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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 10:09

PatiVore nous propose en ce mois de février de rendre hommage au grand écrivain japonais Natsume Sôseki pour le centenaire de sa naissance sous la forme d'un challenge pour lequel il suffit de lire une seule œuvre de l'auteur pour participer. Dans ce blog j'ai déjà chroniqué Ma vie de chat, heureusement d'autres textes sont disponibles, dont celui-ci, le premier de ce challenge, sans doute pas le dernier.

 

KUSAMAKURA – Traduit du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura – Rivages poche / Bibliothèque étrangère – 1987

Un peintre aime observer, il sait remarquer ce qui se passe autour de lui même s'il n'est pas là pour cela mais pour le calme des montagnes, pour le contact avec la nature et, prenant du recul avec ses habitudes, mieux comprendre son métier, son art ? Et l'art en général dans les formes qui sont les siennes suivant les continents.

L'auberge où il s'est installé après qu'elle lui fut indiqué par une vieille dame est au calme, c'est là où il fait la connaissance de Nami, une femme d'une grande beauté qui, aimé par deux hommes, fut mariée par ses parents à celui qu'elle n'aimait pas.

 

Marcher l'aide à réfléchir, il avance sur le chemin pour oublier son mal de vivre dans un endroit paisible en même temps qu'il regarde son passé afin de mieux comprendre le présent et la raison de sa présence ici. La ville est aussi pesante que stressante, où, sinon en pleine nature pourrait-il trouver le sens de sa vie ? Tout l'interpelle, un simple caillou est une invitation, une fleur est une proposition, tout l'interroge, il veut passer le monde des passions humaine au crible comme du sable, et ne contempler que l'or splendide qui y est retenu.

Résultat de recherche d'images pour "natsume soseki"

Le monde n'est-il qu'un échiquier où chacun habite une case qui définit son univers personnel, une case qui est une cage pour le tigre en lequel la civilisation l'a transformé en lui montrant une liberté à laquelle il ne peut accéder, une liberté que l'art permet d'approcher, sans pouvoir l'atteindre pour autant puisqu'elle est comme l'horizon, toujours loin à mesure que l'on avance.

 

Sôseki est son personnage, peintre avec des mots autant qu'avec des pinceaux, s'interrogeant sur la véracité même de son travail, sur ce qu'il voit, veut, devine, espère peut-être, sur ce qu'il veut mettre dans sa création. Il le dit lui-même dès la première page : Dès que vous avez compris qu'il est partout difficile de vivre, alors naît la poésie et advient la peinture. L'artiste apaise le monde humain et enrichit le cœur des hommes. Les poètes sont plus angoissés que les hommes ordinaires et ont des nerfs plus fragiles. Il cite Wang Wei et Tao Yuanming, avouant leur devoir plus qu'à Faust ou Hamlet.

Résultat de recherche d'images pour "natsume soseki oreiller d'herbes"

C'est un voyage dont Sôseki se fait le guide, nature, poésie et peinture se superposent, avec, comme dans un autre roman lu récemment, une allusion à l'Ophélie peinte par Millais. Un périple à travers l'art et la vie dans le décor du Japon du début du siècle dernier avant que la modernité ne s'impose, en partie apportée en littérature par Natsume lui-même. Il suffit de se laisser prendre par les mots de l'auteur pour voir par ses yeux et admirer avec lui le monde qu'il contemple.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Japon
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 08:15

Julien Rappeneau – 2015 – 95'

Vincent Machot mène une vie ennuyeuse entre son métier de coiffeur, hérité de son père, et sa mère, qui habite au-dessus de chez lui et le vampirise, le manipule, le culpabilise, le tient pour qu'il ne veuille rien changer à sa routine, sans oublier son chat.

Pourtant un jour quelque chose se passe. Alors que pour le repas dominical, avec sa mère, il oublie crabe et citron et se retrouve à enfourcher son vélo et chercher dans la banlieue de Nevers les produits manquant, tous les commerces étant fermés autour de chez lui. Il déniche enfin une épicerie dans une bourgade qu'il n'avait jamais visité. Alors qu'il hésite sur la boite à acheter l'épicière lui demande ce qu'il veut.

