Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 09:00
Axolotl

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 09:00

A Lion is in the Streets – Raoul Walsh – 1953 - 88'

 

Nous sommes dans une petite ville du Sud, Hank Martin, est colporteur dans les bayous ce qui ne l'empêche pas d'avoir le coup de foudre quand il rencontre Verity Wade, la nouvelle institutrice. Il la convainc de l'épouser, à la suite de quoi ils s'installent sur le domaine de Jules Bolduc, avocat riche mais ami quand même de Hank. Lors d'un dîner chez Jules, Hank rencontre Robert J. Castleberry, qu'il accuse de tricher sur le poids acheté aux producteurs de coton, ce qu'il prouvera.

Incident : Jeb Brown, un ami de Hank, voyant un employé de Castleberry sortir un pistolet l'abattra. Arrêté il attend son procès, de son côté Hank fait la connaissance de Guy Polli, un gangster notoire qui a remarqué ses ambitions. Un attentat a lieu le jour du procès de Jeb, Hank le convainc pourtant d'aller témoigner malgré tout. Jeb décédera durant l'audience mais celle-ci sera un formidable tremplin pour Hank qui se présentera au poste de gouverneur.

Tout se présente bien, Castleberry est ruiné, Guy Polli a racheté en sous-main ses affaires, il veut aider Hank, à condition que celui-ci fournisse un alibi à Beach.

Au soir de l'élection, Snowden, le sortant, et Hank se retrouvent à égalité de comtés, c'est à l'assemblée de l'état de désigner le vainqueur. Mais Hank ne l'entend pas de cette oreille, il exhorte ses partisans à s'armer pour se rendre au Capitole afin de peser sur la décision.

Verity est atterrée par le comportement de son mari, elle fait appelle à Jules qui lui annonce que l'assassin de Jeb a été arrêté, c'est Beach, mais qu'il fut libéré suite au témoignage l'innocentant de Hank. Nouvelle que Jennie, la veuve de Jeb, va très mal prendre...

 

Le pouvoir rend fou, c'est bien connu, mais ses effets sont amplifiés chez quelqu'un dont l'éducation est trop carencée pour qu'il juge de ce qu'il convient de faire. Hank est emporté par sa réussite et la proximité d'un avenir encore plus radieux.

Un classique du cinéma moins connu que d'autres films de Walsh, et c'est dommage. Cagney est, comme si souvent, extraordinaire.

Un scénario inspiré de la vie de Huey Pierce Long, leader populiste des années 30 et figure de proue du fascisme aux états-unis.

Que serait-il arrivé s'il n'avait été assassiné en 1935 ? Heureusement nous ne le saurons jamais.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 09:00
Le Temps
Le Temps
Le Temps
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article
19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 09:00

Le vent souffle dans la rue Babiluka, vous savez, cette bise glaciale venant du fond des steppes où paissent ces chevaux habitués du froid de Mongolie qui règne dans les rues d'Oulan Battor.

Sur la place du marché, déguisé comme à son habitude, Diabolik se promène, reconnaissant les lieux de son prochain forfait. Il le sait, au premier étage de l'immeuble qu'il observe vit Kurt Cobain, le vrai, qui après avoir simulé son suicide, en quête du vrai nirvana, s'éloigna de l'occident vénal et toxique pour trouver le chemin de l'illumination sans passer par la case coke, pire que la case prison et qui lui coûta, si souvent, plus de 20 000.

Déjà en Australie le célèbre criminel avait failli rejoindre Kurt, alors en visite chez des aborigènes installé au cœur du quartier russe, rue du vison pourpre, de la capitale économique de l'Australie. La cohue des Jeux Olympiques aidant l'ex-chanteur avait pu lui échapper, cette fois pareille mésaventure ne se reproduirait pas, son plan était parfait, sa cible était repérée, son petit appartement n'avait qu'une sortie, s'enfuir par les fenêtres était impossible, Diabolik les avait collé avec de la superglue, cyanolite néoprène, vendue en pack de 3 tubes au Continent de son quartier.

Une volée de marche, le bois grince sous ses pas, bien qu'il fit attention de poser ses pieds le long du mur. Enfin il atteint le palier, la serrure lui résiste, il met une demie heure avant de comprendre que la porte n'est pas fermée.

