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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 07:40

Les manwhas existent depuis longtemps et eurent longtemps un grand succès dans leur pays. Depuis quelques temps pourtant la publication papier est concurrencé par l'édition en format numérique, gratuite, en ligne. Ce sont les webtoons ! Vous aurez compris que ce mot est la contraction de web et cartoon et représente l'accès à un nouveau monde pour la BD. Depuis leur apparition les rayonnages dédiés au papier se sont réduits, désormais les Coréens lisent les manwhas sur leur smartphone, faisant défiler les images d'un doigt, plus vite que ne le permet la lecture ancienne d'autant que le dessin prend, largement, le dessus sur le texte.

Ces œuvres sont mises à disposition gratuitement des ''lecteurs'', une façon de démotiver les pirates, les auteurs sont rémunérés grâce à la publicité et en fonction du trafic généré par les visiteurs. Un nouveau mode d'expression qui est autant un défi qu'un élargissement de leurs possibilités pour les dessinateurs. Le numérique élargit les horizons ouverts, physiquement, puisqu'il suffit d'un doigt pour voyager dans un dessin, aussi bien en hauteur qu'en largeur. Vous me direz qu'il manque la profondeur ! C'est vrai, pour l'instant.

Est-ce pour autant une renaissance de la BD ? Une réincarnation, une réinvention pour adopter les réalités d'un monde nouveau qui ouvre l'ancien et permet aux créateurs d'arpenter des chemins plus vastes avec des moyens plus importants, ceux-ci ne restant que ce qu'ils sont. Les crayons ne dessinent pas seuls.

Enfin, pas encore !

Cette remise en cause peut être mal accueillie par les tenants d'habitudes anciennes qui ont du mal à évoluer. Il n'est pas dit pour autant que l'ancien modèle disparaisse, il est possible d'apprécier l'un et l'autre.

Le plus simple est que vous vous fassiez une idée vous-même en en découvrant quelques uns, ne restez pas sur une premier impression, si elle est négative, et vous pourrez faire des découvertes intéressantes. Avec l'avantage, la facilité diront certains, que le lecteur n'a pas à se déplacer et qu'il est prévenu d'un nouvel épisode.

Et les webtoons français, et autres, me direz-vous ? Ce sera le sujet d'un autre article, ou pas.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Corée
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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 08:36

Quand il rouvrit les yeux ce fut pour n'apercevoir, à travers la pénombre, que les formes floues d'un environnement qu'il savait connaître sans qu'il put trouver le souvenir adéquat. Un bruit attira son attention mais si loin, perdu dans d'étranges échos en cascade, qu'il ne sut en déterminer la provenance. Difficilement il se mit debout, ses jambes étaient raides, son corps était glacé.

Debout il tenta de faire appel à sa mémoire, quel était cet endroit, pourquoi y était-il ? Des bribes d'images revenaient, se succédant sans qu'il en apprenne quoi que ce soit. Des formes passant, des mots dans ses oreilles murmurés ou hurlés par d'innombrables voix. Autant d'appels qu'il savait pouvoir comprendre sans que rien ne vienne soulever le drap opaque jeté sur sa mémoire.

Petit à petit cependant l'obscurité recula, il se découvrit sur une scène face à une salle circulaire à plusieurs niveaux encore prise dans l'ombre. En revanche il discernait clairement le décor derrière lui, le lit sur lequel il était et cette salle, d'un château sans doute, sans qu'il s'étonnât qu'elle parut si grande, à la taille de la réalité, rien à voir avec les trompes l’œil théâtraux.

Des mouvements lui apprirent qu'il n'était plus, si tant est qu'il l'ait jamais été, seul. Une bougie apparût, s'allumant seule, puis une autre, et une suivante, jusqu'à ce qu'il y en eut suffisamment pour qu'il distinguât une foule devant lui, comme sur les places assises et couvertes. Des regards tournés vers lui sans qu'il voit mieux qu'obscurité à la place des yeux. Cet endroit était à lui, était lui, il l'avait arpenté si souvent. Il se souvenait maintenant, ces vers qui coulaient de lui venant sans qu'il ait jamais su d'où, et ce souffle qui emportait son imagination sans qu'il put lui résister.

