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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 05:58

 








                                                   








Et pour conclure, le dicton du jour :

Quand les baleines se battent, les crevettes ont le dos brisé.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 05:40

 

cogito-2.jpg

Le diplôme n’est que la régurgitation d’une masse de savoirs qui n’impliquent aucune compréhension.


J’en arrive à me demander si, un jour, existera une religion religieuse plutôt que grégaire.


Je conjugue ma vie au passé décomposé et mes œuvres au plus que parfait du subjectif.


Ma volonté résiste alors que ma raison a cédé.


Je n’aime pas penser à ces gens-là, ou alors du pied gauche.


L’imagination peut devenir la geôle de l’intelligence.


Écrire c’est exercer souvent son omnipotence infantile que jamais on ne put assouvir.


Les démons ne sont pas des forces extérieures mais des potentiels intérieurs.


Certains ont peur parce que leurs limites sont atteintes, ils se savent dépassés et refusent que d’autres soient plus qu’eux.


L’enfant a créé Dieu pour ne pas grandir.


J'en connais à qui j'ai envie de dire : Vous êtes mon laxatif préféré.


Les secrets sont comme les boutons, ils puent quand on les perce, il faut pourtant le faire, plus on attend, pire c’est !

 

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 05:28
Héritage - 1 
 

                                                 02


- Tant d’images superposant le réel à l’imaginaire firent que je pris le premier pour le second. Souvenirs, empreintes qui laissèrent en moi une plaie purulente. Une rencontre avec la violence, le sang, la mort, choc oublié sitôt vécu. Derrière cette porte le voile du passé s’est déchiré. Pas de tremblement de terre, d’orage extraordinaire, le tissu du temps fait un pli, le passé revient, s’impose et emporte tout. J’étais tranquille, l’abîme s’est ouvert sous mes pieds si vite que je mis du temps à le comprendre. J’ai baissé les yeux, découvert le vide, su qu’il avait toujours été là. J’habitai mon reflet ! Que d’années et de mots entassés pour amortir un choc qui en fut d’autant plus violent. Avec mes collègues nous passions des heures à discuter au cœur de l’enquête la plus difficile nous avions besoin de nous changer les idées, d’être stupides et vulgaires, d’oublier ce qui nous attendait. La mémoire est curieuse Kah, quel sont ses mécanismes ? Elle retient mais sait oublier. Elle met de côté ce qu’il est trop tôt pour vivre. Existence bizarre et fascinante non ? Tu ne dis rien, psychanalyste ! Une nuit, une colonie de vacances, le genre maison familiale, une douzaine d’enfants, trois monitrices, une ambiance sympathique. Septembre est bien entamé, les autres sont repartis, la rentrée scolaire menace. Je suis seul dans le dortoir, au fond à gauche, à côté du lavabo. Je ne dors pas. Tout débuta en fin d’après-midi, je joue avec des bâtons assis près du grillage ceinturant le potager, soudain je lève la tête, le ciel est gris, immense, d’un coup me tombe dessus l'évidence d'une solitude infinie. Des larmes coulent, la révélation me fige intérieurement. Mais la monitrice vient me chercher pour manger, feindre est une seconde nature, presque la première. C’est vieux, une ruine. Le choc me fit changer de chemin, ni plus, ni moins.

- Il vous ramena ici !

