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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 09:00
Phylloméduse et Phylobate
Phylloméduse et Phylobate
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:09

Jean-François Richet – 2015 - 105'

Antoine et Laurent sont ami depuis longtemps, pour les vacances ils partent dans la maison de famille du premier, en Corse, où il n'est plus allé depuis quelques années, pour régler l'héritage après la mort de ses parents. S'ils y vont en célibataire c'est que le second est divorcé alors que le second a décidé, avec son épouse, de faire une ''pause''. Mais ils ne sont pas seuls pour autant, chacun est venu avec sa fille, Marie, fille de Laurent, Louna, fille d'Antoine. Celui-ci la considère toujours comme un bébé alors qu'elle aura 18 ans dans quelques mois. Marie, elle, est déjà majeure. Elle sont de leur génération, obsédées par la communication, ou du moins l'utilisation des réseaux sociaux, du portable, elle doivent rester en contact avec leur monde.

La réception est mauvaise dans la maison, l'endroit où elle est optimale est la tombe familiale, après un moment de doute elles s'y installent et font même un selfie sur la tombe. Par Facebook interposées elles retrouvent des amis dans les environs, le prétexte idéal pour sortir le soir et aller s'amuser, et boire un peu trop. Marie apprécie la compagnie de jeunes de son âge, Louna au contraire rêve de rencontrer l'homme avec lequel elle passerait toute sa vie, et ça ne peut pas être un gamin, trop superficiel !

Un homme plus âgé ferait l'affaire. Ça tombe bien, elle en connaît un qui la trouble de plus en plus, au point qu'elle n'hésite pas à se faire tentatrice devant lui, dévoilant son corps à la moindre occasion, et remarquant que Laurent n'y est pas indifférent.

Il serait difficile !

Louna va profiter d'une soirée arrosée, voir Laurent se faire draguer par une ''vieille'' lui est insupportable, elle fait mine de vouloir rentrer, puis se fait payer un verre, avant d'aller faire un tour sur la plage. Il ne peut pas conduire bourré n'est-ce pas ?

Elle se déshabille, complétement, l'embrasse, fait mine de regretter son geste, impulsif, avant de recommencer.

Il dit non, le redit, moins fort, puis cesse de le dire, puis de penser.

Il n'attendait que ça.

Antoine va être déçu que sa fille chérie ait perdu sa virginité sans l'avoir prévenu. Elle aurait pu lui envoyer un sexto ! Il va être furieux quand il apprendra que le mec l'a largué, et quand il saura que c'est un ''vieux'' de 45 ans il est prêt à sortir son fusil. Laurent regrette ce qui s'est passé, un moment d'égarement, ça arrive, l'alcool aidant comment faire autrement ? La situation devient difficile, sa fille devine ce qui s'est passé, Antoine cherche le responsable, Laurent voudrait lui dire mais se méfie de son caractère. Il évite Louna qui est malheureuse. Bref tout va de travers et ça menace d'empirer.

 

Ce film de Jean-François Richet est un remake de celui de Claude Berri, dont Thomas Langmann, le producteur, est le fils, c'est une sorte d'hommage du second envers le premier. J'avoue conserver peu de souvenir de celui-ci, vu à la télévision il y a quelques années déjà. Pour ce qui est de la version 2015 elle tient toute sur les épaules des acteurs en général et sur celles, ravissantes, de Lola Le Lann, le cœur, et le reste, du film, à la différence de l'original. Question de génération sans doute.

 

Et c'est tant mieux. Elle donne tout son intérêt au film

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 09:00

Science & Vie – HS270 – mars 2015

Cécile Bonneau

 

Julie a 16 ans, en 2011, quand elle arbore un brin de paille coincé dans son oreille, pour continuer ses occupations quotidiennes. Que le brin tombe et elle en prend un autre qu'elle met à la même place. Malheureusement Julie décédera en 2013 mais ce comportement, inédit dans son groupe de chimpanzés orphelins de Chimfunshi, en Zambie, va perdurer, sans qu'aucun autre groupe n'en présente un similaire.