 

Dans son dos des pas raisonnèrent, se retournant il découvrit des hommes et des femmes venant vers lui, vêtus des costumes qu'il avait dessinés pour eux mais dont les visages étaient pâles et inexpressifs. De près il lui apparurent creusés par le temps et l'oubli ; leurs tenues étaient terreuses et parfois tâchées de sang. Une forme se détacha du groupe, blonde dont les cheveux semblaient encore trempés. Diaphane comme le sont les regrets dont on ne parvient pas à avoir honte.

Il la reconnut, sourit, comprit qui il était, seul mais aussi tout ceux qui l'entouraient, le regardaient, l'attendaient...

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 08:10
Mâcon - 2015
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Mâcon - 2015
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 07:59

ou Le Lit et le Sofa  - Третья Мещанская - Abram Room - 1927

Au sous-sol du numéro 3 de la rue Tretia Mechtchanskaia, Moscou, Nikolaï Batalov, surnommé Kolia, et Liouda Semionova, commencent leur journée. Lui est chef d'équipe sur le chantier du Bolchoï, elle, se consacre aux tâches ménagères et à son mari qui se flatte de permettre à son épouse d'avoir une vie aussi intéressante.

Volodia Foguel, typographe, travaille dans l'imprimerie du Journal de l'ouvrier. En cherchant un logement il retrouve Kolia, un ancien camarade avec lequel il a combattu dans l'Armée rouge.

Le concierge a beau souligner qu'il n'a pas le permis d'habitation indispensable et sa femme être méfiante, Nikolaï décide d'héberger Volodia dans leur minuscule appartement, lui proposant le canapé.

 

Le 9 juillet, Kolia reçoit un téléphonogramme l'envoyant en province pour une mission. Sans se poser de question ni se préoccuper de Liouda il part. Comment penser que celle-ci pourrait lui être infidèle, n'est-il pas plein de qualités ?

 

Volodia reste donc seule avec la compagne de son ami et ne peut s'empêcher de la trouver charmante. Celle-ci s'ennuie et finit par trouver quelque plaisir à la présence du nouvel arrivant qui l'aide dans la maison et lui fait même prendre son baptême de l'air, le 14 juillet, pour la fête de l’aviation. Il l'emmène au cinéma. Bref il s'occupe d'elle comme Nikolaï ne savait pas le faire. Bref ce qui doit se passer arrive et quand Kolia revient son ami lui avoue qu'il n'aurait jamais dû s'absenter... Le cocu maîtrise ses réactions mais prend ses affaire et va s'installer dans son bureau quelques jours avant, pour cause d'inconfort, revenir chez lui.

Pour dormir sur le canapé !

Le temps fait son œuvre, les deux hommes redeviennent amis, Volodia se montre moins tendre avec Liouda qui, lucide, tente de se rapprocher de son mari. Finalement quand elle se retrouvera enceinte les deux hommes lui conseilleront de ne pas garder l'enfant. Elle accepte mais une fois dans la salle d'attente ne peut supporter cette ambiance. Ne lui reste de solution que de partir en laissant les deux hommes ensemble.

 

Ce n'est pas à elle de se satisfaire du canapé !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 08:00

Les Dossiers de La Recherche N° 2

La vie sur Mars

Jean-François Haït

 

La vie, dans les premiers temps de Mars, aurait-elle pu apparaître sur cette planète ? Planétologues, biologistes et chimistes répondent positivement, réponse encore spéculative.

Quel était l'aspect de Mars durant sa jeunesse (son premier millénaire) ? Difficile de le savoir avec précision, comme le principe consistant à chercher des formes de vies semblables à celles que nous connaissons. Basée sur des extrapolations l'enquête exploite les indices dont elle dispose.

Première condition indispensable : la présence d'eau. Elle joue le rôle de solvant et concentre les molécules disponibles, augmentant la probabilité de réactions chimiques. Si sur Terre elle fut toujours abondante, ce n'est pas la cas sur la planète rouge même si la découverte de phyllosilicates prouve une présence ancienne. Plusieurs sites recelant cet argile ont été repérés se trouvant sur des terrains dont l'âge avoisine les 3,8 M d'années.

On ne connaît ni l'importance ni la durée des épisodes d'eau liquide sur Mars précise Nicolas Mangold. Peu importe puisque la vie a pu apparaître cent millions d'années après la formation de la Terre. Quelques millions d'années suffirent. Sur Terre les traces les plus anciennes de bactéries fossiles ont été trouvées en Australie, incluse dans des roches vieilles d'environ 3,5 milliards d'années.