Il se glisse dans le logis, referme, écoute... Un ronflement vient de la chambre, il s'avance, risque un œil. Une forme humaine est allongée sur le lit, Diabolik s'approche, dans la main il tient un objet pointu que la pénombre nous interdit de distinguer clairement.

Il s'assied, réveille son hôte en lui maintenant la bouche fermée.

- Kurt, tu me le signe cet autographe ?

L'autre marmonne des mots incompréhensibles.

Diabolik relâche la pression de sa main gantée.

- Tu t'es gouré connard ! C'est moi, Elvis !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
commenter cet article
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 08:16

미안하다, 사랑한다 (Mihanhamda, Saranghanda ) - Kim Jong-sik, Lee Hyeong-min – 2004 – 16 x 60'

Cha Moo-hyuk est d'origine coréenne mais a été adopté par une famille australienne à 2 ans. Il est persuadé que sa mère dut l'abandonner parce qu'elle n'avait pas les moyens de l'élever. Sa ''famille'' pourtant est plus violente que aimante, c'est pourquoi à 10 ans il s'enfuit et apprend à vivre dans la rue. Vols et autres escroqueries deviennent son quotidien, les touristes égarés, sa cible principale. C'est ainsi qu'il rencontrera Eun-chae qui accompagne Choi Yoon, chanteur en visite à Melbourne pour un reportage avec Kang Min-joo, autre vedette coréenne. Eun-chae est amoureuse de Yoon, qui lui préfère Min-joo ! Classique.

Non contente d'être triste la jeune femme se fait voler bagages et argent, désespérée, errant dans les rues, elle tombera sur Moo-hyuk, qui connaît la bande des voleurs en question et saura récupérer ce qui lui fut dérobé.

Quelques temps plus tard Cha est invité au mariage de son ex-petite amie, qui lui a préféré un homme riche. Ce jour là une tentative de meurtre sur le futur mari a lieu, celui-ci s'en sort grâce à l'intervention de Moo-hyuk, qui reçoit deux balles dans la tête. Les chirurgiens en retirent une mais la seconde, inaccessible, condamne le jeune homme à une mort prochaine. Un an lui promet-on, sans parler des violents maux de tête survenant n'importe quand.

 

Résultat de recherche d'images pour "i'm sorry i love you drama"

 

La jeune mariée, touchée par ce qui est arrivé, donne à son ami une forte somme d'argent et lui suggère de rentrer en Corée retrouver ses parents biologiques. Pourquoi pas ? Il découvrira que sa mère et son demi-frère, Choi Yoon, sont de grandes vedettes. La pauvreté ne fut pas la raison de son rejet ! Alors qu'il vivait misérablement en Australie, sa famille était riche. Comment ne pas se sentir rejeté, humilié, et désireux de se venger ?

Pour ce faire il va entrer dans la vie de Yoon, et donc retrouver Song Eun-chae pour laquelle il va éprouver un sentiment de plus en plus fort.

Un jour Choi Yoon a un accident si grave qu'il ne peut être sauvé que par une transplantation cardiaque. Moo-hyuk peut être satisfait, c'est une vengence parfaite.

Mais la vérité n'attendait que d'être découverte, et elle n'est pas celle que croyait Cha. Sa mère avait eu une liaison avec un homme marié, ses parents, redoutant un scandale qui mettrait en péril sa carrière, avaient chargé le père de Eun-chae, le chauffeur, de confier l'enfant, des jumeaux en fait virent le jour sans qu'elle le sache. Pire : on lui affirma que son enfant était mort-né.

Moo-hyuk a beau y penser, il ne voit qu'une solution, et, appelant Eun-chae il lui avoue ''I'm sorry, I love you''.

 

De drama à mélo il n'y a qu'un pas allez-vous penser. Et je ne vous dis pas tout ! Pourtant, malgré ce résumé, il ne baigne pas dans le pathos. Il fut un grand succès lors de sa diffusion et lança la carrière de ses vedettes, So Ji-sub en tête, que j'ai souvent revu depuis. Elles parviennent à montrer que malgré l'évidence d'une mort prochaine il est possible d'apprécier l'instant présent. Carpe Diem aurait dit Horace !