Rester dans la capitale était impossible après ce que j’y avais vécu. J’aurais pu m'éloigner mais j’avais envie, besoin, de faire le point, l’appartement de mon enfance était l'idéal. Il me fallait écrire comme je le fis durant mon adolescence. Cette porte, dans le coin, donne sur une penderie transformée en bureau. J’y étais à l’abri. J'y ai retrouvé mon fantôme et ce fut comme si le temps se repliait. La machine à écrire, les feuilles, tout était là, m’attendant. La colo… Cette nuit là, je ne peux plus attendre un sommeil impossible. Je dois sortir. En silence je m’habille, le parquet n’a aucun secret pour moi, je sais où poser mes pieds pour qu’il se taise. De même pour l’escalier, j’arrive dans la cuisine, la traverse, le ronflement venant de la chambre sur la gauche me rassure, celle de droite, le dortoir des filles, est vide. La clé est sur la porte, facile de sortir. La nuit m’accueille. La maison est à l’écart du village. J’y suis retourné, mais pas jusqu’au bout, je n’ai pas osé, pour un flic spécialiste des atrocités ça en dit long ! Le chemin est silencieux les chiens sont muets, cela aurait dû me faire tiquer, dans un endroit pareil ils ne dorment que d’un œil, mais non ; ils savaient que j’avais rendez-vous, ils avaient peur. L’instinct est souvent de bon conseil. Je passe à proximité de l’église, un haut mur sur ma gauche, une porte ouverte, trait noir sur fond de nuit, souffle glacé qui m’attire. Je connais cet endroit, la sacristie, le couloir vers la nef, banal. Sauf les bruits que je perçois. Je dispose d’une rare sensibilité aux sons, toute mon attention se fixe dans mes oreilles et je perçois ce qui échapperait à n’importe qui. Cette fois mes tympans ne furent pas seuls coupables, nous y reviendrons. Des voix, j’entre silencieusement, écoute, la discussion vient des caves. J'hésite, la poussière en suspension manque me faire éternuer, en face de moi, une salle éclairée. Je vais faire une bêtise mais je dois en savoir plus. Les objets entassés me regardent, ils s’amusent de cet enfant allant de soi-même poser la tête sur le billot. A un mètre je stoppe, j’ai froid, ma respiration doit s’entendre, les battements de mon cœur résonnent dans tout l’édifice, les cloches vont se mettre à sonner, me trahissant ou me prévenant. Mais non, seul le silence m’accompagne, me pousse vers la clarté et les voix. Vois-tu, pendant longtemps je ne pus évoquer ces images sans éprouver une violente émotion. Tant de choses me laissèrent froid par la suite parce que celle-ci fit vaccin ! J’entends des moqueries, des menaces, des rires, des gémissements surtout, maintenant il me serait facile de reconnaître les effets d’un bâillon. J’ai avancé en ayant envie de fuir, la main intérieure qui me tenait fut la plus forte. Une cave nue, quatre hommes debout dans la lumière entourant quelque chose que je vis mal, un pas de côté me fit découvrir ce dont il s’agissait. Une petite fille, nue, attachée et bâillonnée, tremblante de peur, gémissante d’angoisse. Je suis resté figé, les regards de l’enfant se sont fixés sur moi, ses tortionnaires se retournèrent. Trois hommes se précipitent sur moi. Je les vois venir comme au ralenti, le temps s’étire, ils se saisissent de moi, me tirent, je chois sur le sol. Je ne les reconnaîtrais pas. L’autre… Le quatrième, celui-là j’ai des raisons de garder son souvenir vivace. Les autres étaient excités, nerveux, ricanant, lui restait calme, froid, terrifiant. Le seul dangereux, cent voix me le hurlèrent. L’enfant m’a regardé, ses yeux étaient écarquillés de peur, sa peau était sale et couverte de sang et de sueur. Ses joues portaient la marque des coups. Elle me suppliait Kah, moi, un garçonnet sans force ! J’ai évoqué la souffrance de se mutiler, l’absence de mots pour la transmettre. Ce que je ressentis quand le passé se déchirât fut cent fois plus violent et m’appris bien des choses sur moi-même et mes motivations. Qui découvrant cette révélation me comprendrait ? Je me suis accroché à la machine, hurlant en silence alors qu’un flot de terreur m’inondait jusqu’à noyer la plus infime de mes cellules. Ils parlent mais je n'ai rien retenu. Elle était si belle, une île dans les ténèbres. Je la retrouve en t’en parlant, curieux n’est-ce pas ? Une couche de peinture restait, un vernis incolore mais altérant le souvenir. La seule comparaison que j'ai trouvé porte un nom étranger et remonte à plus de soixante ans. Je n'évalue pas le nombre des victimes mais l'esprit animant ces réalités, comme si la mort n'était plus qu'un masque porté par... Par ? Si je le savais. Je crus qu'il s'agissait du pire, de l'Enfer, je sais que non, ce n'est que notre réaction à une vérité indicible. Les doctrines, les intégracismes, les ismes en général ne sont que notre réponse au goût d'une tentation à laquelle nous ne pouvions éviter de goûter.