Deuxième condition : la présence d'une atmosphère. Elle exista forcément puisque l'eau qui a coulé à la surface de Mars ne s'y maintint que grâce à une pression atmosphérique suffisante.

De celle-ci aujourd'hui ne reste qu'un vestige. Quand et pourquoi disparut-elle... La planète se refroidissant vit son champ magnétique disparaître, or celui-ci la protégeait des vents solaires, ceux-ci purent ensuite ronger l'atmosphère jusqu'à la faire quasi disparaître. Sa pression aujourd'hui est à 6 millibars. L'effet de serre disparu Mars se refroidit et est bombardée de particules cosmiques et par le rayonnement ultraviolet du Soleil.

La surface devenue inhospitalière, la vie, pour perdurer, due se réfugier dans les profondeurs.

 

Troisième condition : un climat suffisamment clément pour qu’une vie puisse se développer. Quelle était la température de l'atmosphère ? En aucune façon elle n'atteignit celle de la Terre, pour autant la vie, une fois née, aurait pu s'adapter et évoluer.

Ces conditions réunies, comment les composants de base du vivant terrestre seraient-ils apparus ? En provenant de l'espace par exemple. Mars, comme notre planète connu un abondant bombardement de météorites dont certaines, les chondrites carbonées, sont riches en molécules organiques de toutes sortes. Un scénario simple mais dont la plausibilité est remise en question.

Ces mêmes molécules organiques auraient-elles pu se former directement sur Mars ? Azote, dioxyde de carbone, méthane, sulfure d'hydrogène ou ammoniac, entre autre mais principalement, auraient pu exister puis se combiner pour former des molécules organiques dans une ''soupe prébiotique martienne''.

Ceci admis, la vie nécessite d'autres conditions, et premièrement la faculté de se reproduire. Il lui faut un apport d'énergie suffisant et permanent. Le Soleil pouvait remplir ce rôle.

Les questions restent posées, des réponses sont apportées mais aucune démonstration encore. L'avenir nous en apprendre, peut-être, davantage.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 07:33

냄새를 보는 소녀 – Baek Soo-chan – 2015 – 16 X 60' D'après la BD de Lee Hee-myung

Choi Eun-seol a faim, elle est pressée de rentrer chez elle. Le portail, la porte, elle entre, tout este encore normal.

Ce qui l'est moins est la présence de cet homme en noir devant elle en train de tirer sur le parquet le corps de sa mère.

Sur la cuisinière le repas chauffe.

L’homme s’approche de la jeune fille tétanisée, lui attrape la gorge, serre... mais l'horloge sonne, il est surpris, Eun-seol s'enfuit. Elle a le temps de prendre quelques mètres d'avance. Mais la nuit et la pluie ne l'avantage pas, l'homme est presque sur elle... Une route, elle traverse sans regarder et se fait renverser.

Son agresseur regarde la scène, impossible de s'approcher, trop de monde, il s'échappe silencieusement.

Deux hommes se croisent dans un couloir de l’hôpital, un visiteur et ce qui semble être un médecin. Le plus jeune vient voir Eun-seol, admise après un accident de bus, et lui apporter des galettes de riz épicées. Quelques mètres plus loin il trouve sa sœur, elle semble dormir, il l'interpelle mais elle ne répond pas. La prenant par l'épaule il s'aperçoit qu'elle porte une blessure à la gorge et a perdu beaucoup de sang...

Sur une plage un couple de pêcheurs est retrouvé mort, leur fille, Eun-seol est dans le coma, suite à un accident, elle a été heurtée par une voiture. La police n'avait pas joindre les parents de la jeune fille et avait tenté de les retrouver. Ce qui est donc fait, dans des conditions inattendues.

193 jours plus tard Eun-seol sort du coma, et découvre un monde extraordinaire autour d'elle. Des choses étranges volent en tout sens semblant provenir des plantes, des objets, de tout et n'importe quoi. Les médecins pensaient qu'elle ne sortiraient jamais de son état, ils n'expliquent pas non plus pourquoi son œil gauche est devenu bleu.

