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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 07:33

Science & Vie 1166

C'est l'impression ressenti par un humain quand il se trouve face à un robot qui lui ressemble un peu trop.

Psychologie, langage, raisonnement, les robots se rapprochent de nous, vont bientôt vivre parmi nous, et, peut-être, provoquer un sentiment de rejet. Daniela Cerqui est anthropologue spécialiste des nouvelles technologies à Lausanne ''Les développements technologiques choquent l'opinion qui voit ensuite les arguments pratiques et oublie ses objections. L'inacceptable ne l'est plus avant d'être souhaitable puis indispensable''.

L'informaticien japonais Masahiro Mori avait pronostiqué dans les années 1970 que les humains seraient attirés par des robots intelligents tant qu'ils n'auraient pas une apparence trop humaine ce qui provoquerait un sentiment de répulsion qui disparaitrait lorsque le robot deviendrait identique à un être humain. La courbe qui évalue ce phénomène dessine une vallée, la ''vallée de l'étrange'', un phénomène mis en évidence par plusieurs expériences.

Des psychologues supposent que l'apparence humaine d'un corps non vivant nous ramènerait à notre propre mort, il serait un ''zombie''. D'autres pensent que les petites différences au sein d'une grande ressemblance nous causerait un sentiment de malaise insupportable. Troisièmes hypothèse : des robots nous ressemblant deviendrait repoussants si nous percevons en eux ce que nous leur refusons : un ressenti !

Encore que tous les humains ne semblent pas en avoir !

La ressemblance mentale est la plus troublante, elle pourrait nous conduire au fond de la vallée, là où la machine nous apparaît intellectuellement trop proche et trop différente de nous. Plongée inévitable, de nombreuses recherches visant à humaniser les robots pour rendre leurs interactions avec nous les plus naturelles possible.

''Le défi ultime est qu'ils identifient les représentations du monde de leurs interlocuteurs'' précise Mathieu Lafourcade, un humain ne parlera pas de la même façon à un ami, à son patron ou à son enfant, les machines du futur devront s’adapter au savoir supposé de leur interlocuteur et à leur état d'esprit ''il faut modéliser la connaissance du monde et la connaissance supposée que l'on prête à l'autre''.

Difficile mais pas impossible, les spécialistes de l'intelligence artificielle développent des algorithmes toujours plus proches de nos aptitudes mentales, comme les réseaux de neurones profonds qui s'inspirent du fonctionnement de notre cerveau. ''On construit un réseau artificiel de relations entre les données dans lequel des nœuds s'allument, quand il y en a suffisamment cela déclenche une décharge sur le nœud auquel ils sont reliés. Comme l'excitation de neurones dans le cerveau. Des mots isolés ne diront rien, qu'ils soient associés et tout devient différent, et dérangeant. Les nouveaux programmes s'inspirent du fonctionnement de notre cerveau, retenant les réseaux utiles à une action pour les favoriser, effaçant les autres. Peu à peu se constitue une mémoire robotique de plus en plus efficace, la machine hiérarchisera les informations les plus importantes mais sachant les modifier si d'autres se révèlent plus pertinentes.

Reste à définir ce ''sens commun'', ce savoir implicite que partagent les hommes. ''Les machines ne vivant pas il faut que ce soit des humains qui le leur apprennent'' continue Mathieu Lafourcade. ''Pour concevoir un système intelligent ce n'est plus le temps de calcul nécessaire que l'on mesure mais le nombre d'interactions nécessaires avec un humain'' observe Rémi Coletta.

La robotisation industrielle va continuer mais aussi l'aide à la personne, la vente... seules les professions exigeant de la créativité et une forte intelligence sociale devraient résister, un certain temps. ''Ces machines n'ont pas besoin de se reposer, de dormir, elles traitent l'information plus rapidement que nous, il y a un risque d'épuisement pour des humains astreints à suivre leur rythme'' redoute Daniela Cerqui. Des voitures pilotées par l'IA roulent déjà, en cas d'accident qui sera responsable ? Une machine pourra-t-elle intervenir et décider à la place de l'humain ?

Et si un jour un robot se défendant lui-même cherchait à obtenir tous les droits qu'il souhaite ? Un artiste artificiel aura-t-il des états d'âme que nous pourrions partager, un psychologue robot pourra-t-il

devancer nos propres malaises ?