Sage maxime car même sans balle dans la tête rien ne dit que nous serons vivant dans une minute, une heure, une journée.

 

Vous manqueriez mes prochains articles, sans parler de ceux que je n'ai pas encore écrit, ce qui est encore plus triste.

Résultat de recherche d'images pour "i'm sorry i love you drama"

Connaître la fin n'empêche pas d'apprécier cette série, au contraire, le spectateur est lui aussi invité à savourer chaque scène, à suivre les comédiens, à vivre les situations, avec le plaisir de l'émotion. Un drama dramatique donc qui figure dans le haut de mon classement personnel.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
commenter cet article
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 09:00

Âméléon : Capacité de montrer une personnalité semblable à celle rencontrée alors que la nôtre est une coquille vide.

Analphabète : Je suis un nos mots comme ils disent.

Blasphaimer : Interdit c'est meilleur.

Bouseter : Récupération de sous produits animaux pour produire de l'énergie. Démonstration que n'importe quoi peut servir à quelque chose.

Cageôler : Embrasser pour enfermer, blottir pour retenir, promettre pour que l'autre et soit le gardien de notre obsession.

Cathortionnaire : Bourreau dont la religion assure qu'il détient la vérité et le droit d'arracher mensonges et illusions chez ceux qui ont une autre croyance.

Citoyhaine : Argumentation basée sur l'assurance que nul hors de la cité, ou du pays, ne détient les vraies ''valeurs'', les seules signant l'appartenance à une civilisation digne de ce nom.

Collegirl : Impossible de s'en débarrasser de celle-là, elle est pire que de la glue.

Connegnition : Tendance des cerveaux les moins performants à se satisfaire d'un savoir limité, rassurant, souvent faux.

Contentplatif  : Animal prenant une position de végétal pour retourner au niveau mental du minéral.

Créteenager : Plus un enfant, pas encore un adulte, désirant rester le premier en sachant qu'il ne parviendra pas à être le second.

Deathstiny : Chemin que l'on prend tous. Pour l'un il est court, pour l'autre c'est l'inverse, parfois semé d'embûches, quelquefois amenant à une grande renommé, à de prodigieuses richesses... qui finit toujours de la même façon.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
commenter cet article
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 09:00

Les Cahiers de Science & Vie N 152 – Avril 2015

                                                                          Anne Debroise

Les Lumières portent en elle tant de mythologie qu'il semble incongru de refuser l'éblouissement pour observer de plus près une époque apparemment dévolue à la raison, l'intelligence et le progrès.

Pourtant comme le souligne Isabelle Bourdial (Rédactrice en chef), le siècle de la raison fut également celui de la superstition et de la crédulité, que celui de la tolérance et des droits de l'homme coïncide avec l'âge d'or de l'esclavage, que la liberté d'expression était relative ou que le mouvement philosophique et humaniste fut, au début, restreinte à une petite élite intellectuelle.

Nulle lumière sans ombre, Voltaire lui-même n'était-il pas misogyne et homophobe ?

 

Le XVIIIe siècle, en occident, vit nombre de mutations, plus ou moins importantes, qui concourent à l'émergence d'un homme nouveau, tourné vers l'avenir, capable de penser par lui-même avec la volonté de prendre son destin en main. Évolution animée et soutenue par une élite de penseurs et de philosophes dont les idées s'infiltreront dans toutes les franges de la société.

 

 

 

Kant, dans son essai de 1784 intitulé Was ist Aufklärung ? Décrit les Lumières comme la sortie de l'homme hors de l'état de tutelle dont il est lui-même responsable. L'état de tutelle est l'incapacité de se servir de son entendement sans la tutelle d'un autre. Dès le début de XVIIie les philosophes rêvent d'une société plus prospère et plus juste libérés des dictats et dogmes de la société aristocratique et de l'Église. Les intellectuels du siècle précédant idéalisaient le passé, ceux de celui-ci se tournent vers l'avenir et croient au progrès de l'esprit humain.

Chronologiquement ses prémices s'observent vers 1680 avec les écrits de Pierre Bayle évoquant un ''siècle éclairé''. Les transformations intellectuelles s'opèrent à partir du décès de Louis XIV, en 1715. Les nouveaux dirigeants du pays seront plus faibles et plus sensibles aux idées progressistes.