Autre ''nouveauté'', elle ne se souvient de rien, et l'homme qui la serre dans ses bras en se disant son père ne lui évoque rien. De plus elle a changé de nom, désormais elle se nomme Oh Cho-rim.

La vie reprend, pour dissimuler son œil anormal elle porte une lentille de contact qui en dissimule la couleur. Maintenant elle sait que ce qu'elle voit désormais, ce sont les odeurs. Qualité dont elle se sert parfois.

L’officier Choi Moo-gak est un jeune policier à la recherche de Kang Sang-moon dont la capture est mise à prix pour une somme importante. Eun-seol travaille dans un théâtre, elle est la dernière recrue, la plus jeune, et rêve de devenir vedette, comique. Une audition va avoir lieu pour la troupe de la Grenouille. Troupe dont l'avenir est compromis si elle ne parvient pas à attirer davantage de spectateurs. Dans son épicerie Choi voit arriver l'homme qu'il recherche, s'apprête à l'arrêter. À lui la prime, l'avancement... mais il s’endort. Jamais il n'aurait dû se trouver là, lui qui n'est qu'un agent de la circulation. S'il veut enquêter sur des meurtres c'est que sa sœur a été assassinée, dans un hôpital où elle avait été admise suite à un accident de bus.

Eun-seol est distraite, tout à ses pensées et à sa future audition elle ne regarde pas devant elle alors qu'elle conduit, ce qui l'amène à faire une fausse manœuvre et à provoquer la chute d'un motard. Qui se trouve être l'officier Choi.

Nos héros se rencontrent donc enfin, il était temps ! Choi tentait de suivre un criminel, son véhicule étant hors d'état il prend la voiture de Eun-seol, qui monte avec lui. Puisqu'elle est là pourquoi ne pas l'aider ? Le talent qu'elle possède lui sera bien utile.

Malheureusement les efforts de Choi seront bénéfiques à d'autres policiers. Ce qui n'empêche pas qu'il doive se faire examiner, sa rencontre avec sa nouvelle partenaire lui ayant ouvert le crâne et démis le bras. Choses qui ne le dérangent pas puisqu'il ne s'est rendu compte de rien. Il souffre en effet d'Analgésie : il ne ressent pas la douleur.

Le couple est donc bien assorti !

À nouveau Choi heurte un homme en blanc, il ne le reconnaît pas mais l'autre, si.

Après avoir bu un café ils se séparent, le policier entend derrière lui une femme interpeler sa partenaire d'un moment, et le nom le fait sursauter, c'est le sien, et le prénom est celui de sa sœur. Pourtant Eun-seol affirme s'appeler Ho...

 

Choi profite malgré tout de son succès pour demander à faire partie des détectives, c'est important pour lui qui veut retrouver l'assassin de sa sœur. Le chef lui demande de faire ses preuves, il a dix jours pour résoudre un cas ; de son côté Eun-seol doit trouver un partenaire pour l'audition, or elle est seule. L'un et l'autre sont donc confronté à une situation difficile dont il doit sortir vainqueur.

Il ne leur reste qu'à comprendre qu'ils peuvent s'entraider ! Il suffit d'une petite erreur de destinataire d'un SMS.

 

L'histoire était entendue: l'un aide l'autre pour son audition, l'autre aide l'un pour son enquête. Mais nous savions déjà qu'ils allaient s'entendre.

Les couples improbables sont nombreux dans les séries mais je ne me souviens d'aucun présentant ces spécificités. L'enquête peut démarrer, chacun aura compris qu'il y eut méprise de la part de l'assassin, il s'est trompé de Choi Eun-seol. Mais pourquoi la survivante croit-elle s'appeler Ho ? Et pourquoi le tueur enferme-t-il ses victimes pendant une semaine ?

Si vous voulez des réponses vous les trouverez .

Un drama entre comique et policier, associant charme, bonne humeur et suspens. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Drama Corée
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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 08:00
Nuit sur la Saône (Saint-Laurent-sur-Saône)
Nuit sur la Saône (Saint-Laurent-sur-Saône)
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 07:11

Slvain Meyniac, jean-François Cros

mise en scène : Éric Civanyan

Pierre maillard est un avocat dont la vie est rythmée par sa rigueur et ses tocs, il ne peut supporter qu'il manque un stylo, que son cochon-tirelire ne soit pas à sa place, que l'honnêteté ne soit pas scrupuleuse. Il est à la veille d'un important procès qui va déterminer son avenir. Lui qui ne pense qu'à être envoyé à Londres pense que de sa réussite dépend cette mutation.