- Y survivrons-nous ?

- Non mais telle n'est pas notre utilité ! L'humanité et ses produits ne sont pas même un paragraphe du livre de la Création ! Je n’en sais pas plus pour l’instant, si plus tard existe pour moi je me reposerais la question. Le quatrième disais-je, le deus ex machina. Les autres ne pouvaient survivre. Un accident… tu parles ! Le lendemain, j’en entendit parler, un suicide je pense. Ces trois-là étaient des pions, le je(u) les détruisit. Quatre pièces et deux joueurs, les premiers : les trois dont je viens de parler et la fillette, les joueurs étant les deux autres ! Oui, je suis d’un côté de l’échiquier ! L’explication viendra en son temps. Parler m’apprend, j’époussette des images salies, leurs couleurs reviennent. Les yeux de cette enfant ne me quittent pas, ce que j’y ai vu, deviné et compris si lentement. Des pantins, mais, plus haut, qui manipulait le marionnettiste ? J’ai écris un conte là-dessus, la poupée lève les yeux, voit ses fils, les suit jusqu’au manipulateur mais sa vision ne s’arrête pas là. Elle voit de nouveaux fils, d’autres mains, continuant de remonter… J’ai senti le plaisir cette nuit-là, la satisfaction pleine et entière, pas le petit orgasme du samedi soir, la jouissance qui ravage tout et abandonne l’âme hagarde sur une rive qu’elle pensait, espérait, inaccessible. Logique si tant de religions la honnissent. La Vie nous manipule par le plaisir, le piège n’est pas d’y céder mais de s’égarer alors que s’y trouver est possible. Un chemin, un pont, un chemin. Refuser le jeu c'est perdre, l’apprécier, aussi, le juste milieu est malaisé à découvrir et pénible à accepter. L’action est facile, pas la compréhension. Je fais le vieux con ? Je sais, les mots m’emportent mais je garde le fil entre mes doigts. Cette enfant, ces hommes, moi, et lui. L’inconscient penses-tu, je préfère le mot de surconscient. J’ai cru l’avoir inventé, je fus ravi de découvrir qu’il n’en était rien, une " Haute Autorité Mentale " agissant pour préserver une chance d’équilibre. Je sais, c’est compliqué, pour moi aussi. Pourvu que ça dure ! Depuis j'ai vu tant d'enfances massacrées par des esprits avides d'effacer la leur trop différente qu'elle fut du symbole exhibé d'une pureté adorée par qui n'en veut que l'irresponsabilité. Le croyant aime détruire ce qu’il adore. Nous avons vu des d’enfants tués il y a peu, la parenthèse se refermait, je suis revenu pour cela et le hasard, s’il existe, je préfère penser que c’est le cas, fait bien les choses. Découvrir un cadavre est une chose, il est raide, froid ! Le voir détruit devant soi, est différent. Je l’ai accompagnée, son regard s’accrochait à moi comme une noyée à une bouée dont elle espère, contre toute raison, qu’elle la sauvera. Je n’ai pas pu, mon corps n’était plus rien, les fils étaient distendus, j’ai regardé sans fermer les yeux. Avec quels muscles, quels nerfs ? Elle emporta un peu de moi, j’ai conservé beaucoup d’elle. Les mots travestissent la réalité, vaine tentative de communiquer ce que