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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 05:42





























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Publié par Lee Rony - dans J'ai entendu
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 05:46

 

Il n'est plus temps que tu reviennes,

Nos nuits dans le passé sont enfouies.

Cet autrefois qui avait le goût des airelles,

Que nous ramassions sous la pluie.

Les images jaunies sont souvent les plus belles,

Dans un vieil album enfermées...

Les images effacées sont parfois les plus belles,

À condition de rester à l'abri,

Que le temps les croit mortes,

Et que nous le pensions aussi.

Tes cris en moi enfermés,

Ne cessent de me hanter.



Ce jadis était-il ce qu'il semble,

Je te suivais, tu me fuyais.

Est-ce de rage que je tremble,

De ce que je fis pour te garder...

Il y a peu de la passion à l'anathème,

Sans pouvoir effacer les mots dits.

Et l'âme erre quêtant l'indice pensable,

Se sachant condamnée à atteindre l'infini.



Les souvenirs se ramassent à la pelle mécanique,

Les journées vides et les demains aussi,

Mais mon agenda électronique,

A disjoncté, comme mon esprit.

Béat, benêt, enfin vide d'envies,

Es-tu plus qu'un spectre à demi moisi ?

Ma vie, dans les poubelles automatiques,

Sous le soleil écrasant qui survit,

Tu es l'ombre qui me suit.

De hier je dois tout oublier,

Ton dernier soupir murmuré,

Je ne veux plus jamais, jamais, me le rappeler.




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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 05:42
Héritage - 6 
 

                                                 07


Du temps à perdre, ultimes grains du sablier. Est venu le moment de se retourner sur un chemin à sens inique. Souffrances, joies et émotions marquent le temps. Malédiction dirait un esprit simple, mot inadéquat s'il en est. Être victime n’est pas un signe d’élection, le martyr un test imposé par une déité improbable pour choisir son esclave préféré, l'unique souhait de ce dernier pour s’accrocher à ses chaînes quand bien même seraient-elles reliées au néant.

Au bord de son monde il est seul, seul avec tout.

Dans les rues celui qu'il est devenu semble suivre l'enfant qu'il aurait dû être et que le soleil dévore. Il referme l'album de souvenirs qui ne lui apporteraient rien. Même se remémorer les poèmes qu'il rédigeât pour une image aux yeux de ciel. La seule qui le retint au bord du gouffre. Il lui reste un carnet, de quoi écrire, facile de remonter, de s’asseoir, de chercher dans le passé l’oubli qui ne s’y trouve plus.

La différence entre l’amour et la mort est petite, une histoire de u !

La fatigue purge son esprit des pensées superflues, l’énergie est limitée, autant l’employer positivement.

Retour, une hésitation avant de pousser la porte en fer forgé donnant sur la rue, la seconde, bois et verre, un hall refait depuis son départ. Montant les marches il pense que maudit vaut toujours mieux que le contraire... Une phrase pour l’avenir, une de plus. Le temps palpite au cœur du vivant mais l’éternité ?

Son appartement, carreaux inégaux, tapisserie à grosses fleurs, des miroirs un peu partout, le plancher trahissant ses pas sans que jamais il fasse rien pour l'en empêcher. Des meubles sombres qu'il serait difficile de déménager depuis l'installation de l'ascenseur. Dans ses récits le décor autour de ses personnages fut longtemps flou, eux-mêmes n'avaient pas de nom, ni date, ni lieu, le moindre repère semblait un piège. Sur la large table il fracassa un jour une chaise, un moment de fureur comme il n’en veut plus. Le dit siège rode dans un coin, reconnaissable à la ficelle qui le tient. A une époque cette table devint le centre de l’univers, il tournait autour d’elle, dix fois dans un sens, dix dans l’autre, des heures durant, manège désenchanté d’une vie insupportable. Autant de révolutions pour que rien ne change.