Tout ça pour aboutir à la Révolution française de 1789 !

 

Le mouvement des Lumières visait le progrès de la connaissance et d'utiliser le raisonnement pour réformer la société en luttant contre les préjugés et l'irrationnel. Les savants l'initièrent, à la suite de Galilée, cherchant à découvrir des lois régissant le comportement de la matière usant de l'expérience et de la déduction logique. Les récits des grands voyageurs contribuèrent à élargir les vues de leurs contemporains en leur faisant connaître la grande variété d'organisations politiques existantes. Les philosophes usèrent de ces récits pour montrer qu'il existait plus d'un modèle social à suivre, et plus d'une religion respectable... [pour autant qu'une méritât ce titre]. Montesquieu s'appliqua à démontrer dans De l'esprit des lois, que les systèmes législatifs s'adaptent à la culture et à la géographie des peuples. Voltaire se battit contre le fanatisme religieux, Diderot avec jean d'Alembert, rassembla le savoir humain dans son Encyclopédie, non sans affronter censure et difficultés financières. Il s'agissait de démocratiser un savoir confisqué par quelques érudits.

Sur ce sujet il fut en opposition avec Voltaire, d'Alembert ou D’Holbach qui affichaient un profond mépris pour le peuple auquel ils ne s'adressaient pas. Diderot et Kant, d'origine modeste, pensaient que l'éducation devait s'ouvrir à tous.

La vision même du rôle du roi évolue qui pense de plus en plus au bien-être du peuple. Les conflits sont moins nombreux, moins pesant sur le quotidien des populations. Les gouvernements aménagent le territoire, créent théâtres, écoles et jardin dans les villes tout en éloignant hôpitaux et cimetières des centres urbains. l'État améliore routes et voies navigables, facilitant ainsi le commerce et la circulation de l'information.

Le climat se met de la partie avec la sortie du Petit Âge glaciaire. L'agriculture bénéficie d'améliorations dont certaines découlent de l'esprit rationnel des Lumières. De nouvelles cultures apparaissent, comme la pomme de terre et le maïs ; l'outillage progresse, la charrue est améliorée, la faucille remplace la faux. Rendements et production grimpent... ainsi, mieux nourrie, la population est plus résistantes aux maladies et épidémies. La population de la France qui stagnait aux environs de 20 millions atteint 28 millions vers 1780. la mortalité infantile régresse, l'avenir est donc moins redoutable. Un état d'esprit rejoignant celui des élites intellectuelles.

L'écrit s'est introduit presque partout. L'imprimerie a évoluée, des livres en petits formats, moins chers, sont diffusés. Les villes de province inaugurent des académies.

L'alphabétisation progresse jusqu'à dépasser 70 % dans certaines villes. Dans les campagne, qui abritent 80 % de la population, les Lumières, la connaissance et la raison n'atteignent qu'une minorité des population européennes.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 09:00

Fasandræberne - Mikkel Nørgaard – 2014 – 119'

Carl Mørck et Assad forment, avec Rose, leur secrétaire, le département V de la police danoise,spécialisé dans les affaires non résolues. Les Cold Case, comme on dit maintenant. Leur service n'est pas le plus respecté, loin de là, ils sont surnommés : l'alcoolique et l'arabe.

Ce soir là ils fêtent les 30 ans de carrière d'un collègue. Carl n'est pas motivé pour participer, il est peu sociable, Assad finit par le convaincre avec pour résultat de longues minutes d'ennui pour Carl qui quand il quitte les locaux est abordé par un homme qui lui demande s'il a lu ses lettres. Le policier élude la question, il a 50 cas attendant leur résolution ? Pourquoi ne pas revenir le lendemain ?

Dans la nuit son téléphone résonne chez lui, il faut pourtant que ce soit son fils qui le tire, non pas du lit, mais du canapé. Carl écoute puis s'en va. Jusque chez l'homme qu'il n'avait pas écouté et qui pour attirer son attention s'est tranché les veines dans sa baignoire en lui laissant un carton plein de documents relatif au meurtre de ses enfants, survenu vingt ans plus tôt. Une affaire qui pourtant se conclut par l'arrestation d'un jeune homme qui reconnu les faits mais ne fut condamné qu'à trois ans pour avoir agit sous l'effet de la drogue, bien aidé par le meilleur avocat, et le plus cher, du pays.

