Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 07:11

La Recherche hors-série 14 : La Lumière

 

La maîtrise de la lumière promet des innovations extraordinaires. La science-fiction n'est que la vitrine du futur. Par exemple, la cape d'invisibilité ou le détournement des ondes sismiques pour limiter séismes et tsunamis.

 

En 2012 David Wineland et Serge Haroche partagent le prix Nobel de physique pour des travaux considérés comme une avancée dans l'observation des propriétés de la lumière et de la matière. Ceux-ci portent sur l'optique quantique qui étudie les propriétés fondamentales des atomes et de la lumière en interaction. Il s'agit d'enfermer des grains de lumière dans une cavité recouverte de miroirs entre lesquels les photons rebondissent et de se servir d'atomes pour observer le passage de l'échelle quantique à l'échelle macroscopique. La manipulation, sans les détruire, de particules uniques, ions ou photons, a été récompensée par le Nobel.

Ces recherches démarrent dans les années 1990, par l'observation de la décohérence : la disparition des effets quantiques, provoquée par les interactions des systèmes quantiques microscopiques avec le monde macroscopique, elles furent suivies, dix ans plus tard, par l'observation, pour la première fois, de photons. Prouesse notable, un détecteur voyant un photon en l'absorbant, donc en le détruisant. Il fallait prolonger la survie du photon au-delà de la centaine de microsecondes. L'expérience peut sembler sans autre utilité qu'elle-même, mais au fil des progrès apparurent des applications que personne n'attendait. David Wineland put ainsi construire une horloge cent fois plus précise que les horloges à césium, elle ne dérive que d'une demi-douzaine de secondes en 14 milliards d'années, l'âge de l'univers ! L'optique quantique engendra une discipline nouvelle : l'information quantique, avec des applications en cryptographie et la perspective de construire un ordinateur quantique. Pouvoir conserver assez longtemps un système quantique formé de milliers d'atomes placé dans leur propre superposition d'état permettrait de disposer d'une puissance de calcul extraordinaire, utile par exemple pour la factorisation de grands nombres.

Serge Haroche fut l'élève de Claude Cohen-Tannoudji, Nobel 1997, lequel fut celui d'Alfred Kastler, Nobel 1966, une lignée due à la structure de l'École normale supérieure qui dispose d'un important vivier d'étudiants en permettant aux chercheurs confirmés de travailler ensemble en combinant leurs compétences. Système établi également au National Institute of Standards and Technology de Boulder où travaille David Wineland et son équipe.

À la fin de son interview, avec Denis Delbecq, Serge Haroche n'oublie pas de rappeler que si le Nobel récompense un chef d'équipe, il ne faut pas oublier celle-ci.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 07:50

Paolo Sorrentino – 2015 - 118'

Quel meilleur endroit pour passer quelques semaines de vacances loin du monde, autant que faire se peut, subir quelques examens et autres traitements pour rester en forme, que cette station des Alpes Suisse où chaque jour coute une ''petite'' fortune. Mais ceux qui viennent là ne se soucient pas de ce détail, ils ont les moyens.

Pour l'instant.

Parmi les curistes se trouvent deux octogénaires, même si l'un ne l'est pas encore tout à fait. Amis d'enfance dont la fille de l'un, Fred, est l'épouse du fils de l'autre, Mick. Entre autres événements le mari va quitter son épouse alors qu'ils s'apprêtent à partir en vacances sur une île lointaine. Tout cela parce qu'il est tombé amoureux d'une chanteuse de variétés. Du coup la fille en question reste en Suisse avec son père, lequel est aussi son employeur.

Fred Ballinger est compositeur et chef d'orchestre, reconnu mondialement pour son travail. Justement ce matin-là il discute avec un envoyé de la reine d’Angleterre qui voudrait l'anoblir, elle demande simplement qu'il vienne à Londres pour diriger personnellement une composition que le prince Philippe aime beaucoup : simples songs. Or Fred refuse, non qu'il déteste la reine, la royauté, ou la soprano choisie, Sumi Jo, mais pour ''raisons personnelles''. Il faudra attendre la fin du film pour qu'il en dise davantage, je ne vais donc pas vous en parler ici.