Fermant les yeux au moment d’entrer dans la chambre il la revoit au temps de ses grands-parents. Les lits, l’armoire, le linoléum, le paravent près de la fenêtre, la table de chevet au dessus de marbre.

Rêver était agréable ; refuser le réveil, impossible. La lumière est proche, le néant reflète ses peurs, ses refus, le bureau de sa jeunesse semble un caveau, un ventre également, l’un puis l’autre. PuiTs ? Un tunnel entre deux mondes, deux lumières ainsi une nouvelle l’attend, il la distingue déjà.

La balance s’équilibre, une plume suffit pour l’incliner d’un côté.

En souriant il se dit que les deux sont mauvais.

Des papiers de famille dans un tiroir, une langue étrangère qu’il ne comprend pas, la carte d’identité de l'aïeul qu’il vit mourir. Maintenant le souvenir échappe à une terreur s’affaiblissant. Et la tombe, cet espace vide guettant son nom. L’idée fut-elle spontanée ou suggérée par une remarque qu'il aurait interprétée ? Qu’importe les réponses, l’illusion psychanalytique qui voudrait imposer de tout savoir de son passé. Le jeu compte plus que la victoire.

Il secoue la tête. Penser est la malédiction. Quel est ce con d’ancêtre qui s’y risquât le premier et s'en découvrit capable ? À quand un voyage dans le temps pour le supprimer ? Il se voit lac de montagne, une vallée étroite protégée par de hauts sommets, surface lisse renvoyant la pureté d’un ciel sans nuage. Mais derrière le calme qu'y a-t-il ? Ce remous, qui le crée ? Ce sillage, qui le génère ? Ces ombres, que signifient-elles ? Cet homme qui vient, que veut-il ? La nuit est claire, pleine lune, regard de l’univers, et il marche en cette nuit de Walpurgis, sourire de l’Enfer et des yeux bleus.

Il aime les deux, ensemble.

Le lac bouillonne, il est proche du débordement. Les montagnes ne sont pas là pour le protéger mais pour l’enfermer !

Toutes les portes étaient closes dans son enfance, la tante gardait les clés, il jouait dans le couloir, sur le carrelage froid mais son univers était illimité, finalement l’absence de frontière est rassurante.

Les chiffres verts du radio réveil lui tiennent compagnie, regarder l’heure est une ancienne habitude. Jadis le réveil, mécanique, était sur une étagère dans la cuisine, surplombant le poêle à charbon près duquel le grand-père restait assis, longtemps cette image fut la seule qu’il en eut, longtemps.

Des souvenirs traînent, partout, de la cave au grenier, un contact répugnant sur le coup, amical ensuite, comme toujours.

Le moment est mal choisi pour farfouiller, sortir les albums de photos, des visages inconnus, des prénoms oubliés, une famille dissoute dans la lucidité. Il est allé plus loin que ces ridicules racines.

Trop loin ?

Le couloir, le vieux buffet, le téléphone. Ses doigts se souviennent.

                                        * * *

La sonnerie officie dans l’indifférence, il sait que le combiné ne sera pas décroché sur-le-champ, d’abord avoir envie de répondre, ensuite retrouver le téléphone dans un fouillis défiant les descriptions.

- Oui… Non, vous avait fait un faux numéro, bonsoir.

- Une minute nute !

- ... entendit le policier.

- C’est toi ?

- Après vérification il paraît.

- Tu es où ?

- Chez moi.

- Gentil de te souvenir d’un ami, ton appel est une demi-surprise.

- L’actualité t’aurait-elle atteint ?

- Ai-je l'air d'une autruche, j’ai tilté sur ton nom, tu penses. Voilà ce que c’est que de retourner sur ses terres en quête de discrétion.

- D'autres profitèrent de l'occasion pour se montrer.

- Ça te ressemble. Une question : la vérité officielle est la bonne ?

- Non !

- C’est ce que je pensais, c’est mieux comme ça.

- Je partage cette opinion. Et toi, ça va ?