La certitude d'un père ne fait pas une vérité, pourtant Carl devine quelque chose derrière cette affaire. S'il a beaucoup de défauts il fait partie des bons flics, de ceux qui ont du flair et sont capables de s'accrocher pour comprendre, même si au passage il faut déranger quelques personnalités.

 

Petit à petit le département V va progresser, classer les documents, faire des recherches, trouver d'autres histoires, agressions, viols, meurtres, dans les environs du pensionnat de Griffenholm, faire émerger les noms de Pram Ditlev et Ulrik Dybbøl comme suspect, et celui de Kristen Marie Larsen, comme témoin de ce qui s'est passé 20 ans plus tôt. Celle-ci est portée disparue, en fuite pour en avoir trop vu. Heureusement son appel à la police fut enregistré et sera un début de piste, un fil qu'il faudra tirer pour que remontent...

Une affaire longue, difficile et violente, pas innovante sur le principe, quelques riches se croyant au-dessus des lois, mais dans un environnement, le Danemark, et une langue qui sans renouveler le genre lui donne un nouvel éclairage, un autre intérêt.

Les paysages sont beaux mais, là comme ailleurs, comme partout, le pire prédateur, dans les bois ou les rues, marche sur deux jambes.

 

La vengeance est un plat qui se cuit, très cuit, voire carbonisé !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 09:00

Yankee Doodle Dandy – Michael Curtiz – 1942 - 126'

 

Biographie autant qu’hagiographie La Glorieuse Parade  est la biographie, le biopic comme on dit aujourd'hui, de George M. Cohan.

Guerre oblige, encore qu'aux états-unis la glorification du pays et du drapeau soit une constante, comme s'il fallait rappelait ce qui unit les étasuniens, ce film met en scène l'idéal du rêve américain. Rappelant combien chacun peut, avec du travail, s'élever dans la société et réussir au-delà de ses espérances. Ce qui est vrai, quelquefois, et faux dans la majorité des cas. Il suffit de ne remarquer que les exemples allant dans le bon sens.

Ceci mis à part il reste un excellent film, magistralement mis en scène et interprété.

George M. Cohan rencontre le président afin qu'ensemble ils parlent de sa dernière production qui justement met en scène ce dernier. Prétexte parfait pour qu'à l'aide de flash-back nous suivions la vie de M. Cohan, de sa jeunesse à la fin du 19e siècle jusqu'à la façon dont il marqua Broadway avec le succès que l'on sait.

Grand talent que celui de GMC, bien peu connu en dehors de son milieu, personnage fascinant par son ambition et sa capacité de travail pour réussir à atteindre son but. Cagney est parfait comme chanteur et danseur, démontrant qu'il excellait dans d'autres rôles que ceux de gangsters implacables. Le caractère pourtant de George est assez simple à suivre, son talent est grand et les difficultés qu'il rencontre trop petites pour lui sans même que la fin de sa carrière ne montre le moindre risque qu'elle périclite. Il monte 4 à 4 les escaliers de la gloire.

L'important n'est pas là, il fallait cette année là montrer les qualités d'un homme, faire œuvre optimiste, entraînante, riche en musique et drapeau.

L'ensemble est daté, a vieilli, est longuet, il reste visible pourtant, avec nostalgie, une comédie musicale mettant en scène un de ses principaux artisans et si la légende est plus belle que la réalité, qui est-ce que ça dérange ?

 

Cagney gagna l'Oscar pour sa prestation, il méritait amplement cette statuette.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 08:08

Ófærð - Baltasar Kormákur – 2015 – 2 x 90' et 6 x 52'

Deux jeunes gens roulent à moto sur une route de campagne, le garçon aime la vitesse et sa copine le laisse faire, sans doute sont-il pressé de rejoindre leur nid d'amour pour y passer un moment d'intimité. Ce qu'ils font ! Quoi de mieux qu'un joint pour détendre l'atmosphère, pour se sentir bien ? Il n'empêche que la nature a des contraintes poussant le jeune homme à descendre aux toilettes, c'est là qu'il se rend compte qu'un incendie s'est déclaré dans le bâtiment et s'est déjà propagé...