Tout est en place, il a tout vérifié, et revérifié, il y a une chose qu'il ignore pourtant, c'est que ses associés sont malhonnêtes et veulent qu'il perde, ce qui leur rapporterait beaucoup d'argent, tout en permettant de le virer pour faute. Pour ce faire ils s'introduisent de nuit dans le cabinet et vont changer une importante pièce du dossier que Maillard doit apporter et qui est censé assurer son triomphe.

La journée commence, Pierre arrive, énervé comme à l'habitude, de mauvaise humeur, stressé et tout ce que vous voudrez, il découvre une nouvelle secrétaire, en effet aucune ne peut rester et supporter ses exigences plus d'une ou deux semaines. Le pire est qu'il connaît celle-ci pour avoir eu une relation avec elle quelques années plus tôt.

Tout va donc de mal en pis, surtout quand Maillard se rend compte que quelque chose est bizarre, n'a-t-il pas déjà signé ces papiers que lui présente la nouvelle secrétaire, son patron n'est-il pas déjà venu lui piquer un cigare, et cet homme qui vient le voir pour lui parler de quelque chose d'important. Mais il n'a pas le temps, pas aujourd'hui, prenez rendez-vous avec ma secrétaire !

Ainsi commence, rapidement résumée, la pièce de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros. Créée en 2013 au Théâtre des Bouffes Parisien. Je l'ai vu avec Laurent Gamelon dans le rôle de Pierre Maillard, Zinedine Zoualem dans celui de Michel Verdier, cet homme qui ne comprend pas pourquoi il se retrouve devant la porte de l'avocat alors que la femme, ou devrais-je dire, la veuve... mais je vous en ai déjà trop dit, et je ne voudrais pas que vous relisiez encore et encore cet article, bien qu'il le mérite.

 

Non ?

Recommencer une situation encore et encore est un bon point de départ de comédie, celle-ci tient autant sur son histoire que sur l'énergie, et le talent, de ses interprètes. 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu theâtre
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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 08:00

Déconomiste : Personne auto-proclamée spécialiste de l'économie alors qu'elle ne sait pas compter. Souvent présente dans les médias.

Éboueur : Pilote déchets.

Igloo : Gel house rock.

Limythes : Créatures hideuses incarnant la frontière de mondes ou sociétés qu'il convient d'éviter, et peu importe si elle nous voit de la même façon.

Lordure : Seigneur d'un peuple vivant dans un monde de déchets au point de ne plus pouvoir le quitter par défaut de savoir en imaginer un autre.

Rêvisionisme : Tendance à repeindre le passé pour qu'il coïncide à l'image du présent que l'on veut réelle à n'importe quel prix.

Ruminance : Besoin de copier aujourd'hui sur hier avec la certitude que demain sera identique.

Smartfaune : Population imaginant que disposer d'un appareil lui permettant de communiquer lui donnera les moyens de se faire comprendre.

Stigmatisation : Aimer montrer du droit. Souvent dénoncée par qui prétend en être la victime.

Subjugtif : Être sous un charme si évident que les autres ne le voient pas.

Terremythière : Planète dont une majorité d'habitants préfère la simplicité niaise et rassurante au sein d'un nid d'illusions à la réflexion exigeant de regarder une réalité moins sommaire.

Utopitre : Individu imaginant une société radieuse où tous les individus seraient amicaux, d'où violence et égoïsme seraient bannis.

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Publié par Lee Rony - dans Mon dictionnaire
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 07:57

사랑따윈 필요없어 Lee Cheol-ha – 2006 - 119'

- Quel âge a-t-elle ?

- 20 ans, elle hérite de tout puisqu'elle est la seule héritière. Elle recherche son frère, il pourrait hériter lui aussi.

LOVE ME NOT

Elle dépose une rose rouge sur le cercueil, sent que tous la regarde avec des yeux froids comme la neige qui recouvre le sol.