- Ça baigne, mais dans quoi... Mon petit doigt qui te connait insinue que pour t’enquérir de mes nouvelles tu aurais écrit.

- Il a raison.

- Tu connais le chemin, pour parler rien de mieux que de se voir.

- D’accord, à bientôt.

- Je t’attends.

Diatek sourit. Que d’aventures avec Morton, le professeur Morton, bien qu’il n’enseigne pas, quelle horreur ! Que de moments étranges, de découvertes violentes et savoureuses.

Allons, la vie n’attend pas. Tout fermer, débrancher les appareils électriques, couper le compteur, ouvrir le réfrigérateur, habitude.

Il se pressa pour atteindre la rue, le soleil lui fit un clin d’œil, le bleu du ciel l’égaya un instant, serein il prit la direction de la gare. Une longue ligne droite, au bout le bâtiment de verre multicolore, la porte s’ouvre, guichet, billet, une heure d’attente avant le prochain train, de quoi jeter un dernier coup d’œil sur cette ville. La gare routière, coïncidence, un car pour une destination qu’il connaissait bien. Facile de le... mais le temps de l’illusion a disparu. Elle a entendu parler de lui, connu son retour, si elle avait voulu… C’est qu’elle est heureuse ! Il se force à le croire, un peu, la moins mauvaise des solutions.

Sur le quai des gens attendent, qui pour s’en aller, qui pour accueillir un parent, un ami. Ce n’est pas son premier départ mais l’impression demeure d’abandonner quelque chose, son choix est fait, définitif.

Interrompant ses pensées le train glisse devant lui dans un bruit strident, entraîné il s’est placé au niveau de la porte, premier arrivé premier servi ! La place près de la vitre, dans le sens de la marche, un compartiment tranquille bientôt troublé par un jeune couple, pas un regard, le paysage l'attire davantage. Sa mémoire retrouve un conte ancien, l’action débutait dans un train, liaison logique plus que ferroviaire. Un puzzle, déjà, venant du passé pour permettre le retour d'un être maléfique, son héros intervenait, le bien triomphait, non sans en payer le prix. Pinçant les lèvres il se dit qu’il lui faudra relire ce qu’il se disait sans avoir la lucidité pour l'interpréter.

Maintenant il est grand, il peut savoir.

Le rail figure une espèce de fil d’Ariane, un déplacement en soi, l’extérieur contente un moment, ensuite la curiosité revient sur soi. Milieu clos du wagon, non, de la voiture, la wagon contient le fret pas les voyageurs, même si la distinction est difficile parfois.

Souvent ?

Bref !

Il se revoit dans son bureau, caveau ventre maternant plus que maternel. La poche du kangourou puisque le petit naît avant terme et achève sa gestation ensuite. Son esprit grandit hors du monde, dans un placard. Pour quelques-uns, qu’il a bien connus, ce fut la poche revolver ! Ressurgit la sensation de la mort s’approchant de lui fœtus, il se défend, lutte, finalement elle s’éloigne non sans laisser sur lui, en lui, des empreintes que le temps rend de plus en plus précises. Des empreintes que son père ne put distinguer, encore moins dominer, auxquelles il céda pour survivre alors que lui... Mais qui peut comprendre cela, qui peut admettre la possibilité même d’un tel phénomène ? L’esprit se sert d’un minimum pour terminer la scène. La mort l'effleura sans le saisir, un test, déjà ? Par analogie il pense aux mites, les petits naissent dans le ventre de leur mère et s'entre dévorent, parfois ils mangent leur génitrice, c’est beau la nature. L’homo sapiens copie, il n’invente pas.

Survivre est-ce un droit ou une obligation ? Les premiers sont à la mode, murs tentant de soutenir un esprit en décomposition. Il n’aime pas cette société accusatrice, d’un côté ceux qui lèvent le bras, tendu, paume vers le bas ou poing fermé, de l’autre, ceux qui montrent du doigt en récriminant. Hurlements et plaintes, cris puérils de nouveaux-nés frustrés ! Il sourit de son raisonnement, spécieux dirait-on, sophistiqué, pire répondrait-il : Vrai !