 

Il y a quelques années l'anthropocentrisme mettant des œillères devant certains esprits, l'idée de culture ne pouvait correspondre à une autre espèce que l'homo sapiens. La culture n'est-ce pas justement ce qui extrait celui-ci de la nature ? [s'imagine-t-il]. Tout est question de définition, précise Shelly Masi.

Les anthropologues sociaux fondent la notion de culture sur des éléments (art, écriture, politique, croyance...) excluant les [autres] animaux. Nous, primatologues et zoologues, parlons de culture lorsque l'on note des différences de comportements entre des populations au seins de la même espèce, et que ces différences, transmises par apprentissage social, ne sont déterminées ni par lé génétique ni par l'écologie. Un trait comportemental doit donc être spécifique à un groupe au sein d'une espèce sans dépendre d'une particularité de l'environnement et doit se maintenir au fil des générations.

Dès 1970 Jane Goodall eut l'intuition de pratiques culturelles chez les chimpanzés. Ainsi nota-t-elle pas moins de treize différences dans l'utilisation d'outils et huit différences de comportements social entre les chimpanzés de Gombe et les autres. Comment l'expliquer autrement que par une forme de culture, d'apprentissage social ?

Par la suite, les primatologues enrichirent la palette de ces comportements distinctifs chez les groupes de chimpanzés. Par exemple : deux populations de chimpanzés ougandaises avaient des pratiques différentes d'automédication : tandis qu'à Kanyawara ce sont les tiges de l'Acanthus qui sont consommés, à Budongo, ce sont les fleurs. Sabrina Krief s'est beaucoup intéressée à l'automédication chez les chimpanzés, l'Acanthus présentant des qualités antibiotiques. Des comportements liés à la toilette existent dans un groupe, pas dans d'autres, et réciproquement. Ces primates ont développé des cultures purement symboliques : le leaf-clip, action de déchirer des feuilles entre les dents (sans les manger), qui correspond à Taï à un avertissement avant une charge, à Mahale et Kibale, à une incitation à la copulation, alors qu'à Bossou (Guinée) il exprime une invitation au jeu !

Encore faut-il prendre le temps de l'observation afin de s'assurer qu'un comportement existe dans un groupe sans avoir été remarqué auparavant. Ces dernières années, les orangs-outans ont également révélé sans ambiguïté nombre de comportements culturels. Dans l'utilisation d'outils mais aussi dans leur répertoire de vocalisations.

Désormais cependant c'est vers les gorilles de l'Ouest que les regards se tournent, moins connus d'avoir été moins étudiés. Leur agressivité et la densité de la forêt rendant l'approche difficile. Shelly Masi a réussi pourtant à distinguer des habitudes chez quatre groupes géographiquement proches. Elle est convaincue d'y déceler des différences culturelles.

Comme le soutenait Kevin Laland ''beaucoup de ceux qui étudient les cultures animales, notamment les primatologues, le font en pensant que leur travail éclairera l'évolution de la cognition humaine. Mais la culture animale est bien plus qu'une fenêtre sur l'humanité, elle est un acteur de l'évolution''.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 09:00

인플루언스Lee Jae-gyu – 2010 - 80'

Les portes du DJC ne s'ouvrent que devant les élus, seul celui qui reçoit l'invitation connaîtra le lieu et le moment où elles s'ouvriront.

                                 A second beginning

Kim Woo-kyung est journaliste, présentateur d'un journal télévisé ayant une immense audience, il vient de recevoir une invitation pour rencontrer Lee Man-hee, sur le chemin alors qu'il ouvre un coffret posé devant lui il découvre une bouteille marqué du sigle DJC. L'ouvrant il trouve à l'intérieur une invitation. Alors qu'il se demande ce dont il retourne son véhicule est percuté par un gros 4X4 qui a brulé un feu, comme s'il l'avait fait exprès. Ses blessures sont graves et ses côtes cassées empêchent les soins qui pourraient le sauver. Pourtant au même moment il se trouve dans une espèce de bar, à l'image d'un club privé. Là il rencontre un homme qui l'invite à boire, lui parle quelques minutes, avant de lui dire qu'il est déjà mort une fois et que c'est une leçon à retenir.

Mais le club disparaît, comme l'hôpital où se trouvait son corps, il se retrouve dans la voiture, juste à temps pour prévenir son chauffeur de faire attention.