soi-même l'on craint d'admettre. Elle est morte et ses restes sont toujours là-bas, quelque part. Je la retrouverai un jour. Ses parents l’attendent peut-être encore. Un temps j’ai pensé lui parler mais je doute qu’il soit possible de communiquer avec les morts, et qu’il le faille, tant pis pour le paradoxe ! Son corps s’est détendu devant moi, le coup qui la tua était faible, la goutte d’eau faisant déborder le vase. Un instant gravé en moi, l’image de son martyr. Ce que j’ai tenté d’écrire dix ans plus tard, après… Mais c’est une autre histoire dont il est préférable que tu ne saches rien, elle n’est pas en ma faveur même si je fis ce que je pus. Quelles formes étranges se cachaient-elles dans l’ombre que je perçus à l’époque pour les percevoir en ce moment. L'obscurité n'est jamais inhabitée. Le récit, suivre le récit, l’enchaînement des faits. La mort résonna dans tous les esprits, le mien s’est secoué, j’ai compris qu’ils n’allaient pas me laisser vivre. L’adrénaline m'a submergé, une énergie que seule la panique octroie. Je me suis enfui comme si j’avais le diable à mes trousses. Le Diable… Ce n’était pas tout à fait Lui mais des humains jouant aux démons. J’ai traversé la cave, pris l’escalier et bondi dans la rue. Le ciel était plein de nuages noirs. Ils me dissimulèrent, je me suis précipité, enregistrant ce que je voyais sans réfléchir. Passant près d’un portail j’entendis geindre les chiens. Je ne me suis pas arrêté pour leur demander de l’aide, ils se seraient couchés par terre. J’ai couru plus vite qu'un enfant l’avait fait jusqu’alors. Eux prirent leur temps. Celui de récupérer d’abord. Appeler la mort est une chose, sa présence en est une autre. J’ai entendu des cris, des bruits de course mal étouffés, une haie m’a accueilli, mes vêtements étaient sombres, la nuit fut ma complice. Ils passèrent sans me voir et je ne m'étonnai pas que tous ne participent pas à la chasse, la terreur était trop forte pour que je me soucie d'un détail. Cette remarque pour dire qu’il n’en était rien. J’ai contenu mes tremblements, les espérant loin je suis sorti de ma cachette pour retourner à la colonie. Je me suis retrouvé dans mon lit où je me suis endormi rapidement. Au matin il ne s’était rien passé, mis à part un accident de voiture, cause de plusieurs décès, qui fut évoqué devant moi. Je le mis dans un coin de ma mémoire, percevant, plus tard, le pourquoi de ce retrait. Trois victimes de plus du quatrième homme qui les guida jusqu’au bord du gouffre et les abandonna d’où ils ne pouvaient que tomber. Ma vie reprit son cours, je restais solitaire et différent, ratant de peu ma vocation d’autiste, reclus dans mon univers, y dormant pour faire semblant de mourir. Souffrance, délire, une vie qui pourrit lentement avant de se détacher de soi comme le fruit mûr de l’arbre. Entre cette fameuse nuit et le moment où l’écriture me la remit en mémoire il semble que rien n’arrivât, des années passèrent pourtant, disparues, en revanche ces derniers mois, me parurent un siècle.