Le train part, l’esprit ronge sa matrice à chaque pensée.

Son père sourit. Les chairs absorbées par le temps reste un visage ayant quitté la vie sans atteindre la mort pour témoigner de ceux qui passent et indiquer le vrai chemin à qui osera le lui demander.

" Tu me ressembles ! Mais non, je suis plus, tu l’as dit, et pire. "

Le regard qu’échangent les tourtereaux indique qu’il a murmuré, il leur sourit, tendrement, histoire d’accroître leur inquiétude.

Finira-t-il ainsi, coincé, porteur d’un flambeau à refiler, et vite ? Le chemin ? Il n’est pas le premier à le prendre, il sent les empreintes de ses prédécesseurs, bientôt il n’en percevra plus, le pas qu’il fera sera un de plus pour la conscience sur le chemin de la compréhension.

Une main l'arrache à ses réflexions.

- Billet monsieur.

Par discrétion il a prit un billet, un petit trou pas cher. Un de plus.

Il s’étire, baille, sourit à ses vis-à-vis ravis de bientôt descendre.

Manger ? Depuis la veille son estomac reste inactif, quelques bruits pour qu’il n’oublie pas ses organes, penser aux sandwichs présentés sous cellophane le tranquillise. Faim, oui, envie de se suicider, non.

Pas encore, et pas comme ça.

Se suicider… Encore ? Non, quand il s’automutila c’était pour briser la cangue l’étouffant. Pourtant ce terme éveille des échos en lui, une lumière violente, intense et la nuit… Il l’espérait définitive, et puis le jour revint...

Quelle imagination aimerait-il pouvoir se dire !

Nouveaux visages en face de lui, charmants, accompagnés de corps qui en une autre époque l’aurait attiré, lui qui adore prendre le train… Mais non, autant imaginer l’action. Le voyage s’éternise, ni journal, ni radio pour passer le temps, cogiter distrait.

Enfin l’arrivée !

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Publié par Lee Rony - dans Roman.5 Héritage
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 05:37
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 06:27

 

Les chaînes rassurent les glands.


Je suis le génie capable de bouillir le plus vite.


Les mammifères n'éliminèrent pas les dinosaures mais profitèrent de leur disparition.


Je suis fou à lire.


Là où le communisme est inhumain le capitalisme est bestial.


Je suis humain avec les animaux et animal avec les humains.


Mon œuvre est un dédale pour que le lecteur s'y trouve.


Heureux les simples en esprit, à condition qu'ils le demeurent.


Il est dangereux de penser au pire, ça lui donne envie de se surpasser.


L’intelligence c’est comme l’argent, mieux vaut s’en servir de son vivant.


Les fruits du savoir sont cultivés, adorés, rejetés, pourtant personne n’y a goûté !


J’ai fini par considérer le malheur comme synonyme de ma vie au point que je refusais ce qui ne lui correspondait pas.


Le pire c’est que j’en suis capable et que je le sais.


Ma vie est comme mon œuvre, un brouillon que je ne corrigerai pas.


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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 06:21

 

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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 06:22

 

Je te vois, te connais, observe tes secrets,

Devant moi nul besoin de demeurer masqué,

Tu peux te relâcher et cesser de mentir,

Pour être enfin celui que tu dois retenir.


Depuis quand suis-je là, te tenant compagnie,

Surveillant tes troupeaux au péril de ma vie,

Contre mon cousin loup, mon libre alter ego,

Ou te véhiculant en tirant un traîneau ?


Protecteur de tes biens, ta villa, ta bagnole,

Sauveteur attentif subissant tes torgnoles,

Je ne sais pas pourquoi tu me laisses en arrière,

ou me dresses à tuer un de mes congénères.