L'accident est évité de justesse.

Alors qu'il mène son interview avec le Président Lee Man-hee du Groupe Tae Jin, celui-ci prend une tournure inattendue, les questions tournent autour d'un scandale concernant une douzaine de millions de dollars, lequel mis à mal une partie de l'économie nationale par le scandale provoqué. Tant de dommages causés par un pot de vin aussi ridicule !

Bien sûr Tae Jin n'est pas impliqué, même si le procureur Cho Yoon-hee de l'équipe de conseillers spéciaux qui pensait le contraire est morte dans un accident de la circulation sur la route de son bureau. Bref le journaliste met en cause clairement son vis-à-vis, prenant à témoin les téléspectateurs. Il sait qu'ainsi il participe à sa dernière émission mais la vérité doit être dite, même le dernier jour de l'année.

Une fin n'est-elle pas promesse d'un recommencement ?

 

                                   Drawing Promise

Le président Choi Dong-hoon des enchères Paul et Ashley se précipite dans le vide du sommet d'un building, autant dire que ses chances de survie sont nulle. Pourtant son mouvement est suspendu, alors qu'il flotte dans l'air. Son téléphone n'aura pas la même chance et poursuit sa chute jusqu'au sol. Mais c'est secondaire.

Le même homme déjà vu dans la première scène, simplement appelé W, l'observe, s'approche, non sans que Choi soit étonné de ce qui se passe. Mais sa position inconfortable ne va pas durer et sa chute se poursuit.

Jusqu'à un mètre du sol, lui permettant de se remettre debout, alors que l'homme lui rend son téléphone. L'ouvrant il découvre sur l'écran une invitation signée DJC pour le soir même. En attendant il rentre dans l'immeuble jusque dans une salle où se déroule une vente aux enchères. Une dernière œuvre est proposée ''The Pearl'' De Choi Sang-jung. Elle est adjugée pour un million. Proposition venue d'une salle privée où Dong-hoon reconnaît, par circuit de télévision intérieure interposée, l'individu rencontré sur le toit, puis au sol. Quelques péripéties plus tard celui-ci lui donne l'adresse où livrer le tableau.

Celle de son véritable propriétaire.

Il y retrouve l'homme mystérieux dans le club déjà vu, lequel lui avoue que son père était membre du DJC et qu'il payait ses consommations avec des tableaux. En fait une sorte de prêt, Sang-jung ayant demandé que ses toiles fussent remises à son fils quand le bon moment arriverait.

Ce qui semble être le cas. Dong-hoon ayant de gros besoins d'argent pour régler ses dettes de jeu, raison pour laquelle il avait tenté de mettre fin à ses jours.

L'homme ne lui demande en échange qu'une seule toile, ''The Pearl''. Il s'avance vers celle-ci, la lacère, et en extrait une autre. Celle que Dong-hoon peignit dans l'atelier de son père.

 

Mais des hommes arrivent, eux sont sur la piste du DJC et leurs intentions sont inamicales. Le plus étrange, encore que le terme semble mal choisi, est que le chef de ce groupe ressemble à l'homme mystérieux comme s'ils étaient jumeaux.

                                  Fateful promise

La troisième partie débute alors que la Corée est une colonie japonaise. Nous découvrons les origines de W, batard de la famille impériale, profitant de la vie malgré les circonstances. il fréquente an particulier le DJC, club select où il rencontre une belle et mystérieuse jeune femme, J. Malgré que celle-ci lui ait interdit de visiter une partie des locaux il ne peut résister à la tentation et découvre  le Jubilée, cube mystérieux ressemblant à un aquarium, dont le liquide intérieur n'a pas besoin de parois pour tenir en place...

                                         Fate

Il ne s'attendait pas à un tel destin, à ce rôle, surtout pas après avoir été tué par les soldats japonais... la mort n'est donc pas irréversible, elle peut montrer son ombre pour que celui qui lui est promis puisse prendre une autre route, plus longue faute d'avoir une autre destination.

Qui est-il, qu'est-ce que le Jubilée, d'où vient le pouvoir de ce dernier ? Cette tétralogie montre sans expliquer. Pour en savoir plus il faut se plonger dans le manwha... À suivre donc !