Diatek interrompt son récit, il attend un mot, une remarque, une question, le silence le renvoya à son besoin de poursuivre son récit.

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Publié par Lee Rony - dans Roman.5 Héritage
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 05:24
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 05:18

 

" Maintenant que nous sommes arrivés, soyez discret, votre cible est à environ cinq cent mètres, vous rampez jusqu'au muret, posez le canon de votre fusil, dos au soleil, pas de risque de reflet sur votre lunette de visée, prenez le temps nécessaire, il ne devrait pas bouger pendant quelques minutes, tirez quand vous serez sûr de votre coup, vous n'aurez pas de deuxième essai. Quand vous l'aurez eu vous revenez, toujours en rampant, par ici afin que nous repartions. "

L'occidental opina et fit ce qu'on venait de lui indiquer et ainsi qu'il l'avait appris lors d'une espèce de stage, histoire d'acquérir les bases indispensables à la réussite de son expédition. En progressant, lentement, il ne put retenir le souvenir des circonstances l'ayant conduit en cet endroit presque hors du temps, si loin de son monde confortable et routinier. Ceci était la conséquence de cela, source de son désir de faire quelque chose aux antipodes de ses habitudes et en prenant quelques risques, entourés d'un maximum de précautions bien entendu !

Lentement il se relève, souffle, maintenant il comprend ce que son ami R... ressentit lorsqu'il se trouva dans une circonstance semblable, un moment qu'il ne pourrait jamais oublier, jamais.

Il posa le trépied support du canon de son arme sur le muret, épaula.

Le choix de la proie lui revenait, quitte à payer autant que ça en vaille le coût, il avait préféré un mâle, dans la force de l'âge et capable de se défendre, même si, compte tenu de la distance, il ne pourrait rien. Son ami avait préféré une femelle et son petit, chacun ses goûts après tout.

N'est-ce pas ?

 

Dans le prisme ultra moderne de son viseur sa cible fut floue un moment avant qu'il ne parvienne à faire le point, éliminer la parallaxe et aligner le réticule sur un gibier qui ne se doutait de rien et regardait autour de lui. Il suspendit son geste, pour un chasseur tel que lui, la pression qu'il allait exercer aurait un effet irréversible. Ne serait-il pas mieux de repartir sans tirer, de conserver en soi cette émotion ?


 

Dans l'avion qui le ramenait chez lui il ne put s'empêcher de repenser à ce qu'il venait de vivre, au bruit de la détonation, à l'odeur de la poudre, à la main qui le poussa dans le 4X4 pour repartir le plus vite possible. Le guide connaissait la région sur le bout des doigts et lui avait garanti qu'ils ne seraient jamais rejoints !

 

Le pied, le pied tota...

L'amertume emplit son esprit, quelque chose lui avait manqué : l'odeur du sang, et, surtout, surtout, de voir la vie quitter le corps de sa victime.

 

Un grand sourire éclaira son regard, il savait comment se rattraper...

 

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 05:12
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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 06:01


Un auteur en errance cherchait un abri, pouvais-je lui refuser l'accés à ce blog afin d'y faire souffler un vent nouveau ? 



M. Larousse définit le « PET » comme « un gaz sortant du corps avec bruit ».

Pourquoi ne pas dire que la chose fait tout simplement partie des « gaz d’échappement » ou encore de l’ « échappement libre » ??? Que penser encore de l’expression « sic transit » ?...

Mais pourquoi avoir ajouté « avec bruit » ?... Nous en connaissons de plus traîtres : anonymes, quoi ! …et capables de rendre tout un chacun "suce-pet" (ne pas confondre avec les pets tétés, pardon… les PTT)

En pareil cas, une phrase de la fameuse tirade de Beaumarchais, définirait aussi bien la chose que la calomnie :

« D’abord un léger bruit rasant le sol comme l’hirondelle avant l’orage...et file et sème le trait empoisonné »...

Dans une rame de métro : serait-ce la grosse dame ou son caniche (les pets de la dame au clebs) ? …Il faudrait alors rebaptiser la RATP : l' "aéra tes pets".

Dans un autobus bondé : vous vous demanderiez si les cars pètent ! (la confusion peut venir du fait qu’à présent, bon nombre de ces moyens de transport roulent au… gaz naturel !). Dans un bateau-mouche : où le pet niche.


Il est des situations qui peuvent devenir tragiques et compromettre une vie sentimentale:

Imaginez vous en pleins ébats avec un(e) partenaire dans une position aussi proche du 6 que du 9, alors que vous sentez subitement rouler en vous une bulle coupable qui pourrait à tout moment s'échapper ! Vous êtes près au cul pet, voire crisse-pet. Vous ne pensez plus qu’à la tragédie naissante, au détriment de tout érotisme .Vous voilà transformé(e) en montgolfière... et pas fière de l’être ! Vous devez alors feindre la pâmoison, serrer les bras tout du long de votre corps bien calfeutré sous draps et couvertures. Vous poussez à ce moment un violent gémissement susceptible de camoufler la « version originale » (pas besoin de sous titrage !) et libérer enfin la chose, mais : d’une part, synchronisez bien les deux actions, sinon nous aurions un vent-tard et, d’autre part, restez couvert(e), le temps que la nature, le matelas et le sommier aient amorti la déflagration et ses conséquences. Reprenant vos esprits, vous lirez dans le regard de votre partenaire la fierté de vous avoir fait monter aux nues. Vous venez donc de créer, pianissimo, en sourdine, une nouvelle musique de chambre !!!