Du crabe dit-il alors qu'il lève les yeux sur la commerçante il reste stupéfait. Ce visage lui dit quelque chose mais l'épicière est sûre qu'il ne se sont jamais rencontrés.

Vincent repart, il a oublié le citron ! Ce dont sa mère lui fera la remarque. Mais cette rencontre le trouble sans qu'il sache pourquoi. Pour en savoir plus et n'a d'autre idée que de suivre l'épicière. Ainsi découvre-t-il son adresse, son nom : Rosalie Blum, qui ne lui dit rien. Il la suit lorsqu'elle va à la chorale, boire un coup, faire ses courses, ouvrir son magasin, le fermer... une activité qui le change, l'occupe, sans qu'il en apprenne davantage sur l'origine de son obsession.

Rosalie pourtant s'est rendue compte de l'intérêt qu'elle suscite, pour en savoir davantage elle fait appel à sa nièce, Aude, jeune femme dont la flemme est l'occupation principale. Elle ne parvient pas à s'intéresser à quoi que ce soit, ni sa famille qu'elle a rejetée, ni la photographie qu'elle a laissé tomber par manque d'ambition. Elle survit et sous-loue une chambre avec un pseudo artiste qui parle plus de ses projets qu'il n'en réalise. Mais ça lui convient très bien ! Aude va donc, avec deux amies, suivre le suiveur, découvrir sa vie, son métier, son adresse, sa mère, qu'ils pensent un moment être morte, soupçonnant Vincent d'être un émule de Norman Bates. Ce qui s'avérera faux lorsque, pour vérifier, elles entreront chez elle.

 

Les souris jouent à être le chat et mènent Vincent en bateau, jusqu'à ce que celui-ci précipite les choses en abordant Rosalie qui lui avoue qu'il ne sut pas être discret, à la différence d'Aude.

Une rencontre peut avoir des conséquences inattendues, surtout quand les personnes concernées subissent une vie qui ne leur convient pas. Chacune va voir ses habitudes remises en cause et un nouvel avenir s'ouvrir en devant affronter son passé.

Résultat de recherche d'images pour "rosalie blum"

Jusqu'à ce que nous comprenions que Vincent avait bien aperçu Rosalie.

 

Un film tiré d'une série dessinée dont je n'avais jamais entendu parler, je le reconnais, qui nous dit qu'il est toujours possible de regarder sa vie, d'assumer son passé, et les éventuelles erreurs commises, pour sortir d'une cage aussi confortable, et étroite, qu'elle soit. Les actions les plus simples sont, parfois, les plus pénibles et la solitude une cangue difficile à briser.

 

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:54

Pickup on South Street – Samuel Fuller – 1953 – 80'

La rame de métro arrive à pleine vitesse, prête, semble-t-il, à traverser l'écran. À l'intérieur, debout dans une tenue légère, Candy ne fait pas attention aux agents du FBI qui la suivent. Ils sont pourtant aisément identifiables à leurs costumes sombres. Les passages sont nombreux et nul ne fait attention à Skip McCoy qui s'approche. Le journal qu'il tient à la main dissimule ses actions, en l’occurrence plonger une main dans le sac de la jeune femme pour en voler le portefeuille.

Skip descend à la première station et disparaît dans la foule, ce qu'il ne sait pas c'est qu'avec le portefeuille il a volé un microfilm contenant la formule d'une arme chimique.

Sitôt le larcin découvert la chasse va être ouverte, le gibier ignorant qu'il est l'objet de tant de convoitise. Les chasseurs sont aussi bien le FBI, que les communistes et Candy.

McCoy est plus un médiocre qu'un héros, condamné plusieurs fois, vivant dans une cabane en bois vers les quais où il subsiste comme il peut, ce qui ne l'empêche pas de se la jouer.

Prétexte pour Fuller de visiter, et montrer, les bas-fond new-yorkais qu'il connait pour les avoir parcourus dans tous les sens quand, journaliste, il s'occupait des rubriques nécrologiques et des meurtres. Les deux vont bien ensemble.

Un monde où la violence règle la vie de chacun, la preuve, quand Candy retrouvera Skip celui-ci n'hésitera pas à la frapper. Sa première réaction, le premier geste dont il est capable.