Animal est un terme que mon maître apprécie,

Encore qu'il soit heureux de se dire mon ami,

Je le comprends sans mot, avec moi il est bien,

Peut-être voudrait-il lui aussi être un chien.

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 06:11
Happy birthday Dan










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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 05:59





 

Essayons d'…approfondir ce concept du trou.


La mémoire, entre autres, en est souvent victime :

En sortant du théâtre où j'avais entendu le Trouvère de Verdi, j’entendis ces paroles émanant d’un couple de…mélomanes :

- Comment as-tu trouvé ce Trouvère ? …

- Oh, tu sais, je ne joue plus tellement au golf !

- Mais je te parle de Verdi !

- Oui, on entretient bien le parcours, et avec le printemps, ça reverdit beaucoup !

- Crétin, je te parle de l'opéra !

- Aaaah ! voui !

- As-tu remarqué le trou de la cantatrice ?

- Euh, non, avec sa robe longue…

- Non, à certain moment elle a eu un trou d'air !

On connaît ceux, déjà fort désagréables, ressentis en avion…

- Un trou d'air dans l'Trouvère, faut' le faire !

Force est de constater que la suppression de cette loge, dite "trou du souffleur" et propre à "rafraîchir" les mémoires, ne fut pas forcément une bonne chose. On n'a pas songé une seconde au ridicule de ce terme si l'on se rappelle l'ancestral spectacle des "pétomanes" ? …


Certains restaurants pratiquent à leur façon ce qu'on appelle "le trou normand"…

A ce propos, je n'oublierai jamais ce haut lieu gastronomique de Tain l'Hermitage où la patronne, remarquant ma réticence de novice à boire "cul-sec" un alcool qu’elle me servit entre deux plats, me lança haut et fort :

- Si vous refusez son trou, le Chef sera vexé !


Les Assurances Sociales ont aussi leur trou : tous les gouvernements ont essayé et essaient encore de "boucher le trou de la Sécu". Comme la plupart des français ont en permanence un trou dans leur budget, le comblement n'est pas près d'aboutir !


En revanche, il y a toujours des insatisfaits qui se plaignent de jouer les "bouche-trous". Bien que l’expression puisse paraître érotique, on ne parviendra jamais à contenter tout le monde !


Un maçon jadis chargé de renforcer les fondations défectueuses de ma maison m'interpella par ces mots :

- Je vais reboucher votre trou.

Et quelques heures après :

- Regardez comme j'y suis allé profond, j’ai pratiquement tout fait à la main…


Serge Gainsbourg qui n’avait pas peur des trous chantait : "j'fais des trous, des p'tits trous, encore des p’tits trous"… et plus tard , ce qui fit scandale : "je vais et je viens, entre tes reins".

Coluche arriva par la suite avec ses dragées Fuca, suivies des "Petits papiers" de Régine !


L'Armée a ses trous :

Le malheureux soldat, souvent surnommé « trou…fion », auteur d'une incartade, sera "mis au trou". Malheureux dans un sens, parfois comblé dans l’autre !!!

De nos jours, avec le "piercing", il y a mille façons de se faire…trouer la peau.

Mais mourir d'un trou de balle, c'est tout de même un comble !…


Nos très antiques routes nationales regorgent de panneaux où l'on peut lire :

- "trous en formation" !

La plupart du temps, d'une période de dégel à l'autre, ces lacunes restent omniprésentes. Un panneau coûte moins cher qu'une réparation… On n’appose pas cette affiche au dos des futurs transsexuels !!!


Les plus malins parviennent à "faire leur trou". Cette réussite sociale peut vous en boucher un coin !

Mais pourquoi se donner tant de mal, puisque le fossoyeur en préparera toujours un autre ?


Les trous de serrures sont généralement faits pour les clefs. Certains n'éprouvent aucune gêne à y jeter un œil !




Il est des gens qui habitent un trou, souvent perdu !

Beaucoup n'en sortent jamais. Comment les retrouver ?