Expectorer très fort en parfaite synchronisation avec la chose peut se faire partout. Ce serait une vieille tradition du Mont Ven…toux !!! En revanche, à Vancouver, les fameux pétomanes n’ont jamais pu donner leur spectacle !!!

Avec des gens simples, moins de problèmes, on vous répondra du tac au tac par un « contre-pet », appelé aussi : « pet-revanche »...Ce peut encore être le fameux « pet des braves » Gaullien...C’est aussi la « raie-plique » ou encore : « perle à rebours » (on prononce "perle art beurre" dans les banlieues !)…

Que penser d’un fabricant de colliers s’il lâche une perle !

Rassurons-nous pour ce qui est des huîtres : elles ne lâchent leurs perles qu’au moment où l’on ose les ouvrir… les pauvres ! (en ferions-nous autant, au nez d’un chirurgien ?)…

Malheureusement, le perle à chaise vient après le dernier… soupir !

Pas de problème, si vous êtes seul dans votre appartement ? Pas si sûr : de nos jours, vous pouvez réveiller le voisinage en brisant une biscotte ! Par contre, dans votre bain, vous pouvez, faisant « trem-pète », vous adonner au plaisir incomparable de voir remonter la bulle à la surface de l’eau...

Au cours d’un dîner d’apparat, si par malheur vous provoquez une incongrue déflagration, ayez le réflexe de vous tourner, l’air courroucé, vers votre voisine la Duchesse, en clamant à la cantonade : « je vous en prie, Madame, dites que c’est moi ! »... L’assistance « pét…trifiée » ne connaîtra jamais le vrai coupable...

Dans un Confessionnal, point de cul…pabilité puisque le prêtre vous libère toujours par ces mots : « allez en paix ( ???)... vos péchés vous sont remis » …à condition, bien sûr, de faire quelque pé-nitence).

A ce propos, je me souviens encore de la 1ère fois que j’entendis à la Messe un prêtre déclamer :
- Donnez-vous un signe de paix (ce rite existe depuis longtemps : peu avant la communion, les fidèles se serrent la main)… j’eus très peur ce jour-là, ayant mal compris la douteuse invitation !


Au fait, on trouve aussi des « pégases » dans les océans !

On court également dans ces vastes lieux, et à la voile, le « vent des globes », en oubliant carrément le vieil adage : « qui sème…le vent, récolte la tem…pête » !!! en ces lieux les coups de vents sont redoutables !


Il serait grand temps de proposer aux éditions Larousse une révision de ses définitions : beaucoup de consonances peuvent être étrangement interprétées.

N'oublions pas que dans notre alphabet, le cul est placé entre le pet et l'air, pardon, le Q est placé entre le P et le R !!!….


Prenons l’exemple du Président de la République : s’agit-il de la « raie publique » ???

S’exprimer par « onomato-pets », par pet-riphrases...

On entend souvent des trompettes sur le perron de l' Élysée: « l’étron pète » ? "le pet rond" ? cela met automatiquement en cause ces pauvres gardes républicains au sujet desquels on pourrait s'esclaffer : « ces salauds pètent » !!!

Dire que les corses pratiquent une sorte de « vent… d'État »…

Il en est de même pour les para…pets, les para…vents. N’oublions pas les « vents… d’anges »...

Je repense à Raymond Barre, le pauvre ! lorsqu’il fut jadis filmé en train de roupiller dans l’hémicycle du palais Bourbon ! Si, de surcroît il s’était lâché, on doit se demander s’il s’agit là de la fameuse force centri-pète...

En certaines assemblées d'Euro-pé-ens, de bien humaines incongruités ne doivent pas manquer de survenir ça et là : on peut s'écrier, en pareil cas : "OTAN en emporte le vent" !