J'ai l'impression que nous arpentons déjà cette vallée et que beaucoup seront troublés, et comme ne le disent pas les auteurs de cet articles, trop c… limités pour le comprendre. L'avenir fait peur, l'actualité nous montre des individus qui croient que le passé seul leur apportera la paix. Ils n'ont pas tort !

Les robots progressent, des humains régressent, l'équilibre reste instable, à l'image de la vie elle même !

Perso j'attends une jolie robote. L'humain peut faire, lui aussi, un pas vers l'autre, celui-ci n'est ni son contraire, ni son ennemi.

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 07:31
Ombres et lumières
Ombres et lumières
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 07:23

Maxime Chattam

Le combat fut difficile et sanglant pour Guy Thoudrac-Matto et ses amis contre le monstre dont les crimes ensanglantèrent Paris bien que le public ne fut pas informé de leur ampleur. Il se retrouve cette fois en compagnie de Faustine, la pensionnaire la plus en vue du Boudoir de Soi qui s'était toujours refusée à lui alors qu'il n'était alors que client. Elle était la seule à pouvoir refuser un client, ceux qu'elle acceptait devait payer très cher ses faveurs.

Pour se reposer après tant d'émotions ils sont hébergés à Elseneur, un château du Vexin, appartenant à Maximilien Hencks, chasseur mondialement connu et ami de Guy qui l'aida à faire le portrait psychologique de leur adversaire. La vie est tranquille, mais bien sûr nous savons que cela ne peut pas durer, sinon nous serions dans un autre genre de roman.

Un jour donc ils apprennent qu'une jeune fille a été agressée, violée, battue, et retrouvée dans un état catatonique. Cela aurait pu en rester là mais le lendemain c'est toute la famille qui est découverte, massacrée, c'est le mot, étripée, découpée, et j'en passe. Des membres ont été coupés et placés de telle façon qu'une victime rappelle le dessin de De Vinci : L'homme de Vitruve. Guy ne peut rester à l'écart, il se sent concerné et capable d'aider la gendarmerie à arrêter l'assassin, n'est-il pas capable de dessiner l'esprit d'un tueur ? Faustine voit d'un mauvais œil qu'il prenne tant de risques alors que les forces de police pourraient fort bien mener l'enquête sans qu'il ait à s'en mêler. D'après des indices trouvés sur place, des éléments placé par le garçon de la famille alors qu'il devait savoir ce qui allait lui arriver, il donne à ce tueur le nom de Croquemitaine.

Celui-là n'est pas volé !

Guy enquête, observe, cherche à deviner le tueur, d'abord il va découvrir où il se tenait pour observer la famille, car il devait la connaître pour être capable d'agir ainsi et aimer guetter ses proies à l'instar d'un chasseur épiant des proies qui ne savent pas ce qui va leur arriver.

Mais cette fois nous ne sommes pas dans une grande ville où n'importe qui peut se dissimuler dans la foule, ici c'est la campagne, tout le monde se connaît et une tête nouvelle ne passerait pas inaperçue, surtout quelqu'un qui roderait, observant ses futures victimes.

D'autres victimes vont suivre et Guy aura bien du mal à comprendre ce qui se passe, qui est à l’œuvre, à admettre que ce ne peut être un hasard si à nouveau le crime se met en travers de sa route. Il va découvrir que n'importe quel village peut cacher des secrets, avoir des zones d'ombres, des êtres hantés par la violence ou gorgés d'alcool rêvant à des crimes qu'ils n'oseront jamais commettre. Ce qui n'était pas le cas de ces assassin qui purent s'évader avec des complices et dont l'un d'eux a été retrouvé.

Qui se cache derrière tout ça, l'affaire du Léviatemps était-elle terminée comme Faustine et Guy le croyaient ?

Le puzzle se met en place lentement, entre les personnages que nous connaissons déjà et les nouveaux. Visiblement Chattam est plus à l'aise avec ce second volet.

L'Enfer peut se cacher au cœur de la campagne. La nature n'est-elle pas violente elle aussi, entre proies et prédateurs seuls les humains ont besoins de se donner des raisons d'être les seconds.

Encore que raison ne soit pas le meilleur terme !

 

Beaucoup de sang, de violence, de scènes atroces et d'accès de rage incontrôlable. Tout ce que j'aime.

 

Jamais deux sans trois paraît-il, reste à trouver un nouveau Chattam à me mettre sous les yeux. Dans la tenue du Croquemitaine pour mieux me débarrasser des traces de sang !