Rassurez-vous, seul un percepteur y parviendra, même s'il lui faut passer par un "trou de souris" ! S'il est, de surcroît, mince comme un fil, il pourra passer par le trou d'une aiguille…


Après avoir parlé de l'infiniment petit, il est angoissant de se demander comment rapiécer le plus formidable trou que les humains n'aient jamais réalisé : l'éventration colossale, estimée à des milliers de kilomètres carrés, de la couche d'ozone !



Revenons au fameux trou originel et à ses formidables conséquences : un simple trou a su provoquer autant de merveilles que de dégâts. L'ironie du sort veut, depuis la nuit des temps, que la pérennité de l'espèce animale passe immanquablement par l'attrait instinctif d'un… orifice !

Si l'être humain est constamment confronté aux trous, n'oublions pas que la nature a horreur du vide. Elle se vengera toujours. On n'en sort pas !


                                                   Jacques APPAR

 

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Publié par Jacques APPAR - dans Sans Blog Fixe
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:06
Héritage - 5 
 

                                                  06


L’enfant voulait courir vers les autres, se joindre aux enfants passant devant lui, un jour il essaya, pour ne plus s’y risquer de nouveau.

Seul dans son lit il rouvrait la porte de son univers, la nuit le protégeait, les monstres accouraient, se penchaient sur lui, ses seuls amis. Leur aspect eut terrorisé n’importe qui, lui savait distinguer derrière l’apparence la vérité de l’âme. Un défaut ! Connaître les autres amène à se détourner d’eux, le pire c’est quand ils le sentent, quand ils perçoivent le regard les dénudant.

Un sourire est plus effrayant qu’une grimace, un coup de poing plus sournois qu’une caresse.

Certitudes !

Partout il se cherchait, un enfant identique ne pouvait exister.

La preuve ? La vie le rejeta, tentatrice, proposant puis retirant l’autre qui aurait été soi.

Elle fit bien.

La bleu du ciel fait écran, le gamin s’approche, cette couleur ne peut rien proposer de répugnant, voulant être séduit sa méfiance s’endort.

Où est la beauté d’une enfant morte, les os brisés, la peau lacérée, les muscles arrachés ? Quel est le plaisir d’agir ainsi ? Il apprend la haine, le mépris, le dégoût, vrais noms des compagnons de ses nuit. Le temps vient de les appeler, d'employer les termes réels, les images véritables, la force de la destruction. Une main est Vie, l’autre est Mort, tout, entre elles est matière, et le diable murmure.

Manque un miroir, s’y découvrir, s’y aimer peut-être.

                                        * * *

Les images et les mots dansent autour de Diatek, les pièces volent et prennent leurs places l’une après l’autre. Les policiers s’engagent dans le jardin, empruntent l’allée goudronnée, s’arrêtent au premier niveau. Autour du bassin aucun garçonnet ne courre. Seuls le vent et la nuit s’amusent, plus haut ce furent les pseudo tipis, vides, les cercles de pierre… Il tiqua, entre eux et des margelles la similitude le frappa. Ce totem coloré planté au milieu de l’aire de jeu, n’attend-t-il pas de se jeter sur les enfants pour s’en repaître ?

Il aurait raison !

Le temps des larmes est passé, il en versa tant que le puits déborda, il s’y jeta, glissant au fond sans trouver la paix. Il creusa, découvrit de vieilles souffrances dont il apprit à se nourrir.

Avec le jour le soleil enjambera le ciel avant de disparaître à nouveau insouciant des fils le manipulant. Le froid est moins vif, tout va bien.

- Des souvenirs ?

Diatek rejoignit le convoi poussif du tangible.