Au retour des Côtes d'Armor où vous vous rendîtes avec votre mari, réfléchissez avant de vous lamenter "qu’il a tem...pêté sur la Bretagne"...dites plutôt, bien que ce soit du moins bon français : "nous sommes trop allés en Bretagne » !

Les "fait-cul-lent" ont toujours un effet retard : éviter par exemple toute surabondance de gâteaux : voir la madeleine de Prout, pardon de Proust !!!

Au Pérou, n'imaginez pas une fumée rousse s'échappant des falzars !

D’accord, les « roux pètent » mais les « rousses pètent » aussi !


Un film de « cape et des pets » n'a rien à voir avec « Autant en emporte le vent » mais…attention aux « jours de relâche » ! Il y a aussi les « pé-plums »…

To-pette : imaginez une horloge parlante qui réciterait à pet-repète : « au troisième « top », il sera exactement : Pan, Pan, Pan !

Le « pétrissage » peut s’entendre (si j’ose dire) comme un pet...foireux : les Chtimis appellent ça une « pet-ri-pet-chie », ou un jus-pet (spécialité d' un ancien 1er ministre ! ) On dit qu’à Vichy, malgré la disparition d’un certain Maréchal, le pet-teint encore les culottes…Un ami Canadien me dit un jour qu’on appelait cela des « traces de freins » !!!


Si le mot « grippé » s’entend comme les « gris-pets » , on pense aussitôt à ce qui peut se passer au cours des Conclaves : tant que le nouveau Pape n’a pas été élu, la cheminée Vaticane libère une fumée grise émanant de pets… trop chimiques. (Ça doit être irrespirable dans la Chapelle Sixtine). Une autre « odeur de Sainteté » peut régner dans la papamobile s’il arrive au Saint Père de se lâcher !!! Mais pourquoi n’appelle-t-on pas ce véhicule pour vieillards : la ..pépé- mobile ?


Soyez vigilant quand on vous donne une fiche de paie » : la confusion reste encore possible !

Les " peccadilles " peuvent s’entendre  "pets-caddies" si cela se passe au supermarché ! Évitez alors la file d’attente sans pour autant « larguer la caisse » !

Si la Reine d'Angleterre se relâche sur son siège, on se demandera où le pet trône !

Quant' à la reine Pé…dauque, on peut penser qu’elle s’exprimait…de curieuse façon…

Attention aux pets-"revers" à Roland-Garros !

Les pète au char ou les pet-tank peuvent évoquer une nouvelle force de ... frappe constituée de pets dantesques remplaçant les vieilles pétoires ! de quoi vous flanquer la pétoche…Ça doit être également irrespirable en ces cabines exigües !

Le « péage » (rien à voir avec le "pet-relais") peut s’entendre comme « pet-âge » : autre façon de souffler les bougies d’anniversaire, en s’accroupissant sur le gâteau… et s'il s'agit d'un membre de votre famille, nous y voilà, c'est le pet-oncle !

Que dire lorsque l'on se trouve dans un sacré « pétrin » : s'agit-il du TGV ?


A l’Opéra, ne vous esclaffez pas si on annonce Pe-trou-chka au programme… !

Une Diva peut avoir une défaillance de mémoire, un… trou d’air ! Mais si l’incident ne concerne pas la mémoire, plaignons le pauvre souffleur qu’elle aura tant incommodé !!!


Les 12 coups de minuit représenteraient des « pets- tard »...

Les Ayatollahs font des « pans perses » (redoutables, à ne pas confondre avec les couches –culottes).

Les antiquaires peuvent lancer des pets-broques…

Vous pouvez devenir un sacré poète en émettant une nouvelle forme d’alexandrin : le pet-rimé. Cela devient de l'art pète.

Le Pé-nalty traditionnel des rencontres sportives peut constituer un nouveau gage imposé par les arbitres : les insoutenables « tirs au but » !

Au restaurant, après un bon dîner, vous payez depuis l’an 2001 avec l'euro… Encore une autre interprétation phonétique possible !

Réfléchissez avant de baptiser vos enfants : « Gaspard » ou « Pétula », ou « Pépita ».