Malgré ces débuts brutaux ils se comprendront. N'exerce-t-elle pas le plus vieux métier du monde ? Elle n'est pas étrangère au royaume de Skip. Une fois les présentations faites tout va bien.

Mais ils ne sont pas seuls au monde !

La petite histoire du cinéma retient que ce film, montrant les communistes sous un jour peu flatteur, mais bien en deçà de la vérité, et ceux-ci ayant encore de l'influence en France à l'époque, le film mit du temps à sortir, en 1961, et fut distribué sous un titre loin de son script original, le doublage se chargeant de transformer l'arme bactériologique en formule de drogue et les communistes en méchants trafiquants. Aux états-unis, au contraire, il passa pour trop peu patriote. Ceux deux réactions opposées signent une qualité que le temps lui reconnu. Il reçu pourtant un Lion de bronze à Venise en 1953. maintenant qu'il a retrouvé son sens il vaut d'être vu. Fuller n'avait rien d'un idéologue, ne défendait aucune thèse, mais savait montrer des situations fortes, construire des histoires denses, violentes mais non dénuées d'un humour grinçant, et diriger ses acteurs.

Vous n'allez pas faire les difficiles !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 08:32

Historia Spécial – Janvier_Février 2016

Roger Faligot

il faut emprunter un escalier extérieur pour atteindre la crypte de l'église de Saint-Michan, à Dublin. En 1860, s'étonnant qu'il y fasse assez chaud, y descend Abraham Stoker. Il vient observer deux corps momifiés, ceux des frères Shears, exécutés en 1798 pour s'être rebellés contre les anglais. Une vision qui marquera Stoker.

En 1897 il publie Dracula, récit qui parle plus de lui qu'il n'y paraît, de sa vie et obsessions les plus secrètes, enfouies sous l'apparence d'un bourgeois victorien, roux et jovial.

Son nom même semble prédestiné, venant du gaélique stocaire signifiant ''usurier'', un suceur de sang à sa façon. Il faut dire qu'il descend, par son père, de colons protestant écossais qui, venant s'installer en Irlande, spolièrent les paysans irlandais.

Né à Clontarf, banlieue de Dublin, Stoker failli mourir à la naissance. Pendant 7 ans sa mère, Charlotte, sera à son chevet alors qu'il est paralysé. Elle lui raconte les histoires de l'Ouest où il est question de femmes vampires, créatures que la mère de Bram, féministe, affectionne.

Il finit par sortir de son lit et commence à vivre. Gamin chétif il devient un solide rugbyman dans l'équipe du Trinity College où il côtoie Oscar Wilde et Edward Carson. Le Trinity eut parmi ses anciens étudiants Sheridan Le Fanu, auteur en 1872 du roman Carmilla, histoire de vampires lesbiennes qui inspirera Stoker pour les personnages féminins de Dracula.

 

Il devient fonctionnaire, en tire son premier livre, manuel à l'usage de l'administration. Il est aussi journaliste pour des journaux dublinois, dont l'Evening Dublin Mail, dirigé par Le Fanu. Auteur de chroniques littéraires il rencontre Henry Irving, célèbre acteur, dont il devient le secrétaire puis l'imprésario, au Lyceum Theater de Londres, en décembre 1878.

Avant de partir pour la capitale il épouse Florence Balcombe qu'il ravît à Oscar Wilde. Concurrence amusante considérant que l'un et l'autre ont peu d'appétence pour les amours hétérosexuelles.

Son personnage s'inspire de Vlad III Tepes qui terrorisa les Ottomans, comme Dracula veut s'installer en Angleterre pour effrayer les anglais, à la manière de la Fraternité révolutionnaire irlandaise qui fait exploser des bombes en Grande Bretagne. Bram n'utilise pas d'explosif mais un personnage.

 

Il situe son roman en Transylvanie grâce à Arminius Vambéry, professeur à l'université de Budapest, mi-espion, mi-explorateur qui décrit les mœurs du ''Pays des morts'' et sert de modèle au professeur Abraham Van Helsing. Il s'inspire également du roman de Jules Verne Château des Carpates pour décrire la région et du château de Slains plutôt que de celui de Bran.