De son côté Mick Boyle est un réalisateur qui connut son heure de gloire, quelques années plus tôt, et qui est là avec une équipe de scénaristes pour préparer sa prochaine œuvre, un film testament qui devrait être le point d'orgue de sa carrière. Laquelle depuis quelques temps s'est détournée du succès, à moins que ce ne soit le contraire. La vedette est déjà choisie, et les producteurs n'ont acceptés le projet que grâce à elle, Brenda Morel doit sa carrière à Mick qui la lança quelques décennies plus tôt. Brenda Morel qui viendra sur place lui annoncer...

Outre ces compères, sont aussi présents Jimmy Tree, un acteur venu préparer son prochain rôle : Hitler, lui dont on se souvient pour avoir incarné un robot, Q, sans remarquer qu'il participa à de biens meilleurs films ; un homme qui ressemble à Diego Maradona, sans être nommé, obèse, marchant difficilement, toujours suivi d'une infirmière avec une bouteille d'oxygène mais qui retrouvera, pour un moment son habileté en jouant avec une balle de tennis, l'envoyant de plus en plus haut. Arrivera Miss Univers, qui se montrera plus intelligente qu'attendu. Bref, une ménagerie dans un parc loin de ses habitudes, le cadre idéal pour se laisser aller à asséner des vérités trop longtemps dissimulées.

Quand aux conséquences...

Le film de Sorrentino est sur le temps qui passe, le coût de la réussite, et de l'éloignement de celle-ci. Distribution haut de gamme, Michael Caine, Harvey Keitel, Jane Fonda... Réalisation alternant le m'as-tu vu et les plans inspirés, l'agressivité, le ridicule et l'émotion. 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 07:56
Crypte - Dijon
Crypte - Dijon
Crypte - Dijon
Crypte - Dijon
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article
12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 07:44

El Orfanato – Juan Antonio Bayona – 2008 – 106'

Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres

enfants qu'elle aimait comme ses frères et sœurs. Adulte, elle

retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans,

Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison et d'en faire

un lieu d'accueil pour enfants handicapés. La demeure réveille

l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges

jeux avec "ses amis invisibles". Le jour de l'inauguration du

nouvel établissement, une dispute éclate entre Simon et Laura :

Simon refuse de descendre pour accueillir les nouveaux arrivants

(les enfants handicapés) ; refusant de céder à un caprice, Laura

laisse Simon seul et va s'occuper des invités. Après la fête, elle

retourne voir Simon et s'aperçoit qu'il a disparu...  Véritable

machine à engranger les prix dans les festivals, ainsi que plus

gros succès de l’histoire du cinéma espagnol, L’orphelinat se

présente comme la somme de tout ce que le genre horrifique

ibérique a produit de mieux ces dernières années. Puisant son

inspiration première dans l’oeuvre d’Henry James (Le tour

d’écrou entre autres), ce premier long métrage de Juan Antonio

Bayona fait immédiatement penser à des films aussi aboutis

que Les autres d’Alejandro Amenabar,Fragile de Jaume

Balaguero, L’échine du diable de Guillermo del Toro - ici

producteur - ou encore, pour remonter plus loin dans le temps

aux Innocents de Jack Clayton. On y retrouve notamment une

grande demeure à l’écart du monde ayant abritée des enfants,

des fantômes qui hantent les lieux, des personnages torturés par

un passé trouble et surtout une haute teneur métaphorique

entretenue par un twist final bouleversant.

