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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 06:22

 

 

 

naquit à Sakata le 25 octobre 1909 et décédé à Yamagata le 15 septembre 1990.

 

Il étudia le droit à la Nihon University de Tokyo dont il fut exclu en 1932 en raison de son implication dans les mouvements contestataires paysan.

 

L'année suivante il devint assistant photographe de studio et en 1935 il intégra l'agence Nippon-kobo qu'il quitta en 1939.

 

 

Préoccupé d'être un témoin de son temps il s'appliqua à montrer la réalité qui l'entourait, des enfants de mineurs au chômage aux survivants de la bombe d'Hiroshima, parallélement il photographia nombre de temples et sanctuaires bouddhistes.

 

 

En 1958 il obtint le prix du photographe de l'année au japon. De graves problèmes de santé ralentirent sa production en le contraignant dans un fauteuil roulant jusqu'en 1976 où une nouvelle attaque le rendit incapable de poursuivre son métier.

 

Depuis 1981 un prix portant son nom est décerné annuellement.

 

En 1983 un musée consacré à son œuvre fut ouvert à Sakata.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 07:08

 

 

  

 

          La Bête n’est pas un nom, c’est un NON ! 



          L’appétit revient, la prochaine fois je mangerai l’assiette. 

 

          Une goutte de lumière dans l’épouvante suffit à en faire un océan de vie. 

 

          L’acier ne veut rien, il propose, c’est tout. 

 

Une machine ne ferait pas mieux, encore moins pire !

          La guerre est utile, c'est une contraction !

 

          L’intégriste est une goutte de néant cherchant sa source.

 

          Je me voulus intellect et me découvre émotion.

 

          L’épouvante peut être belle… ou alors… Si c’était l’inverse ? 

 

          Cet homme se dit que puisqu’il n’a aucune chance avec une femme vivante il en aurait avec une morte, encore tiède, le rictus figé de l’agonie passerait pour un sourire complice.

 

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Publié par Lee Rony - dans Aphorismes
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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 06:04

 

 

freud_divan_bla_bla.jpg

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 07:51

Ao

 

 

Il fait froid, deux hommes marchent dans la neige à la poursuite d'un renne, ils le tuent et le ramènent dans la caverne où ils vivent avec les quelques autres individus qui forment leur clan, ou ce qu'il en reste.

 

Le hasard, et la volonté du scénariste sans doute, font qu'un des deux chasseurs, le Ao du titre, est là pour assister à la naissance de sa fille, nous sommes loin des méthodes modernes d'accouchement...

 

Il fait nuit, nous entendons un pas lourd dans la neige et voyons un homme, de dos, assis dans la neige, visiblement une sentinelle endormie, un rugissement, des cris, du sang. Dans la caverne tout le monde se réveille, les hommes se ruent à l'extérieur, pour découvrir le cadavre de la sentinelle baignant dans son sang. L'identité du coupable ne fait aucun doute et un des chasseurs présent porte sur son visage la marque d'une précédente rencontre avec le grand ours blanc que nous voyons sur l'affiche.

 

Les hommes du clan sont peu nombreux, la mort d'un d'entre eux est une grande perte, Ao et son camarade borgne décident de partir à la poursuite du prédateur. Inutile de faire durer le suspens, la rencontre aura lieu et se finira par la mort de l'ours et celle du compagnon d'Ao. Celui-ci en prélèvera la peau autant comme trophée que comme moyen de se préserver du froid.

 

Retour difficile, et dramatique, puisqu'en retrouvant la caverne il trouve tous les membres de son clans tués, y compris sa fille... Il n'a pas d'effort à faire pour comprendre qu'ils furent massacrés par des tueurs bien pires que celui qu'il pourchassa, des tueurs qui lui ressemblent, un peu, mais qui sont bien plus loin de la Nature qu'il l'est. Du reste quand deux sapiens tenteront de le tuer lui aussi, alors qu'il aura pris le dessus, il les épargnera... C'est dire qu'il était mal barré pour survivre !

 

Ao sait que maintenant il est plus que seul, il est unique, il est le dernier de son espèce. Savoir est un terme impropre bien sûr mais il est des évidences qui se ressentent quand bien même pouvoir les expliciter est impossible, et inutile. Lui et les membres de son clan pour survivre durent suivre le gibier et s'adapter au climat, désormais Ao éprouve le besoin de faire marche arrière, au sens propre, pour retrouver le lieu de sa naissance et des premières années de sa vie, quand il vivait avec son frère Oa.

 

Film d'aventures, historique, d'amour même puisque Ao rencontrera une belle sapiens, Aki, capturée, enceinte et dont il protégera l'enfant, une petite fille si proche de celle qu'il perdit, après avoir tenté de se l'approprier, et avec laquelle il... attendra que vous alliez le voir pour connaître la suite.

 

Ce film avait tout pour me plaire, combinant de beaux paysage et un portrait peu flatteur de l'homo sapiens (pseudo) sapiens, une espèce de mammifères qui n'est pas ma préférée bien que j'en fasse partie et me sois, parfois, pris à penser que j'aurais plaisir à me réveiller avec conscience d'être le Ao des C(ro-Magn)ons !