Des chercheurs évoquent une autre influence aujourd'hui, celle de Abhartach, chef d'un clan irlandais qui se serait manifester le lendemain de sa mort en exigeant de boire le sang de paysans pour se régénérer dans la région de Dún Dreach-Fhoula, le château du visage de sang, qui se prononce ''droc-ola'' !

Par ailleurs Stoker versait dans l'ésotérisme et appartenait à l'ordre hermétique de l'aube dorée.

Le succès de Dracula sera tel que le reste de l’œuvre de son auteur restera dans l'ombre. Wilde affirmera qu'il s'agit du plus grand roman du XXe siècle (bien qu'il ne l'ait pas connu). Le roman est adapté au théâtre, mais Henri Irving est déjà mort, celui-ci s'était reconnu et avait confié sa détestation du texte.

Bram Stoker meurt à Londres le 20 avril 1912. décès occulté par le naufrage du Titanic qui eut lieu quelques jours plus tôt. Paquebot construit à Belfast, Stoker avait réalisé dans ces chantiers un repartage quelque temps plus tôt.

Dracula s'inscrit dans la tradition gothique et celtique dont font partie des romans dublinois : Melmoth, l'homme errant (1820) de Charles Robert Mathurin, Carmilla (1872) de Sheridan Le Fanu ou Le Portrait de Dorian Gray (1891) d'Oscar Wilde. Il se rattache également à une tradition plus moderne par sa constructions, l'érotisation des scènes d'horreur, les non-dits interpelant l'imaginaire du lecteur.

 

 

Le cinéma, puis la télévision, donnera une ampleur inégalé au mythe du vampire. De nouveaux auteurs vont s'en emparer, Anne Rice, Stephenie Meyer, Charlaine Harris, John Ajvide Lindqvist. En 2009 Dacre Stoker publie, avec Ian Holt, une suite à Dracula : Dracula, l'immortel. Le célèbre vampire ne disait-il pas : ''Le temps est avec moi'' !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu Science
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 08:44

Exposition OSIRIS - ISIS
Exposition OSIRIS - ISIS
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Publié par Lee Rony - dans Photographie
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 08:38

Den vita lejoninnan – Henning Mankel – 1995

 

Le 21 avril 1918 trois hommes se retrouvent dans un café du quartier de Kensington, à Johannesburg. Ils sont jeunes, et blancs, en outre ils font parties des Boers, c'est-à-dire des descendants des Hollandais venus s'installer en Afrique du Sud et qui vivent mal d'être devenus une, petite, partie de l'Empire Britannique.

Partis pour préparer l'anniversaire d'un des membres du trio l'un d'eux évoque la mémoire d'un sergent anglais nommé George Stratton. Surprise de ses amis, tous détestent les anglais (on les comprend) dont ils voient la culture supplanter la leur jusqu'à menacer de l'effacer. Bref, ce sergent mourut en avril 1878 lors d'une bataille contre les tribus africaines révoltées. Conscient de la défaite à venir et refusant de tomber aux mains des guerriers xhosas il avait préféré cette solution.

La leçon, explique celui qui raconte, est que face à la défaite qui s'approche mieux vaut mourir. Ou se révolter !

Ce que vont faire ces trois hommes, fondateurs d'un club réservé aux Boers baptisé Jeune Afrique du Sud. Il deviendra la ''Confrérie'', une société secrète avec ses rites et son serment d’allégeance, et un but, défendre les droits des Boers.

Trente ans plus tard il deviendra la première force du pays et permettra que s'impose l'apartheid.

Le 24 avril, Louise Ǻkerblom, agent immobilier, sort de la Caisse d'épargne de Skurup. Elle pense rentrer chez elle mais doit aussi aller voir une maison du côté de Krageholm. Elle n'est pas très motivée mais rater une vente serait préjudiciable à l'agence qu'elle a montée avec son époux. Le plan dont elle dispose n'est pas clair, le GPS n'existe pas encore, elle va donc se perdre et...