Dépourvu de la moindre originalité, ce jeu de piste cérébral et

psychologique est toutefois d’une diabolique efficacité et d’un

classicisme parfaitement assumé. Racée, la réalisation de

Bayona épouse adroitement les entrelacs d’une intrigue

tarabiscotée : sachant se faire intimiste lors de la présentation

des personnages, le cinéaste nous procure également quelques

belles montées d’adrénaline grâce à des ressorts horrifiques

simples mais ayant fait leurs preuves (comme la peur du noir ou

la menace d’un enfant masqué), avant la révélation finale.

Malheureusement, Bayona peine à terminer son métrage et

conclue sur une note plus apaisée, sonnant comme une

réconciliation entre la vie et la mort. 

 

D’une incroyable justesse, la star de sitcom Belen Rueda porte

tout le film sur ses épaules. Faisant preuve d’une force peu

commune dans le drame qui la touche, elle incarne à merveille

cette femme décidée dont le seul désir est de retrouver son

enfant disparu. Etude psychologique d’une grande

finesse, L’orphelinat se sert donc du fantastique pour évoquer

des thèmes aussi délicats que la parenté, l’amour maternel, ainsi

que les liens qui unissent les êtres par-delà la mort elle-même.

Sans jamais chercher à révolutionner le genre, ce très beau

poème visuel revisite avec brio et sensibilité des thèmes

classiques du fantastique. Préparez vos mouchoirs !

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 07:32

Robert Ervin Howard ouvrit les yeux à Peaster (Texas) le 22 janvier 1906 et les ferma le 11 juin 1936 à Cross Plains (Texas, encore!). Cela fait cent ans. C'est l'opportunité de lui rendre hommage alors que ses créations sont célèbres et qu'il n'occupe pas la place qui lui revient.

Son père, Isaac Mordecai Howard est médecin et aime à se déplacer, ce qui amène la famille, composée, en plus du père et du fils, de la mère, Hester Jane Ervin, à déménager souvent.

En 1919 elle s'installe à Cross Plains.

 

Le jeune Robert a beaucoup d'imagination et commence à écrire pour la canaliser. Sa première histoire professionnelle, ''Spear and Fang'', paraît dans Weird Tales en juillet 1925. En 1928 il se fait un nom avec la parution des aventures de Solomon Kane tout en plaçant d'autres textes dans les revues, les ''pulps'', qui fleurissent à l'époque, chacun ayant sa spécialité. Il s'impose en 1930 avec des nouvelles qui se détachent du lot de la production habituelle et entame une correspondance avec H. P. Lovecraft, elle durera jusqu'à sa mort.

En 1932 il crée le personnage de Conan le Cimmérien, c'est grâce à lui qu'il accédera à la postérité bien que restant dans l'ombre de son héros comme de l'acteur qui l'incarna sur le grand écran.

Sa vie personnelle est moins réussie, ses parents ne s'entendent plus et c'est à lui que revient la charge de s'occuper de sa mère dont l'état de santé se dégrade rapidement. Il rencontre pourtant en 1934 Novalyne Price, jeune enseignante nouvellement nommée à Cross Plains. Leur relation prend fin début 1936 alors que la maladie de Hester Jane s'aggrave et que ses jours apparaissent comptés.

 

Début juin elle sombre dans le coma, les médecins affirment à Robert qu'elle n'en sortira plus. Robert qui a acheté un Colt 380 Automatic à son ami Lindsey Tyson monte dans sa voiture et se tire une balle dans la tête. Solide, presque autant que Conan malgré un coeur fragile qu'il soignait avec de la digitaline, il mettra des heures à mourir. Depuis longtemps Howard était hanté par le suicide, l'écriture fut sans doute un moyen de le repousser, de trouver une utilité à son existence. Difficile pourtant de trouver une cause unique à cette mort, les spécialistes de sa vie et de son œuvre débattent encore, complexe d’œdipe envahissant, dépression, stress croissant. Probablement un peu de tout cela.