 

 

Regardant en arrière sur la vision, négative, que nous avions du néandertal, j'en viens à me demander si je n'ai pas la même du sapiens, en faisant une espèce de crétins inventifs et destructeurs, ce qu'il est, aussi.

 

Ao n'était pas une brute épaisse, loin de là, et les raisons de sa disparition sont sans doute multiples, lui aussi était apparu, qu'il s'éteigne n'est pas une incongruité, de là à supposer qu'un destin identique nous attende est logique et l'invention d'une mythologie tendant à prolonger notre existence "au-delà" de la vie compréhensible.

 

Il semble que nous ayons 4% d'ADN en commun, est-ce un partage que nous devrions à une fusion ou un héritage d'un ancêtre commun ayant laissé en nous une portion chromosomique vestigiale ? Beaucoup de questions sont posées et regarder en arrière n'est pas tourner le dos à l'avenir mais apprendre ce qu'il peut nous réserver. Pour en savoir (beaucoup) plus vous pouvez aller (scaux) ! Seraient-ce eux qui s'expriment dans les tréfonds du génome des spectateur de Koh-lanta...

 

Pour conclure : un film court mais passionnant, pas d'effet spéciaux, ni spécieux, une interprétation remarquable, une plongée dans le temps qui ouvre l'esprit des vrais sapiens, les faux, eux, ne peuvent être que de passage sur ce blog. Je prends plaisir à imaginer ce qu'était la vie d'Ao, sachant que je ne la supporterai pas !

 

Mais qu'en fut-il du premier sapiens ?

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 06:19

 

 

Des cris, j'ai entendu des cris...

J'ai froid, si froid, et cette odeur... acre...

Du sang, c'est du sang, je... je...

Sur moi ?

 

Cette lumière me fait mal, non, enlevez-là, enle...

On me touche, arrêtez, je n'y suis pour rien, pour rien...

C'est moi la victime, la...

Victime ?

 

J'ouvre les yeux, ils sont là, apeurés, inquiets...

Qui sont-ils, qu'ai-je fait ?

Moi ?

Moi !

J'ai peur, j'ai...

J'étais bien, avant, c'était chaud, c'était doux, si doux...

 

C'était...

 

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 06:40

 

Lee_griffe_la_nuit.jpg

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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 06:04

 

 

Qui es-tu petit Lee qui veut me ressembler !

Tes mots seraient des crocs, tes idées, rugissements ?

Les premiers sont usés, et tes ronronnements,

Ne feraient frissonner ni les gens, ni les blés

 

Je l'admets, répondis-je, je ne suis qu'un chaton,

Mes griffes sont de vers, je geins plus que je feule,

Voudrais être chasseur... Mais j'ai beau être veule,

Il m'arrive, parfois, d'accepter le bâton.

 

Quelle est la part en soi qui se rêve animale,

Espérant dans l'instinct noyer lucidité,

Intelligence, espoir, haine et nocivité,

Cherchant ce paradis : conscience minimale.

 

N'est pas tigre qui veut ! Te sentir différent,

T'autorise-t-il à nier ta part d'humanité ?

Par l'imagination tu essaies d'exister,

Rêveur plus que tueur. Aliéné ? Non, enfant !

 

Je... Ai-je voulu dire, mais c'était trop facile.

Se vouloir, se croire, se... Comment faire autrement,

Pour ne pas voir le vide, en dehors, en dedans ?

 

Folie et cruauté sont les joujoux dociles,

De l'esprit prisonnier d'un monde indifférent,

Voyant, en l'animal, un sursis à l'asile.

 

bertigre_07.jpg

 

Savoir différencier le réel du dément,

Ne fait pas pour autant de toi un inhumain,

Que pourrais-tu écrire si tu étais sans main ?

 

Ainsi ai-je entamé ce pseudo testament,

Espérant "dialoguer" avec ce moi bestial,

Par les mots pouvoir être, mi humain, mi Belial...

 

 

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Publié par Lee Rony - dans Fables
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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 06:20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 06:42

 

 

Le poids est lourd de cette malédiction qui fait que chaque jour copie le précédent, du chaos tirer des mots, des phrases, des textes pour une tache qui le lendemain est à recommencer... Est-ce le prix à payer d'avoir en soi la force de qui vola le feu aux dieux pour le donner aux hommes ? Encore que, donner, ne soit pas le terme adéquat, imposer, tel le pantin agite par des forces que je feins de vouloir comprendre, m'en espérant incapable, qu'adviendrait-il de moi si j'y parvenais, si devant mon regard l'Éternel baissait les yeux ? Ainsi le feu de Prométhée coule-t-il dans mes vaines espérances les muant en délires comme si l'improbable devenait accessible alors qu'à chaque instant je m'efforce de douter, de penser qu'Éole hurle dans mes gènes des promesses que je crains de pouvoir tenir.