 

 

 

Le 27 avril, Kurt Wallander arrive au commissariat d'Ystad, il est de mauvaise humeur après un dimanche désagréable, son père lui ayant annoncé son intention de se remarier, de plus il avait été cambriolé. Tout son matériel électronique avait disparu, et, surtout, sa collection de disques. Vers 9 h 30 Ebba, de la réception, lui parle d'un homme qui veut à tout prix lui parler d'une disparition. Robert Ǻkerblom vient lui parler de sa femme.

 

L'enquête commence. D'abord retracer le trajet suivi par l'épouse. La Caisse d'épargne, la maison qu'elle devait visiter, elle avait laissé un message précisant qu'elle rentrerait à 17 h.

Le policier pense tout de suite qu'il s'est passé quelque chose, la jeune femme avait deux petites filles, une vie bien réglée, dans son couple tout semblait bien se passer. De plus une femme appartenant à l'église méthodiste ne saurait disparaître de cette façon. Dommage que le mari ait attendu 3 jours, par timidité.

Le policier hésite, son instinct l'averti de quelque chose d'inhabituel et d'inquiétant. Il poursuit son interrogatoire puis se met à suivre la piste de Louise.

En quelques heures sa conviction est faite : Louise est morte.

Ce qui n'empêche pas de la retrouver.

Partant de la Caisse d'épargne il essaie de mettre ses pas dans ceux de la jeune femme, il retrouve la boulangerie dans laquelle elle acheta 4 tartelettes pomme vanille et du pain ordinaire. Ensuite il interroge le pasteur Tuereson, responsable de l'église qu'elle fréquentait. N'avait-elle pas un secret, une zone d'ombre expliquant qu'elle ressente le besoin de disparaître ? Mais non, impossible. Rien de ce côté là donc, ni du côté de la voiture dont la description et l'immatriculation ont été diffusées largement. Le plus important étant de retrouver la maison. Difficile, la propriétaire qui décrivit le chemin pour s'y rendre n'était pas cartographe, et Louise ne vint jamais.

 

En fouillant les affaires de la disparue Wallander découvre, cachée, une paire de vraies menottes ; voilà qui le conforte dans l'idée que Louise avait des zones d'ombres pouvant expliquer sa disparition. Juste après cette trouvaille il reçut un appel d'un adjoint, une maison vient d'être incendiée dans la zone des recherches. Inoccupée en attendant que les héritiers se mettent d'accord elle parait avoir été soufflée par une explosion bien trop importante pour être accidentelle. Il fallut attendre que l'incendie soit maîtrisé pour s'approcher de la maison, et un chien policier fit une découverte.

Dans le gravier sale, il y avait un doigt, humain. Noir.

 

La voiture fut retrouvée plus tard, dans un étang, vide.

 

Dans les ruines calcinées une installation radio fut découverte ainsi qu'une partie d'un revolver,  identifié comme un Astra Constable 9 mm, un arme sud-africaine.

Peter Hanson n'est qu'un petit voleur coincé à cause des dettes de jeu de son frère, cette fois il doit trouver quatre pompes typiques du pays. Facile lui dit son commendataire, tu n'as qu'à faire le tour des fermes isolées. Pas moyen de refuser.

La première qu'il trouve est accroché à un puits, il tire, pousse, fini par l'arracher, machinalement il regarde dans le trou.

Et découvre Louise !

Sous l'effet de l'émotion il veut fuir rapidement et a un accident. Quand la police arrive il ne peut taire ce qu'il a vu.

 

À Wallander d'annoncer la nouvelle au néo veuf, avec l'aide du pasteur Tureson.

 

Le commissaire est face à un étrange puzzle, un doigt noir, une morte blanche, une radio professionnelle russe, une arme sud-africaine... et il manque des pièces. Il devra les trouver pour comprendre comment les antipodes se rejoignent.

 

Un Mankell entre Suède et Afrique du Sud avec un Wallander aux prises avec sa famille, tenace et inquiet face à une violence qui ldéstabilise. Lucide et désespéré, l'un va-t-il sans l'autre ?

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:35
Petit appétit !
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Publié par Lee Rony - dans Des fakes
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:00

Les battants ont claqués tels d'immenses mâchoires,

Des cliquetis d'acier suivi d'un tel silence

Que le temps parut mort et que je dus m'asseoir

Quand résonna le rire brutal de la démence.