 

Vendredi 6 février. Andri Olafsson visite le père de son ex-femme avec ses filles, elles ont le droit de voir leur grand-père, ce qu'il ignore c'est que Agnès, va venir, c'était prévu, mais avec son copain, Sigvaldi, ça ne l'était pas ! Impossible de l'éviter alors autant faire contre mauvaise fortune...

Plus tard il reçoit un appel, des pêcheurs viennent de trouver quelque chose dans leur filet qui devrait l'intéresser, après tout il est le chef de la police. Ce qui ne lui épargne pas de se sentir mal en découvrant un buste d'homme ! Il est probable que celui-ci a été jeté du ferry qui approche. André donne donc l'ordre que personne ne débarque. Incroyable qu'un crime de ce genre ait lieu dans endroit d'ordinaire aussi calme, et soumis à un climat si hostile, d'autant qu'une tempête s'annonce. Mauvaise publicité à venir pour l'endroit qui a entamé des pourparlers avec les Chinois qui souhaitent établir un port dans cet endroit. Islande et Chine ne sont pas voisins, loin de là, mais si des navires passaient par la voie polaire l'Islande serait à mi-chemin de l'Empire du Milieu et des USA. Certes il faudra des terrains, beaucoup, lesquels ont des propriétaires, qu'il faudra indemniser, et l'accord de tous, ce qui n'est pas encore fait. Loin de là !

 

La victime reste inconnu, la police doit interroger tous les passagers du Ferry, le plus vite sera le mieux. Pour l'instant ils restent patients mais ça pourrait ne pas durer. André monte à bord, et demande au commandant d'immobiliser son navire, il est possible que les jambes, bras et tête soit à bord. Mais l'embarcation est danoise, il faut un mandat d'un juge de ce pays pour le fouiller. En attendant l'enquête commence.

Andri examine les blessures, causées par un couteau de taille moyenne, 7 plaies, la même arme pourrait avoir servie pour couper les membres et la tête.

La tempête augmente, Agnès et son copain qui viennent en voiture de Reykjavík ont des difficultés ; l'école doit fermer, chacun doit rentrer chez lui avant qu'il soit trop tard. Les flics de la criminelle doivent arriver, du moins, devraient arriver. Impossible, leur avion ne pourrait atterrir... Andri va faire face à une situation qui s’aggrave, le commandant du navire laisse débarquer les voitures, dans l'une d'elle se trouve un membre d'une mafia lituanienne spécialisée dans le trafic d'êtres humains. Celui-ci parvient à prendre la fuite à bord d'un camping-car. Un véhicule non prévu pour affronter un tel climat et qui finit sur le bas-côté. La poursuite continue à pieds. Heureusement elle ne sera pas longue. Dans le feu de l'action les policiers n'ont pas vu que le camping-car n'était pas vide.

Qui est la victime, qui est l'assassin, quel est le mobile du crime, est-ce le seul problème qui soit arrivé avec le Ferry ? Les passagers ont été regroupés mais la cohabitation si elle doit durer posera des problèmes, Andri lui même est dans une situation personnelle complexe et n'a pas l'habitude de ce genre de crime. L'ambiance est glaçante et pas seulement à cause du climat, quand les gens sont nombreux, dans un petit espace et qu'ils peuvent penser qu'un tueur est quelque part, tout peut arriver. Surtout que dans le ferry se trouvait Hjörtur Stephenson, le jeune homme de la première séquence. Alors que son amie, Dani trouva la mort lui s'en sortit, même s'il fut soupçonné d'être responsable de l'incendie, et s'il affirme que quelqu'un l'a sorti des flammes alors qu'il était intoxiqué par la fumée.

Dani, était la sœur d'Agnès et leur père ne parvient pas à faire son deuil.

Le lituanien s'évade.

Un petit garçon, las des moqueries des filles de Andri, part, seul.

Les deux gamines essaient de le retrouver avertirles adultes.

Le buste disparaît après que des photos aient été diffusées sur les réseaux sociaux.

 

Bref, tout part en vrille. Et une avalanche menace.

L'Islande est un beau pays, difficile où l'obscurité prend ses aises, exactement ce qu'il faut pour donner une bonne série, à apprécier, au chaud.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Serie
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages