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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 05:43
 

Le regard est perdu, il veut me deviner,

Mais je suis imprécise et ses yeux sont fermés.

Mon monde est intérieur, total chamboulement,

Aucune précision, chaos en mouvement.

Celui-ci a ses tics, il mesure ses pas,

Pose son pied ici mais sûrement pas là.

Habitude incarnée, voilà son univers,

Faire et recommencer, croire oublier l’enfer.

Aucun mot ne l’atteint, il est clos sur ses terres,

Pantin surexcité, où qu’il soit il se perd.

Parfois j’attends longtemps, l’accès s’entrouvrira,

Patience, sûreté, la peur, je connais ça.

Je glisse par le temps, l’âme me voit venir,

Elle essaie de s’enfuir, mais, vide, je l’aspire,

La broie sans l’effacer, la pousse entre les murs,

L’effroi l’enlacera, les liens seront plus sûrs.

L’artiste est un ami, le génie me connaît,

Le premier croit m’aimer, l’autre veut mes secrets.

Je conduis les troupeaux vers l’abysse affamé,

Oublie ces délirants, malades hallucinés,

Celui qui me perçoit cède à mon attraction,

Approche-toi, ces mots sont ta procuration.

Tout par moi se conçoit, tout en moi devient vrai,

Apte à l’imaginer, tu pourras le créer.

J’étends à me confier, qui sera cet amant ?

Qui saura m’entourer, je ne suis qu’une enfant.

Manège et illusion, construite incohérence,

Changement éternel, parfaite référence.

Je n’aime pas le sang, déteste la violence,

Le choix est évident, conscience ou bien démence.

La seconde est reflet, c’est elle la vraie porte,

Savoir la supporter révèle une âme forte,

Capable d’avancer, d’échapper à l’étreinte,

C’est mon utilité, multiplier les craintes.

Ni ange ni démon si j’occupe un esprit,

C’est lui qui me voulait, il connaissait mon prix.

Aucune trahison, la souffrance rassure,

Elle est le moindre mal, le festin des ordures.

Générer ses barreaux, les griffer jusqu’au sang,

Je ne te sauve pas, tu n’as rien d’innocent.

L’appel est entendu, glissant par qui me lit,

Rampant sur la pensée, vois, je suis la


                                                                Folie

 




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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 04:37

 


Puis-je en parler ? L'écrire est déjà un risque, pourtant je ne peux conserver cela pour moi. Impossible de discuter avec un ami, du reste les amis de nos jours cela n'existe plus, un mot vide de plus, lourd d'un passé que personne ne veut plus porter.

Ce silence me pèse. Comment exprimer une responsabilité impossible à partager.

Ma famille ne comprendrait pas, elle me jugerait bizarre, soucieuse de préserver la logique des apparences d'une vie prisonnière d'une cellule qu'elle se forgea elle-même ?

Suis-je unique ? Il me semble, sans certitude, pourtant depuis des mois je cherche, j'attends un signe me montrant que je ne le suis pas, mais rien ne vient, la solitude est mon lot, mais l'exprimer est interdit sous peine d'un sort encore pire.

Ici ? Oh ! Nous sommes tranquilles, ces villes enterrées sont vastes, il y a tout ce dont on peut avoir besoin, mais rien de plus, la place pour l'imaginaire, le rêve, tout cela a disparu, est prohibé, interdit, il ne faut pas entretenir des illusions, concevoir des mondes qui ne seront pas, qui ne seront plus.

Pourtant moi je… Mais comment un seul homme pourrait-il tout changer ? Sa responsabilité serait trop grande, moi elle me broierait, elle m'écrase déjà, alors que je ne sais qu'en faire, que je ne peux en parler. Ils se jetteraient sur moi, m'examineraient, me détruiraient, pour un espoir dont eux-mêmes disent qu'il ne faut pas l'entretenir, mais qu'ils n'ont jamais pu éradiquer, fut-ce de leurs propres esprits.

Il paraît que là-haut la vie était belle parfois, qu'elle aurait pu l'être tout le temps, mais non, il fallut des guerres, des conflits, il fallait se battre et détruire, détruire… Maintenant ce n'est plus possible, la vie est différente, détruire serait suicidaire. Voilà ce que l'on inculque aux enfants, c'est la vérité, un idéal totalitaire réussi, abouti, dépersonnalisant, la conscience individuelle ne doit plus s'exprimer, encore moins s'imposer, pourtant elle reste là, comme un sourire attendant de s'agrandir. Il me semble disposer de ce pouvoir, en être Le porteur.

Pourtant…

Pourquoi y eut-il cet incident, lors d'une patrouille à l'extérieur, pourquoi mon appareil respirateur tomba-t-il en panne me forçant quelques instants à respirer l'air vicié, nocif, insupportable, du dehors ?

Est-ce le hasard seul qui présida à cette découverte, le destin indiquant que malgré tout l'espoir restait possible ?

Alors pourquoi suis-je le seul, pourquoi moi ? Je suis un individu comme il y en a des milliers dans la ville, j'ai un poste peu important, intéressant par moment, quand il me permet de sortir, d'aller visiter le monde du passé, ce monde qui voudrait qu'on lui revienne, un monde qui ne semble pas avoir compris que son désir est vain.

Mes enfants ?

Ils ne disposeront pas de cette faculté de supporter deux mondes si opposés, ils sont trop bien éduqués, comme si cette impossibilité était un blocage. Je ne suis pas, physiquement, différent, peut-être est-ce mon esprit qui est frondeur, insatisfait de ce qu'on lui donne il imagine, rêve, il veut, trouver autre chose, et, de le vouloir, le découvre. Il ne crée rien, c'est un pouvoir que je n'ai pas, seulement je ne me fige pas, je n'érige pas en moi des murs m'interdisant de comprendre qu'une autre vie est possible, qu'un autre monde est moins inaccessible qu'on le pense.

Est ce l'extérieur qui est le plus nocif ?

Je sais que des analyses sont faites régulièrement ; depuis mon incident d'autres survinrent, il y eut un mort, mais peut-être est-ce sa propre terreur qui le fit périr, le danger est si grand quand on ne veut pas reconnaître qu'il vient de l'intérieur. Ce qui n'exclut pas qu'à l'extérieur il y en ait, mais si faible, si facile à dissiper, à contrôler dès lors que l'on a vaincu sa peur pour le considérer objectivement, pour le comprendre. Le dépasser n'est plus qu'un jeu.

Je ne sais ce que valent ces idées, ou plutôt si, une vie dans un centre spécialisé, pudiquement nommé ainsi alors qu'il sert à reconstruire les personnalités inadéquates.

Alors que c'est l'inverse, le monde n'est qu'un gigantesque centre de déstructuration, de malformations. Je ne suis pas normal, je ne suis que naturel. J'en suis certain !

Je vais conserver en moi ce secret, pour le moment, il n'est pas mort, d'autres vont peut-être venir, nous nous retrouverons, nous penserons à l'avenir, ailleurs, nous pourrons partir, reconstruire…

Pour redétruire ?

Une prison n'est-elle pas agréable malgré tout ? Le secret est dangereux, je suis dangereux, la vie est dangereuse, en prison on enferme ce que l'on craint. L'extérieur montre ce que nous sommes, ce que je suis aussi, est-ce que je voudrais que tout recommence, est-ce que j'ai envie de tout détruire ? l'équilibre est fait, pour presque tous, pour presque… clic… pour presque… clic… pour presque… clic...



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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 04:31
 

Je suis... Mais qui le dit, qui a besoin de moi?

Le non-je qui ressent le gouffre qui l’appelle,

Un pantin agité par la peur qu’il perçoit,

La chenille effrayée quand le cocon se fêle.

Croit en moi l’enfant ignorant ses mérites,

Attendant le demain, l’ailleurs au goût de vide,

Mon patronyme est cage édifiée par les rites,

Se tissant par des mots, des phrases insipides.

Lève les yeux, croyant, cesse de n’adorer

Que la nuit t’endormant, caverne du passé.

L’esprit n’est pas dehors, petit être sans âme,

Le tien a avorté, la foi est une lame,

Qui effraie les médiocres en leur tendant un piège,

En Enfer les attend un éternel siège.

Pour te sceller les yeux et conjurer le sort,

Tu ne pries pas, tu crains, tu trembles, tu implores.


Tu restes prisonnier de ton abri de pierre,

Et l’idole sourit qui entend tes prières,

Quand tu lèches ses pieds rêvant à l’anathème,

Qui te contenterait mais ce n’est qu’un blasphème.

Maudire est rassurant, le bûcher te démange,

Toi qui es animal et te voudrais archange.

Dis-moi si j’existais ainsi que tu le crois,

A quoi servirais-tu ? A écouter ma voix

En pliant les genoux, imaginant ma loi.

Mais le martyr t’effraie dans l’ombre de la croix.

Tu encenses celui qui osa l’affronter,

Dans ton antre fermée, tu n’es que lâcheté.

Regarde l’univers dans son immensité,

Tu es à peine rien et en est enchanté.

Oh! je ne t’en veux pas de m’avoir fabriqué,

Quand je m’engloutirai tu seras emporté,

La paix te surprendra, les yeux écarquillés,

Offert, sans bouclier, sans dague ni épée.

Tant de noms, pas un seul pouvant me qualifier,

Quand mourra l’illusion, tu seras terrifié.

Si tu entends ces mots, tu es pensant, non pieux,

Tu regardes le ciel et te passes de ...



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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 04:20
 

Connaissez-vous Wônhyo, Ch'oe ch'i-wôn, Toegye, Yulgok ou Tasan, parmi quelques d'autres ? Je gage que non et c'est bien normal puisque la Corée (je ne précise pas du Sud ici puisque l'époque dont je parle ne connaissait pas la scission, malheureuse, qui existe aujourd'hui.) souffre d'être prise entre deux géants de la Pensée Asiatique, le Japon et surtout la Chine, c'est de ce dernier pays dont viendra les principales influences que subira la Corée au fil de sa longue histoire, à savoir le Taoïsme, le Bouddhisme et le Confucianisme, avant de développer une pensée propre. 

Dans ce livre ( préfacé par Oliver Abel) Philippe Thiébault esquisse le portrait de la pensée asiatique dont les pères fondateurs furent Chinois puis nous guide sur le chemin de la spécificité de la pensée coréenne s'extirpant du néo confucianisme pour établir sa spécificité.

  

Quand nous imaginons un "penseur" nous voyons un homme à son bureau tentant d'exprimer sa pensée, recommençant et recommençant encore, nous n'avons pas la position "méditative" qu'adoptèrent souvent les penseurs d'Asie et ce malgré les Méditations métaphysiques de Descartes. Malgré tout la quête de l'esprit est similaire dès lors qu'elle est digne de ce nom ! Ainsi que l'exprimait Hegel : Il y a un Esprit unique et il est préférable de regarder la forêt avant de voir les arbres. Ainsi, partant de cette remarque je noterais que parfois étudier un arbre mort peut être intéressant car ce qui le conduisit au déclin puis à la mort ne saurait nous être étranger. La lucidité me contraignant à considérer que ne pourrais jamais être dans cette forêt que l'ombre d'un bonsaï et mon ego en prend un coup de devoir l'avouer.

 

Citons Chinul : Tous les sages et saint du présent ne font que cultiver leur esprit-coeur. Ceux qui étudieront à l'avenir feront bien de s'appuyer adéquatement sur cette approche. Mon souhait est que tous ceux qui pratiquent cette voie ne recherchent l'esprit-coeur absolument pas à l'extérieur d'eux-même. (p73) (Cette "simple phrase" aurait pu résumer ce que je cherchai, et cherche encore, à exprimer dans une nouvelle publiée récemment !)


Chinul (1158 - 1210)

Ainsi que l'exprime Philippe Thiébault : Chinul mettait en garde contre les dangers de l'illuminisme, de la croyance aux miracles et des raccourcis rapides où l'on se pense arrivé sans en avoir fait l'effort, sans discipline, sans l'humilité et la patience d'étudier et de se maîtriser .Le chemin de Chinul vers "l'esprit-coeur vrai" est un chemin de lumière encore aujourd'hui (p 77).

En ces temps où brillent tant de fausses lumières, tant de phares menant vers l'absence il est bon de savoir s'orienter.

 

L'auteur appuie sur les différences entre les approche extrême-orientale et cartésienne de la recherche de la connaissance. Il retrace les évolutions des différentes pensées asiatiques et l'influence qu'eurent les penseurs sur les politiciens et même les inspirations que purent avoir les philosophes des Lumières venant d'Asie.

Pour ma part, et probablement la vôtre, j'ignorai que les Coréens avaient mis au point les caractères mobiles et imprimé de très beaux livres avant Gutenberg (p 119).

 

J'aimerais m'arrêter sur tant de parties de ce livre que je serais tenté de le recopier entièrement, il m'est impossible de le résumer, je cherche simplement à vous indiquer un chemin qui pour avoir une étroite entrée n'en est pas moins large et capable de nous emmener loin, non au-delà de nous mais au plus profond de ce Soi tellement plus riche que ce Moi que l'Oxidant met en avant. L'intérêt du jeu pourrait-être de tenter de rapprocher ces pensées par ce qui les réunis et les compléter par ce qui les différencie. "Oser penser" s'écria Kant, s'il revenait tant de mains tenteraient de le bâillonner qu'il aurait du mal à s'exprimer hors du cadre agagadémique dans lequel il est coincé.

Toegye ne regarde pas le monde comme Descartes (p 131), mais une vision stéréoscopique est bien meilleure pour l'observer !

 

Espérons que les oeuvres principales de la pensée Coréenne seront accessibles au public français, parce que s'il me fallait apprendre le Coréen... Tant de brillants esprits ont puisés en eux le meilleur pour l'exprimer qu'il serait dommage qu'il reste inaccessible à ceux qui, moins brillants, ne sont pas moins attirés par la véritable clarté.

J'ai tenté de vous donner envie d'ouvrir ce livre disponible où vous savez, ce n'est pas un bien grand effort, ensuite...

Cela vous appartient.

 

Comment mieux conclure qu'avec ces paroles de Ch'oe Han-gi (p 339) : Un monde viendra où les hommes voyageront librement sans considération de frontières nationales [...]Tous les pays du monde ont des formes de pensées et des activités humaines en commun. Les langues peuvent différer mais ne se dressera aucune barrière de communication et d'harmonie tant que nous aurons tous la connaissance et la technique pour conclure et comprendre.

Et n'oublions pas que Séoul a été choisie pour accueillir l'été dernier le 22 ème congrès mondial de philosophie.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 05:16
 

Oui, je me souviens maintenant, ils me prenaient tous pour un fou quand je leur ai dit ce que je pensais, comment il était possible de tromper la mort, d'effacer le temps, mieux, de trouver en soi le passage permettant de remonter jusqu'à l'Origine, bien sûr comment le démontrer, comment simplement l'expliquer sinon par des termes simples, après tout que font les religions quand elles disent que Dieu est en soi sinon chercher une formulation la plus proche d'une réalité que personne ne pouvait comprendre vraiment.

Ils disaient tous que j'étais fou, que je me prenais pour un prophète ou pire encore. Pire ? Pourquoi ? Serait-ce de trouver la Vérité car qui alors la supporterait ? Combien serions-nous pour la contempler ? Après tout est-ce si important ?

- Regarde c'est incroyable, on dirait qu'il respire, c'est lui, pas de doute possible, passe-moi le miroir. Tu vois, c'est dingue.

- Dingue...

J'ai entendu ce mot tant de fois me concernant, me définissant, si c'était le meilleur ? Peut-être suis-je, maintenant, en train de récapituler ma vie alors que la chaleur de l'incendie me dévore et que ma perception du temps est modifiée. Bientôt mes pensées cesseront, mon cerveau ne sera plus alimenté en oxygène et je m'éteindrais. J'aime ce terme dans ces circonstances, je me souviens avoir écrit une lettre de Landru à Jeanne d'Arc, l'ironie m'aura poursuivi jusqu'au bout, ou alors je suis vraiment dément. Mais que veux dire ce mot ? Est-il synonyme de folie ou de celui qui arrête de mentir ? Suis-je en train de délirer pour supporter mes derniers instants ou suis-je enfermé dans une cage aux murs matelassés, doux, si doux qu'ils donnent envie de s'endormir, il y a si longtemps que cela ne m'est pas arrivé, si longtemps que je n'ai pas fermé les yeux et cessé de penser.

- Il faut avertir les autres, ça va être l'événement du siècle.

- Non, non, attend, soyons sûrs, ce n'est peut-être qu'un reste d'air prisonnier de ses poumons ou de son corps qui s'échappe, ou les gaz de la décomposition, je ne sais pas.

- Si c'était une expiration régulière d'accord, mais là il s'arrête, écoute, on dirait qu'il inspire, c'est si faible, s'il est vivant que pourraient-ils pour lui ?

Que pouvait-on faire pour moi ? Rien probablement, je savais quelles réactions j'aurais et pourtant je ne pouvais me taire, j'étais habité par ce que je croyais être vrai. Et maintenant, vais-je trouver ce chemin menant à la Source, mourir d'un banal accident de la circulation ou rester cloîtré dans une folie de laquelle je ne peux sortir.

- Ce serait un miracle non ?

- Tu parles, regarde son état, comme s'il était possible de lui rendre simplement une apparence humaine.

Mais c'est là le piège, l'humain n'est que masque, le vrai visage de la vie est autre, différent, il est... Celui que j'avais imaginé ? Je revois mon enfance, si on peut appeler cela enfance ! Mon éducation et ce crucifix qui était mon seul compagnon, tout le reste était interdit, diabolique, dangereux, comme les autres qu'il fallait fréquenter le moins possible pour échapper au mauvais exemple, à la tentation toujours proche, prête à me sourire, à me tendre la main... Quel autre compagnon ai-je eu que ce corps torturé, à qui pouvais-je parler ? Qui pouvait me répondre sinon... Ce ne pouvait être que moi, qu'une invention de mon esprit mais j'ai tellement cru que je pouvais comprendre quand les autres s'arrêtaient aux mots, que j'avais accès au sens réel, que je pouvais. Que je ... La souffrance est incroyable, maintenant, elle envahit chaque cellule de mon corps, comme je l'ai écrit si souvent, l'espérant, l'attendant. Elle m'entraîne, mais vers quoi.

- Écoute, il respire plus vite, il faut appeler quelqu'un, le capitaine, il saura quoi faire.

- J'y vais, reste avec lui.

Avec moi ? Je devine la peur de l'autre, et la mienne ! Je me mentais en affirmant que si cela arrivait je garderais ma lucidité, quand j'ai vu arriver l'accident j'ai cru à une aide, à la confirmation que j'avais été choisi, élu ! Mais par qui, ou quoi ? La folie, la mort... Ou ce pire encore dont on me menaça dès mon plus jeune âge ? Mais s'il y avait...


                                                                            Fin (?)






Quelle bizarre histoire je viens d'écrire, pourquoi suis-je aussi troublé de l'avoir fait, inquiet sans savoir pourquoi, probablement ai-je du mal à comprendre ce qu'elle signifie, comme j'ai du mal à saisir ce que je pense vraiment, ce que j'ai voulu exprimer dans ce que je devine n'être qu'un essai, il me faudra y revenir, chercher en moi sans craindre ce que je pourrais trouver tout en sachant que ce sera impossible. C'est la première esquisse d'un tableau que je crains de ne pouvoir terminer, ou alors à quel prix.


Reste à savoir qui le paierait, mais j'ai mon idée, après tout une Bonne Nouvelle ne l'est jamais pour tout le monde.


N'est-ce pas ?



Dans le fond c'est moi qui crains d'ouvrir les yeux !

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 05:13
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 05:11
 

Tu es pierre et sur cette pierre, j'élèverai des murs de pierre pour des êtres à l’âme de pierre.

 

Les pires forfaits sont commis au nom d’écrits par qui ne sait pas lire.

 

Joli nounours, jouet rassurant, lui donner un nom, lui parler, finir par l’écouter. Se faire pantin, danser au bout de ses fils, ou faire semblant.

Qui est dans la grande malle ? Qui marche dans le grenier ?

J’ai très envie de jouer.

 

Dieu est la peluche idéale de qui veut rester enfant. L’ami rêvé, le maître parfait, celui à qui l’on peut obéir en oubliant que c’est son propre désir qui s’exprime, la conscience n’ayant besoin que d’un alibi.

Joli joujou donnant envie d’inverser les rôles.

 

Bien sûr nous nous moquons de ces sociétés que nous taxons de primitives et qui pratiquaient les sacrifices humains. Sommes-nous plus évolués pour autant ? Toutes ces morts qui pourraient être évitées ne sont-elles pas un tribut inconscient que l’homo sapiens verse à un Dieu qui n’a jamais changé ? Qu’est la violence qui progresse, qui s’impose, sinon le sourire feulant de la bête avide de satisfaire sa voracité. Ne croyez pas que dénoncer son existence soit une qualité, c’est une lâcheté. Elle n’est qu’en soi.

 

Jésus, descendu de sa croix, se retourna pour la regarder, souriant en imaginant ceux qui se précipiteraient pour s’y faire crucifier ou la supporter pour les plus faibles. Aucun n’ayant compris que le plus important, le plus difficile, est de la laisser derrière soi.

 

Le primitif sanctifie ses instincts. Il veut oublier sa nature, la repousser au loin comme s’il était permis d’effacer ce que l’on est. Refuser l’animal accroît son influence, la peur qu’il inspire est sa vraie force.

 

Le pire en moi : Satan, promettant de bestiales jouissances diluant l’esprit. Tentation christique d’un désert où la mort semble préférable à la victoire.

N’est-il pas trop tard quand glissent sur soi les peurs qui s’estompent ?

La peur se nourrit d’elle-même. Le croyant marmonne ses prières sans parvenir à découvrir un sens qu’elles n’ont pas. Elles n’ont d’utilité que dans la rumination, l’acte absorbe la pensée, les mots sont une réalité, pas une vérité. Le fond disparaît au profit de la forme, mais la religion n’est que cela: l’adoration du vide derrière le miroir de la mort. L’idole de pierre est l’image du paradis perdu.

 

Dieu ! vieux jouet abandonné au fond d’une malle oubliée dans un grenier qui n’est plus visité depuis longtemps. Boule de son n’attendant que l’occasion de tomber en poussière.

 

S’il peut être incarné en une représentation extérieure, le salut ne vient jamais que de soi. Chacun porte son christ mais rares sont ceux réalisant ce qu’Il est.

 

Satan s’ennuie depuis que Dieu a pris sa place. On n’est jamais trahi que par les siens.

 

Frôlant l’humanité en se redressant, l’animal devint bête en tombant à genoux. Regarder au loin est effrayant.

Ou excitant.

L’un va-t-il sans l’autre ?

 

Comme punition du sorcier le Paradis n’est-il pas tout indiqué ? L’Enfer ne saurait lui être hostile.

 

La pensée est blasphématrice par nature.

Essaie, allons... n’aie pas peur.

 

Une fausse réponse suffit à qui a oublié la question.

 

L’Enfer a l’apparence de l’univers primordial ; le Paradis, celle de la fin des temps.

 

En Dieu le croyant imagine une perfection que seul le néant propose. En Satan il dessine ce qu’il se sait être, ce dont il veut s’éloigner. Par le premier, il refuse son âme ; par le second, il refuse son être.

 

Le martyr est le terreau de la religion. Seul celui qui ne possède aucune vie digne de ce nom est prêt à s’en débarrasser.

Rien ne sert de mourir, il faut martyr à point.

 

L’Enfer est gavé de bonnes intentions.

 

Qui s’effraye d’être né cherche dans un lieu de culte un ventre glacé et rassurant.

 

Un vampire ne peut pénétrer dans une maison sans y être convié, ses efforts se limitent à le demander, il ne peut pas agir. Ainsi Satan s’impose dans l’esprit qui le veut bien, qui affecte de le combattre pour mieux lui céder.

 

Ni Dieu ni mettre. Je n’ai jamais désiré me faire maître.

 

Fille aînée de l’église, la France est devenue celle de l’industrie pharmaceutique. Elle peut chanter: “Non, je n’ai pas changé...”

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 05:08
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 05:49
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 05:43
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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