Si vous être franchement allergique à la « chose », une seule solution : préparez un petit pet-cule pour vous rendre en Polynésie où l’on ne peut ...Pa...peete !!! En revanche on conseille aux fervents de la chose d'aller faire un tour en Arménie, à… Air et Vents, pardon, Erevan où il est préférable de ne pas rester en « happe-nez » puisque l’échappement y est libre !!!

Quant’à Madame la Duchesse de Petfort, elle a été envoyée à Cuba où les pets cassent trop…

 

                                                              Jacques APPAR

 

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Publié par Jacques APPAR - dans Sans Blog Fixe
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 06:27

 

Cher...


Mais cher quoi, justement, là est la question, ami ? Non, je pense que ce serait exagéré, enfant ? En quelque sorte on peut dire que tu es le fruit de mes, non, pas de mes entrailles ! De mes neurones, ou de ce qui s'y terre et qui, visiblement, est désireux d'en sortir. Tu es, non pas la chair de ma chair, mais celle de mon imaginaire, ce masque posé sur un passé corrosif puisqu'il finit par le ronger et apparaître par transparence !

Garder pour moi ses rêves et cauchemars est aisé mais vouloir les définir à coups de mots, de phrases, de textes divers et (a)variés apporte autant de souffrance que de joie, à moins que ce ne soit l'inverse. Tout cela est à l'écrivain ce que la palette est au peintre permettant à celui qui les utilise d'esquisser (est-ce qu'y sait ?) une espèce d'auto-portrait. La difficulté étant de chercher à se montrer sans se révéler tout en se découvrant, je suis mal placé pour savoir si j'y parviens, par pure vanité je dirais que oui, parfois, mais rarement.

Honnêteté ? Lucidité ? Tout cela c'est grâce à toi, tu es la toile sur laquelle je jette des phrases, prenant ensuite du recul pour tenter d'avoir une vision d'ensangble. Oui, je sais, je déforme les mots, mais pour multiplier leur sens, il ne s'agit pas de faire "mumuse" mais d'accroître, autant que faire se peut, la force de mes termes avant que je n'atteigne le mien.


Mais je m'éloigne du but de cette missive qui était tout simplement de te souhaiter un BON ANNIVERSAIRE ! ! ! Ce n'est que le premier et l'on se plait à espérer que d'autres viendront, combien, je l'ignore et qui sait si après moi d'autres ne t'aideront pas à grandir encore, certain(e)s le font déjà et te donne meilleure mine que si j'étais seul à faire ton éducation ! Sans oublier ta marraine, P. la fée qui se pencha, sans tomber heureusement pour toi, sur ton berceau. Quel aspect aurais-tu sans son intervention, je gage que notre ressemblance serait encore plus grande, tu serais malingre, à peine capable de tenir sur tes rubriques.


Que puis-je te souhaiter, bonheur, santé et autres ? À quoi bon, pour toi ces notions n'ont pas de sens, j'en suis à me demander si pour moi elles en ont encore...


Ainsi cet événement m'aura-t-il permis de trouver de quoi te nourrir en ce jour, et, crois-moi, ce n'est pas toujours du gâteau !




                                                                            Lee Rony

 

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Publié par Lee Rony - dans Lettres
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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 06:20

En ce dimanche un proverbe coréen que je vous invite à méditer :

Le vent n'a pas de mains, et pourtant il secoue les arbres !




























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Publié par Lee Rony - dans J'ai entendu
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 05:48

 

Paraissant infini pour certains,

Dont j'ai nourri l'imaginaire,

Pour beaucoup je fus frontière,

Plus craintifs que crétins.


Ils me voulaient couvercle,

Protection rassurante,

Cet effroi qui les hante,

Retenu hors du cercle.

Des pionniers me violèrent,

On en est au énième ;

Mais je suis au septième,

Pour qui s'envoie en l'air.


Des bâtiments me grattent,

Ou du moins s'y essaient,

Trouvent en moi de l'épate,

Et Icare le décès.


Déchiré par un arc,

Tel un sourire sans fiel,

La Terre telle un parc,

C'est laid sans ciel !

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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