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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:58

Le palais semblait pouvoir tous nous accueillir,

Si grand qu'il recouvrait un continent entier ;

Chacun avait l'espoir d'un nouvel avenir,

De lendemains heureux, de temps auxquels se fier.

 

Entre des portes immenses ils se sont avancés,

Regardant autour d'eux, des décors inconnus,

Des murs impressionnants, étrangement ornés

Par des gueules aux crocs longs, aux larges fronts cornus.

 

Semblable à une vague s'insinuant partout.

Chacun était confiant, sûrs d'autres lendemains

Qui lui apporterait plus de joie et d'atouts

Qu'un passé oppressant, un horrible destin.

 

Tous ne sont pas entré, je suis resté derrière,

Ressentant cette envie, moi aussi d'être en paix.

Je me suis souvenu de ce regard de pierre,

Glacé et menaçant, avide et affamé

 

Qui m'avait supplicié, cloué sur le mépris,

Laissé tel un pantin dont les fils tranchés

Trainaient sur un sol triste, indifférent et gris,

Immobile et tremblant, à jamais rejeté. 

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 08:35

Exposition OSIRIS - AMON
Exposition OSIRIS - AMON
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 08:18

Historia Special – Janvier_Février 2016

 

Laurent Vissière

En 1746 Dom Calmet dans sa Dissertation sur les revenans en corps, les excommuniés, les oupires ou vampires, brucolaques, etc évoque l'opinion répandus dans l'Allemagne que nombreux morts mâchent dans leurs tombeaux et dévorent ce qui se trouve autour d'eux, on les entend manger comme des porcs avec un certain cri sourd. Les ''mâcheurs''ou ''morts dévorants'' sont un cauchemar commun en Europe centrale pendant la période moderne. Rare sont les cimetières dans lesquels il est possible de se promener sans qu'on entende, même de jour, des bruits de mastication s'échapper de tombes plus ou moins fraîches.

Tel un bébé mâchonnant son lange, ces morts font ainsi avec leur linceul, sinon ils portent leur intérêt vers leurs mains, leurs bras. Mais leur activité ne se limitait pas à cette occupation pour combler leur ennui, souvent, dans les environs des villages, des disparitions étaient constatées et les vivants portaient un regard angoissé, mais remplis de hargne, vers les cimetières en questions et leurs habitants trop actifs.

C'est la fin du Moyen Âge, en Pologne, qui voit naître les premières histoires de mâcheurs. Elles s'étendent aux XVIIe et XVIIIe en Europe centrale et orientale où elles provoquent angoisse et panique. Dans la plupart des cas ces histoires se terminent par l'ouverture d'une tombe et la découverte d'un corps non putréfié et un linceul déchiqueté, plus celui-ci est rongé plus le nombre de disparus est grand.

Ces morts manifestent le désir de quitter leur tombeau pour tuer, souvent des membres des parents, des proches, et même n'importe qui. Souvent ces manifestations vont de pair avec la peste. Dans Le Marteau des sorcières (1846) les inquisiteurs Jakob Sprenger et Heinrich Institoris évoquent une petite ville décimée par une épidémie et la rumeur qu'une femme morte et enterrée avait mangé son linceul, l'infestation ne pourrait cesser avant qu'elle n'ait mangé, et digéré, le linceul entier.

Martin Böhm rapporta une histoire similaire.

Du sang frais dans les corps déterrés laissent penser que les morts aiment le sang des vivants, c'est ce que suggère Pierres Des Noyers, auteur de plusieurs lettres sur les morts-vivants. Le mâcheur est donc un proto-vampire.

Le phénomène attire l'attention des philosophes allemands qui se mettent à en débattre. Philipp Rohr, en 1679, y voit une influence diabolique, Michael Ranft dans De la mastication des morts dans leurs tombeaux, est plus rationaliste. Pour lui les bruits résulteraient de la putréfaction voir de l'oeuvre des rats. D'autres suggèrent des personnes enterrées vives qui se réveillaient et cherchaient à fuir leur situation.

Cette expliquation, vraisemblable, n'explique pas l'ampleur de ce phénomène. Celle-ci pourrait se trouver dans la peur générée par une épidémie quand un premier mort contamine son entourage.

Tuer à nouveau le mort est l'expression de l'envie de couper ce lien pour faire cesser son influence. Le moyen habituel était de trancher la tête, mais il était possible de lui enfoncer un pieu dans la bouche, le cœur, où de la bruler.

Le plus simple était encore de faire cela avant l'inhumation, ou, plus simplement de bloquer les machoires du cadavre.

 

 

Au moins les vivants étaient rassurés ! Si vous l'étiez...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 09:00

Alejandro Amenábar – 2015 – 106'

Il pleut quand John Gray, mécanicien de métier, arrive au commissariat où il est convoqué. Le chef le fait entrer dans son bureau pour lui faire part du passage du révérend Beaumont venu dire que sa fille, Angela, 17 ans, vit dans son église depuis mardi suite aux agressions de son père.