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 07:19

Maxime Chattam

Paris, 1900, Guy de Timée est écrivain, célèbre, populaire, riches, marié et père d'une petite fille. Bref il a une vie dont tout un chacun pourrait rêver. Un jour pourtant cette existence lui devient insupportable, il en perçoit la vacuité, le mensonge. Ce qu'il est devenu, par facilité, n'est pas, loin de là, ce qu'il voulait être. Le milieu bourgeois dans lequel il évolue ne lui convient pas, et la férule du père de son épouse lui devient insupportable. Mais il est faible et lâche aussi profite-t-il de la nuit pour s’enfuir. Pendant quelques temps il va errer dans les rues de Paris avant d'arriver dans une maison close où il était client avant de demander à y loger. Il y fut autorisé à condition d'en observer le règlement, à savoir qu'il ne pourrait plus fréquenter ''professionnellement'' le personnel féminin qui y résidait.

Il finit par accepter et s'installe dans le grenier dont il fait son logement et participe à la vie de la maison en rendant de menus services aux unes et aux autres. Ce qu'il veut désormais c'est explorer la profondeur de l'âme humaine, la sienne également, utilisant le principe du roman policier magnifié par Conan Doyle.

Nous sommes en pleine préparation de l'exposition universelle, la ville change sous les yeux de ses habitants, c'est une époque où tout semble possible, tout, y compris le pire.

Un soir Guy découvre le corps de Milaine, pensionnaire du Boudoir de soi la maison où il réside sous le nom de Guy Thoudrac-Matto. La jeune femme est affalée dans la rue, dans une position étrange, couverte de sang comme si celui-ci avait fui son corps par tout ses pores et sur le visage une expression d'horreur absolue renforcée par des yeux devenus noirs.

Il est choqué, écœuré par un spectacle plus terrifiant que tout ce qu'il aurait pu imaginer. Lui qui voulait explorer le pire en l'homme se voit offrir un ticket pour un voyage périlleux dont rien ne dit qu'il reviendra indemne, physiquement et moralement.

Milaine était son amie, mourir si jeune, si belle est inacceptable et Guy entend que l'auteur de ce forfait soit arrêté et condamné, malheureusement les policiers qui mènent l'enquête ne semblent pas désireux que cela arrive, ils interrogent, notent, font semblant avec tant d'évidence que l'écrivain décide de conduire ses investigations de son côté. Celles-ci seront difficiles, il devra visiter la rue Monjol, celle où finissent ceux qui ne savent plus où aller, où tout est permis, surtout ce qui est interdit ailleurs, celle où la police même se méfie. Guy fera connaissance avec le roi des voleurs, sera aidé par un jeune policier amoureux de la prostituée qu'il espérait sortir de son milieu et par quelques personnes du Boudoir. Il redoutait le pire, et c'était en-dessous de la vérité ! Il va explorer les égouts de Paris moins répugnants que ceux de certains de ses habitants.

C'est le premier roman de Maxime Chattam que j'ai lu, avant de continuer avec la suite du diptyque : Le Requiem des abysses. La reconstitution du Paris en cette année d'exposition est bien rendue, les personnages sont attachants, j'ai trouvé certains passages d'une écriture assez banale, les lieux communs parfois abondants et des chapitres trop longs qui alourdissent un texte qui aurait gagné à plus de rythme et de concision.

Le résultat est pourtant agréable, il suffit de sauter les passages pesants.

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 07:06

Science & Vie 1166

ROBOTS – Leur intelligence dépasse déjà la nôtre

Emmanuel MonnierGabriel SiméonFrançois Lassagne

il fut un temps où l'homo sapiens se voyait au centre de l'univers, ou faut-il dire : se croyait le centre de la Création ! Depuis Copernic il est patent que c'est la Terre qui tourne autour du Soleil, et pas le contraire. Pire : notre Soleil tourne autour d'autres étoiles plus massives, cela dans la périphérie de notre galaxie, elle même semblable à des milliards d'autres. Après cela il dut après la publication de De l'origine des espèces admettre qu'il avait pris le même chemin que beaucoup d'autres animaux et partageait avec eux nombre de ses ancêtres, un deuxième coup pour son ego.

Finalement lui resta, justement, cet ego, et l'idée qu'il l'extrayait du monde animal, même s'il en était issu. La psychanalyse démontra que la conscience n'était qu'une partie de la psyché humaine et que des mécanismes inconscient intervenaient dans ses processus cognitifs. Suivit au milieu du XXème siècle la découverte de l'ADN où sont écrit, un peu comme le livre du Destin, nos talents, aptitudes et fragilités. Liberté et conscience reculèrent dans la vitrine des illusions.