- Des images, des impressions, les fantômes ne manquent pas. Parler file le temps, si peu en reste, de lui ou de nous qui est Pénélope. Si tu avais envie de rentrer chez toi je le comprendrais. Que de mots, d’atrocités avant de pouvoir conclure. Je suis las de mon décor, des pierres qui n’oublient rien. Le minéral est le socle de la vie, le sapiens n’en est qu'un rameau. Bref ! En revenant des États-Unis je suis allé voir mes partenaires. Devant leurs tombes accolées je suis resté un long moment, les autres visiteurs pensèrent que je priais, et, peut-être, n’en étais-je pas loin. Je sais, cela est vain, je ne crois pas à une survivance de l’âme après la mort ! Ils vivent dans mon esprit, sons et images inoubliables, rire et drames qui jalonnèrent notre amitié. Je dois y retourner. Comme les cétacés après une exploration des profondeurs j’avais besoin de respirer l'air gorgé d'oubli du passé.

- Le roc en toi te permit de résister ?

- Voulant me durcir j'aurais explosé, j’ai été souple, flou, dans le vent pour me redresser ensuite. Des métaux sont ainsi, la chaleur leur rend l'aspect qu'un choc altéra ; le minéral singe l’esprit. L’instinct me dirigea, le délire me permit de surnager. Maintenant je suis calme, presque content, la fatigue produit de curieux effets.

- Elle muselle la censure.

- Tu n’aimes pas ce risque ?

- J’ai ma vie, mes habitudes, les criminels ne me dérangent pas, j’ai grandi avec eux mais cette nuit entrouvrit d'étranges portes.

- Tu oublieras, considérant ces instants comme une illusion. La route qui rejoint l’horizon est longue… Mais pas assez !

- Tes limites se fendillent, vers quel monde vas-tu ?

- Le nôtre Kah, le nôtre.

- C’est le problème.

- Je sais.

- Il me reste des jours de vacance à prendre.

- Part en famille, en Asie par exemple, vers l’est. De nouveaux jours se profilent, une perception autre du réel. Une odeur de sang me vient du futur, plusieurs fois dans mes contes je décrivis plusieurs fois la Terre comme un champ de bataille, des milliards de victimes, morts et agonisants. Passe le temps, s’impose la vie, de chaque carcasse naît une fleur, un arbre, la vie.

- Ambition ou prémonition ?

- Les deux mon commissaire, les deux ! Maintenant…

- Maintenant ?

- L’avenir se moque de mes interrogations. J’ai envie de me réveiller, de constater que tout cela ne fut qu’un rêve, que je suis seul dans le fond du dortoir et d’entendre le clocher. Me rendormir ensuite et ne plus jamais retrouver le chemin de la conscience, plus jamais.

- Quelque chose te fit peur ?

- Peur a plusieurs sens et le pire n’est pas celui que l’on croit.

- As-tu renoncé à l’écriture ? Avec tes idées tu pourrais t’imposer.

- M'imposer me ferait taxer de trop de noms divers... J’ai dû écrire mais la science m’attirait. Comprendre pour tisser le support capable de recevoir le savoir. Fais attention à oublier ça.

- C'est fait.

- Tant mieux.

- Je m’en souviendrai quand tu auras le prix Nobel.

- Celui du rêve ! Joli diplôme.

- Ta réputation d’intelligence se vérifie.

- N’est-ce pas ? Tu peux aller jusqu’au génie.

- C'est bien ce qui t’effraie.

Diatek se tut, admirant le paysage de montagnes sur fond de nuit.

- C’est une révolution que tu proposes ?

- Bernard Shaw disait : La révolution n’ôte pas le fardeau, elle le change d’épaule. Un soulagement temporaire mais rien n’est changé, tiens, révolution, un mot à double sens, double tranchant !

- Comme un satellite ayant fait le tour de la Terre.

- Il revient à son point de départ. Une révolution n'est qu'un tour de manège, pour rien.

- Je te suis, de loin, mais je te suis.