L'inspecteur Bruce Kenner vient l'interroger John, qui avoue, bien qu'il ne se souvienne pas, l'avoir fait. Après quoi il va interroger Rose, la mère de John, au courant après que le révérend l'ait appelé, le policier enquête, commence par la chambre de la jeune fille. Bruce ne trouve rien d'intéressant.

L'étrange est que Mr Gray ne se souvienne de rien, le psy pense que son esprit put effacer des actes interdits par sa croyance.

L'hypnose régressive paraît une solution. Mais John a du mal à se détendre alors que Bruce lit la déclaration de la victime. Petit à petit l'accusé voit quelque chose : la maison, la porte de la chambre de sa fille, il entre, elle s'assied sur le lit, il s'approche, l'attache avec une corde noire. Mais il décrit la situation comme s'il n'était que spectateur, n'agissait pas. L'image se précise, il reconnaît l'homme agressant Angela : George Nesbitt, le partenaire de Kenner, qui nie mais se retrouve en garde à vue.

Il est temps d'interroger Angela, pour cela le policier et le Dr Raines se rendent à l'église où elle reconnaît Nesbitt.

Gray et son complice auraient suivi un rite satanique. C'est pain béni (si l'on peut dire) pour les média, qui ont tant de choses à dire, de témoins à interroger, de livres à évoquer. Il faut bien remplir les heures de programmes.

Une nuit pourtant, dans sa cellule, Gray se met à hurler...

Le binôme policier/psy enquête jusqu'à Pittsburgh où il retrouve Roy, le frère d'Angela pour le faire parler de son enfance, du comportement de son père, surtout quand il avait bu. lentement émerge un véritable culte, les témoignages sont nombreux, pas les preuves. Angela craint même de se laisser ausculter pour ne pas montrer une marque sur son ventre ; une croix inversée, faite par une pointe de couteau. Maintenant, dit-elle, ils vont vous tuer, et moi aussi. Elle raconte ce qu'elle a vécu, les messes noires, la participation de sa grand-mère, le bébé qu'ils ont amené...

Kenner est bouleversé, mais le temps presse, il veut en savoir plus. Il gagne la confiance d'Angela qui se confie à lui. Pour le policier désormais tout ce qu'il voit semble sous influence sataniste, il fait des cauchemars de plus en plus terrifiants, il se sent seul contre tous. Contre lui-même peut-être.

 

Où est la vérité, la raison ? Qui est coupable, qui est victime ? Le diable ne se promène pas toujours avec des cornes et des sabots fourchus, il peut prendre une apparence tout autre.

Emma Watson a grandi depuis sa rencontre avec Harry, elle passe de la magie à la sorcellerie. Y a-t-elle gagnée au change, à vous d'en décider.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 08:39
Henri Rochefort

La France contient, dit l'Almanach impérial, trente-six millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement.

 

On parle toujours du boulevard des Filles du Calvaire, mais jamais du calvaire des filles du boulevard.

 

Je peux vous assurer, Monsieur le Juge, que j'ai en ce moment sur moi tout ce qu'il faut pour commettre un attentat à la pudeur... et l'idée ne m'en effleure même pas !

 

Pendant le siège de Paris, les femmes les plus distinguées ont mangé du chien. On espérait que cela leur inculquerait des principes. Pas du tout ! Elles ont toutes réclamé des colliers.

 

Le temps c'est de l'argent. Et surtout sur nos cheveux.

Il y a deux sortes de bergers parmi les pasteurs de peuples : ceux qui s'intéressent au gigot et ceux qui s'intéressent à la laine. Aucun ne s'intéresse aux moutons.

 

En abolissant la peine de mort, Louis XVI avait un moyen si facile de ne pas monter sur l'échafaud.

 

En France tout écrivain est un accusé.

 

Si haut qu'on monte, on finit toujours par des cendres.

 

Le grand avantage des provinciaux, c'est qu'après avoir admiré Paris, ils peuvent le quitter.

 

À la place du bon Dieu, je ne serais pas très flatté d n'amener à moi que les gens qui ne trouvent pas mieux.

 

L'arbitraire est une arme à un si grand nombre de tranchants, que ceux qui la tiennent s'y couperont éternellement les doigts.

 

L'incrédulité est un genre de foi au moins aussi respectable que l'autre.

 

Je ne connais rien d'aussi immoral que les fonds secrets si ce n'est les fonds publics.

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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 08:02

Historia Spécial – Janvier_Février 2016

Le regard de la science

Gautier Carion

Nous avons posé la question : Esprit es-tu là ? Notre encéphale, qui parfois s'égare, peut répondre oui.

Richard Wiseman fut magicien avant d'être professeur à l'université de Hertfordshre où il étudie les mécanismes psychologiques de l'illusion, de la chance et du paranormal. Il mena une expérience pour percer le mystère des fantômes. Il fait circuler des centaines de volontaires dans deux sites supposés être hantés après quoi il recueille leurs impressions. 45 % rapportèrent des sensations inhabituelles, malaise, sensation d'une présence, léger mal de tête... ressenties aux endroits devant être hantés.