Avec Lee Byung-hun (W), Han Chae-young (J)... 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 09:00

Der Blaue Engel – Josef von Sternberg - 1h47

Le professeur Rath est âgé, soixante ans à cette époque c'est beaucoup, il travaille toujours en enseignant l'anglais. Dans sa classe les élèves sont parfois dissipés, un jour il saisit la photo d'une certaine Lola-Lola que ses étudiants font circuler. Angst lui avoue qu'il va souvent, avec ses camarades, assister au spectacle de la jeune femme dans un cabaret répondant au nom de ''L'Ange Bleu'' où elle officie en tant que chanteuse.

 

N'écoutant que son sens du devoir le professeur décide d'aller rendre visite à l'artiste pour lui faire la leçon. La jeune femme l'écoute, attentive, et sait plaider sa cause, elle est belle, troublante, Rath est peu habitué à rencontrer des personnes comme elle, du coup, troublé, il laisse son chapeau au cabaret, alors qu'il trouvera dans sa poche une culotte de Lola.

Une bonne raison de retourner au cabaret pour revoir Lola qui le laisse de moins en moins indifférent, au point qu'il interviendra pour la protéger alors qu'un marin ivre se montre entreprenant. L'altercation devient une bagarre qui déclenche une descente de police. Rath se cache sous la loge de Lola, où il rencontre quelques-uns de ses élèves, lesquels vont le surnommer Unrath (ordure). L'incident clos il reste dans le cabaret pour assister au tour de chant de sa nouvelle amie, avec laquelle il termine la nuit. Le lendemain alors qu'il retourne à l'Ange Bleu il apprend que la troupe quitte la ville pour partir en tournée. Insupportable ! Du coup il demande sa main à Lola, qui accepte.

 

La vie conjugale du ''jeune'' couple est compliquée, Rath est le bouffon de la troupe, l'objet des railleries de chacun. La troupe revient à l'Ange Bleu, la situation du prof ne vas pas s'arranger, il est poussé sur scène, alors que ses anciens élèves sont dans la salle, où il est ridiculisé jusqu'à ce que le prestidigitateur lui casse des œufs sur la tête alors que sa femme est occupée avec Mazeppa.

 

Rath a un malaise. Alors que son ''épouse'' fait son numéro, il revient à lui mais quitte le cabaret pour errer dans les rues jusqu'à l'établissement où il enseignait. Dans la salle où il donnait ses cours il s'effondre dans l'obscurité, la honte et la solitude.

Ce film, le dix-huitième de Marlène Dietrich en fera une star, est le premier parlant tourné en Allemagne, c'est aussi le dernier qu'elle tournera dans ce pays. Les cinq autres films qu'elle tournera avec Sternberg le seront à Hollywood.

Alors que dans le roman de Heinrich Mann le personnage principal est le professeur, ici incarné par Emil Jannings, une grande vedette à l'époque, et récipiendaire du premier Oscar, le réalisateur privilégie Marlène, à juste raison tant son interprétation fut marquante, sa chanson et sa tenue hantent les mémoires de tous les cinéphiles.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 09:00
LILA
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 09:00

Science & Vie – HS270 – mars 2015

Anne Lefèvre-Balleydier

 

Les grands singes manient les outils, ils disposent d'une forme de langage et sont doté d'une mémoire qui ressemble à la nôtre, et, parfois, la surpasse. Que reste-t-il à l'homo sapiens se prétendant ''humain'' ? Le sens moral répondent philosophes et biologistes.

Certains primatologues distinguent chez les grands singes, dans leurs interactions sociales, des comportements qui pourraient être de l’altruisme, de l'empathie. Si le sens moral plonge dans notre sous-sol généalogique il pourrait exister dans le tronc commun des primates et pouvoir s'exprimer dans les diverses branches qui en émanent.

Reste à en faire la démonstration. La captivité rend la chose difficile, éthiquement et pratiquement, et l'observation in situ est ardue.