 

Sur trente ans de vie, la moitié fut consacrée à l'écriture, à la création de personnages nombreux traversant les styles, les cadres et les époques. Depuis quelques temps il se consacrait au western, genre à la mode et plus rentable que d'autres. Ses recueils de textes connurent un grand succès, son éditeur, Lyon Sprague de Camp l'exploita sans vergogne, récupérant des brouillons de Conan pour en faire un être brutal et simpliste. Les ventes lui donnèrent raison, bien aidé par les couvertures de Frank Frazetta. En 1970 Conan s'imposa à la force du dessin, celui de Barry Smith, avec des scénario de Roy Thomas qui réussit à convaincre Stan Lee de l'éditer chez Marvel. Alors que pour Howard, Conan était ''le Cimmérien'', il devint pour des raisons marketing : le Barbare.

Quand Smith quittera la série c'est John Buscema qui la reprendra, pour imposer sa vision du personnage et lui permettre d'accéder à un nouveau niveau de popularité que le cinéma fera encore croître quand il fut incarné par Arnold Scharwzenegger.

Chez Bragelonne vous pouvez trouver des traductions plus fidèles et respectueuses de l’œuvre de REH. Les lire c'est embarquer pour un voyage dont il est regrettable qu'il nous ramène à notre point de départ.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
commenter cet article
10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 07:19

Okamura Tensai – 2009 – 12 X 25 mins

Sibérie. Il pleut des étoiles filantes, Shion Pavlichenko et sa sœur jumelle Suou, en profitent pour interroger leur père sur la signification de tout ce que l'on dit dans un cas pareil. Mais ce ne sont pas que des étoiles filantes...

Shion va devenir... différente.

Dans un bar April et August 7, appelé ''le magicien'' boivent un coup et échangent quelques mots. Il est question de July qui est déjà là. On dirait un avertissement, à moins que ce ne soit une menace.

 

Suou et Tanya sont dans le même établissement. Toutes les deux sont amoureuses de Nika mais celui-ci préfère la seconde, alors jamais Suou n'admettra avoir des sentiments pour lui. Il y a treize ans les Portes sont apparues à Tokyo et au Brésil. Appelés respectifement ''la Porte des Enfers'' et ''la Porte Céleste''. Près d'elles des choses étranges se passaient et personne ne pouvait les approcher. Le monde a beaucoup changé depuis, il y eut une grande guerre, mais ses effets se font peu sentir en Sibérie. Depuis l'apparition des Portes les choses ont changées et le ciel que l'on voit n'est qu'un trompe l'oeil.

Suou retrouve Shion dans la chambre qu'ils partage. Mais celui-ci n'est plus le même depuis cette fameuse nuit, il est devenu un pactisant et ne ressent plus les mêmes sentiments que les humains ''normaux'' même si, pour Suou, c'est difficile à admettre. Chose qui va arriver à Tanya. Aucun signe n'annonce cette transformation, quand elle arrive une organisation les récupère et les emmène. Sauf pour Shion qui est resté avec sa sœur et son père. Leur mère demeurant au Japon.

Le soir des soldats envahissent les lieu, Shion donne à Suou les moyens de s'échapper alors que lui-même s'enfuie de son côté. Les militaires sont là pour récupérer le noyau du météore tombé quelques années plus tôt et que le professeur étudiait.

La nuit même ou Tokyo explosa, ou Shion devint un pactisant.

Alors que Suou va se faire attraper, que son amie Bella, pactisante elle aussi, est tuée, un homme en noir, portant un masque, intervient et la sauve. Non sans que Pecha l'accompagne. Elle peut fuir mais comment trouver un abri quand ceux qui la pourchassent peuvent effacer les souvenirs ?

Heureusement Nika n'a pas oublié.

 

Pas plus que l'étrange homme masqué qui la retrouve et lui demande le noyau du météore si elle veut vivre. Mais Suou ne se laisse pas faire, elle se rebelle, attaque verbalement le pactisant en lui demandant quel est l'avantage de cette situation et si elle lui donne le droit de tuer qui il veut ? L'adolescente est sûre que cet individu est là pour la tuer.