Mais de paranormal il n'est pas question. L'équipe de Wiseman avait noté la température, l'intensité lumineuse comme du champ magnétique. Chaque zone ''hantée'' présentait des variations notables de ces paramètres montrant l'influence des facteurs environnementaux.

La sensibilité au champ magnétique est controversée mais selon Wiseman les témoignages de hantises ou apparitions de fantômes s'expliqueraient par ces facteurs physiques ainsi que par le caractère des lieux favorisant un imaginaire stéréotypé et l'illusion d'une présence.

De son côté le neuroscientifique Olaf Blanke, de l'école polytechnique fédérale de Lausanne, a créé un fantôme en laboratoire. Commençant par observer le cerveau de patients épileptiques par l'IRM il mit en évidence des lésions dans 3 régions impliquées dans les mécanismes de perception spatio-temporelle nous permettant d'avoir une perception unitaire de notre corps. Il arrive que des épileptiques aient l'impression d'une présence qui n'est que la conscience altérée de leur propre corps. Blanke imagina son expérience. Une douzaine de volontaires, les yeux bandés, devaient exécuter des gestes avec le bras tendu devant eux alors qu'un bras robotisé copiait ces mouvements en leur touchant le dos. Le robot agissant en même temps que les participants leur donnait l'impression de se toucher eux-même. Avec l'introduction d'un décalage temporel ils eurent l'impression que quelqu'un d'autre les touchait au point que certains, perturbés, mirent fin à l'expérience.

Démonstration état faite que notre cerveau produit plusieurs représentations de notre corps, unitaire en temps normal, mais quand certaines régions sont endommagées, ou trompées, il perçoit une seconde représentation de nous-même ressentie comme étrangère. Neurologiquement un fantôme est donc une altération de la conscience.

 

Attention à ne pas confondre illusion et hallucination, la première est une déformation de la réalité par le cerveau, la seconde, une production mentale déconnectée de la réalité.

Un quart des patients atteints de troubles affectifs sont sujets à des hallucinations visuelles au cours desquelles ils témoignent avoir vu des fantômes, des morts, l'enfer. La littérature psychiatrique est pleine de victimes d'hallucinations sans pathologie. Des patients sains d'esprit mais en situation de privation sensorielle perçoivent des choses qui n'existent pas bien que conscients de l'irréalité de ces perceptions.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 08:19

Viva Las Vegas – George Sidney – 1964 – 85'

Lucky Jackson est pilote, il arrive à Las Vegas pour courir le grand prix de la ville. Pour cela il a besoin de gagner l'argent de l'inscription et, surtout, pour changer le moteur de son bolide qui montre quelque signe de faiblesse. Dans cette course son principal adversaire est le conte Elmo Mancini.

 

 

Tout commence bien, Lucky qui porte bien son nom gagne la somme nécessaire, mais comme ce serait trop simple, il la perd, et se retrouve contraint de travailler pour le casino dans lequel il est descendu sans avoir les moyens d'en acquitter la note.

 

Dans cet hôtel il fait la connaissance de Rusty Martin, qui, malgré son prénom, est une femme, et, incarné par Ann Margret il est impossible de ne pas s'en rendre compte. Surtout que celle-ci est prof de natation et se retrouve en vêtement de travail. Outre cette occupation lucrative elle est showgirl et sûrement promise à un bel avenir sur scène.

Forcément Lucky remarque Rusty mais celle-ci ne semble pas intéressé par ce charmeur qui, quand il chante, séduit n'importe quelle femme. À se demander pourquoi il n'en fait pas son métier pour gagner plus vite l'argent dont il a besoin.

Astuce de scénariste sans doute.

Elle est également convoité par le conte Mancini. La compétition se tient autant sur la piste, du circuit, et sur la piste de danse.

 

Je ne vous dis pas qui va gagner, la fille et la course !

La meilleure comédie d'Elvis, un de ses plus gros succès cinématographique. les films déjà évoqués dans ce blog ne relevaient pas de ce genre. Une chanson titre souvent utilisée pour illustrer les reportages sur la ville du jeu. L'intrigue est mince mais l'entente entre ses deux vedettes, qui se seraient prolongée hors des studios... fait que le résultat est très agréable à suivre.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 08:20
快樂消防雞年

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Publié par Lee Rony - dans Divers
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 08:37
J'ai la dalle !
J'ai la dalle !
J'ai la dalle !
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:56

Vous ne comprenez pas les desseins de dieu et vous voulez comprendre les miens !

J'aime souffler le show et l'effroi.

La finitude de l'organique l'angoisse au point qu'il doit se rassurer à n'importe quel prix.

Le diable est dans la boîte, mais je suis la boîte.

Être un fantôme après ma mort ne me changera pas beaucoup.

Qui a beaucoup pêché sais ce que les âmes sont.

L'ennemi est celui qui te permet de garder ton arme et construire des prisons.

On ne dit pas un crétin mais une personne à l'intelligence de petite taille.

La peur est pure.

Je suis l'arène et le spectateur.

Dans miséricorde il y a misère et corde.

Vos hormones vous trompent, mais elles sont faites pour ça.


 

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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