 

Ces yeux sont toujours là hantant ma solitude,

Un jour viendra pourtant, par les portes rouvertes

J'entrerai à mon tour, risquant mes certitudes,

Arpenterai les rues et avenues désertes

 

Cherchant où sont passés ceux qui ont voulu croire,

Et cherché le salut dans le cœur du néant.

Je ne trouverai rien ni peur, ni désespoir,

Pas même un souvenir ni l'ombre d'un enfant.

 

Mes pas courront le long de couloirs infinis,

Revenant en échos d'un rire ardent et froid,

Susurrant que bientôt ne resterait ici,

Que poussière d'ossement des peuples et des rois.

 

Rester à l'extérieur c'est éviter la vie,

On se croit immortel à l'abri de hauts murs.

Attendre entre les deux face à des yeux haïs,

Pour accepter le prix de qui se fit exclure

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Publié par Lee Rony - dans Poésie
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:20

Historia Spécial – Janvier_Février 2016

Hugues Demeude

Le vampire, au XVIIIe passe pour responsable des calamités qui s'abattent. En 1732 les morts-vivants fascinent l'Europe. Éclairés ou crédules, les esprits sont hantés par la croyance aux êtres maléfiques qui sucent le sang des vivants pour tenir la mort à distance. Parler de psychose collective serait exagérée mais on en est pas loin, d'autant que ces créatures à l'époque n'ont pas, dans l'imagerie populaire, l'aspect ''classe'' qu'elles eurent par la suite. Pas de beau brun aux yeux fascinant et à la garde robe impeccable, il s'agit d'être bouffis, poilus et gorgés de sang.

Cette année là plusieurs revues diffusent des rapports officiels ahurissants sur ce thème. Les militaires mènent des enquêtes à la demande du Conseil de guerre impérial de Vienne sur des vampires ayant semé la panique dans plusieurs villages d'Europe centrale. Le chirurgien-major Johann Flückinger reçoit l'ordre de se rendre dans le village serbe de Medvegia où, selon des témoins, un paysan, Arnold Paole, mort en 1727, s'en serait pris aux villageois allant jusqu'à tuer 4 personnes en leur suçant le sang. Ce médecin rapporte que le sieur Paole avait confié avoir été persécuté par un vampire près de Gossowa, en Serbie turque alors qu'il se battait contre les Ottomans. Croyant se libérer de cette influence ''il avait avalé de la terre de la tombe du vampire et s'était oint de son sang''. Exhumé 40 jours plus tard le corps apparaît ''en parfait état et non décomposé. Du sang avait coulé de ses yeux, nez, bouche et oreilles''.

La religion orthodoxe, contrairement à la catholique, voit l'incorruptibilité d'un corps comme signe d'intervention du Malin. Pour se débarrasser du monstre, les villageois lui enfoncent un pieu dans le corps puis incinèrent le corps avant d'en jeter les cendres dans le tombeau.

Craignant la contamination 40 cadavres furent déterrés et traités de la même façon.

Ce récit fut transmis le 26 janvier 1732 au Conseil de guerre de Belgrade. Publié à Nuremberg il connaît un grand succès, à Paris, le Glaneur de Hollande, revue franco-hollandaise, en publie des extraits suivis de commentaires. Dans cette revue apparaît pour la première fois le mot ''vampyre'' dans la langue française.

De nombreux autres cas seront répertoriés comme celui de Peter Plogojowitz en 1725.

Avant ces cas et le succès du mot ''vampire'' la peur était grande en Europe centrale et orientale des ''revenants en corps'', en occident la Renaissance comme l'Inquisition avaient lutté, chacune à sa façon, contre les superstitions. Les églises de rites byzantin étaient plus permissives envers les superstitions.

Petit à petit le vampire se dessine, ils paraissent depuis midi jusqu'à minuit mais sont capable de se mouvoir dans la lumière, capacité qui disparaîtra plus tard. À cette époque ils n'ont pas de crocs mais aspirent le sang à travers les pores. Leur apparence est plus proche du Nosferatu de Murnau que du Dracula de Tod Browning.