Les heures ont passé, le soleil caresse l’horizon, lui sait ce qu’il y a de l’autre côté. La journée sera douce. Diatek contemplant son passé découvre qu’il crut fuir mais ne fit que se précipiter vers l’unique but possible. Le désir sexuel s’est émoussé, trop de plaisirs si intenses qu’en retrouver de semblables est impossible. Pas de manque, il est soulagé d’être libéré d’une chaîne d’instincts superflus Le besoin de voyager pour dissoudre le temps va en faire autant. Alors il affrontera ses vraies obligations. Toujours il eut des idées, ses carnets regorgent de notes, d'idées, de pensées. Comprendre avant de savoir ! Paroles de vérité sur un air de boutade. Cela ne se décrète pas et arrive à n’importe qui sans qu’il l’ait désiré. Il voudrait associer littérature et sciences, un conglomérat bizarre qui le fait sourire, pour commencer une nouvelle journée, entamer une nouvelle vie, l’idéal !

Les marches d’argent du donjon flottent sur le vide, il hésite.

Prix Nobel de lâcheté, ça existe ?

Curieusement Osiris l'accompagna, dieu découpé reconstitué par Isis.

Puzzle d’un esprit qu’il reforme pièce après pièce, image à venir d’une vérité pénible et lumineuse. Elle est rarement l’un sans l’autre.

Ils continuèrent à monter pour dominer la ville. Les murailles de la citadelle les entourent, les protègent, la certitude sereine de la pierre, une sagesse à envier mais à ne surtout jamais atteindre.

- Tu n’as jamais essayé le dessin ?

- Je détestai ça, pas de chance pour les cours qui étaient en début de journée, ils me virent peu. Sauf à une époque, une œuvre qui attira les encouragements de la prof, ce fut suffisant pour me dégoûter. Si elle avait été jolie je me serais forcé. Depuis j’ai fait une tentative de cours, ça m’est sorti par les yeux, un comble.

- Raison de plus pour réessayer.

- Chaque chose en son temps, j’ai de quoi m’occuper un moment.

- Tu as dû avoir une scolarité facile, moi pas, j’ai bûché comme un malade, pas de regret, la place est bonne et la retraite confortable.

- De chevet ! Il faut y arriver, une balle met vite fin à cette ambition.

- Je ferai attention, toi un bel héritage qui t’attend.

- J'y penserai le moment venu, la maison me plait, tu te souviens, le conte du rêveur, le chemin, le château, bien, il hérite d’une demeure, en s’y installant il oublie ses chaînes. Précision, il se voulait écrivain.

- Point commun.

- N’est-ce pas ? Elle m’attend. La particularité du lieu dut conserver le cadavre de mon père. Jolie momie que je laisserai à sa place.

La maison, l’horreur qui rode, la mort circulant dans les couloirs, ce contact glacé qu’il connaît bien, qui lui fait peur et l’excite.

                                        * * *

La ville reprend son activité, les piétons sont peu nombreux, les voitures circulent encore aisément. Les brumes matinales brillent par leur absence. Le temps leur fait une fleur, en plein hiver c’est rare. Après tant de mots ils se gênent, chacun désire se retrouver seul, marcher pour tasser les découvertes de la nuit.

- L’année est jeune, le temps des résolutions court.

- J’ai pris celle de n’en plus jamais prendre, je m’y suis tenu.

- Bravo.

Chaque mot soulignait ce qu’ils taisaient. Si l’un ou l’autre eut l’idée d’un p'tit dej' il n'en dit rien. Ne pas tenter le diable, c'est son job.

- Il est temps de rentrer, peut-être pas pour dormir mais une douche et un coup de rasoir me feront le plus grand bien.

L’autre opina, ils se serrèrent la main rapidement. Le temps conserverait ces instants, au sortir d’une rencontre aussi intime se revoir est souvent pénible.

S’éloignant de son côté Diatek se dit qu’il ne reverrait jamais son confident d’une nuit, il poussa un petit soupir de soulagement.

Mais n’en perçut pas l’écho !

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Publié par Lee Rony - dans Roman.5 Héritage
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