Ce qui ne veut pas dire qu'elle ait raison.

Fuir, survivre, retrouver Shion, c'est désormais ce qui attend Suou et BK201, son protecteur. Inutile de dire que celui-ci va avoir du boulot. Heureusement Suou va révéler une nature inattendue... Conflits d'intérêts, de pouvoir, d'idéologies, affrontement éternel pour une victoire inutile.

 

Prequel de ''Darker Than Black''. Superbe réalisation, personnages attachants et destinés implacables, que demander de plus ?

Izanami et izanagi devaient se rencontrer, la porte des Enfers s'ouvrir et le cœur du météore se briser.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Animation Japon
commenter cet article
9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 07:14

Hwang Sun-won (황순원) - 26 mars 1915 – 14 septembre 2000 naît à Taedon, dans la province de Pyongan, aujourd'hui en République Démocratique Populaire de Corée, à l'époque colonie japonaise.

Il publie des poèmes dans plusieurs revues littéraires dès l'âge de 16 ans en 1931 avec Mon rêve, Ne prends pas peur, mon fils, etc. Diplômé de l'université de Waseda au Japon, il fonde à cette époque une troupe théâtrale. À l'époque il était interdit de publier un texte en Hangueul. De retour au pays il fréquente les milieux intellectuels de Pyongyang. En 1946 les japonais sont rentrés chez eux mais le pays est divisé, Hwang Sun-won et sa famille quittent le Nord, désormais occupé par les soviétiques, pour le Sud, désormais occupé par les étasuniens.

Il devient professeur à la Seoul High School en septembre de la même année. Il rejoindra l'université Kyung Hee, toujours à Seoul, pour y enseigner la littérature coréenne en 1957, poste qu'il tiendra jusqu'en 1993.

 

Débutant comme poète, auteur de huit romans, ce sont ses nouvelles qui feront son succès et lui ouvriront les portes de la postérité. Format court lui permettant de montrer les difficultés des coréens pendant plusieurs décennies. Le joug nippon, le poids du colonialisme et de l'oppression quotidienne, puis les causes, effets et conséquences de la guerre de Corée puis de la coupure du pays, blessure qui ne cicatrisera qu'après la réunification. Il évoque aussi l'évolution de la République Démocratique de Corée, la dictature militaire, les changements culturels et industriels, la sortie de la pauvreté pour entrer dans le modernisme et la compétition. Chacun de ses textes est un trait dont l'ensemble trace le portrait fidèle d'un peuple fidèle à ses racines mais ouvert à la technologie et tourné vers l'avenir ; ouvert à l'Occident mais

Sa première nouvelle parut en 1937, il continua à en écrire jusque dans les années 1980. avec Les Descendants de Caïn il obtient le Grand Prix littéraire 1955. Il parle des hommes mais surtout de l'enfance, période où tout semble possible.

Avant que la vie ne montre qu'elle est l'inverse !

 

Hwang Sun-Won est un auteur incontournable du XXe siècle. Signe du destin, il disparut quelque mois avant le suivant.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Corée
commenter cet article
8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 07:04

La Recherche hors-série 14 : La Lumière

Les lasers de l'extrême

(Sylvain Guilbaud)

 

Bella est le laser le plus puissant en activité, en quelques millionième de milliardième de seconde il peut délivrer mille fois la puissance du réseau électrique mondial. Il explore les interactions extrêmes entre lumière et matière.

 

Ces lasers fonctionnent sur le principe habituel auquel s'ajoutent deux ingrédients : une énergie élevée et une impulsion de quelques femtosecondes. Rapidité possible avec une énergie de l'ordre du nanojoule mais difficile avec un petawatt qui produit une onde dont le front se déforme. Pour contourner ce problème Gérard Mourou, professeur au Haut Collège de Polytechnique, inventa une méthode d'amplification à dérive de fréquence. Sur ce principe le premier laser petawatt vit le jour au LBNL en 1995. Deux projets sont en cours de réalisation en France, ils devraient pousser leurs premiers cris, lancer leur premier tir, cette année. Les puissances en jeu sont titanesque mais les installations également. Avec une telle intensité un tir laser arrache à sa cible matérielle une grande partie de ses électrons, les projetant vers l'avant, alors que les protons, plus lourds, restent en retrait.