Reste, outre la vanité bien sûr, l'intelligence dont il se targue d'être le seul dépositaire et qui lui permet de réaliser tant de merveilles...

Une fois encore la réalité vient mettre à mal cette prétention, l'intelligence des robots commence à rivaliser avec la sienne !

En 1956 quelques pionniers, dont John McCarthy et Marvin Minsky fondent un nouveau domaine de recherche : l'Intelligence Artificielle avec pour but de reproduire l'intelligence grâce aux ordinateurs. Longtemps freinée par les limites de l’informatique, la progression de la puissance de calcul des années 90 verront les performances décoller. Les nouveaux robots sont plus fiables, plus experts, capables de décider seuls. Certains ont une voix, une apparence, un humour ou un caractère qui nous ressemblent mais ils possèdent ce qui nous manque : un sens de l'observation hors du commun, une connaissance colossale et, une capacité de calcul démesurée qui permettent à ces robots de nous surclasser dans les activités financières, économiques, médicales ou littéraires. Exemple : Ellie, psychologue virtuelle née à l'Institut des technologies créatives de l'université de Californie du Sud en 2011 repère des signes infimes d'anxiété ou de dépression dans les mimiques et expressions de ses ''patients'', elle observe la position de la tête, le regard, la posture corporelle et peut scruter 68 points sur le visage pour ''comprendre'' son patient. Watson, le superanalyste d'IBM comprend les questions des experts les plus pointus et résout leurs problèmes. Il s'est fait connaître en battant les champions du jeu Jeopardy. Non seulement il a accès à une culture générale immense mais perçoit les subtilités du langage pour comprendre le sens de la question posée. Une partie de son code interne sert à améliorer ses algorithmes de recherches, les plus pertinents sont renforcés, les autres sont modifiés. Sa capacité de recherche lui permet de parcourir des millions de dossiers médicaux et d'articles pour analyser le cas qui lui est soumis et proposer des diagnostics suivant leur probabilité.

Sans oublier Marlowe, blogueur tenant une cyberchronique quotidienne ; The Paintig Fool, peintre virtuel dont les algorithmes mêlent choix aléatoires et transformations mathématiques pour donner des formes, des couleurs et des matières.

Et beaucoup d'autres.

Aujourd'hui les capacités des robots à percevoir, apprendre et maîtriser le langage sont enfin rassemblées au cœurs de processeurs suffisamment puissant pour les faire travailler de concert et interagir avec nous de manière approfondie.

En 1997 un supercalculateur effectuait 1800 milliards d'opérations par seconde en occupant la surface d'un terrain de tennis, neuf ans plus tard le processeur de la PS3 atteignait la même puissance. Aujourd'hui le calculateur le plus performant est 15 000 fois plus puissant, les nouveaux robots intelligents n'ont pas besoin d'autant.

Capacités de calculs surhumaines, aptitudes à fouiller et analyser des pétaoctets d'informations, compréhension du langage, le robot qui réunira le meilleur de ces compétences n'est pas, encore, né.

Officiellement !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 07:55

Notorious - Alfred Hitchcock 1946

Alicia Hubeman est la fille d'un homme considéré comme un espion nazi, elle mène une vie dissipée jusqu'à ce qu'un jour un homme, l'agent T.R. Devlin, vienne la voir et lui propose de travailler avec lui pour laver la mémoire de son père qui fut condamné à vingt ans de prison à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. La mission de la jeune femme est d'infiltrer un groupe d'anciens nazis dirigée par Alexander Sebastian. Celui-ci sera sensible au charme d'Alicia et lui demandera de l'épouser, la jeune femme hésite puis accepte en pensant que Devlin interviendra pour empêcher ce mariage.

Ce qui ne sera pas le cas, quel que soit le sentiment existant le plus important est la mission.

Au cours d'une réception donnée au retour du voyage de noces, Alicia et Devlin découvrent dans la cave de l'uranium caché dans des bouteilles de vin. De son côté Sebastian réalise que sa femme est une espionne américaine, poussé et aidé par sa mère il décide de la tuer mais sans qu'il semble s'agir d'un assassinat. Devlin parvient finalement à délivrer Alicia de cet enfer, tandis que l'étau se referme sur Sebastian qui va devoir rendre des comptes à ses complices.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 07:54

J'ai fait un nid de mes rancœurs,

Les aies placées comme une croix,

Mur de passé contre mes peurs,

Tas de regrets plus que de joies.

 

Des mots venus, que des rumeurs,

Que la vie vaut, manant ou roi,

D'être vécue, et les erreurs,

Supportées, par vœu ou par foi.

 

Je me complais de ces saveurs,

Goût d'aujourd'hui ou d'autrefois,

Poison amer mais sans odeur

Sinon un rien de je n'sais quoi !

 

Les photos ne sont pas de moi,

À demi floues comme par erreur,

Montrant que je n'ai pas le choix

Sinon vouloir mais sans ardeur.

 

Dormir, rêver, la simple loi

Qui de ma vie fit le malheur.

M'imaginant plus haut qu'un roi,

Je ne connus que déshonneur.

 

Fermer les yeux, pour seul émoi,

Sentir le temps filer les heures ;

Pour un linceul fragile en soi,

Un drap d'oubli tout en douceur.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 07:52
Je dors !
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 07:48

Science & Vie 1167 – Elsa Abdoun

Votre voisin d'en face peut être porteur du VIH, celui du dessus peut porter une mutation délétère, pourtant l'un et l'autre ne sont pas affectés par ces maladies. Leur résistance génétique pourrait inspirer de nouveaux traitements à condition de repérer ces individus fort peu nombreux.

Bien que contaminées certains personnes, une sur cent, ne seront jamais affectées par le VIH parce que leur organisme est naturellement résistant au virus. Il est probable que cette résistance existe pour d'autres maladies, infectieuses, génétiques ou autres. En mars 2014 Eric Schadt, Stephen Friend et leur équipe sont partis à la recherche de ces ''résistants'' dont l'ADN pourrait receler la clé de traitements inédits.

Le ''Resilience Project'' ambitionne d'analyser le génome d'un million de volontaires, tous en bonnes santé, sur trois ans en s'intéressant prioritairement aux porteurs de mutations associés à une maladie génétique sévère : mucoviscidose, myopathie... qui n'en présentent aucun symptôme. L'étude des mécanisme de protection à l’œuvre chez ces personnes est une source d'inspiration originale. À l'inverse de la méthode classique qui consiste à étudier les malades pour détecter les mécanismes défectueux chez eux les personnes étudiées apporteraient une piste d'antidote contre la maladie que les chercheurs devraient reproduire artificiellement.

Si ces individus n'ont pas été étudiés jusqu'ici c'est que les repérer est difficile. Comment dans une population en bonne santé détecter celle qui porte une maladie mais ne la développe pas, d'autant qu'ils peuvent tomber malades. Être protégé d'une maladie n'implique pas de l'être de toutes. C'est souvent à l'occasion d'un événement particulier que certains découvrent leur spécificité, particulièrement du sida. Au début de l'épidémie ses ravages dans certaines populations révélèrent des individus qui, bien qu'ayant de fortes probabilités d'exposition au virus, ne tombaient jamais malades. Ces ''mutants'' représentent 1 % de la population blanche et moins encore dans les autres populations. De même en 2004 le suivi de milliers d'américains visant à étudier les facteurs de risques cardio-vasculaire révéla l'existence de personnes ayant un faible taux de cholestérol LDL (le mauvais). Particularité divisant par dix le risque d'infarctus. D'autres cas de porteurs de maladies qui ne la développaient pas furent repérés par la suite. Le Resilience Project vise à les repérer, grâce au faible coût désormais du séquençage des génomes. Particulièrement ciblées, 697 maladies pédiatriques dites monogéniques.

Et s'ils ne trouvaient personnes ? Le risque est faible, pour valider la pertinence de sa stratégie l'équipe a conduit un premier test en recherchant des mutations parmi quelques centaines de milliers de génomes fournis par différents laboratoires.

Partant de ce tests les chercheurs estiment qu'il y aurait un ''invulnérable'' pour vingt mille individus. Séquencer un million de génomes devrait en révéler une cinquantaine.

Pour la plupart des maladies il doit y avoir une personne protégée souligne Kari Stefansson ; à chaque épidémie il y eut toujours des résistants confirme Amalio Telenti, logique si l'on considère que chaque enfant nait avec en moyenne une cinquantaine de mutations nouvelles par rapport à ses parents. Tirer des enseignements de cas si rares sera-t-il pertinents ? L'avenir le dira. Comprendre la biologie humaine passe par l'étude de ses faiblesses mais aussi de ses forces, résume Kari Stefansson.

Reste à savoir si vous ou moi faisons partie de ces mutants !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 07:36

The Theory of Everything - James Marsh – 2014

Si le titre original fait référence au Graal des physiciens, une théorie qui unifierait les théories de l'infiniment grand avec celles de l'infiniment petit, le titre français est un rappel du titre de l'oeuvre la plus connue de Stephen Hawking : Une brève histoire du temps.

À Cambridge en 1963 Stephen est un étudiant parmi les autres mais pas comme les autres, il est bien meilleur et son avenir semble des plus brillant bien qu'il hésite encore sur le sujet de sa thèse, celui auquel il consacrera son existence de scientifique. Assistant à une conférence de Roger Penrose il en vient à décider de se pencher sur les trous noirs et l'origine de l'Univers. Une ambition à la hauteur de ses capacités intellectuelles.

Il fait la connaissance de Jane Wilde, étudiante en art avec laquelle il va se découvrir de nombreuses affinités avant de devoir admettre qu'il est amoureux d'elle et que ce sentiment pourrait être réciproque malgré sa maladresse et sa façon de voir le monde. Lui croit en la science, elle, dieu. Ce qui n'empêche pas de s'apprécier.

Dans la cour de l'université Stephen tombe lourdement, le bilan de santé fait à la suite de cet incident donne un diagnostic sans appel : Stephen souffre de dystrophie musculaire, la maladie de Charcot, qui va lentement réduire ses capacités musculaires jusqu'à ce qu'il ne puisse plus respirer. Les médecins lui donnent deux ans à vivre !

Le jeune homme doit repenser son avenir, ses ambitions, et sa relation avec Jane devient problématique. Il fait tout pour l'éloigner mais elle ne l'entend pas de cette oreille, décidée et volontaire elle ne va pas laisser la maladie se dresser entre eux et encore moins accepter que leur avenir soit aussi réduit qu'annoncé.

De l'avantage d'être un génie, d'avoir un but vers lequel aller et une aide sur laquelle compter, chaque jour, chaque heure, chaque minute ! Jane va être là quand tout ira encore bien, puis quand ça ira moins bien, puis quand ça ira de plus en plus mal. Heureusment la maladie de Charcot n'empêche pas de faire des enfants, 3 en l'occurence, preuve que la vie trouve toujours un moyen de se perpétuer.

Le corps de Stephen se dégrade, ses jambes le lâchent, et après avoir pu utiliser des béquilles il doit employer un fauteuil roulant, il doit être nourri, puis, finalement, intubé pour pouvoir respirer, ce qui lui interdit de parler. Heureusement il existe des technique pour palier ce problème. Par des codes couleurs associés à des lettres qui formeront des mots, système plus efficient qu'il y paraît, ensuite l'informatique interviendra et lui permettra de parler, avec une voix particulière, mais ce n'est pas le plus important. Ce qui compte est qu'il poursuivre les recherches qui lui donnent la force de repousser la maladie. Le trou noir semble idéal comme point de départ pour unifier des théories semblant contraires, leurs secrets restent encore à découvrir, comme les mystères du temps sur lesquels Hawking se penche comme sur un miroir, en quête d'une vérité inaccessible. Peut-être est-ce lui qui est la clé de cette équation introuvable.

La vie du couple ne sera pourtant pas idéale, Jane est jeune et résiste mal au charme du chef de la chorale de son église. Pour elle aussi la vie continue, elle se poursuivra avec cette homme après qu'elle eut divorcée de son génie de mari, après lui avoir consacré tant d'années elle avait droit à ce que quelqu'un d'autre s'occupe d'elle. Stephen se remariera avec l'infirmière venue s'occuper de lui.

Le principe du biopic est de montrer ce que furent la vie et l'oeuvre d'un individu, ici la première domine d'autant que la seconde est trop complexe pour être montrée dans un film. Pour l'approcher le mieux est encore de lire l'oeuvre principale de Stephen Hawking, et pour aller plus loin de vous pencher sur ses recherches.

Bonne chance !

Génie et humour peuvent cohabiter, sans eux stéphen Hawking n'aurait peut-être pas supporté sa maladie, l'amour en plus, comme un triptyque faisant barrage à la mort.

 

Les acteurs sont parfait, Eddy Redmayne est un S.H plus vrai que nature et Felicity Jones est une Jane qui donnerait presque envie d'avoir la maladie de Charcot.

Mais presque seulement !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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