LOVE ME NOT

Julian sort de prison, Micky l'attend. Quand à Ryu jin il est dans la voiture, dans son urne funéraire ! Il va tenter de retrouver ses amis, en justifiant son absence par un séjour à l'étranger. La vérité nuirait à son personnage. Mais le temps n'a pas effacé l'argent qu'il doit et pour gagner du temps il signe une reconnaissance de dettes de 6 mois signée de son empreinte trempée dans son sang. Il est heureux de reprendre ''sa''place, son rôle auprès de filles riches.

Dehors pourtant il n'a pas que des amis ! Et devoir 2,87 millions de dollars risque de lui compliquer la vie, sans compter les intérêts. S'il ne rembourse pas, rapidement, son avenir est compromis.

Le téléphone était celui de Ryu jin, mais puisqu'il sonne pourquoi ne pas décrocher ? Son interlocuteur se présente comme Park Ki-young, l'avocat de son père, puisqu'il croit parler à l'ancien propriétaire du portable. Il appelle au sujet de l'héritage. Julian fouille les affaires de son défunt ami, se souvient de la sœur dont il parlait dont ils ont des photos, des films, et les souvenirs de ce qu'il racontait.

Est-ce la chance qui frappe, au téléphone ? Julian imagine prendre la place du mort, avec son ami, Micky, devenu Kim Tae-ho pour les besoins du rôle, il se présente au domicile ''familial''.

Il est accueilli par l'avocat et M.Oh, gérant, et régent, de l'entreprise paternelle, accessoirement le futur mari de Min.

Preuve doit être apporté que Ryu-jin est bien celui qu'il prétend être. Remémorer quelques souvenirs sera insuffisant, d'autant qu'ils sont quelques peu flous. Il en appelle à Min, sa sœur. Elle devrait attester de son identité. La seule réponse de celle-ci est de ne pas laisser des étrangers entrer dans sa maison. Mais ''jin'' entend jouer son rôle jusqu'au bout et offre à Min une boule à neige musicale qui devrait lui remettre en mémoire le temps où ils vivaient ensemble, avant que leurs parents ne divorcent et les séparent. Pour Min, sa mère et son frère sont morts à cette époque, il y a 16 ans. À cette époque elle n'était pas aveugle, c'est plus tard qu'une thrombose cérébrale manque de l'emporter, lui laissant ce handicap.

LOVE ME NOT
LOVE ME NOT

''jin'' reste, il veut convaincre Min et s'essaie au rôle de grand frère tendre et autoritaire, voulant apprendre la vie à sa sœur.

Un vrai rôle de composition.

Sous la surveillance de son usurier qui veille à ce que ses intérêts ne soient pas oubliés.

Le faux frère et la vraie sœur vont ensemble à la foire, s'amusent, elle s'essaie au tir, sans grand succès, goûte une barbe à papa, ils passent un moment ensemble, se rapprochent. Pour Julian les choses avancent favorablement, jusqu'à ce qu'il accompagne Min à l'hôpital et ne reconnaisse pas le médecin.

 

Sans parler de l'opération qui pourrait lui rendre la vue, si seulement...

 
LOVE ME NOT

Étrange duel, une partie d'échec qu'aucun des deux joueurs ne paraît vouloir gagner. Le danger de tenir un rôle longtemps est de s'apercevoir qu'il est plus proche de soi qu'on le pensait, que celui que l'on croyait être n'était qu'un personnage encore plus faux.

Ce film, inspiré d'un drama Japonais I Don't Need Love, Summer (愛なんていらねえよ、夏 Ai Nante Irane Yo, Natsu ) deviendra en 2013 une série coréenne ''This winter the wind blows''. L'article était prêt mais autant poster celui-ci avant.

 

Affirmer ne pas croire en l'amour n'empêche pas de le rencontrer et, à travers lui, de devoir affronter celui que l'on est, les actes du passé et leurs effets dans le présent, effets qu'il est impossible de combattre sans devoir laisser tomber le(s) masque(s). force et faiblesse peuvent alors s'inverser.

Moon Geun-young est restée une vedette en devenant adulte, c'est rarement le cas.

Moon Geun-young fêtera ses 29 ans le 6 mai prochain. Avec 18 ans de carrière, et de succès, elle est une des actrice de Corée du Sud les plus populaire. Et c'est mérité.

Je vous présenterai prochainement son dernier, en date, drama : The Village : Achiara-s secret. Et je ne compte pas m'arrêter là !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma Corée
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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