De nouveaux pans de l'interaction lumière-matière se présentent avec pour objectif la matérialisation des particules ''virtuelles'' qui agitent le vide, ou la reproduction en laboratoire des conditions de températures régnant dans les étoiles. Ces lasers de très haute intensité peuvent être de très bons accélérateurs de particules et donc être capables de détruire des tumeurs cancéreuses sans requérir une installation gigantesque. La technologie petawatt représente un enjeu important pour la France.

 

D'autres installations petawatt sont en cours d'élaboration dans le monde mais Gérard Mourou imagine déjà la plateforme Izest envisageant des lasers exawatt (1018watts) et même zetawatt (1021). La course n'est pas prête de franchir la ligne d'arrivée.

 

Photons à la demande

(Benoît Boulanger, Sara Ducci, jean-Michel Gérard)

 

Pour la physique, la lumière est une onde électromagnétique se propageant dans le vide. Elle est aussi constituée de grains, les photons, dont l'énergie dépend de la longueur d'onde. Le développement de la mécanique quantique a permis d'affiner notre compréhension de cette double nature de la lumière.

Les photons sont caractérisés par leur longueur d'onde, direction de propagation et polarisation. Le défi est de produire de nouveaux états de la lumière pour contrôler ces paramètres et concevoir des sources lumineuses capables d'émettre des photons ''sur demande''.

Depuis une vingtaine d'années plusieurs laboratoires développent des sources lumineuses capables de générer des photons unique, des paires, ou des trios. Les propriétés de ces photons sont nouvelles puisque quantiques. Les paires par exemples présentent des liens plus forts que la lumière naturelle ou les lasers : on parle de photons intriqués. Les mesures de l'un permettent de connaître les valeurs de l'autre quelle que soit la distance qui les sépare.

En 2001 fut présenté la première source de photons uniques monomode, ceux-ci étaient émis avec un ''pistolet à photons'', une boîte quantique, assemblage de matériaux semi-conducteurs de la taille du nanomètre dans lesquels les électrons peuvent présenter des niveaux d’énergie distincts, comme dans un atome.

Il est délicat de manipuler et contrôler un atome unique. La fabrication des boîtes quantiques est pourtant bien maîtrisée et a permis de développer les sources de photons uniques les plus performantes à ce jour. Pour émettre un atome dans la direction voulue il faut placer la boîte au cœur d'une microcavité optique : une cage à photons de taille comparable à celle de la longueur d'onde de la lumière émise par la boîte et capable de confiner les photons dans n'importe quelle direction grâce à des miroirs.

 

Si les sources de photons uniques ouvre la perspective de maîtriser de nouveaux états de la lumière, les sources de paires de photons sont un pas de plus dans ce monde quantique. Pour les produire il faut induire une réponse optique non linéaire en éclairant avec un laser certains types de matériaux permettant que la lumière d'une certaine fréquence s'y propage pour faire vibrer ses électrons. Une onde lumineuse qui éclaire le matériau donne naissance à deux nouvelles ondes de fréquences différences : une ''scission'' d'un photon en deux photons d'énergie moindre dont la somme correspond à l'énergie du photon incident.

En 2004 la première émission de triplets de photons est réalisée à Grenoble. Pour cela il faut une intensité lumineuse de plus de 200 milliards de watts par centimètre carré. Intensité atteinte grâce à un laser envoyant des impulsions de l'ordre du millième de milliardième de seconde focalisé dans un cristal non linéaire. Les expériences en cours à l’Institut Néel de Grenoble visent à réduire le nombre de photons de stimulation nécessaire pour ne récupérer que les triplets de photons pour manipuler ce nouvel état de la lumière présentant des corrélations quantiques surprenantes et différentes des paires de photons ou d'un laser. Ces triplets permettraient un cryptage avec deux clés secrètes. Le premier portant l'information codée, les autres permettant de la décrypter. 

