut-il que j'exhume mon père pour le tuer ?

L'absence de chaines est plus contraignante que leur présence.

J'ai arrêté mes études mais c'est moi qui ait fini en prison.

Ne goûtez pas mes mots ils sont empoisonnés.

Je laisse des traces de sang pour retrouver mon chemin.

La noblesse est faite pour être décapitée, la bourgeoisie pour être méprisée et le peuple pour être exploitée.

Je suis une bougie froide à la flamme gelée.

La politique c'est la poule aux oiseux d'or.

Le chemin difficile est le seul conduisant quelque part.

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 07:06

Londres. 20 décembre 1942. Heure locale : 23 h 17.

Dans une cave deux hommes discutent. L'un des deux vantent la qualité de son cognac, un Courvoisier 1912 (l'année de la vendange d'origine) à un autre, qu'il appelle Wilkes, attaché sur une chaise, qui le traite de dément en lui assurant qu'il ne s'en sortira pas. Ce à quoi le consommateur d'alcool lui répond qu'il ne veut pas le tuer, au contraire, il va lui offrir l'éternité ! Pour cela il commence par passer la lame de son couteau sur son propre bras, le sang se met à couler.

Wilkes ne peut s'empêcher de s'exclamer ''Seigneur dieu !'' à quoi son bourreau répond : Quel dieu Wilkes ?

Un peu plus tard les grilles de l'hôtel particulier où viennent d'avoir lieu les faits mentionnés ci-dessus, s'ouvrent, une voiture en sort puis s'éloigne alors que l'édifice derrière elle est soumis à une vive explosion déclenchant un violent incendie.

La voiture est conduite par Nikolaï, derrière lui se tient Wilkes, à leur conversation il apparaît que ce n'est plus qu'une apparence mais que son esprit est désormais celui de son assassin qui a ''emprunté'' son corps.

Bucarest. Roumanie. 21 décembre 1942. Heure locale : 14 h 57

Un homme entre en trombe dans une pièce où d'autres hommes s'affairent, en criant ''Ils nous ont repérés !'' les ''ils'' en question ce sont des soldats allemands qui ont reçus l'ordre d'en prendre un vivant ! Les hommes tentent de s'enfuir, l'un est tué, un autre, blessé, est achevé par son propre compagnon. Celui-ci parviendra à s'échapper et à rejoindre un endroit sûr.

À Londres des policiers examinent les restes d'une maison calcinée. Le médecin légiste profite de la protection qu'apporta au corps trouvé une partie du plafond qui s'effondra sur lui. Il signale la trace du couteau sur le bras et souligne que la blessure fut faite par le blessé lui-même et qu'il n'y a aucune trace de sang !

L'enquête commence, la victime, Victor Thorpe avait collaboré avec les services secrets dans les années 20, il conservait de nombreuses relations.

À Bucarest, le lendemain des faits relatés plus haut nous suivons la conversation entre un docteur et un haut dignitaire nazi... lequel affirme au premier qu'il n'est pas indispensable, lui, alors qu'ELLE, oui !

L'enquête en Angleterre piétine. Pourquoi Thorpe aurait-il mit fin à ses jours, pourquoi son homme de confiance s'il avait découvert le corps aurait-il maquillé la scène en accident avant de s'enfuir ? Un autre détail intrigue les enquêteurs, Thorpe avait une marque de naissance qui n'est pas référencée dans son dossier, comme s'il l'avait eu plus tard. Les investigations vont se tourner vers la famille de Nikolaï. Personne ne semble rien savoir, tout juste notent-ils que la grand-mère, qui ne parle pas anglais, répète quelques mots comme une incantation : Alciliu mai ne taiat multe Strigoi. De l'emploi du temps de Thorpe ils n'extraient qu'un fait intéressant, une réservation pour deux personne au club Nelson pour le soir de sa mort. Côté financier il s'avère que le mort était une des plus grandes fortunes de l'Empire ais qu'il avait réalisé une partie de ses actifs, assez pour en tirer cent millions de livres dont la trace est difficile à retrouver.

Autre curiosité, les policiers reçoivent la traduction de la phrase que prononçait la mère de Nikolaï : Mon fils a vendu son âme au démon. Une controverse se fait jour sur le sens du mot strigoi, pour certains il veut dire démon, pour d'autre il signifie vampire !