Depuis vingt ans David Watts et John Mitani étudient les chimpanzés dans le parc de Kibale, en Ouganda et assistent à cette scène. Après chassé ensemble ils se rassemblent pour partager le repas. Banal direz-vous ! Non, car ici il s'agit d'individus appartenant rarement à la même famille (déterminée par analyse ADN). Les chimpanzés volent rarement de la nourriture, le chasseur partage lui-même sa proie, parfois en enlève les os avant de l'offrir. Celui qui partage n'attend pas d'avoir le ventre plein, il répond rarement à des pressions et conserve son libre arbitre et le partage pourrait être motivé par un soucis de réciprocité indirecte élaborée.

Outre leur tendance au partage les grands singent s'avèrent capable de s'entraider sans attendre une contrepartie immédiate. Fréquemment en cas de confrontation entre deux mâles, un troisième réconforte le perdant, souvent les grands singes se réconcilient, évitant ainsi un nouveau risque d'attaque. Est-ce de l'altruisme ou la volonté pour le consolateur de se protéger ? Difficile à dire, mais les motivations de l'homo sapiens sont-elles toujours exemptes d'arrière-pensées ?

Il arrive qu'un jeune se retrouve orphelin, dans le parc de Taï, en Côte d'Ivoire plusieurs furent adoptés par des mâles, attitudes rares, les mâles étant rarement intéressés par les petits et allant parfois jusqu'à l'infanticide. Dans la moitié des cas il n'y avait aucun lien génétique entre les intervenants.

Des expériences menées à Kyoto ont démontré une vraie collaboration, une entraide faisant qu'un singe donnait à un autre un outil qu'il ne pouvait atteindre afin d'atteindre une récompense.

Alors, sens moral, empathie, ou comportements nés de l'évidence que l'entraide était nécessaire à la survie du groupe en général, à la sienne en particulier ?

[L'homo sapiens est-il jamais désintéressé lors d'action semblant l'être, n'est-ce pas un moyen de flatter son égo, de dominer celui qui au final est son débiteur ? L'instinct grégaire peut inciter à aider quelqu'un que l'on pense être de son troupeau, pour la survie de celui-ci, et, par conséquent, la sienne.]

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 07:51

Benjamin Ross & Barry Langford – 2015 – 6 x 52'

Londres 1827, une barque avance sur la Tamise et dans la brume, son pauvre fanal étant là pour être vu plus que l'inverse. Elle stoppe à côté d'une autre embarcation, deux hommes y maintiennent attaché un troisième et proposent à un marin de la première de l'égorger pour prouver qu'il n'est pas de la police fluviale.

Celui-ci se lève, prend appui sur la seconde embarcation, et la fait chavirer. Il s'agit en fait d'un policier, l'inspecteur John Marlott, qui enquête sur un gang de trafiquants d'opium. Enquête sous couverture parfaitement menée par un enquêteur à la redoutable efficacité.

Se débattant dans l'eau insalubre du fleuve londonien deux hommes atteignent la berge, mais le premier s'avance trop, il est pris dans des sables qui l'engloutissent, sans que le second, le policier, puisse le sauver. Trop s'approcher étant suicidaire.

Des policiers fouillent les environs pour mettre la main sur la cargaison des trafiquants, ils trouvent aussi un cadavre d'enfant. Marlott s'approche, l'observe, de près, quelque chose l'intrigue, et l'effraie, au point qu'il demande à ce que ce corps soit autopsié par le chef chirurgien de la région, Sir William chester.

À la morgue il s'enquiert des résultats obtenus et avoue à Sir William qu'il n'avait jamais eut affaire à une victime de meurtre ressemblant à celle-ci le chirurgien lui fait remarquer qu'il est impossible de tuer quelqu'un qui ne fut jamais vivant. Ce corps n'est pas celui d'un enfant, mais, ainsi que l'avait remarqué Marlott, un assemblage de cadavres, 7, désarticulés et réassemblés. Présent, le secrétaire d'état, l'équivalent du ministre de l'intérieur, intervient pour le prendre à part et lui demander que l'affaire ne soit pas ébruitée. Le lendemain

 

Le secrétaire d'état qui était présent demande à l'inspecteur de le suivre, il insiste pour que l'affaire ne soit pas ébruitée. Le lendemain les deux hommes se retrouvent et discutent de l'évolution nécessaire du système médical, la loi sur l'anatomie en particulier doit évoluer pour favoriser les vrais spécialistes et chasser les charlatans se parant de titres qu'ils ne possèdent pas tout en permettant à la faculté de disposer des corps dont elle a besoin. À nouveau le ministre devant à ce que l'enquête soit conduite discrètement, il pense que le ''puzzle macabre'' a été mis là par quelqu'un ne voulant pas la voir voter.