Pousser des mots, enfer des phrases, des textes, les maîtres en ligne et demain recommencer, et après-demain... Quelle erreur de penser que je veuille réussir, arriver... Mais arriver où, à quoi ? Il n'y a de but que d'avancer sans jamais arriver nulle part, le temps est illusoire et dans l'ombre du demain se profile un autre jour.

À l'instar de mon aïeul les chaînes dans ma vie eurent une grande importance, si ce n'est que c'est la mort elle-même que je tentai d'emprisonner, cherchant dans ses orbites creuses un savoir que je voulais savourer tel un poison qui m'interdirait d'un jour pouvoir céder à son étreinte.

Bien sûr il ne s'agit que de mots, et pourtant derrière eux sourit la ruse d'une intelligence que je crois maîtriser alors que j'en suis le jouet.

 

Le-mythe-de-Leesyphe.jpg

 

Étrange héritage que pouvoir regarder Zeus en face sans frémir ni craindre pire qu'une éternité de souffrance dont je sais qu'une seconde de compréhension annihilerait la nocivité en me permettant de la laisser ronronner tel un chaton dormant dans mes bras. Quelle Thèse est-elle cause de mon destin ? Un jour peut-être le saurais-je et ce sera prétexte à rouler mon œuvre un jour de plus, rien qu'un !

 

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Publié par Lee Rony - dans Nouvelles
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 06:21

 

 

Juillet 1938

Agnes Brotherhood s'étonne de trouver la porte fermée, d'ordinaire la poétesse Katherine Mannheim en est au petit-déjeuner ! Dubitative elle finit par chercher la clé puis, l'ayant introduite dans la serrure, constate que la porte est déjà ouverte. La logique voulant qu'elle entre, elle le fait, et commence son travail, à savoir : faire le ménage de la Maison de Pain d'Épice.

Agnes, comme les autres, ne devait plus entendre parler de Miss Mannheim pendant plus de cinquante ans !

 

Bien plus tard...

Nora Chancel sort des cauchemars qui peuplent ses nuits, elle regarde un décor qui lui semble étranger jusqu'à ce que, lentement, elle revienne au réel. Cette chambre est la sienne et la silhouette en face d'elle est son reflet dans un miroir.

 

 

1996

Plon 1998

Traduit par Michel Pagel

ISBN : 2-7441-2269-6

 

France Loisirs 1999

 

Ainsi débute Le Club de l'Enfer, roman de Peter Straub où nous voyons, de loin, un tueur en série choisir ses victimes en fonction d'un livre à succès Le Voyage dans la Nuit et, semble-t-il, de leur proximité avec Nora Chancel, en effet ce roman fut la source de la fortune de Allen Chancel, fondateur de la maison d'édition Chancel House, dont son époux, Davey, est le fils. Ce roman, signé Hugo Driver, passe pour être, en réalité, l’œuvre d'une jeune femme que Driver aurait assassiné, un "plus" médiatique, comme on ne disait pas, encore, à l'époque.

 

Quand Nora cherche à en savoir plus son malaise ne fait que grandir, où est la vérité et qui est ce tueur dont les actes sanglants semblent l'étreinte d'un boa la broyant lentement avant de l'avaler. Quelle fascination ressent-elle pour désirer, (inconsciemment ?) plonger son regard dans celui d'un prédateur afin d'y puiser la force de ne plus être une victime. Quand Dick Dart, le tueur, la kidnappe, elle s'engage pour un voyage dans une nuit dont rien ne dit qu'elle sortira, ni comment.

 

Qu'en est-il réellement du Club de l'Enfer, pourquoi Nora, bien que violée par Dick (!) s'engage-t-elle avec lui dans une enquête qui les mènera dans une grande maison où...

 

Dora a connu le Vietnam, où elle fut infirmière et violée, l'un n'étant pas la cause, ni la conséquence, de l'autre ! Soumise et offrant ses nuits aux démons qui semblent être ses compagnons les plus fidèles.

 

Vous voulez en savoir plus ? Facile, il suffit de lire ce roman. Pour ma part j'avoue l'avoir dans ma bibliothèque depuis longtemps, je l'avais acheté par « obligation » à France Loisirs mais ne l'avoir lu finalement que pour participer au

 


 

Autant je trouve que Straub est un constructeur de labyrinthe formidable autant j'ai du mal à me faire à son style, et pourtant ma rencontre avec DD Minos fut agréable, puisque littéraire. J'aime à penser que dans la réalité elle eut été encore plus captivante...

 

 

Le hasard étant grand il se trouve que Peter est né à Milwaukee, la ville ou Jeffrey Dahmer s'illustra ainsi que je l'ai montré lors de ma première participation à ce challenge. Même sous la torture je dirais avoir ignoré cette coïncidence ! Outre ses nombreux romans personnels il collabora aussi avec Stefen King, un autre auteur que j'ai peu lu, comme quoi il me reste des territoires à explorer !

 

Pour l'anecdote, le Club de l'Enfer est aussi le titre d'un épisode de Chapeau Melon et Bottes de Cuir !

 

 

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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