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
commenter cet article
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 07:58

Yann Gozlan – 2015 – 97

Mathieu a vingt-cinq ans, il rêve d'être écrivain et les heures qu'il passe sur son clavier pour produire un texte qu'il croit de qualité nourrissent son illusion. Malheureusement, pour lui, les éditeurs lui renvoient toujours la même lettre de refus, poli mais implacable.

Heureusement pour vivre il a son métier de déménageur, et l'image d'une jeune femme aperçue au cours d'une conférence et dont il ne parvient pas à gommer le souvenir.

Alors qu'il vide une maison dont le propriétaire est mort seul et sans hériter, il tombe sur un manuscrit relatant la vie de celui-ci pendant qu'il était militaire en Algérie. Il hésite, pas longtemps, avant de voler le texte pour l'emmener chez lui, le recopier, et l'envoyer à un éditeur non sans en avoir changé le titre pour ''Sable noir''.

Il n'attendra pas longtemps avant de recevoir un appel de l'éditeur auquel il a envoyé ''son'' texte. Rapidement le succès est au rendez-vous, il gagne un important prix littéraire, gagne beaucoup d'argent, et finit par retrouver la femme qui lui plaisait et à faire que celle-ci lui rendre ses sentiments, le trouvant tellement vrai, tellement digne du terme d'écrivain...

Mais ça ne peut être aussi simple et alors qu'il séjourne dans sa belle famille et doit affronter les critiques de son éditeur qui lui réclame un manuscrit promis depuis trois ans et pour lequel il a touché une grosse avance, il reçoit un coup de fil étrange. Avant, lors d'une signature, de rencontrer un homme qui se présente sous le nom du véritable auteur de son roman.

 

Problème ! Difficile pour Mathieu de faire face à cet homme qui sait la vérité et lui réclame 50 000 € pour se taire. Mathieu ne peut payer aussi simule-t-il un vol chez sa belle-famille. Une belle collection d'arme pouvait rapporter gros, après avoir fait mine d'avoir été agressé pour expliquer qu'il n'ait pas de nouveau manuscrit, cela pouvait sembler beaucoup, mais finalement personne ne semble avoir de soupçon, personne sauf un ami de sa fiancée qui trouve les armes volées dans sa chambre.

Mathieu n'a d'autre choix que de le tuer, et de faire disparaître le corps. Ainsi pense-t-il avoir réussi à s'en sortir, et la situation pour complexe qu'elle soit lui donne l'inspiration pour un véritable roman qu'il termine en quelques jours, poussé par la nécessité.

A-t-on vu un maître chanteur cesser ses menaces quand il sent qu'il y a de l'argent à gagner, et puis le corps qu'il avait jeté dans la mer finit par être retrouvé. L'étau se resserre autour de Mathieu qui sait que la comparaison ADN va lui être fatale. Il ne lui reste qu'une chose à faire...

 

Comment se définir après avoir voler une personnalité inconnue ? L'idée de s'attribuer le travail d'un autre n'est pas nouvelle, et le scénario ici n'apporte pas d'idée nouvelle. À force de mensonge c'est la vérité qui devient flou et celui que l'on croyait être qui s'estompe au point que ne reste que l'impression de ne plus être soi sans parvenir à être lui.

Pas d'autre choix, ni de meilleur, pour Mathieu, que celui qu'il fait, sans surprise. Il aura vécu son rêve et au réveil retrouvé la réalité qui est la sienne.

Repost 0
Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
commenter cet article
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 07:54
Vues d'une berge
Vues d'une berge
Vues d'une berge
Repost 0
Publié par Lee Rony - dans Photographie
commenter cet article

Présentation

  • : Lire au nid
  • Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Pages