En 1746 le bénédictin lorrain, Augustin Calmet publie son Traité sur les apparitions des anges, des démons et des esprits, et sur les revenants et vampires de Hongrie, de Bohême, de Moravie et de Silésie. Cet ouvrage connaître, lui aussi, un grand succès. Voltaire s'en étonnera pour écrire dans son Dictionnaire philosophique : ''Quoi ! C'est notre XVIIIe siècle qu'il y a eu des vampires ! […] C'est sous le règne des d'Alembert, des Diderot, des Saint-Lambert, des Duclos qu'on a cru aux vampires et que le révérant Augustin Calmet a imprimé et réimprimé l'Histoire des Vampires avec l'approbation de la Sorbonne.

L'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche opte pour le rationalisme et condamne par décret, en mars 1755 le vampirisme comme une superstition à combattre.

 

Plus tard la littérature exprimera cet imaginaire et donnera d'autres formes et visages aux mystères des ténèbres.

L'ÂGE D'OR DU VAMPIRE

Histoire de vous remettre en mémoire une véritable personnalité avide de sang, le magazine nous rappelle la trajectoire de la belle comtesse hongroise Erzébet Báthory (1560-1614) qui pensait rester jeune en prenant des bains de sang, voir en en buvant ! De famille royale elle échappera à la peine de mort, ce qui ne fut pas le cas de son entourage, et passa les dernières années de sa vie recluse dans son château. Ainsi à l'ombre sa peau n'eut-elle pas à souffrir du soleil.

Elle nourrit le mythe du vampire et servit de modèle à Bram Stoker. Une façon inattendue d'accéder à l'immortalité. Ses victimes, une centaine au moins, n'eurent pas cette ''chance''.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 09:00

Kiss of Death – Henry Hathaway – 1947 – 98'

Noël est pour demain, histoire de préparer le réveillon familial, Nick Bianco, qui connait des difficultés pour trouver un travail depuis sa sortie de prison, attaque une bijouterie avec deux complices. Non qu'il le souhaite mais comment faire autrement.

Malheureusement, pour eux, les choses se passent mal, le hold-up échoue, Nick est blessé et arrêté. Son réveillon est foutu.

Malgré les demandes de la police et les avantages qu'il en retirerait, il refuse de vendre ses complices. Il est condamné à la peine maximale : 20 ans !

Il maintient sa décision, jusqu'à ce qu'il apprenne le suicide de son épouse. Craignant pour ses filles qui se retrouvent dans un pensionnat alors que l'avocat, véreux, Howser, commanditaire du cambriolage, avait juré qu'il s'occuperait d'elles, promesse visiblement oubliée. Il se résout à parler à D'Angelo, l'assistant, ambitieux, du District Attorney, prêt à tout pour grimper d'un cran dans la hiérarchie.

Libéré il se retrouve dans une situation difficile, entre la pègre et la police qui ne cesse de le ''motiver'' au risque de le rendre suspect auprès de ses camarades. Pour tenir sa part du contrat il dénonce Tommy Udo, tueur au service du milieu qui vient d'assassiner une invalide en la jetant dans un escalier pour n'avoir pas pu trouver, et abattre, son fils.

Udo va être libéré en raison d'un manque, officiel, de preuve, revanchard il se lance sur la piste de Nick, l'affrontement est inévitable. Un duel digne d'un western entre le blond et le brun, le premier aime tuer, est violent dans sa vie quotidienne, dénué d'empathie ; l'autre, malgré son passé, est dévoué à sa famille, honteux de ce qu'il fait pour aider ses enfants.

Richard Widmark débutait, un coup d'essai qui est un coup de maître, son sourire seul définit son personnage, et la scène de l'escalier est mémorable. Victor Mature joue admirablement la dualité de son personnage, le côté tendre avec les siens, le côté brutal avec ses partenaires, il faut bien de se faire respecter.

 

Distribution solide, réalisation maîtrisée, Henry Hathaway oblige. Les scènes de prison furent tournées en milieu naturel. Un classique du genre.

Si vous êtes en fauteuil faites attention à qui se propose de vous pousser.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu Cinéma
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