Marlott va donc être muté et devoir déménager. Il s'installe donc, déballe ses affaires, parmi lesquelles une espèce d'autel constitué de médaillons contenant l'un une photo, l'autre une mèche de cheveu d'une femme blonde dont il semble avoir été proche... Il allume une bougie.

 

L'enquête va être difficile pour Marlott. Récupérer autant de corps d'enfants est malaisé et demanderait du temps.

D'autant qu'il va s'avérer que huit corps différents furent utilisés. A-t-il affaire à un individu qui veut empêcher le vote d'une loi et laisser la médecine dans l'ombre de l'ignorance et de la superstition ou a-t-il un autre projet ? D'abord recenser les enfants disparus, son enquête le conduira à engager des gamins des rues, les mieux placés pour découvrir un indice ainsi qu'à retracer le trajet suivi par le corps dans la Tamise.

 

Mal reçu dans la brigade qu'il a intégré il hérite d'un enquêteur mal vu pour le seconder. L'affaire s'annonce compliquée, par son horreur autant que par ses à-côtés politiques. Lui ne fait que son travail et laisse sa conscience de côté.

La rumeur court parmi les enfants abandonnés, une créature sort la nuit pour chercher ses victimes. Malheureusement, pour lui, Marlott voit la syphilis qu'il croyait vaincue revenir, et le traitement au mercure provoque des effets secondaires, des hallucinations par exemple.

Quel est ce monstre ? Ce poème de William Blake, est-ce le bon indice ? À moins que ce ne soit Blake lui-même qui lui indique qu'il doit d'abord trouver la vérité de la bête... celui-ci meurt quelques heures après avoir rencontré Marlott, et lui lègue sa dernière œuvre, Le livre de Prométhée, laquelle lui sera apporté par une jeune femme répondant au non de Mary Shelley dont il ne découvrira le roman qu'ensuite.

 

Alléchant programme, non ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 08:16

Seutepanie La pointe - seuseuloeditions – 2015

Ce petit livre vous propose de faire connaissance avec le Corée, et plus particulièrement avec sa capitale, Séoul. Après quelques lignes de présentation où l'auteure évoque son premier voyage, son coup de foudre pour le pays et ses habitants. Ayant beaucoup appris elle se propose de nous donner, de manière ludique, un aperçu de la Corée moderne. Toutes les lettres sont passées en revues avec à chaque fois deux mots mis en opposition mais relevant du même domaine et illustrées par un dessin de Seutepanie. Ainsi quelque exemple que je rapporte ici il vous manquera les dessins.

 

Première lettre, sans surprise, le A, avec la complémentarité entre Ajumma et Agasshi. La première est une femme mariée à la présentation et au caractère rude. Il s'applique aussi maintenant au ''3ème sexe''. Vous aurez compris que l'agasshi et une femme non encore mariée. Et en Corée il est préférable de l'être avant 30 ans. L'illustration souligne que la première n'a plus d'effort à faire pour plaire alors que la seconde, toujours sur un marché concurrentiel, se doit de soigner sa présentation.

Le B est plus culinaire, soulignant que le pays est réputé pour ses Barbecues, certains restaurant parisiens maintiennent cette tradition, et le Bibimbap, riz (bap) mélangé (bibin) avec des légumes, des œufs... selon les régions, les goûts, les saisons.

 

L'alphabet défile, chaque lettre apportant son lot de révélations sur la vie quotidienne, les commerces, les fêtes, les musées et autres parcs, mais aussi sur la zone de démarcation avec cette impression d'une paix fragile, d'une guerre seulement endormie.

 

Une véritable mine qui s'achève sur le duel Zen/Zombie !

 

Avec en postface des renseignements pratiques et même des pages pour noter vos adresses préférées.

Reste à s'envoler pour Incheon...

 

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Corée
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 09:00
http://www.museummayervandenbergh.be/men.net

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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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