ELLE fait face aux montagnes roumaines, elle se souvient de son frère combattant les ottomans, et comment pour vaincre il fit empaler 28 000 d'entre eux. Elle s'en souvient d'autant mieux qu'elle était sur place !

Ainsi commence ''Je suis Légion'', triptyque dessiné par Fabien Nury et John Cassaday, mis en couleurs par Laura Depuy et publié par Les Humanoïdes Associés. Une enquête sur fond de seconde guerre mondiale, l'époque idéale pour un démon, un vrai je veux dire, bien pire que ceux qui prétendaient régner mille ans !

Derrière les faits relatés il y en eut d'autres dont nul ne doit parler, ça tombe bien, ici ils sont dessinés.

Si vous voulez faire la connaissance de Rudolf Heyzig, d'un centre de recherche situé à Targsor, en Transylvanie roumaine, où ELLE est étudiée dans l'espoir de LA comprendre et d'utiliser son pouvoir. 

Et surtout vous découvrirez qui est Légion.

 

Alors le seigneur s'approcha de l'homme et lui demanda son nom : ''Légion'', dit l'homme, ''car nous sommes nombreux.''

Marc, 5.9

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:58

Pour la science 445 - 7

La monogamie, un atout pour notre espèce

Parmi les critères participant à l'explication de la domination de l'Homo Sapiens sur la planète il faut retenir la monogamie. Ce mode de vie aurait facilité le développement d'un plus gros cerveau.

La monogamie est pratiquée par 10 % des mammifères, deux à trois fois plus chez les primates. Chez les humains elle n'est pas toujours respectée strictement, infidélités, divorce, polygamie ou polygynie se rencontrent régulièrement. L'organisation sociale repose pourtant sur l'hypothèse que la plupart des individus formeront des couples durables et entretiendront des liens exclusifs sur le plan sexuel.

Elle serait un héritage de notre évolution et aurait constitué une étape cruciale du développement de nos ancêtres. ''Le lien de couple a vraisemblablement engendré l'organisation sociale humaine'' affirme Bernard Chapais.

Si cette pratique n'est pas réservée à l'homme elle rendit possible un système spécifique à son espèce : a constitution de réseaux sociaux vastes et complexes. Les jeunes des autres primates établissent des liens de parentés par leur mère, les humains le font à partir des deux parents ce qui élargit le cercle familial à chaque génération, incluant d'autres familles, dépassant même les groupes communautaires.

Depuis longtemps les scientifiques cherchent à comprendre origines et conséquences de ce comportement. Quand avons-nous commencé à former des couples qui durent toute la vie ? Pourquoi ce mode de vie présentait-il un avantage et contribua-t-il au succès de notre espèce ? Questions sans réponses définitives, ce qui n'empêche pas travaux et hypothèses pour les apporter.

L'étude des fossiles d'hominidés indique, selon Owen Lovejoy, que la monogamie serait antérieure à Ardipithecus ramidus, espèce vivant il y a 4,4 millions d'années en Éthiopie. Selon lui nos prédécesseurs s'étant séparés de la lignée des grands singes auraient adopté trois nouveaux comportements : le transport de nourriture dans des bras libéré par la bipédie, à former des couples permanents et à dissimuler les signes extérieurs de l'ovulation. Innovations qui auraient permis l'émergence des hominines. Le mode de reproduction ancestral reposant sur la promiscuité sexuelle céda la place à la monogamie lorsque les hominines mâles de rang inférieur se mirent à offrir de la nourriture aux femelles avec lesquelles ils voulaient s'accoupler. Celles-ci les privilégiant au détriment de prétendants agressifs, la nourriture étant indispensable pour la survie de la ''famille''. Par la suite les manifestations extérieures des périodes de fécondité disparurent, elles auraient attiré d'autres mâles pendant que leur partenaire attitré cherchait de la nourriture.

Lovejoy étaye son scénario en regardant les dents d'Ardipithecus ramidus. La taille des canines est quasi identique chez les mâles et les femelles, chez les primates celles des premiers est plus grande car elles servent d'armes. Selon Lovejoy les hominines monogames n'avaient plus besoin de telles armes d'où leur réduction.

Une corrélation existe aussi entre le comportement reproductif des primates et le dimorphisme sexuel. Plus celui-ci est important plus il est probable que les mâles s'affrontent pour obtenir les faveurs d'une femelle. Chez les humains les mâles ont un poids qui dépasse d'au plus, en général, 20 % celui des femelles.

Ce scénario est contesté par d'autres anthropologues qui pensent que d'autres facteurs favorisèrent la recherche de nourriture. Bernard Chapais publia en 2013 des arguments montrant que les caractéristiques familiales et sociales des humains apparurent par étapes. Selon lui les hominines avaient comme les chimpanzés plusieurs partenaires sexuels et des relations instables, brèves. S'amorça ensuite un processus transitoire vers la polygynie, comme chez les gorilles. Entretenir plusieurs partenaires demande beaucoup d'énergie, la monogamie put être la stratégie permettant de réduire ce gaspillage. Ce changement aurait pu intervenir il y a entre 2 et 1,5 millions d'années, après l'émergence du genre Homo, quand s'imposa Homo erectus. Divers indices suggèrent que celui-ci avait un mode de vie moins fondé sur la rivalité que ses ancêtres.

Les chercheurs peinent à s'entendre sur la naissance de la monogamie, c'est pire quand ils cherchent les raisons de l'adoption de ce comportement. En 2013 deux équipes, partant des travaux déjà publiés, arrivèrent à des conclusions différentes...

Les anthropologues s'intéressant à cette question soulignent une spécificité humaine : la collaboration parentale se manifestant par l'approvisionnement mutuel des conjoints et des enfants.

La question des facteurs de l'émergence de la monogamie est ouverte. L'évolution accrut la taille du cerveau, allongea le développement des enfants et donc les besoins alimentaires. La stabilité permettait de libérer temps et énergie pour s'en procurer. La coopération dans le couple, la famille ou la tribu permit aux humains de se développer alors que nos ancêtres se sont éteints. Celle-ci pourrait être la compétence la plus importante acquise au cours des deux derniers millions d'années, elle pourrait être déterminante pour notre avenir.

Blake EDGAR From Lucy to Language

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 07:56
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 07:46

The Young Lions – Edward Dmytryk – 1958 – 167'

Durant le second conflit mondial nous suivons plusieurs individus pris dans une guerre qu'ils ne comprennent pas et à laquelle ils auraient préférés ne pas participer : un officier allemand, le lieutenant Christian Diestl (Marlon Brando), appartenant à la Wehrmacht, un soldat ''à l'ancienne'' qui croit en l'honneur et au droit à tuer son adversaire si l'on combat pour la paix. Michael (Mike) Whiteacre (Dean Martin) lui est un chanteur dont la vie était des plus agréable et qui contre toute attente, mais surtout la sienne, se retrouve bon pour le service et expédié en Normandie. Troisième et dernier volet du triptyque de personnages, Noah Ackerman (Montgomery Clift) juif pauvre qui est engagé en même temps que Mike.

Nous suivons parallèlement l'armée allemande où se côtoient, non sans tension parfois, des nazis et des soldats tels Diestl qui n'approuve pas leur idéologie mais se doit de défendre son pays, et l'armée américaine où se croisent des soldats valeureux, courageux, ambitieux, et d'autres qui le sont moins. Mike par exemple n'a qu'un souhait, survivre en évitant le théâtre des opérations.

La guerre est un creuset où l’héroïsme fait face à l'horreur, mais c'est celle-ci qui en est à l'origine, elle est le miroir dans lequel les individus découvrent une réalité parfois différente du reflet de ce qu'ils s'imaginaient être. Parfois en mieux, parfois en moins bien.

La distribution est exemplaire, Brando, en blond, et Clift sont remarquables, mais ce n'est pas une surprise, Martin, à l'instar de son personnage, peut se demander à quoi il sert. Tout cela à cause d'une trop grande ambition. Montrer la guerre, présenter les facettes des combattants, sont des ambitions louables mais rendant le récit trop confus, à cela s'ajoute la longueur d'un film qui manque de scènes épiques, un comble.

Bref un sentiment mitigé, heureusement il est possible chez soi d'accélérer les séquences mollassonnes, ce qui permet au spectateur d'agir sur ce qu'il regard. Un avantage pour un film qui souffre du passage du temps. Edward Dmytryk est un réalisateur sous-estimé, dans ce film pourtant il semble dépassé par l'ampleur de son sujet. Une vision plus resserrée aurait pu donner un chef d’œuvre.

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 07:41

Pour la science 445 - 6

Aux origines de la division du travail

Il semble probable que les tâches au sein des premières sociétés humaines se répartirent entre hommes et femmes, division qui serait liée à l'apparition des outils et à leur développement.

Il y a 40 000 ans les populations de Homo sapiens occupèrent l'Europe. Elles vivaient de la chasse, de la pêche, de la cueillette et savaient exploiter leur environnement mais comment leurs sociétés s'organisaient-elles ?

Pour gagner du temps autant reconnaître que nous ignorons presque tout de la division du travail dans les premières sociétés humaines. Pour les périodes plus anciennes il est encore plus difficile de répondre. C'est à partir du Paléolithique supérieur (il y a de 40 000 à 10 000 ans) qu'il est possible d'émettre des hypothèses sur cette répartition, reposant sur le comparatisme ethnographiques ou des indices archéologiques.

 

 

Il semble que dans ces sociétés les vieillards et les femmes se chargeaient de la cueillette et de la chasse au petit gibier, le lièvre ou le renard ; les jeunes mères s'occupaient des enfants en bas âges, les plus grands ramassaient le bois ou aider les femmes ; les hommes adultes chassaient le grand gibier, renne, cheval, bison et allaient chercher au loin les produits non disponibles sur place.

Pour autant rien ne prouve, ni n'indique que cette répartition était identique partout, les groupes actuels répartis autour du monde présentent toutes sortes de configurations.

Y avait-il une répartition sexuelle des tâches où n'est qu'une vision simpliste qui persiste par facilité, et impossibilité d'en savoir plus sur la réalité de l'époque ? Les tâches domestiques, l'entretien du feu, le travail des peaux, du bois ou du cordages pouvaient être exécutées par les hommes ou les femmes en fonction des disponibilités du moment. Quant à la taille de la pierre, si elle semble pratiquée par les hommes dans la majorités des sociétés où elle est connue il existe malgré tout des exceptions. Des indices archéologiques indirects montrent des outils ou des armes associés à des fonctions, chasse, boucherie et travail de la pierre pour les hommes, aiguilles à gras, grattoirs, foyers, attesteraient d'activités féminines.

Les tâches étaient clairement séparées, pour des raisons pratiques, ainsi la proximité du feu était-elle nécessaire pour la réfection des armes de jet ou la couture alors que le travail des peaux devait en être éloignés. Étaient-elles dédiés à l'un ou l'autre sexe, ça...

Des différences de compétences durent se révéler, comme c'est le cas de nos jours, certaines activités artisanales prenantes exigeaient un travail à temps plein.

Des réseaux d'échanges s'organisèrent, l'obsidienne circulait d'Anatolie vers le Proche-Orient par la terre, vers Chypre par la mer. Comment s'organisaient pratiquement ces réseaux est encore un mystère.

L'étude par Dean Snow évaluant l'indice de Manning (rapport entre la longueur de l'index et celle de l'annulaire qui dépendrait du sexe) des mains représentées au pochoir dans certaines grottes en déduisit que 24 de ces mains sur 32 étaient féminines. Les artistes de l'époque semblent donc avoir été majoritairement féminins.

L'étude des sépultures est également intéressante par les objets associés aux défunts, quand ils sont identifiables, encore faut-il faire la différence entre un outil symbolique et un instrument réellement utilisé par le mort.

Il apparaît que les tâches étaient confiées aux individus les mieux à même de les réaliser. Le niveau de compétences nécessaire au façonnage de bifaces suggère que la spécialisation existait déjà il y a plusieurs dizaines, ou centaines, de milliers d'années. Chacun devant pouvoir occuper différentes fonctions suivant des besoins pouvant rapidement changer en fonction de tel ou tel événement.

Chez les humains l'évolution s'est faite sur une base différente des autres sociétés animales, les deux sexes se sont spécialisés l'un vis-à-vis de l'autre. Mâles et femelles sont des partenaires pour la reproduction mais aussi pour leur subsistance.

Dès le Paléolithique, sinon l'époque des Néandertaliens, une division sociale des tâches s'est ajoutée à la division sexuelle et les inégalités sont apparues. Mais c'est une autre histoire !

Sophie Archambault de Beaune

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 07:39

Un bip répétitif, le témoin de mon cœur,

Cailloux que tel Poucet je sème sur mes pas,

Sachant qu'il reste vain d'éprouver de la peur,

Demain ou dans dix ans l’ogre m'accueillera.

 

Tout s'est passé si vite, mes souvenirs sont flous.

Était-ce un accident, un acte volontaire ?

A-t-on tiré sur moi, suis-je devenu fou,

Je ne me souviens pas d'avoir fini par terre.

 

J'entends des sons, des cris, mots incompréhensibles,

Résonnant au présent sans éveiller d'écho,

Le monde des vivant reste-t-il accessible

Où dois-je à l'au-delà acquitter mon écot ?

 

Pourtant je fis déjà ce chemin jusque-là,

Ressentant sur ma peau l'approche de la mort.

Reculer fut permis, refuser le trépas,

le fil avait tenu pour fuir le Minotaure.

 

Qu'en sera-t-il cette fois, la pièce tourne en l'air,

Finir, recommencer, qui choisit, pile ou face ?

Le destin optera entre cieux et enfers,

Mais être entre les deux est la meilleure des places.

 

Et si le pire était que ce son s'arrêtant,

La camarde pourtant ne puisse m'entraîner ?

Le tracé étant plat je resterais vivant

Voyant s'ouvrir la voie vers l'immortalité.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 07:12
Chat pensif !
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 08:01

Christophe Lamotte – 2014 - 100'

Daniel recouvre les créances, c'est dire si son métier est difficile et qu'il se fait des ennemis, pourtant cela ne semble pas l'atteindre, même quand un individu mécontent s'en prend à sa voiture. Tout ça n'est pas important.

Alors qu'il déjeune dans un petit restaurant il remarque une jeune fille assise un peu plus loin et discutant avec un jeune homme qui finit par partir. Il en fait autant et s'apprête à rejoindre son véhicule quand une voix féminine le hèle, c'est la jeune femme du restaurant qui lui demande s'il peut l'emmener. Daniel hésite un moment mais la demandeuse est jolie. Ils se retrouvent un peu plus loin, dans les bois, apparemment perdus, mais sa passagère finit par lui proposer une fellation pour 50 €. Un peu cher quand même mais moi j'aurais dit oui. Bref, ce n'est pas le cas de Daniel qui s'emporte et met dehors sa passagère malgré que celle-ci lui ait vanté son savoir faire.

Il s'en va donc en la laissant derrière lui, seule dans les bois. Quelques minutes se sont passées quand il s'arrête, culpabilise, et revient sur ses pas. Après tout l'abandonner ainsi est dangereux, lui qui a été longtemps policier le sait mieux que personne.

Mais justement, il ne trouve personne, malgré ses cris, ses recherches, la jeune femme a disparue sans laisser de trace. Que peut-il faire de plus que rentrer chez lui, non sans se faire du soucis.

Le hasard fera pourtant que continuant son métier et passant chez une vieille dame celle-ci lui fait part de son inquiétude : sa petite fille n'est pas rentrée depuis la veille. Ce n'est pas son habitude de la laisser comme ça sans nouvelle. Daniel reconnaît sous les traits de Laura sa passagère. C'est l'occasion de proposer des services que la grand-mère acceptera.

 

Sa culpabilité s'accroit, d'autant qu'il vient d'apprendre que son ex-femme va quitter la région, une promotion lui étant offerte qui convient parfaitement à son envie de s'éloigner d'une ville pleine de mauvais souvenirs. Leur fille n'est-elle pas enterrée là ?

Daniel semble retrouver avec l'enquête qu'il mène un semblant d'envie de vivre, lui qui n'est plus qu'un zombie depuis la disparition de sa fille retrouve une énergie qu'il croyait perdue. Mais agir hors de la légalité si cela offre des libertés occasionne aussi des difficultés malgré les amitiés qu'il a gardé au sein de la police locale. Il est persuadé que personne ne fera rien pour retrouver Laura, non, c'est à lui, et lui seul, qu'incombe la mission de la retrouver.

Vivante si possible !

Ses investigations vont le faire délaisser son travail, il s'en fout, et petit à petit découvrir les secrets d'une jeune femme passionnée et cherchant à vivre à n'importe quel prix.

Le scénario n'est pas des plus original, l'intérêt du film réside dans sa distribution, Kad Merad loin des rôles d'amuseurs, monolithique dans son incapacité à exprimer sa peine après la mort de sa fille, Géraldine Pailhas ensuite, crédible dans un jeu subtil de mère qui veut rester une femme et continuer à vivre, malgré le chagrin et les souvenirs. Lola Créton enfin complète ce triptyque en se montrant à la hauteur de ses partenaires.

Le suspens n'est pas à son comble mais l'intérêt se maintient avec la découverte, grâce à des cassettes que la jeune femme enregistrait, de la vie de Laura comme un puzzle qui se forme sous nos yeux avec pour image finale...

Mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire davantage.

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 08:00

Pour la science 445 - 5

L'émergence de la coopérationFrans de Waal

L'évolution ne se limite pas au physique mais provoque des modifications culturelles et/ou sociales, une progression des compétences qui firent que l'humanité devint (certains le regrettent) dominante. L'explication habituelle est que nos ancêtres auraient conquis la nature et éliminé les espèces concurrentes.

Ce scénario est remis en cause. Nos ancêtres étant trop vulnérables pour dominer une savane où le danger était omniprésent. La qualité qui lui permit de s'imposer était plus probablement l'esprit de coopération que notre penchant pour la violence. Qualité aux racines anciennes mais que les humains exploitèrent avec bénéfices (pour eux!). Eux seuls ont une moralité complexe qui met l'accent sur la responsabilité vis-à-vis d'autrui et qui se traduit par la réputation et la punition. Il existe beaucoup d'exemples d'individus risquant leur vie pour en sauver une, ou plusieurs autres.

Pour comprendre ce comportement il n'est pas inutile d'aller voir si nos cousins évolutifs, chimpanzés et bonobos, le connaissent aussi.

Au Centre Yerkes l'auteur de cet article aperçoit de son bureau Peony, femelle chimpanzé souffrant de rhumatismes souvent aidée dans ses déplacement par une plus jeune avec laquelle elle n'a aucun lien de parenté. La coopération entre primates est largement documentée amenant à 3 conclusions : La coopération n'exige pas de lien de parenté, même si la famille est favorisée, elle ne se limite pas à celle-ci ; elle se fond souvent sur la réciprocité ; elle peut être motivée par l'empathie, une faculté partagée par tous les mammifères, des rongeurs aux primates. Ceux-ci peuvent se préoccuper du bien être des autres même ne manifestant pas de souffrance. Une tendance probablement développée à partir des soins maternels, nécessaires à tous les mammifères. De la souris à l'éléphant, les mères doivent réagir aux signaux de faim, de douleur ou de peur de leurs petits. Cette sensibilité et les processus neuraux et hormonaux qui la sous-tendent se son ensuite répandus au sein des sociétés animales.

La coopération procure d'importants avantages, d'où son expansion. Une action est coordonnée pour un profit partagé. Des expériences ont montré que les singes, les chiens et certains oiseaux sociaux rejettent une récompense quand elle est inférieure à celle d'un compagnon qui a exécuté la même tâche. Les chimpanzés et les humains peuvent modérer leur part du butin collectif pour éviter de frustrer les autres.

S'il fallait trouver une différence entre les humains et les autres primates ce serait sa faculté de collaborer avec des inconnus et des étrangers au groupe. Dans la nature où la compétition est grande cela est différent bien que des capucins et des bonobos puissent interagir avec des inconnus, échangeant service et nourriture. La répartition géographique intervient aussi pour réduire les rencontres intergroupes.

Bien sûr l'homo sapiens seul réalise des projets d'une complexité et d'une ampleur unique dans le monde animal.

Sans nier notre propension à la violence Frans de Waal est convaincu que l'origine de notre succès réside plutôt dans notre disposition à la coopération.

Les neurones sont plus efficaces quand ils travaillent ensemble !

Chez ceux qui en ont plusieurs, bien entendu.

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